Prêtres du Monde

+ Sr Denise Christiaenssens

Ermite de la croix o.f.s.

Dans le diocèse de Rimouski.

ermite franciscaine consacrée par voeux
public  par Mgr. Bertrand BLanchet 2007

Maintenant sous obéissance de 
Mgr Pierre André Fournier  et ami de
ma famille depuis quelques années

-Ma consécration est pour ma famille
-mes prêtres vivants ou décèdés du monde
-toute personne qui fait une demande

Signez mon livre d'or Un petit mot fait du bien et cela vous permet aussi de lire les commentaires des gens. 


DU COMITÉ DIOCÉSAIN DU
MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À
DEVENIR PRÊTRE?


LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE?

 


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Titre de la série :
Le Christ dans l'âme franciscaine
Titre de la page:

1-La pierre d'angle

Nom de l'auteur:
PP. Valentin-Paul-Émile-Breton-o.f.m.

1

LA PIERRE D'ANGLE

« Je n'ai pas jugé que je dusse savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifiés 2».

Ainsi parlait l'apôtre Paul, Docteur des nations. Ses dons et sa culture auraient sans doute suffi à le classer parmi ces maîtres dont s'honore l'humanité, au rang des Socrate, des Platon, des Sénèque et des Marc-Aurèle, des Augustin et des Bossuet, même si son éternelle vocation ne l'eût pas prédestiné 3 à la gloire meilleure de l'Apostolat. De plus l'Esprit de Dieu l'avait ravi jusqu'au troisième ciel 4 et là, il avait appris des secrets ineffables qu'il ne lui eût pas été possible même à lui, à qui la souple et riche langue grecque obéit en s'étonnant! de traduire en paroles humaines. Enfin il parlait à Corinthe, ville savante, curieuse policée, placée au confluent des luxes de l'Orient, et de l'Occident, où l'éloquence conquérait les suffrages de tous... Et cependant il rejette tout, il méprise tout 5 , il ne veut plus, savoir, il ne veut plus prêcher que Jésus et Jésus crucifié! Que doit, de nous-mêmes, nous faire penser cet exemple, nous qui avons besoin de savoir tant de choses, de nous tenir chaque jour au courant de tout ce qui s'est passé sur la terre : politique, crimes, théâtre, romans, sports!... et qui ignorons ou totalement ou lourdement l'unique science réputée nécessaire par saint Paul !... Même ceux d'entre nous qui étudient non peut-être Jésus crucifié, mais sa religion ne se laissent- ils pas envahir, déborder, dérouter par des questions d'à-côté : Le dogme devient spéculation philosophique; et l'Ecriture, dissertation de grammairiens ou d'archéologues; la morale, exposition juridique d'un code glacial où la casuistique triomphe pour le refroidissement des ferveurs; le culte, une routine formaliste, et chez ceux qui s'intéressent à la liturgie une manie d'antiquaires prétentieux! Toute cette science ne les garde point de pécher mortellement 6 , car Jésus crucifié en est absent.

