AVEC UN BONJOUR AMICAl
INTRODUCTION
Lorsque l'enfant grandit dans un environnement naturel, il développe un certain sens de l'observation. Si celui-ci pousse en âge au sein d'un village, bercé par les histoires des anciens, il gardera peut-être, en grandissant, le goût des autres à travers la vie communautaire. L'enfance est un creuset à l'âge adulte.
Je me suis rendu compte tout au long de ces années, au contact des familles et sous toutes les latitudes, que l'on pouvait se placer dans la lumière des femmes et des hommes tout comme dans ce petit village qui était le mien. J'ai cherché les mots pour pouvoir vous le dire là où j'ai traversé d'immenses champs de fleurs. Que je puisse avoir encore un tout petit peu de temps pour pouvoir aimer ces vies.
Pierre
CHAPITRE 1
L'AMOUR – LA FRATERNITE
La boîte aux lettres c'est comme le cœur, il faudrait parfois prévoir une ouverture plus grande pour pouvoir y glisser le format A3. Que les cœurs soient Hébraïques. Il a attendu si longtemps, dans l'hémorragie d'un pauvre amour. Il a décidé de s'affranchir en aimant. Aujourd'hui un personnage, demain une personne âgée . Il ne porte aucun signe extérieur d'appartenance et pourtant son cœur est riche des soutanes, des aubes, des massouris. Il ne faut avoir qu'un seul titre, celui du cœur. De l'audace amoureuse pour faire vivre les Evangiles. Le loup est beaucoup plus respecté que l'agneau.Le Seigneur ne nous demande pas la science mais du cœur. Prendre des initiatives amoureuses et fraternelles, en ne se souciant que de son cœur, dans le partage. L'amour c'est un choix. La compassion dans une bonne définition au Christ là où elle demeure souvent restrictive chez l'être humain. Le cœur, une vue imprenable. Si l'amour avait la même portée que la susceptibilité, il y aurait des étreintes fraternelles jusque dans la rue. L'esprit et le cœur irrigués à la faveur du ciel, dans la providence. Aimer tous les laissés pour compte, c'est s'ancrer un peu plus dans les cieux à partir d'une véritable nature. Il s'allonge encore sous les étoiles de ses sœurs et de ses frères. Il est loin d'être parfait et pourtant il faut le voir suspendu au cou du Seigneur. Son audace amoureuse n'est jamais bridée par les inconvénients de la vie, par les inconvénients de sa vie. L'amour ne se désertifie de rien. Une tête qui pense, un cœur qui panse. Amour que me veux-tu ? Que tu me serves.
L'amour se ressource dans la multiplicité de l'amour, en tous temps et en tous lieux. Il possède un trésor inestimable : il est sentimental. Et moi, non ! Emoi, oui ! La couleur de la pureté, c'est la couleur de notre cœur. Imperméable pour se gonfler d'orgueil et perméable pour se gonfler d'amour. Aimer jusque dans le courant des larmes. Le Christ est de droit Divin, les femmes et les hommes sont du droit d'aimer. L'homme accoudé au parloir en a pris pour vingt ans. Il est venu le lui redire à la visiteuse : Maman !
Regarder à la traîne, le cœur en accroche. Nous les aimons tous mais comment ne pas chérir ceux qui demeurent dans l'accueil à l'égard des sœurs et des frères du Christ. Scruter toujours son cœur. Nous sommes tous sacrés aux yeux du Père. L'amour, une langue internationale qui fait l'économie d'un traducteur. La seule nudité acceptable en public, celle du cœur. Votre cœur est pris, est épris, et très pris. Le cœur met l'œil en alerte pour des initiatives heureuses, prises dans laprovidence. Laisser les cœurs manœuvrer à la barre du Seigneur.
Il n'y a rien de plus beau que la répétition de l'amour. La beauté du cœur est la seule qui, une fois engagée, ne subit pas les outrages du temps. Pour franchir les obstacles, il faut prendre beaucoup d'élan, du cœur. Beaucoup de choses ont été écrites sur le Christ mais les plus belles pages sont inscrites dans le cœur des femmes et des hommes. Ne laisser aucun de ses frères à la traîne. Scruter sans cesse son cœur. Si c'est pour l'amour, ne nous opposons aucune barrière.
Garder un cœur d'enfant, c'est une voie triomphale. Le cœur dans ses élans de tendresse, un trésor à dilapider. Imaginer l'amour, projeter l'amour, vivre l'amour. Il est préférable d'avoir des coups de cœur que des coups de sang. La charité, c'est l'empreinte dans le cœur du Christ. La meilleure défense c'est l'amour. Ne jeteraucune ombre sur l'amour. La plus belle des lectures se fait avec le cœur. La patience à la remorque de l'amour. Lorsqu'il est sur le parvis de l'église, il attrape des mains pour ne les relâcher qu'une fois à l'intérieur : c'est sa botte amoureuse.
CHAPITRE 2
SAINT PADRE PIO
Saint Padre PIO a toujours fait preuve ‘'d'obéissance'' à l'égard de l'autorité ecclésiastique et cela malgré bien des tourments dont il a été l'objet. C'est un enseignement de tout premier ordre à rappeler, dans l'apostolat, à ces diviseurs au sein même de la famille chrétienne.
Saint Padre PIO avait versé des larmes à l'annonce de la nouvelle : il ne pourrait plus célébrer de messe, pour une longue période, avec ses paroissiens. Saint Padre PIO avait dit à l'un de ses fidèles, quelque peu bouleversé par le chagrin qui frappait soudainement ‘'leur petit moine'' : ‘'Je ne verse pas de larmes pour cette décision prise à mon égard, je verse des larmes parce qu'ils se privent d'un témoignage''. J'ai toujours été bouleversé par cette similitude, en partie et à moindre échelle, avec ses fils spirituels.
Il y a des discours qui n'épargnent ni l'Eglise, ni ses représentants, ni ses pratiquants. C'est une immense grâce que de pouvoir taire tout ce qui ne vient pas du Père, dans l'obéissance. Saint Padre PIO, notre petit moine, le curé de Dieu, le ‘'Transparent'' de Dieu, célébrait des messes de quatre heures, devant des paroissiens touchés par la valeur infinie de l'Eucharistie : rédemption de notre âme, réconciliation avec Dieu.
Vendredi 21 mars 1913, vendredi Saint, le Christ dit à Padre PIO: ‘'Mon fils ne croit pas que mon agonie n'ait duré que trois heures, non pour la cause des âmes que j'ai le plus comblées, je serai en agonie jusqu'à la fin du monde. Pendant le temps de mon agonie, mon fils, il ne faut pas dormir. Mon âme est à la recherche de quelques gouttes de ‘'Pitié Humaine'' mais hélas, on me laisse seul sous le poids de l'indifférence.
Le secret de sa réussite ? Cela va vous surprendre, il n'a fait qu'écouter sa maman. L'amour des parents, le grand respect de ceux-ci et de l'Eucharistie, ce sont deux enseignements de Saint Padre PIO à l'égard de ses fils spirituels, pour une propagation dans l'apostolat.
Vous êtes nés quand ? Le 28 de tous les jours mon père. Je ne comprends pas ! Mon père en son temps, Saint Padre PIO, notre petit moine, occupait la chambre numéro 28, sa cellule au monastère.
Il faut lire la vie des grands mystiques comme Saint Padre PIO pour pouvoir changer sa vision des choses.
C'est une grande grâce que d'avoir un directeur spirituel. Saint Padre PIO disait : ‘'La voix du directeur spirituel c'est la voix du ciel''.
Parler de Saint Padre PIO et pas qu'aux méritants.
CHAPITRE 3
LE RAPPORT AUX AUTRES
Ils sont tous et toutes sacrés aux yeux du père. Veillons à n'en souiller aucune, à n'en souiller aucun. C'est de cette vigilance que relève la Foi profonde.
Dès le matin, son cœur le transporte jusque dans la salutation amoureuse. Il y a bien longtemps que l'œil assassin des quidams qui passent ne trouble en rien ces élans fraternels qui le portent parfois jusque sur le marchepied du camion de la voirie pour saluer Anselme, le chauffeur. C'est sa famille qui y passe même cette silhouette absorbée par les champs de canne. C'est un des petits frères du Christ.
Léonard est un garçon lourdement handicapé. Pourtant ce jour où il a vu arriver son ami sur le parking du lotissement il s'est dépêché, assis sur son fauteuil roulant, de porter péniblement le dessus de sa main à sa bouche pour s'essuyer, dans l'attente de ce baiser d'accueil. Il y a des jours comme ça, il y a des joues comme ça. Ce ne sont pas les mots pleins de fiel qui sont les plus déboussolants, mais les cheveux blancs qui sont parfois rattachés à ceux-ci. Dès lors qu'au déversoir l'homme est en bonne santé et en pleine possession de ses moyens et que là l'expérience acquise ne colore en rien les propos tenus. Je suppose que c'est aussi de cette compassion là dont nous parle le Seigneur.
Nous nous levons pour les autres et non pas contre les autres. Dans une atmosphère calomnieuse, voire de vociférations, l'esprit ne restitue parfois que l'image, sans le son. Dans une atmosphère calomnieuse, voire de vociférations, l'esprit ne restitue parfois ni le son, ni l'image. La vérité exprimée à autrui est bien souvent proportionnelle à la réactivité de celui-ci. Nos contemporains, comptants pour un, avec un égoïsme qui ne fléchit en rien. Comment cela se passe-t-il sur le chemin ? Dans l'arrondi des cailloux, mon père ! A la lecture de la rue dans une reliure au cœur, dans la connaissance de ses sœurs et de ses frères. Au pluriel de l'idéal, des idéaux, des idées hautes, pour l'humanité.
Pierre ! Regarde cet homme, ce fou sur le parvis qui va rentrer dans l'église. Stéphane, je ne savais pas que le Seigneur faisait l'objet d'un diagnostique de ta part !L'homme qui juge, qui critique et qui montre du doigt, ne s'efface pas devant le Seigneur. Prendre soin de ses frères avec amour. Les ailes ne viendront que du Seigneur. Les belles choses qui émanent d'une nature profonde sont comme un arc-en-ciel dans le ciel gris de l'expérience. Ne pas retenir ses élans généreux, pour demeurer libre à jamais. Rendre visite à ses sœurs et à ses frères. L'histoire du Christ c'est aussi l'histoire d'une longue marche. Ne pas se préoccuper des esprits chagrins mais se renforcer des visages qui s'ouvrent à nous.
Ouvrir les yeux c'est fort, fermer les yeux c'est fort. Aller à la rencontre de ses sœurs, de ses frères et laisser au Seigneur la réalité des choses. Tromper sa famille, ses voisins, ses amis, ses connaissances, c'est se fourvoyer devant le Seigneur. La critique atteint toujours deux personnes. Ils sont des hommes de lettres et parfois aussi des hommes de l'être. La parole donnée c'est comme le boulet du canon, une fois qu'elle est sortie elle ne revient plus. La susceptibilité une forme de cécité là où le non-voyant lui, est susceptible de ne pas avoir cet aveuglement là.
Comment peut-on connaître sans reconnaître ? Certains l'ont échappé belle, le mot bonjour n'est pas encore devenu un critère de sélection au Ciel. Edouard, Maximin, Marcel, Emile, dans le chemin. Espérons la prochaine fois encore. Abraham, Moïse, Salomon… Bob, Ibrahim, Ismaël. Thérèse, Rita, Bernadette… Jennifer, Samira, Sahoanne. Slalomer entre les susceptibilités relève du bleu du ciel. A force d'être doux avec soi-même, on le devient avec les autres.
Il a été de tous les chemins, l'ancien repris de justice. C'est au cours d'un de ses déplacements, tandis qu'il traversait un pont trop loin, qu'il avait entendu le cri. D'instinct, il avait rapidement aperçu la petite fille qui venait de tomber dans les eaux tumultueuses. Celle-ci était entrain de se noyer. Sans réfléchir l'homme avait jeté toutes ses affaires à même le sol, enjambant le parapet pour se jeter d'une hauteur conséquente, dans les eaux tumultueuses. Il avait réussi à grande peine à ramener l'enfant jusque sur la berge, tandis qu'accouraient ici et là les femmes et les hommes du hameau voisin, alertés par les cris. Chacun y avait été de ses possibilités, à défaut d'avoir été présent. Lorsque la petite fille se mit à chercher l'inconnu, celui-là même qui ne savait pas nager, il avait déjà disparu depuis longtemps, happé par le paysage. Je ne sais ni lire, ni écrire. Qu'importe, parle-moi encore de notre maison du ciel. La plus belle des relectures, celle de nos sœurs et de nos frères. A lire tous les jours sous un titre unique : l'histoire d'une vie. Que notre sourire éclaire notre poignée de main.
Crier le nom de ses sœurs et de ses frères, pour entendre le plus beau des échos.Le verbe absorber dans une bonne définition aux autres. Lorsqu'une personne vous aborde de manière agitée, il faut essayer de demeurer humble et fort pour deux. Dans le silence et le respect. Le Seigneur ne nous demande pas d'être des écueils pour faire échouer nos sœurs et nos frères, mais d'être des phares pour les guider. Le manque d'imagination amoureuse touche parfois jusqu'à la salutation ! Balayer sans cesse du cœur, ces femmes, ces hommes et ces enfants, dans tous nos déplacements. Vouloir sans cesse salir les autres ne doit jamais devenir comme une seconde nature. Notre capacité à pouvoir nous démunir sera notre traçabilité. S'excuser c'est bien, mais savoir se contenir c'est mieux.
Le manquement à l'égard des autres relève aussi d'un manquement à l'égard de soi-même. La parole donnée, c'est la parole donnée.Faire nôtre la mémoire de nos aînés. Dans la rue, avec toutes les petites sœurs et tous les petits frères de Jésus. Visiter toutes les communautés sans distinction de race, de couleur ou de culture. Nous relevons de l'état du Seigneur. Si la salutation nous porte jusque dans le champ de canne, louons le Seigneur pour avoir plié notre cœur à l'effort de l'homme. Nourrir des rêves clandestins pour les personnes âgées, dans une éternelle jeunesse que nous leur attribuons. Aimer le Seigneur, c'est avoir aussi un flamboyant dans le cœur, pour ses sœurs et pour ses frères. Etre des hommes d'honneur et des hommes donneurs.
Ne rien retrancher à la part que le Seigneur donne aux autres et à nous-même. Les autres, c'est encore et toujours le Seigneur. Etre blessé, sans vouloir blesser les autres.L'intelligentsia ne s'amorce pas à la même pompe. Ils sont ordinaires, maisde l'ordinaire du Christ. Vous êtes allés les chercher jusque dans la salutation et vous voyez que cela recommence tous les jours. S'occuper des autres, mais pas avec la langue. 10 ans, 20 ans, 40 ans, 50 ans d'une existence face à l'éternité ; que le vertige nous transporte vers nos sœurs et vers nos frères. Aborder une personne désagréable en tous points, en faisant appel à tout ce qu'il y a de meilleur en nous, pour demeurer dans l'accueil.
Ce qui nous bouleverse parfois dans l'accueil, c'est l'absence de la plus élémentaire des courtoisies, comme par exemple : ‘'Bonjour ! Madame, Bonjour ! Monsieur, que puis-je faire pour vous ?''. Il y a parfois des raccourcis qui sont de nature à vous faire ressortir pour bien revérifier l'enseigne. Vouloir loin, haut et fort pour les autres. Plus d'imagination amoureuse pour se projeter dans le temps avec ses sœurs et ses frères. La visitation contribue à cet état de cœur. Etre l'autre, de temps en temps. Il y a aussi des fleurs qui poussent en terre inhospitalière, elles sont d'autant plus rares et d'autant plus précieuses. Ce n'est pas l'amour pour le Seigneur qui n'est pas de tout repos, mais bel et bien ses sœurs et ses frères. Nous devrions nous revêtir de politesse là où nous ne marcherions pas nus dans la rue.
Le talent d'une femme ou d'un homme, c'est de trouver du talent aux autres. S'attarder autant que possible avec chacune et chacun. Le bonheur est dans la rencontre. Le temps que nous passons à soigner nos anciens, c'est du pur bonheur. Dans la rue, avec une providence de tous les instants, loin bien loin des alcôves. Aborder les personnes âgées, avec dans son cœur, un sentiment de filiation. Même s'ils nous tendent la main, embrassons les toujours avec le cœur.Caresser les êtres et les choses avec le cœur. Entretenir et développer les bonnes dispositions, dans un esprit de service. Ces êtres merveilleux que nous rencontrons parfois, ne sont qu'une immense partie de l'immense talent du Seigneur.
Veiller aux mots que nous prononçons, c'est aussi prendre soin des autres. Pour bien vivre ses actions, il faut les vivre sans espoir d'un retour. Notre qualité, c'est être mendiant de Dieu. Que le pas de notre frère devienne notre empreinte. Là où il y a du cœur, il y a l'absorption des autres. Bonjour, tu le connais ? Non ! Bonjour ! Accordons aux autres ce que nous demandons au Seigneur de nous accorder. Marcher au même rythme que les personnes âgées.La vie de chaque être humain est une source de richesse et de découverte. Même le balayeur a son histoire.