Cependant l'Apôtre Paul, métaphysicien sublime, psychologue d'une pénétration sans égale, liturgiste inspiré, n'a pas la préte tion de rien savoir que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié!... C'est qu'en effet son maître a dit : La Vie éternelle consiste à connaître le seul vrai Dieu, et MOI Jésus-Christ qu'il a envoyé 7 . Et il a précisé que nul ne connaît le Père que le Fils, et celui à qui le l'ils veut le révéler 8 ! Tout se résume donc à LE connaître. Si la vie éternelle est toute entière dans la connaissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, cette vie est-elle en nous bien éveillée, bien agissante, bièn vivante! Posons-nous franchement la question; et pour bien déterminer l'importance que l'âme franciscaine doit accorder à cette connaissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ demandons-nous si nous avons jamais bien examiné et compris quelle place IL tient dans la religion qu'IL nous a donnée!... et si nous sommes bien assurés, qu'IL tient cette même place dans NOTRE religion et dans NOTRE vie. La question n'est pas oiseuse autant qu'elle le paraît d'abord! Je demande à n'importe qui d'entre mes lecteurs, et s'ils y consentent, je les invite à demander à n'importe quel chrétien de leurs relations, quelle est, pour lui, la grande vérité du christianisme. La réponse sera celle-ci, très vraisemblablement, à peu près neuf fois sur dix : •  - La mort, avec sa certitude et ses incertitudes ; — Le jugement, qu'il faut se rendre favorable ; •  - Le ciel qu'il faut mériter; l'enfer qu'il faut éviter. Et vraiment ce n'est pas notre faute, car noûs sommes enseignés ainsi : mais que trouve-t-on de proprement chrétien dans cette manière d'envisager la religion du Christ?... La réponse chrétienne, celle qui nous est enseignée par la Révélation et non déduite par la philosophie, elle tient en un mot, dans un nom qui est Le Nom 9 au-dessus de tout nom : JÉSUS. La grande vérité du Christianisme, c'est Notre- Seigneur Jésus-Christ, Dieu et homme, Fils de Dieu et Fils de l'homme, né du Saint Esprit et de la Vierge Marie, mort pour nous sous Ponce-Pilate, ressuscité le troisième jour et monté aux cieux 10 ... Et non pas que nous devons mourir, car nous sommes vivants 11 et immortels avec le Christ en Dieu... Et non pas que nous serons jugés, « car celui qui croit en Jésus n'est pas jugé 12 , et il est passé de la mort à la vie, tandis que celui qui ne croit pas est déjà jugé » 13 , « parce qu'il n'a pas cru au Fils de Dieu fait homme. » Et qu'ainsi nous sommes déjà sauvés en espérance » 14 , « et assis avec le Christ dans les cieux » 15 , par la Foi et la Charité « en attendant la révélation » de la gloire 16 . Ainsi reposant la question : Quelle place doit tenir Notre-Seigneur Jésus-Christ dans sa religion, dans NOTRE religion, et dans NOTRE vie, je réponds : Toute la place. Ni une grande place, comme un accessoire très utile mais pourtant facultatif; ni la première place, comme un personnage important; mais toute la place, comme étant la « vérité et la voie et la vie » 17 .

Expliquons d'abord cette pensée; nous montrerons ensuite par ses paroles et ses exemples qu'elle est la vraie volonté de Notre-Seigneur et Sauveur Jésus- Christ. Il est possible de bâtir une religion sur un fondement humain; et dans l'édifice ainsi construit, ou de n'accorder aucune place à Notre-Seigneur, ou de lui en concéder une qui sera plus ou moins importante, et même la première. Et cependant cette construction ne sera pas sienne; il n'en sera pas le tout, le fondement 18 et la gloire 19 , la porte 20 et le sanctuaire 21 . La considération de là caducité des choses et de leur harmonie ayant conduit le philosophe à proclamer l'existence et l'infinité de Dieu, il reconnaîtra aussi la condition de créature qui échoit à l'homme et les devoirs qui en découlent pour lui à l'égard de son Créateur et souverain Seigneur. D'autre part les exigences de sa conscience peuvent amener le même philosophe à reconnaître l'existence de la loi morale, et la nécessité d'une survie, où le bien et le mal soient rétribués plus équitablement qu'ils ne le sont sous nos yeux, c'est-à-dire l'existence d'un ciel et d'un enfer. Tout l'ascétisme des grandes vérités, mort, jugement, ciel et enfer, peut être ainsi établi non seulement en dehors du Christ, mais en dehors de toute révélation, de toute religion positive. Théoriquement la spéculation philosophique peut s'élever jusque-là. En fait, on ne peut savoir si elle y est parvenue, puisqu'en aucun temps la recherche de l'homme n'a été dépourvue, ni du concours d'une révélation extérieure faite par Dieu à Adam et aux patriarches, ni d'un secours intérieur et prévenant 'accordé par le même Dieu-Père à tous ses enfants, exilés sur la terre d'épreuve, afin qu'ils puissent revenir à Lui 22 . Et quoiqu'il en soit de la question de possibilité, il est sûr que dans la réalité, ni le ciel étoilé sur sa tête, ni la loi morale dans son coeur 23 n'a suffi à l'homme pour connaître, aimer et servir Dieu comme il le doit. Car de l'oeuvre de Dieu, je dis toute l'oeuvre de Dieu, depuis la prédestination des enfants de son adoption jusqu'à la création des mondes 24 , le Christ-Jésus est le médiateur universel et indispensable, la pierre d'angle et la clef de voûte 25 , la cause et le moyen, le commencement et la fin 26. Toute religion donc dont il serait absent est impossible à concevoir, inapte à subsister, fausse et dérisoire. Car il n'y a pas sous le ciel un autre Nom qui ait été donné aux hommes et par lequel ils puissent être sauvés 27 . Il est pourtant des chrétiens, oublieux en quelque sorte de ce qu'ils devaient à leur foi, qui ont prétendu faire abstraction de ces enseignements et constituer selon la raison une religion prétendue naturelle, à laquelle ils se faisaient fort de contraindre toute âme de bonne volonté. Dans leur édifice, bâti sur le fondement philosophique que nous avons décrit, ils admettaient étant chrétiens, il le fallait bien ils admettaient que le Christ-Jésus prît une place. Comme réparateur du péché de l'homme, comme cause méritoire de la grâce de Dieu, comme docteur infaillible de la vérité divine, comme modèle achevé de toute perfection, ils reconnaissaient à son concours une nécessité tantôt absolue et tantôt très efficace. Toutes ces fonctions, un pur homme aurait pu le remplir. Or Jésus n'est pas un pur homme, il est Dieu, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré, non créé... Honteux de leur oubli, ces chrétiens distraits le priaient soudain de daigner prendre la place suprême dans leur temple...

Mais ce temple néanmoins restait leur oeuvre, bâtie de main d'homme 28 , sur un plan humain... Tout autre est le plan divin. Tout autres les exigences de Jésus, tout autres ses droits. Jésus est le seul véritable et complet Adorateur de son Père; Lui seul le connaît 29 , lui seul l'aime, comme le Père mérite d'être connu et aimé 30 . Toute connaissance du Père, et tout amour du Père procède de Jésus. Aucune adoration ne remonte au Père que par Jésus 31 . Aucune prière n'agrée au Père que dans le nom de Jésus, aucune grâce ne descend du Père que par le canal de Jésus. Jésus est l'unique médiateur de religion, et cela de toute éternité 32 , avant tout autre événement que sa prédestination de religieux de son Père, qui elle-même est le principe et la source de toutes les autres prédestinations et de la création par quoi elles entrent en oeuvre 33 . Il résulte de ce plan divin que Jésus est tout dans la religion qu'il nous apporte et que nous pouvons définir : l'ensemble des rapports qui soumettent l'homme à Dieu et par lesquels l'homme reconnaît la maîtrise de Dieu sur son être. La religion unit l'homme à Dieu, mais non pas Dieu à l'homme, parce que Dieu n'a pas besoin de l'homme.Dieu n'a point de devoirs stricts à son égard: il n'exerce que les condescendances d'une infinie charité, toute gratuite et bénévole, envers celui qu'il a élu, prédestiné et adopté dans son Fils Jésus, avant la constitution du monde 34 . Les devoirs de l'homme à l'égard de Dieu se classent naturellement en trois groupes :

1 - Le culte, c'est-à-dire l'honneur rendu à Dieu par l'adoration, dont le sacrifice est l'expression;

2 - La foi c'est-à-dire, la fidélité, la croyance consentie à la vérité de Dieu manifestée par la révélation, et dont le dogme est la formule;