Garder son énergie pour l'amour, dans l'absorption des autres. Etre disponible pour les plus petits et demeurer authentique. Nous rencontrons parfois des êtres merveilleux qui nous font grandir dans la foi. Leur laisser l'intelligence, la connaissance, l'assurance et bénir le Seigneur pour laisser encore notre joue sur la joue et notre main sur la main. Laver le malade des pieds à la tête. Lever la main et dire bonjour sur le chemin, c'est un état de cœur. Notre Seigneur ne nous demande pas de dominer les autres mais de nous dominer.
Dire bonjour, tendre la main, c'est la première des prières.Enrichir ses prières des défaillances des autres, c'est la bonne conduite à tenir. Si tu abîmes, c'est l'abîme.
CHAPITRE 4
LE PERE - LE FILS – LE SAINT ESPRIT
Le corps martyrisé du Seigneur au sépulcre, c'est le relief de notre foi. Le Christ est majeur et pourtant si mineur. Le Seigneur face aux soldats romains. Ses apôtres d'hier et d'aujourd'hui sont, dans la révélation, sur le chemin ardu de l'apostolat. Point commun, frappés de plein fouet. Fils du Père, frère du Christ, cet état personne ne pourra nous l'enlever. Qu'importe la place non assise, qu'importe la chaleur dans l'église et la transpiration qui s'en suit ! Le Seigneur lui nous a célébré dans l'inconfort et dans le sang versé. Le Christ ne relève pas du domaine privé mais du domaine public. Aimer le Christ ce n'est pas qu'une relation rectiligne et ascensionnelle, c'est aussi des relations périphériques. Le Christ est majeur et pourtant si mineur.Aimer le Christ c'est posséder un cœur d'enfant et le garder sur les écueils que sont parfois les adultes. Ne rien faire comme les autres, mais tout faire comme le Christ.
Le Christ est la première référence à l'amour. A la fin de la journée, il faut tout déposer aux pieds du Seigneur, d'un même cœur, pour que demain ne soit altéré en rien. Que nos nuits demeurent aussi belles que nos jours, en égrenant ces heures secrètes avec le Christ. Il y a les livres et il y a le ciel. Il n'y a rien d'insignifiant là où le Christ l'a été pour ses frères. Une échelle de mesure : ‘'il rentra librement dans sa passion''. Dans une bonne prise en main du Seigneur.
Il a plus été du caniveau que du ruisseau et il loue chaque jour le Seigneur pour avoir battu la campagne pour lui. Si le Seigneur s'octroyait une minute le jugement des femmes et des hommes, mais rien ne peut altérer celui qui est au-dessus de tout.
Que l'enfant Roi pose sa venue au monde sur chacun d'entre nous pour nous garder dans ce bel éveil à nos parents, nos familles, nos amis et aux pauvres, dans une charité de tous les instants qui ordonne notre vie. L'astrologie non, l'astre au logis, le Seigneur, l'Etoile qui nous guide, oui. Le Seigneur aimait les pauvres, les anonymes, les marginaux. Il déboussole encore aujourd'hui par ses choix. Les pas du Seigneur ne s'inscrivent pas dans l'épaisseur de la moquette. Le Christ dans l'amour est la seule autorité qui nous vaille. Oh, le ciel ! Haut, le ciel….tel Père, tel Fils. L'activité du ciel, c' est une activité humaine.Le Seigneur s'adresse parfois à des âmes privilégiées ; bonheur d'un côté, épreuves et soucis de l'autre mais la balance demeure toujours très largement en faveur du Ciel.
Lorsque nous roulons de nuit en voiture, il nous arrive parfois d'apercevoir des crucifix à des intersections : feux de route, feux de croisement, veilleuses. A chacun son sentiment de l'instant, son optique, une main au moins sur le volant. Au pluriel du Père, au singulier des femmes et des hommes. Le cœur dans la couture du Seigneur. C'est en hissant les autres que l'on se hisse soi-même. l y a ceux qui écoutent et ceux qui s'écoutent. Pour les premiers ils sont dans l'enseignement du Christ, pour les seconds ils sont dans le saignement du Christ. Il était l'enfant terrible de la famille et pourtant le Seigneur a déjoué tous les pronostics. Nous vouvoyons notre directeur mais nous tutoyons notre Père Eternel et notre Frère, aux Cieux.
Tout au long de sa vie il n'a eu de cesse de vouloir échapper à la justice des hommes, dans la récidive constante aux mauvaises actions. Aujourd'hui, il est venu se livrer librement à la justice de Dieu, dans un environnement aussi hostile que lui jadis. Il a emprisonné ses hurlements dans la carrière de pierres, les bras si tendus au ciel que ceux-ci semblent arrachés des épaules. Le vent a même découpé à sa bouche sa seule vérité : ‘'Pi…tié….Seigneur''.
Le chant du Seigneur c'est un plaidoyer pour ses sœurs et pour ses frères. Le Christ, pour le Juste cela a été injuste. Tout notre quotidien dans l'exercice du Seigneur. Il faut parfois faire un effort de marche pour atteindre un beau point de vue. Ien va de même avec le Seigneur. Le plus beau des calques, c'est la capacité d'absorption du Seigneur à l'égard de ses sœurs et de ses frères. Oh ! Cette imagination amoureuse qui brise jusqu'à notre propre volonté. Le comportement troublant de certains ne doit pas porter préjudice à l'essentiel :le Seigneur.
Il disait à son ami qu'il n'avait pas revu depuis longtemps, combien il aimait la personne qui partageait sa vie aujourd'hui et tout l'attachement qu'il avait pour elle. Et l'ami de rétorquer : ‘'elle en a de la chance ta nouvelle épouse d'être aimée ainsi!''. Et devant un telle méprise, l'amoureux de rajouter dans un chuchotement : ‘'C'est du Seigneur dont je te parlais!''. Lors des grandes célébrations, les officiels du Seigneur ne sont pas forcément aux premiers rangs. Si nous pouvions saisir une fraction de seconde l'amour du Christ pour chacun d'entre nous, nous amputerions alors nos heures de sommeil pour aller avec lui au bout de la nuit. Lorsque l'on avance dans la vie avec toute sa sensibilité, il faut d'ores et déjà se préparer à ces heures secrètes avec le Christ. Comment sait-on lorsque l'on est avec le Christ ? Voir avec l'intéressé. Même là quelle foi ! Elle rouspète encore après lui, le Seigneur, l'heureux destinataire.
Le Christ en toute simplicité, les femmes et les hommes en toutes complications.La Miséricorde du Christ c'est comme l'Eucharistie, un désert d'interprétation parfois pour certains. Le Seigneur ne nous demande pas d'aller au-delà de nos forces sauf pour certains. Les exempts doivent cependant demeurer vigilants. Le Seigneur vole d'éclat dans la miséricorde, là où les femmes et les hommes volent en éclats dans le péché. Le Seigneur et ses sœurs et ses frères, à la faveur de l'un, à la ferveur des autres. L'homme s'accorde tous les droits pour disposer de l'homme, là où le Seigneur n'est que miséricorde face à la misère humaine. Le Seigneur aime à se baisser très bas, pour mieux nous cueillir. Ce qui semble enfantin sur terre ne l'est pas au ciel. La miséricorde du Christ se mesure au genre humain.
Un Seigneur qui se revendique aussi de ses sœurs et de ses frères.Que le Seigneur crie au cœur de nos consciences et qu'il nous rende notre innocence. L'amour pour le Seigneur est un chemin personnel avec des raccourcis pour certains et des déviations pour d'autres. Un témoignage ce n'est pas un original à reproduire. La foi c'est une rencontre personnelle avec Dieu pour chacun d'entre nous. Le père est à tous et non pas à un seul individu, fut-il touché par la grâce. Oui, le Seigneur Dieu qui est dans la petite case, c'est le même que celui qui est dans la grande demeure ecclésiale. La critique est dans la nature des hommes, l'amour dans toute son amplitude est dans la nature du Seigneur. Le Christ un atout maître. La fidélité au Christ nous révèlenotre entourage.