3 - L 'obéissance prêtée aux commandements de Dieu, c'est-à-dire l'imitation de sa sainteté, ce que nous appelons la règle des moeurs, la morale. Liturgie, dogme et morale, ce qu'il faut croire et ce qu'il faut faire pour honorer Dieu et sauver son âme, toute la religion se résume ainsi. Or, de la religion qu'il nous a enseignée au nom de son Père et qui constitue la raison même de sa Personne, de sa Fonction, de son OEuvre, on peut dire, en mots brefs que la suite de ces réflexions va élucider et justifier, on peut dire que Jésus est la liturgie, qu'il est le dogme, qu'il est la morale. Jésus est tout notre culte, car il est Dieu, Médiateur 35 , Pontife 36 , Hostie 37 ; seul véritable adorateur du Père, seul médiateur de la religion, de la création el du salut; par lui seul nos hommages sont agréable, et agréés. Jésus est tout notre dogme, car il est l'objet, k témoin, la vie de notre foi : l'objet, nous croyons qu'il est notre Dieu; le témoin, nous croyons ce qu'il dif parce qu'il le dit; la vie : nous le croyons et nous croyons en Lui... Jésus est toute notre morale : car nous faisons ce qu'il nous a dit de faire, parce qu'il nous l'a dit; parce qu'il nous aide à l'accomplir efficacement ei mé,ritoirement par sa grâce; parce qu'il doit être le juge et la rémunération de nos actes... Peut-être ces formules ramassées paraîtront-elles hardies : mais il suffit de les méditer pour que leur vérité éclate. Telle est en effet l'inimitable originalité de notre religion : son objet, son fondement, sa loi est un homme. Un homme qui se révèle Dieu; mais qui d'abord, à nos yeux paraît homme : habilu invendus ul homo 38 , comme sont tous les autres hommes. Il existe d'autres religions, et l'on peut nommer d'autres fondateurs de religions. Les uns ont laissé des rites et des cérémonies; les autres des doctrines, une philosophie, une cosmogonie, une théogonie même; d'autres encore des préceptes, des règles de conduite... Qu'importent ces noms morts : Bouddha, Confucius, Epicure, Manès, Mahomet, les Hommes de 89, Auguste Comte..

. Aucun n'a osé dire : MOI. Moi, votre dogme : croyez en moi, comme à Dieu 39 ! Moi, votre morale : aimez-moi et cela suffit, car si vous m'aimez, vous garderez mes commandements 40 et, Dieu vous aimera 41 . Moi, votre hostie 42 , votre autel 43 , votre prêtre unique et immortel 44 . Il l'a dit; on l'a cru; on le croit encore; on le croira toujours. Lui seul est Dieu. Les autres furent des naïfs ou des imposteurs. Nous avons des dogmes : une doctrine sublime et pourtant accessible à tous, cohérente, humaine et divine. Nous avons une morale, pitoyable et douce, austère, intransigeante et sanctifiante, et qui a fourni ses preuves de sainteté. Nous avons une liturgie, poétique, pratique et efficace, et qui opère réellement ce qu'elle signifie. Mais nous ne croyons pas le Christ à cause de la sublimité de son enseignement : nous croyons au contraire la doctrine à cause de la parole du Christ. Nous n'observons pas la morale à cause de sa beauté, mais à cause de la parole du Christ. Nous ne pratiquons la liturgie que parce qu'elle nous donne et nous révèle le Christ. Ne nous laissons pas séduire! Reprenons nos esprits, nos facultés critiques! Ce sont là des manières de parler, figuratives et rhétoriques, mais sans profon­ deur de réalité! Des métaphores à l'orientale? Ecou­ tons-le : dans la synagogue de Capharnaüm 45 , il explique sa mission, il parle de sa personne. Il s'agit bien de Lui. Il faut, dit-il, pour entrer dans le Royaume de Dieu, pour participer à' la Résurrection (terme de toutes les espérances!) pour avoir la vie, il faut manger Sa chair, il faut boire Soit sang! Ha! C'est trop exiger! On se révolte! Donc on l'a compris. Ce fondateur de royaume voit ses partisans se détacher de lui. On va le laisser seul! Il lui suffirait d'un mot pour les détromper :