Les produits du ciel pour le grand ménage intérieur.Prier pour que l'amour du Seigneur adoucisse le caractère et la nature de l'homme. Ce qui nous est fort avec le Christ nous fait mettre à l'index, c'est une constante. Noces d'argent 25 ans, noces d'or 50 ans, noces de diamant 60 ans, noces de Christ : éternelles. Le Seigneur ne projette aucune ombre, il est le soleil sur toutes les faces. L'origine en Christ ne bride pas l'individu, dans le vaste champ d'action qu'est l'amour. Nous ne sommes esclaves que de nous-mêmes et à jamais affranchis par le Seigneur. Le Christ perméable aux femmes et aux hommes, dans la perfection. Nous sommes les stations du christ. Nous te demandons pardon Seigneur pour les petits entonnoirs que nous opposons parfois au déversoir. Aller au Seigneur nonobstant toute distance.
Nous parlons bien du même Seigneur, celui qui nous attache à l'inconfort. Essayer d'entretenir la plus belle histoire du monde, celle qui nous tient éveillée. Chercher le grand amour et le dévoiler aujourd'hui dans le partage. Vivre dans le cœur, chaque jour, cette nativité qui a tant fait écrire et discourir. Sceller chaque jour son existence dans le sang de l'agneau. Essayer de se conformer à l'enseignement du Christ, c'est le plus beau des calques. L'amour ne peut souffrir d'attendre, il faut prendre le ciel d'assaut. La nature de la croix ? Elle est faite de la dureté des hommes et du poids de leurs péchés.
Le Seigneur changera l'ordre des choses ; demain sera un autre jour. Etre aimé du Christ nous relève de tout, nos nuits deviennent plus belles que nos jours. Même divorcé du ciel le Seigneur, lui, demeure fidèle à son alliance. Les liens du cœur sont parfois plus forts que les liens du sang, avec le Seigneur nous conjuguons les deux. Avec le Christ nous sommes en terrain fertile. Ne jamais s'excuser de l'amour du Christ face à ses détracteurs. La relation personnelle que le Christ a avec chacun d'entre nous est d'une très grande simplicité, comparativement à la complexité des femmes et des hommes. Le Seigneur va à l'encontre des mauvais pronostics ; le discrédit des hommes renforce ses choix. Comment peut-on se fâcher avec celui qui sans cesse nous donne la première place.
Le Seigneur visitait tous ses frères sans exception et tout particulièrement les pauvres, les malades et les indigents. Cette hostilité qui subsiste à l'égard du Crucifié n'augure rien de bon. Sur la terre, la miséricorde du Seigneur, ce n'est pas du superflu. Suivre le Christ, c'est une course de fond et non pas un sprint. L'homme se veut tout puissant, le Christ se veut tout amour. Au-delà du regard des autres, aimer le Seigneur même d'une manière enfantine. Aimer le Christ c'est s'exposer, se laisser captiver par les petits détails de la vie. Le Seigneur est le seul à pouvoir nous indiquer les points d'eau où nous pourrons nous désaltérer, durant la traversée du désert. Un Roi qui lavait les pieds de ses serviteurs : le Seigneur. Avant de s'exprimer, demander l'aval du Seigneur.
Un seul trésor à convoiter : le Christ. Ll faut dire la vérité, le Christ a été crucifié aussi pour cela. Le plus beau des tatouages est sur le cœur du Christ : ses sœurs et ses frères. Il a un agenda mondial et pourtant il reçoit sans rendez-vous, lui le Seigneur desSeigneurs : le Christ. Le crédit du Christ est sans limite. Mettre les ‘'porte bonheur'' de coté et se souvenir du seul Christ. Avoir peur d'un homme à terre, bafoué, humilié, sans dignité et sans liberté qui est notre Seigneur ! Le Seigneur est à tous et non pas à un seul individu, fut-il touché par la grâce. Comment sait-on lorsque l'on a l'Esprit Saint ? La réponse est dans la question.
Comme Jean a dû bien s'y sentir, sur l'épaule du Christ.Pierre, il a fait chanter le coq trois fois et on lui a donné les clefs du paradis ? Jésus n'a eu de cesse d'aimer le brisé. Ils sont pliés par le temps, dans une immense révérence à la vie. Le Seigneur, les cueillera avec beaucoup de douceur. Le Christ en tout, sur la terre comme au ciel, au jour du rappel. Il n'est pas dans le pouvoir des hommes de s'opposer à la volonté du père. Le père c'est le fils, le fils c'est le père, aucune opposition possible. L'injustice des hommes n'est pas au fait de la justice de Dieu. La science vient des hommes, l'amour vient de Dieu. L'histoire du Christ ? La plus belle histoire du monde. Le Seigneur surpasse tout ce que l'on peut imaginer. Heureusement que la distribution des prix se fera par le Ciel. Pour aimer le père il n'y a aucun protocole sinon l'usage du cœur.
CHAPITRE 5
L'EGLISE
Certains laïcs font l'impasse sur la messe et l'Eucharistie, à cause parfois de la nature même du célébrant qui ne relève pas de leur propre sensibilité. Celui qui aime en ‘'Vérité'' et en ‘'Esprit'' le Dieu Trinitaire Père, Fils et Saint Esprit, aime aussi son prochain comme lui-même et quelle que soit la nature de l'autre. En cela le Christ a été un précurseur. Saint Joseph, Saint Jean-Baptiste, Saint François d'Assise, Saint Antoine de Padoue, Saint Padre PIO (capucin) et l'Abbé Pierre (capucin à la source…), quelle belle déclinaison du Ciel ! L'Eglise de Dieu, c'est le cœur des femmes et des hommes. Un trésor en semaine et le dimanche : l'homélie. Que le clocher balise notre route ! Les entrées de messe relèvent du défi du premier banc. Certains sont rompus aux placements.
La carte c'est la parole du père, la boussole c'est l'Eglise.Dans une bonne définition à l'évêque : l'obéissance. Il y a des destinataires pour lesquels notre Seigneur n'a nul besoin de forcer son talent. Nous sommes de toutes les églises et de toutes les paroisses. Certaines cependant valent le détour, quand l'architecture s'efface devant le prêtre. Le plus beau et le plus précieux des cadeaux : l'Eucharistie. L'absolution du prêtre, en référence au Christ qui a donné sa vie pour chaque confessé. La paroisse, à vivre dans toute sa pluralité et non dans la singularité. Les batailles de clochers, à cesser immédiatement. La salutation sur le parvis de l'église, à la sortie de la messe dominicale, dans une coloration d'amour. Serrons-nous les uns contre les autres face à cette croix qui nous unit comme les enfants d'un même père, d'un même frère, sous l'ombre projetée de la miséricorde.
La visite familiale au tabernacle.Si les ouailles devaient gérer la paroisse en lieu et place des prêtres, le Seigneur nous l'aurait déjà fait savoir. Etre prêtre c'est une vocation où le ciel est majoritairement participatif. Etre paroissien c'est se conformer à cette grâce divine sur la paroisse. La salutation au tabernacle, bien avant de saluer les statues disséminées dans l'église. Dans l'église il ne faut ni juger, ni critiquer. Nos paroles doivent être des paroles charitables. Demeurer affectueux dans la fidélité et le dévouement à ses pairs. Essayer de passer chaque jour au tabernacle, il y a là des vertus dont on se dépossède trop facilement. Ne pas bousculer en tête de la procession pour être au plus près, fermer la marche et imaginer très fort ce qu'il y a devant. L'allégeance au ciel passe aussi par l'obéissance à l'évêque.
La force du ciel, dans l'obéissance à l'église.Dans les églises comme dans la prière, les yeux levés vers la voûte. Lors de la célébration de la messe, ne pas avoir un regard circulaire et critique mais avoir un regard convergeant vers le maître Autel. La communauté religieuse participe à cette amitié que le Christ a pour ses sœurs et ses frères, sur le chemin de l'apostolat. L'assiduité à la célébration de la messe. A la table du Seigneur qui peut le mieux nous écouter ? Aller à la messe à la rencontre du Christ et non pas pour le regard du voisin. L'église, la paroisse, la cure, le presbytère, ce sont des lieux familiers où proposer ses services dans un élan missionnaire. Chanter faux à la messe mais chanter pour son Seigneur, le métronome c'est notre cœur. La confession participe grandement à notre désir de changer. Elle est si forte et pourtant là, dans l'église, elle ne demande rien. Elle est venue à un rendez-vous d'amour. Nefs et transepts : marcher là où l'église se signe.
CHAPITRE 6
SPIRITUALITE
L'élévation spirituelle dissout progressivement la forme interrogative. L'ignorance et l'opulence donnent parfois du pouvoir sur les autres, la spiritualité et le dépouillement donnent du pouvoir sur soi même. C'est dans la sérénité que se révèle la présence pleine et entière du Seigneur. Il faut apprendre à s'affranchir de soi-même. Il aime le silence sur lui-même et sur les autres, ce silence qui les mène jusqu'au père. Des kilomètres de route et des chapelets heureux. Comment l'esprit peut-il s'élever lorsque celui-ci est sans cesse bridé par un sens critique particulièrement aiguisé. Notre Seigneur ne relève pas de cette permanence. La plus grande portée au ciel, sans les titres. Il écrit ce qu'il vit, il vit ce qu'il écrit. Il y a des toutes petites flammes qui parfois vacillent mais qui jamais ne s'éteignent.
Tout notre environnement n'est que la confirmation des choses. C'est dans le détachement que l'esprit se nourrit, lorsque l'humiliation n'est plus vécue comme telle. Agir sans cesse, prier sans cesse et il n'aura de cesse de nous aimer. Au détriment de soi-même et hop ! Un petit pas de danse au ciel. Quand la prière devient une léproserie pour la diffamation. Le rosaire, comme une seconde nature. Le quotidien est riche de situations diverses pour pouvoir valider sa prière. L'esprit porte plus loin que les jambes.Dilapider sans vergogne le nom de ses sœurs et de ses frères dans les couvents et dans les monastères. Rentrer dans le ciel comme on entre dans sa famille. C'est notre destin au ciel qui doit culminer chaque jour que Dieu nous accorde. Le pauvre qui prie avec un cœur riche est riche, le riche qui prie avec un cœur pauvre est riche. Dans la constance du Christ. La pensée perpétuelle du ciel, nous éloigne peu à peu de la médiocrité.
La sournoiserie et la médisance, même embryonnaires, désertifient l'Esprit. La force n'est pas dans la force. Il y a un pèlerinage dans le pèlerinage, le pèlerinage intérieur. Prier en qualité de filles et de fils légitimes. Mettre son sommeil en sommeil pour l'adoration nocturne.Il y a des cœurs qui sont touchés dans un état d'immense pauvreté et de dépouillement, loin de toutes théologies et de toutes chaires d'enseignement. La rencontre avec le Seigneur, c'est parfois un sentiment sur un égaré. Il est attiré par les cœurs qui aiment. Le sommeil des uns devient la veillée des autres. La prière ne doit pas devenir une contrainte. Nous devons choisir celle qui correspond à notre relation personnelle avec le Seigneur.
Si nous avons à cœur la salutation matinale, il faut certes se lever un peu plus tôt chaque jour. Un sentiment de dépouillement le pousse à prier la face contre le sol, dans l'inconfort, jusqu'au bout de la vérité, sans adjoindre un quelconque petit coussin d'appoint. Laisser aux autres cet élément de confort pour prier en toute simplicité ; le Seigneur ne transportait pas sa literie pour s'adresser à son père. Se remettre en question, c'est aussi creuser sa prière. Vouloir s'adjuger le Seigneur au détriment de ses sœurs et de ses frères, relève de la prière réparatrice.Certains trajets à pieds se font le temps d'un chapelet. Quelle belle pratique que la génuflexion. Demeurer avec toute sa sensibilité dans l'approche du Seigneur. Les mains jointes, dans une réelle authenticité.
Le Seigneur c'est la porte, l'Esprit Saint c'est la clef. Etre des serruriers dans sa vie spirituelle. Laisser lever le siège de son cœur et accueillir le Seigneur du château. Ne posséder aucune marque dans son style de vie, sinon la marque du Seigneur. Jérusalem : capitale du ciel. La foi ce n'est pas une mécanique à mettre en place, c'est un élan perpétuel du cœur. La véritable pénitence s'effectue dans le cœur, l'esprit en confession.L'esprit Saint : laisser le œuvrer en toutes choses. Il met en marche des femmes et des hommes.
Il faut sans cesse se libérer l'esprit pour lui laisser toute la place, au Seigneur. Vous voyez Dieu partout ! Prier pour la personne qui prononce cela car celle-ci a des excès d'une toute autre nature, là où cet état sera permanent dans les cieux. L'esprit ne peut pas s'élever dans l'opulence. Les groupes des jeunes vocations, un concentré de grâces. Les prières d'intercession sont à l'unisson du Christ, protecteur en tous points. A genoux devant la croix avec tous les laissés pour compte. Regarder autour de soi pour porter cette vision vers le ciel. Avec les grâces il y a aussi la souffrance, ces deux là sont indissociables.
La nuit est propice au ciel.La bénédiction du père, c'est l'élévation de l'esprit par la magnificence du père même. La rencontre avec le Christ, un sentiment parfois sur un égaré. Nous sommes tous des petits bouts de Dieu, ne perdons aucune pièce lors du montage du puzzle. L'obéissance et la patience sont deux grandes vertus. En Christ sans aucun autre mélange de quelque nature que ce soit. Vous cherchez le Seigneur ? Il n'est pas au château, vous le trouverez au village. Tout au long de la journée se poser la bonne question : où est ma prière ? Mettre des sandales à sa pensée. Ils disent connaître et aimer le Christ mais ils ne font pas attention. Prier au pluriel.
Aimer le Christ c'est aussi se sentir pécheur lorsque nous levons les yeux vers lui. Il a sa place, privilégiée. Peux-tu venir prier avec moi, avec nous ? Comme c'est beau. Nous ne pesons plus rien, c'est l'adoration Eucharistique. Il n'attend pas de nous du cérémonial à outrance mais un dépouillement continuel. La prière ne doit pas devenir une contrainte, choisir celle qui correspond le plus à notre relation personnelle avec le Seigneur. Toutes les prières liées à la passion du Christ sont d'une valeur infinie. Na pas prier en faisant du forcing, on ne contraint pas le Seigneur. Demander le courage des rois mages et des bergers, dans l'adoration à Jésus.
La foi ce n'est pas sa petite cuisine personnelle avec de l'autosatisfaction au bout. Prendre la nuit, avec nous, celui qui se dit invité. Etre riche de son appartenance à la maison du Père.
Demeurer dans cette alliance où nous étions libres d'être ou de ne pas être avec lui. Le Seigneur nous a donné une totale liberté, a chacun son rendu dans la lumière du Christ. Le Golgotha, et nous survivrons à nos petites misères. A la haine, opposer la prière silencieuse, à genoux devant le maître. Se jeter même brisé aux pieds du seigneur, sans sécher ses larmes. Se relever jusqu'à la prochaine fois. Demander chaque jour au Seigneur d'aimer et d'aimer encore, tout sera plus doux jusque dans les larmes.Tout cela est possible parce qu'il a levé les yeux, même couvert de boue, vers lui. Prier et prier encore pour ne rien laisser passer d'insidieux. Le cœur du Christ, jusque dans nos brisures. Plus fort que la haine, la compassion.
Certains chemins ne sont définissables que par le ciel. Demeurer à l'école du ciel, à l'école du cœur. Les choix du Seigneur en déroutent encore plus d'un. Ils savent tout, prions. La prescription du Christ, avant de reprendre le ciel. Quel joli verbe que ‘'égrener''. L'esprit Saint, l'ouverture à toutes choses. Il prend peu de place, le chapelet.Recevoir implique un devoir d'amour. Sans aucun protocole jette toi au cou du Seigneur. Le Christ ne se conjugue jamais à l'imparfait.
Laisser libre cours à tout sous couvert de la miséricorde, c'est comme vouloir la promise sans les sentiments. Appartenir au Christ c'est le trésor intérieur. La pensée affectueuse, les paroles de réconfort, les gestes de partage, le bon comportement, ne sont que la redistribution partielle de cette richesse. Si la petitesse noyait notre cœur, nous vivrions mieux les choix du Seigneur. A l'argent préférons l'or qu' est le Christ. Puiser dans son cœur une pensée pour le Seigneur. Nous avons tous reçu une très grande liberté, certains l'ont déjà rendu au Seigneur. Il est préférable d'avoir un cœur brisé confié au Seigneur que d'avoir une bouche aiguisée.
La vérité ne sort jamais dans le jugement, laisser faire le ciel, sans empressement. Se détacher du bruit et rentrer dans le silence. La fluidité en toutes choses, c'est le lit du ciel. Dans l'enseignement du Christ, avant d'aborder les virages et les côtes. Déposer ses victoires aux pieds du Seigneur, c'est la reconnaissance ; déposer ses défaites aux pieds du Seigneur, c'est la confiance. La vérité est dans le calme et la sérénité. Demeurer petit pour être plus visible aux yeux du Seigneur. Laisser les superlatifs au Seigneur. Le Seigneur n'a besoin de personne pour aimer chacun d'entre nous ; la pensée des autres demeure cependant à l'unisson du Christ. La prière est un sentiment très fort qui s'exprime parfois jusque dans les gestes.