— Mais non! mes amis, ne m'abandonnez pas! Manger ma chair, boire mon sang! Y pensez-vous : c'est une métaphore! c'est une figure, une hyperbole orientale!... Ce mot il ne le dit pas. Au contraire, il insiste, appuie, il pousse à bout. Hic sermo duras! Cette parole est trop dure; personne ne peut l'accepter! Beaucoup, même parmi ses disciples, note saint Jean, à ce coup se détachent de lui définitivement. Il ne fait rien pour les retenir. Bien plus, aux Douze à qui il avait promis de parler sans ambiguïté, il se borne à dire : Et vous? Allez-vous aussi me quitter?... Il ne retire rien; sa doctrine est la même pour ses intimes que pour ceux du dehors. Tout le long de sa vie, il tient le même langage, il garde la même attitude. Il exige un attachement personnel : Suis-moi 46 . Il veut qu'on L'aime d'un amour humain, plus que père, plus que mère, plus que biens 47 (dans sa connaissance de l'homme 48 , Jésus sait que celui-ci tient plus à ses biens qu'au reste). — Celui qui hésite 49 , celui qui ne hait pas, il n'est pas digne de moi. Laisse les morts ensevelir les morts. Il va plus loin encore : il veut qu'on croie en Lui comme à Dieu, et il répond des sentiments de Dieu : le Père vous aime, parce que vous croyez en moi, parce que vous m'aimez 50 . Cet amoùr exclusif, passionné et qui serait, sacrilège et blasphématoire s'Il n'était Celui qu'Il est, il l'exige non seulement de ses Apôtres et de ses disciples qui le voient et vivent avec lui; mais de tous les hommes — Allez, ordonne-t-il, enseignez les hommes à croire en moi, faites-en mes partisans 51 . Croire en lui! Et dans ce sens, il est notre dogme. Une preuve? C'est près de Césarée de Philippe 52 . Ses apôtres marchent derrière lui. Il se retourne et demande : Que disent les hommes de moi? Il n'interroge pas sur sa doctrine : on disait : Nul homme ne parle comme cet homme; ni sur ses miracles : on disait: Il a bien fait toute chose; mais sur Lui, sa personne. C'est bien ainsi que comprend Pierre, qui s'écrie : Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant. C'est bien ainsi qu'il fallait comprendre, puisqu'à cette définition d'une personne et de sa fonction, Jésus répond semblablement : Tu es Pierre, et sur toi je bâtirai mon Église!... Il est également notre morale : Si vous m'aimez, commande-t-il, gardez mes commandements : celui qui ne les garde pas ne m'aime pas; celui qui ne m'aime pas, il ne peut pas les garder 53 ! Au dernier jour, la conduite des hommes envers Lui motivera leur jugement 54 : — J'ai eu faim, j'ai eu froid. Vous m'avez nourr i et réchauffé. Venez bénis! Vous ne m'avez pas secouru : Allez, maudits! Le Juge, c'est Lui. La Récompeirm , c'est Lui. Comment est-il notre liturgie? Les sacrements sont son oeuvre. Sur le pénitent, le confesseur prononce une prière : Que Notre-Seigneur Jésus-Christ te pardonne. Puis, il s'efface : deinde : Ego le absolvo : le Christ a pris sa place et c'est lui qui absout...

A la messe, -IQ célébrant récite des leçons, des prières, des bénédictions; il refait l'histoire de l'ins­titution eucharistique; au moment formidable de la consécration, il disparaît. Le Christ l'écarte et prononce : Ceci est mon corps! C'est le Christ qui est le prêtre, c'est lui qui est l'hostie, c'est lui qui est l'autel... C'est lui qui est l'Eglise, et il crie à Paul : Pourquoi me persécutes-tu ? 55... Ce qu'on fait au moindre des siens 56 , aux membres de son Corps mystique, est fait pour lui ou contre lui. C'est lui qui est le ciel et la splendeur du ciel? Ellucerna ejus esl Agnus 57 . Moi, JÉSUS 58 ! Toujours ce Moi qui s'affirme, qui s'impose... qui est cru, adoré, aimé éperdument... Il y a vingt siècles que cela dure!... Tout ce qu'il demande, on le lui donne; l'amour par-dessus père, mère, enfant, époux, fiancée (la femme aime mieux son époux et l'homme sa fiancée), fortune, honneur... L'amour plus fort que la mort, car mourir pour Lui c'est le bonheur suprême et le suprême honneur... La contre-épreuve, ses ennemis la fournissent : cet homme mort depuis vingt siècles a des ennemis qui le haïssent aussi passionnément, qu'il est aimé, aussi aveuglément qu'au premier jour. On n'a plus de haine pour les monstres, pour Néron, pour Attila... Lui qui n'a fait que du bien, il est haï dans sa personne, dans son Eglise, dans ses bienfaits. Le monde accepterait tout de lui, même sa morale, quitte à la transgresser : même sa révélation, quitte à n'en pas tenir compte. Sa personne, jamais : Toile ! Toile ! Cruci fige eum. L'amour des siens pourrait se tromper : L'amour est aveugle. , Mais la haine, une telle haine, est un incontestable signe de vérité. N'ajoutons rien! Mais faisons l'examen de notre conscience. Demandons-nous si Jésus tient dans notre religion et dans notre vie la place qu'Il a réclamée. Peut-être nous faudra-t-il nous avouer que notre piété est envahie, absorbée par les pratiques, les routines, les superstitions : que ce Jésus qui devrait être le tout de nos âmes n'y tient la place que d'une dévotion, encore, hélas! à demi-intéressée! Enfants de Saint François, les yeux sur les exemples de notre Père, replaçons notre christianisme sur le Fondement qui a été posé par Dieu même et dont il n'est point permis de se passer : le Christ Jésus 59 . Diligemment étudions dans la clarté de son Saint Esprit, dans la charité de sa Mère :