CHAPITRE 7
SOUFFRANCE - PAUVRETE
Un enfant africain de trois ans qui meurt à genoux, la tête en avant posée à même le sol, un vautour posé à deux mètres derrière lui et qui attend la fin : l'Abbé Pierre, l'église de Dieu. Les pauvres ne feront recettes qu'aux Cieux. Ceux qui les éconduisent chaque jour n'ont pas conscience de la portée à venir des choses. Le tabernacle, au secret des plus grandes souffrances. Il est tailladé de partout, laissant à jamais la hache aux autres. L'orgueil rend la personne imperméable aux autres. L'existence se chargera cependant de lui rendre cette perméabilité pour tout ou partie. Dans une salutation non sélective à l'égard de ses sœurs et de ses frères, cela comprend aussi ceux qui ne vous sont pas acquis. Face aux vents contraires, dans l'érosion de nos péchés.Qui subit, s'unit. Il y a une différence plus que notable entre s'imaginer la pauvreté et vivre la pauvreté. Les foyers d'accueil, un lieu où l'on conduit les éconduits.
Un état de pauvreté qui nous anime parfois aujourd'hui. Sans les loups, en surnombre, les brebis ne pourraient se révéler. Une grande partie de l'humanité fait sans leurs sœurs et sans leurs frères. Une partie de l'humanité fait sang de leurs sœurs et sang de leurs frères. L'humiliation catapulte l'humilié vers le consolateur : le Christ. Il y a des sorties d'hôpitaux qui vous brouillent les mauvaises pistes pour vous faire retrouver le bon chemin. La fraternité retrouve parfois tout son rayonnement face à un diagnostique. Pourquoi aimes-tu tant les pauvres ? Je vous demande mon père, l'aumône de votre réponse.Tous ses copains d'enfance ont effectué pour la plupart des belles carrières. Lui, sa vie a été empreinte d'une grande carrière… de pierres. Il a reçu, contre le cours des événements , un accessit au Ciel.
Il faut parfois des blessures au bonheur pour pouvoir apprécier les joies toutes simples. Etre des ébréchés pour être à la colle du Seigneur. Au milieu de la fête et des réjouissances, que notre pensée demeure intacte pour tous les désespérés. Ce n'est pas tant le coup reçu sur la main que le fait de voir celle-ci se redéployer à nouveau qui est surprenant. Les larmes sont l'expression du cœur. Les puissants, les riches et leurs fortunes sont des marchepieds pour les pauvres et les désespérés qui détiennent chacun un accessit au Christ. Le souffle de Dieu jusque dans le caniveau, là où ils sont tombés. Ceux qui sont tout aux pauvres, vivent dans la récidive au Christ.Voir les lumières de la ville autrement que comme touriste vous reconditionne une femme et un homme, absents de toutes les boîtes aux lettres. Les blessures du jour sont les larmes de la nuit.
Elles sont parfois audibles, les hémorragies. Les pauvres de la rue sont à la soupe populaire, ils ne sont pas conviés au grand banquet des hommes. Un jour, ils quitteront l'arrière salle pour se retrouver au plus près du Christ. Tous les jours il y a des assassinats qui sont perpétrés dans notre proximité. Les témoins ne se manifestent pas, dans la répétition des choses. Il nous a donné un cœur d'enfant et nos sentiments nous conduisent chaque jour vers les lions. A chaque souffrance, à chaque déception, nous nous unissons un peu plus à lui, notre vision plus forte que notre douleur. Que le regard posé sur les pauvres et les nécessiteux soit un peu plus ridé.
Héberger les pauvres et les nécessiteux, en attendant que le discours descende dans la rue pour relayer des initiatives individuelles.Plier les genoux jusqu'à l'atteindre dans son souffle et là, se presser contre lui avec énergie ; le laisser nous conter à l'oreille une histoire où son prénom est attaché au notre et à celui de notre maman du ciel. Se balancer avec lui et entremêler les traverses communes, telle une chaloupe échouée encore assujettie. Le pauvre dans la rue. Avoir beaucoup d'amour pour ne pas sentir les amputations. Briser son cœur sur l'écueil de la misère. Que le Seigneur nous laisse nous dissoudre à l'écoute des déchirures. Aimer les pauvres avec la même ferveur qu'à la messe, plonger avec le Christ. Les pauvres, qu'ils puissent être soignés, hébergés et nourris. Déposer chaque jour au plus vite aux pieds du Seigneur ce poids immense qu'est l'injustice. La nuit est propice au ciel. Le mendiant dans la rue, c'est le cœur même du Seigneur.
Leurs portes sont toujours ouvertes, des matelas et des nattes sont rangés là, en cas de besoin. Le congélateur a été rempli à l'occasion des dernières promotions. Ils vont et ils viennent, ceux qui connaissent par trop la voûte étoilée. Ceux qui les accueillent parfois, les familles chrétiennes. Ils sont suspendus à son cou, les malheureux. La douleur ce n'est pas le manque de moyens, c'est l'absence d'amour d'autrui. Les dignitaires sont au premier rang lors des grandes fêtes chrétiennes. Se retourner pour voir le pauvre dans l'entrebâillement de la porte. Ils sont dits handicapés et pourtant ils nous relèvent ; ils ne peuvent pas utiliser le langage des hommes et pourtant ils parlent à notre cœur. La souffrance développe une autre relation avec le Seigneur. Le mendiant dans la rue, c'est le cœur même du Seigneur. Petites souffrances, grandes souffrances, le Christ est sans mesure.
CHAPITRE 8
LA FAMILLE
Il avance dans la vie la tête haute et le torse droit, rien ne lui fait peur, il est prêt à en découdre à tout moment et avec qui veut l'entendre. Il est l'aîné de la fratrie et puis et puis… il a fait le déplacement en ce jour, à la demande de sa mère qui a tant blanchi. Ils sont tous venus pour le grand jour, la famille, les amis, les autres. Sa mère lui avait dit avec insistance : ‘'Serge ! J'aimerais tant que tu sois avec nous pour une fois''. Il est arrivé un peu en retard comme à son habitude. Il s'est fait violence pour venir, prenant bien soin cependant de ne pas prendre place sur le banc familial. De toute façon avec sa haute stature il pourra tout voir depuis le fond. Il a dû le chercher le petit frangin avant de pouvoir enfin l'apercevoir là, allongé sur le sol, les bras en Croix, prononçant ces mots. Ces mots même dilués qu'il disait déjà enfant à lui Serge, le héros de toujours, lorsqu'il tenait secrètement le petit dernier dans ses bras. Ebahi le grand frère a regardé en direction du banc familial pour voir sa mère qui s'était retournée, cherchant quelque chose ou quelqu'un derrière elle, en écho aux vœux perpétuels.
Au déversoir de toutes ces belles familles. Certains montent parfois des hautes murailles pour protéger leurs familles, mais le danger vient parfois du châtelain. Le ciel vit aux rythmes des familles. Un bon père c'est celui qui ne laisse pas tout faire à ses enfants. Ils sont vulnérables, fragiles et ils sont au crépuscule de leur vie. Ils sont vulnérables, fragiles et ils sont à l‘aube d'une vie; grands-pères et petits fils dans une tendresse commune. Les déshabiller, leur montrer toute notre affection, notre tendresse et notre douceur, à travers les gestes et les soins que nous leur prodiguons ; être un beau souvenir au crépuscule de leur vie. Il ont tant besoin de nous : notre mère, notre père. Etre dépouillé comme un prêtre et doux comme un père de famille.
CHAPITRE 9
SAINT FRANCOIS D'ASSISE
C'est quoi la ‘'Joie Parfaite '' enseignée par Saint François d'Assise ? C'est un chemin de Sainteté, un chemin difficile. C'est celui de se vaincre soi-même et d'endurer volontiers pour l'amour du Christ, les peines, les injures, les opprobres et les incommodités. C'est dans la Croix de la tribulation et de l'affliction que nous pouvons nous glorifier, parce que cela est à nous. Dans tous les autres dons de Dieu, nous ne pouvons pas nous glorifier car ils ne sont pas de nous mais de Dieu.
Saint François d'Assise a posé sa tête contre son évêque. Dans la récidive, que notre affection pour notre évêque nourrisse notre foi. Songer à Saint François d'Assise se retirant tandis qu'il confiait la direction de l'ordre au frère Elias de Cortone. Que ce sentiment de l'instant nous anime et nous attache à celui qui était de droitDivin. Saint François d'Assise : son cœur était tout aux pauvres, les pauvres étaient tous à son cœur. Saint François d'Assise aimait ses frères jusque dans ses bras, c'est une grâce qui n'a d'autre origine que le Christ. Saint François d'Assise fraternel en tous points, au-delà des mots, jusque dans les gestes. Saint François d'Assise était plus souvent dans la rue qu'à déambuler dans les bibliothèques. Il était proche des pauvres physiquement. C'est une grande grâce que d'être versé dans la famille franciscaine, gardienne de tous les lieux saints.
CHAPITRE 10
LA SAINTE FAMILLE
La Sainte famille ! Rien ne leur a été épargné. Nazareth : intimité, beauté des mains, douceur des visages, silhouettes aimées, bonheur partagé. Notre Dame de la Trinité , la plus belle dans son appellation. La Sainte vierge Marie : maman ! Avec les lettres qui forment le prénom de Marie nous pouvons reconstituer le mot aimer La simplicité de Marie fait défaut aux femmes et aux hommes. La maman de Jésus et toutes ces saintes,religieuses et religieux de Jésus. Au plus près de la source, notre Dame de l'Eucharistie. Notre Dame de Lourdes, notre Dame de Fatima, notre Dame de Bethléem, notre Dame de Nazareth, notre Dame du Golgotha.
CHAPITRE 11
LA VIE AU QUOTIDIEN
Il est plus facile au pauvre d'être riche, qu'au riche d'être pauvre, nous parlons là de sentiments. Les choses simples sont souvent les plus difficiles à comprendre et à appliquer. Une seule et grande victoire, sur soi même. Ils opposent parfois aux enfants leur manque d'imagination, les adultes. Lorsque l'esprit reflète l'état physique d'hier, le vagabondage. Après le grand départ, il y a parfois des mégalomanies qui perdurent jusque sur la concession (au cimetière).
Avancer dans la vie tel un mammouth, cet état écrase aussi de belles choses. Chacun doit essayer de jouer au mieux sa partition dans l'immense récital du ciel. La graine est souterraine bien avant la floraison.
La véritable force est toujours passée sous silence, le quotidien est héroïque pour bien des anonymes.
La nature est merveilleuse de bonnes définitions. Observons par exemple dans la tempête, le chêne droit et fort et un peu plus loin le roseau fragile qui se plie et qui se dégage pourtant de tout. Le déracinement de l'un des deux est parfois plus que surprenant. Vous habitez loin de votre travail ? Mon père, je suis à un chapelet de notre domicile et avec les embouteillages je double gracieusement la prière. Face à la violence et à la désertification qu'entraîne celle-ci, il y a parfois des oasis. C'est peu croyable ce que l'esprit peut atteindre, dès lors que celui-ci échappe au phénomène de yoyo. Le pouvoir d'achat, le pouvoir de rachat : deux choses biens distinctes. Les plus beaux souvenirs de voyage sont ceux que l'on rapporte dans son cœur. Ceux-ci, bien que prenant beaucoup de place, n'ont pas besoin d'être dépoussiérés. La plus grande imagination ne peut se bronzer du vécu. Ils sont tous venus pour la commémoration. Ils sont tous là devant le monument aux morts. Une délégation régionale constituée de militaires en activité, arborant une multitude de décorations accrochées à des torses bombés, a été dépêchée pour la cérémonie. Au bout de la rangée des officiels, il y a là discret, légèrement en retrait, un vieil homme portant un costume gris banal, rongé par le temps. Il semble ému là debout auprès de Monsieur le Curé. C' est Joseph, il est de notre village, c'est un héros de la résistance. Lorsque l'on parle de planter, il s'agit des fleurs et non pas de ses sœurs et de ses frères, dans la vie.
La musique c'est l'art des sons doux à l'oreille.
Pierre, Paul, Jacques, Marie, Anne …faisons un bon usage de nos prénoms respectifs, dans notre quotidien. Constater ce n'est pas juger. Ne pas attendre que les autres nous définissent pour pouvoir prendre notre envol. Il y a des fleurs qui poussent jusque sur le fumier.Les lapsus sont parfois l'expression verbale d'une pensée profonde. Aucun édifice, si beau soit-il, ne pourra rivaliser avec l'édification des femmes et des hommes.
Les bancs publics, ils sont riches d'enseignement. Lorsque tout va bien c'est grâce à soi, lorsque tout va mal c'est la faute au bon Dieu. Cet état relève de l'entretien quotidien du meurtrier des hommes et les intéressés n'y voient que du feu. La vérité a le mérite d'être claire. Etre des autres, en toutes circonstances. Le péché demeure le péché. Cependant la gourmandise est de plume et l'hypocrisie est de plomb. L'amour se construit au fil du temps et les épreuves liées à l'existence, petites ou grandes, doivent être franchies avec beaucoup d'humilité, dans le respect des uns et des autres. La suspicion, la méfiance, sont d'autant plus fortes que les choses en face sont simples. L'éducation du ciel ne se fait pas que dans les livres. Le Seigneur n'aime pas que l'on abîme les femmes et les hommes. Lorsque je regarde ces femmes et ces hommes, je te demande Seigneur encore un tout petit peu de temps pour pouvoir aimer leurs vies. Non ! Le bonheur ne peut pas se construire en quelques minutes, le malheur, oui. Il ne faut pas être des ténors de la consommation, ce ne sont pas toutes ces acquisitions qui nous établissent dans le ciel.
Nous ne pouvons écrire fort que ce que nous vivons fort.
Ne rien changer à votre quotidien courant et au courant de votre quotidien. Il y a des riches qui sont très pauvres et il y a des pauvres qui sont très riches. Dans les deux cas ils ne connaissent pas respectivement, leur infortune et leur fortune. Ils continuent cependant à accumuler tout au long de leurs vies pour une inversion des choses au ciel. Le talent parfois là où d'autres forcent dans l'apprentissage. Les livres ne suffisent pas toujours à leur rendre leur émotion, la vie est aussi ailleurs. Travailler à l'unification des titres : paroles et gestes. La vue, l'ouie, l'odorat, le toucher, le goût, sont cinq sens qui mettent en éveil le mot amour ; l'esprit ne suffit pas dans le vaste champ des fleurs. Il ne faut pas transformer un feu de camp en un feu de pinède. Tout ne s'apprend pas, il y a des choses innées. Ne pas ériger son travail à la maison mais sa famille. Au portable, au téléphone, il faut opposer l'écriture de temps en temps.
Avoir aujourd'hui une sensibilité aiguë construite sur le passé et élevée pour l'avenir. A chacun son authenticité, sous le regard du maître.Il faut lire, comprendre et agir, avec toute l'étendue du cœur. Aux grands mots les grands gestes. Etre simple, comme soi-même. Vivre sa vie sans partage c'est se menotter. Ralentir son pas et prendre le temps de voir défiler les êtres et les choses. La salutation sera grandement facilitée par ce nouveau rythme. Avant de se plaindre, il faut essayer de faire appel à sa mémoire.
Il faut toujours tendre vers ce qui est difficile à notre éducation, à nos aspirations, à nos convictions, à notre mode de vie, à notre tranquillité, à notre confort.
Rien ne doit nous répugner car notre Seigneur se trouve souvent là où on ne l'attend pas. Il est le visage du pestiféré, du rejeté, de celui dont on dit qu'il est fou.
La haine et l'amour n'ont pas les mêmes vertus. S'entourer plus de pauvres et de malades que de livres. Il y a les autoroutes, les nationales, les départementales, les communales, les vicinales, les chemins de muletiers et les chemins de traverses ; le Christ est de tous les parcours, voire là où on ne l'attend pas.
Il y a parfois aux créneaux des châteaux forts, des visages familiers qui vous jettent une corde immense pour vous aider à franchir l'infranchissable. Ne pas être que surpris. Aimer les belles histoires de nos aînés. L'excès de prudence ne conduit pas à l'amour. Ne jamais se dévaloriser car nous sommes un trésor pour le Christ. Il n'y a pas de personnes âgées mais une jeunesse à jamais qui s'en retourne.
CHAPITRE 12
LES RELIGIEUSES – LES MOINES – LES PRETRES
L'Abbé Pierre parfois Sanguin pour les Sans Gain, par Foi. Il émettait sans cesse pour les émiettés de la vie. Il relevait les femmes et les hommes là où il relevait lui-même du Ciel. Marie, l'Enfant Roi et Joseph ont été des ‘'mal logés' ' , il en a fait un creuset sa vie durant. Nos sœurs religieuses, ce n'est pas un mariage de dupe. Les religieuses, une histoire un cran au-dessus. Lorsque le prêtre élève l'Eucharistie, l'église ne possède plus de mur, plus de toit, seule subsiste cette lumière qui éclaire toutes nos nuits. La vocation sacerdotale, un appel du Christ. Aimer le Seigneur comme les ‘'religieuses'' aiment le Seigneur. Il est aussi l'époux de notre âme. Les petites religieuses, un trésor pour la pensée, une certitude dans l'amour. Nos petites sœurs religieuses, le nivellement par le haut.