SA PERSONNE, SA FONCTION, SON ŒUVRE.

1- Daniel, 2, 34; Isaïe, 28, 16; Ps. 117, 22. Math., 21, 42 Marc, 12, 10; Luc, 20, 17; Act., 4, 11; Eph., 2, 20,
2- I Cor., 2, 2.
3-  Gal., 1, 15.
4-  2 Cor., 12, 2.
5  Philip. 3, 7.
6- III Irait., 58, 30
7-(lire III e livre de l'Imitation, chap. LVIIT, verset 30e).
8--- Joan., 17, 3.
I0- I Tim., 6, 13.

11-  Colos., 3, 3.
12-Joan., 5, 24.
13-  Joan., 3, 18.
14- Rom., 8, 24.
15-, Eph., 2, 6.
16- I Joan., 3, 2; Col., 3, 4.
17-. Joan., 14, 6.
18- I Cor., 3, 11; Eph., 2, 20.
19- Apoc., 21, 22.
20- Joan., 10, 9.

21- Hébr., 8, 2; Apoc., 13, 6 ; 15, 5.
22- Act., 17, 27
23-  Kant.
24- Eph., 1, 4, 5.
25-  Eph., 2, 20.
26- Apoc., 1, 8; 23, 13. 5.
27-Act., 4, 12
28-  Act., 17, 24; Hébr., 9, 24; Marc, 14, 58.
29- Mat., 11, 27.
30- Joan., 14, 31.

31- Joan., 3, 35.
32- Joan., 17, 24.
33-  Rom., 1, 4 (selon la Vulgate ).
34-. Eph., 1, 5; Mat., 25, 34.
35- I Tim., 2, 5; Hébr., 9, 15; 12, 24. •
36- Hébr., 9, 11; 4, 14; 5, 5, 10. 3.
37-Hébr., 10, 14; (Mal., 1, 11).
38-  Philip., 2, 7.
39- Joan., 14, 1.
40-Joan., 14, 15, 21 , 23 .

41- Joan., 17, 27.
42-  Eph., 5, 2.
43- Hébr., 13, 10. 7.
44- Hébr., 7, 24.
45- Joan., 6, 51 ù fin.
46- Math., 8, 22.
47- Math., 10, 37.
48-  Joan., 2, 24.
49- Lue, 9, 62.
50- Joan., 14, 21; 17, 27.

51- Math., 28, 19 (sens du grec), 20. 7.
52-Math, 16, 13 suiv.
53- Joan., 14. 23.
54-Mat., 25, 31, suiv..
55-. Actes; 9, 4.
56- Mat., 25, 40.
57-Apoc., 21, 23.
58- Apoc., 22, 16; Joan., 17, 21, 23.
59-. I Cor., 3, 11.

L’ordre des pages sont placées l’une derrière l'autre ;
tel que dans le livre et non pas en ordre alphabétique suivre les chiffres.
1
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9
2
Valentin-P-Emile-Breton-o.f.m-Pierre-Angle
10
3
Valentin-P-Emile-Breton-o.f.m.Qui-est-Jesus
11
4
Valentin-P-Emile-Breton-o.f.m-Mystere-de-Jesus-Dieu-et-homme
12
5
Valentin-P-Emile-Breton-o.f.m-Savoir-de-Jesus-Christ.
13
6
Valentin-P-Emile-Breton-o.f.m.-La-volonte-sainte
14
7
Valentin-P-Emile-Breton-o.f.m.-Corps-Sacre-de-Jesus.
15
8
Valentin-P-Emile-Breton-o.f.m-Pourquoi-Jesus-Christ
16
Le resto de mon fils François
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Le commerce de mon fils Marcel