Franciscaines, carmélites, dominicains… cette pâleur soudaine portée jusque sur la croix, lors de la prière. Mon père la voiture doit être soumise à rude épreuve sur les pistes lors de vos tournées en brousse ! Le père malgache quelque peu confus : ‘'Mais nous n'avons pas de véhicule Pierre !''. Sans me décontenancer pour autant : ‘'Alors mon père c'est la moto qui consomme peu''. Et le père de rétorquer : ‘'Pas de moto non plus, Pierre''. Quelque peu déboussolé je balbutie : ‘'Le vélo, mon Père ? ‘'. Et le vicaire de me montrer ses chaussures ventilées de toute part. Chez les religieuses du Carmel, pour y ramasser de la poussière d'étoile. Aimer tous ces petits curés. Ah ! Le graphique des paroisses, là où notre cœur joue régulièrement de l'orgue. Avec mes sœurs religieuses malgaches, loin de notre pays, pour renforcer les rangs et l'errant à la Réunion. Les prêtres sont de simples hommes mais n'oublions jamais cependant que chaque vocation sacerdotale est un appel de Dieu. Les religieuses et les moines, une partition du Ciel. Les couvents, les monastères sont des lieux sacrés où l'âme s'élève. Les religieuses ont bien souvent des prénoms composés, mais quelle composition !
Le Carmel, de l'altitude, de l'attitude, une adresse du ciel sur la terre.
Il faut les visualiser mentalement dans leurs postures, au moment de la prière communautaire. Les petites sœurs du Carmel, des bijoux dans leur écrin. Lors d'une accolade au curé : ‘'Mon père ! Il faut bien que le ciel transpire''. Nos petites sœurs religieuses du Carmel, l'uniformité du Seigneur. La prière des contemplatifs est bienfaitrice pour l'humanité. Les matines avec les religieuses au couvent, c'est un bout de ciel sur terre. Les religieuses et les prêtres sont les derniers bastions à la férocité de l'innommable. Prier pour les vocations et demander au Seigneur de venir prendre dans les familles, les enfants, pour en faire des religieuses et des prêtres. L'amour du Seigneur pour les religieuses et les prêtres, c'est un amour au-dessus de tout soupçon. Les prêtres sont les formules 1 du ciel ; certains ont le moteur FERRARI et d'autres ont le nouveau moteur RENAULT. L'amour pour nos frères prêtres, nous le prolongeons parfois avec le sacristain, les servants d'autel, la cuisinière, le jardinier, la repasseuse…
Les religieuses et les prêtres sont à pointer au cœur dans l'obéissance.
Ces soutanes et ces aubes sont indissociables de la vérité proclamée. Etre révérencieux devant les révérants des cieux. Toutes ces religieuses et religieux qui se courbent , en totale allégeance au Divin. Les religieuses et les prêtres, responsables d'amour. Il y a des prêtres à surveiller de très près pour débordement perpétuel d'amour, ils sont merveilleux d'authenticité. Elles prononcent leurs vœux perpétuels pour un amour possible et entier. Nous les aimons nos grands théologiens et nos petits frères des pauvres, les missionnaires. Prier pour avoir en surnombre les seconds. Il observe fraternellement les visages des sœurs franciscaines et il songe là à une bonne définition visuelle de l'expression : ‘'Que la paix du Seigneur soit avec vous''. Les moines dans les monastères et les religieuses dans les couvents nous relèvent spirituellement, rehaussant le niveau général. A la ferveur du Carmel, à la faveur du Carmel. Il a prêté son logement aux pauvres et il a dormi dans une toile de tente plantée là à même le gazon : Monsieur le Curé. Les pères missionnaires l'ont tous à portée de la main : le livre de la vie. Visiter les monastères, les couvents, les abbayes, pour grandir encore dans sa foi.
Il y a des trésors comme les matines des unes et les homélies des autres. La prière des contemplatifs est bénéfique pour l'humanité. Saluer nos sœurs religieuses et nos frères prêtres dans le rappel des choses et dans notre montée. Ah ! Nos frères Franciscains, ah ! Nos sœurs Franciscaines, ils et elles ont en commun quelque chose de François, cette racine qui est la pauvreté. Il y a des prêtres qui ont une douceur d'accueil jusque sur le répondeur de la paroisse. Les petits curés c'est un bout de ciel sur la terre.
CHAPITRE 13
LES ANGES
Saluer chaque matin les anges gardiens des paroisses et des diocèses. Les anges regardent les femmes et les hommes dans ce qu'ils ont de plus précieux : l'Eucharistie. L'absence totale de compassion ne relève pas du cri de l'ange. Prier les anges gardiens des diocèses et des paroisses. Ne pas le négliger, notre ange gardien. Il y a aussi des anges sur la terre.
CHAPITRE 14
L'APOSTOLAT
Cette imagination amoureuse qui nous permet de nous projeter dans l'avenir, sans cesse tournés vers les autres. Ils essayent de se colorer des autres, dans des situations providentielles ou improvisées voire parfois cocasses. Ils se forgent des anonymes ,dans un élan fraternel. Le Seigneur leur a donné un nom, loin de toute timidité qui entraverait leurs rencontres. L'emploi du temps devient pour certains l'emploi du ciel. Une maman réunionnaise, un prête missionnaire, tous les deux dans le plein amour. Des journées parfois éprouvantes pour des nuits totalement acquises là, aux pieds du Seigneur. Ne jamais s'excuser pour les talents du ciel.
Faire sa route sous le regard du Christ et non pas sous celui des hommes. Que nos élans nous transportent en tout et partout. Etre des relais fiables et courageux, pour le Seigneur. Mais si, mais si madame, ils sont nombreux les frères et les soeurs du Seigneur qui, dans l'apostolat, vivent une fraternité authentique, par les mots, par les gestes et dans l'action. Seulement je vous le concède bien volontiers, ceux-ci sont quelque peu disséminés de par le monde. Ils connaissaient les écritures et ils ont formé un noyau dur contre le Christ. Les sœurs et les frères du Seigneur qui se livrent dans l'amour, avancent sur le chemin des muletiers.
La nature humaine c'est un sacré chemin, c'est un chemin sacré, dans l'apostolat. Entreprendre chaque jour pour les autres, pour l'honneur de la maison à laquelle nous appartenons désormais : celle du Père. Comme elles sont merveilleuses ces femmes rencontrées dans l'apostolat. Elles ont été les premières à qui le mystère de la résurrection a été révélé. Avoir la grâce de pouvoir œuvrer dans la rue. Louer le Seigneur pour une telle mesure. Les temps sont difficiles pour les apôtres.
Les révélations de notre Seigneur à des âmes choisies, sont des annexes aux évangiles. L'église béatifie parfois ces femmes et ces hommes. Il ne faut pas parler des sœurs et des frères du Christ qui cheminent dans l'apostolat, mais parler avec eux. Le pécheur doit se mettre en route car la légitimité ne vient pas des hommes mais du Seigneur. Le meurtrier des hommes n'aime pas, mais n'aime pas du tout les frères du Christ. Il les combat férocement dans tous les domaines, jusque dans l'accueil qui leur est réservé. Il ne faut pas avancer dans l'apostolat en 4X4 tout terrain mais avec la brouette à la main.
Toucher dans l'apostolat le cœur des femmes et des hommes, sans jamais chercher à les couper de leurs racines. On ne transplante pas ainsi des jolies fleurs en terre nouvelle. Le Christ était un homme en marche. Il demeurait sans cesse au contact des ses sœurs et de ses frères, agissant en permanence. Partager avec lui toutes ses visites. L'agenda du ciel, c'est la providence.L'inconfort, le confort, se rappeler les choix du Seigneur, dans l'apostolat. L'apostolat n'est pas soumis aux règles de salon. Prendre la route, visiter ses sœurs et ses frères, le consolateur viendra même si c‘est plus tard. Chanter le beau chant d'amour pour être porté sur les ailes des anges. Il n'y a pas de crème pour la surexposition dans l'apostolat, le baume c'est le Christ. La reconnaissance au Christ ? C'est le vivre partout, en tous lieux et en toutes circonstances voire parfois sur des terres inhospitalières. Ne pas craindre de prendre l'eau dans l'apostolat. Notre bouée, le Seigneur.
CHAPITRE 15
LES FAIBLESSES HUMAINES
Le plus gros travail au quotidien ne consiste pas à surveiller les autres mais à se surveiller soi-même. Il y a même des silences qui éduquent. Attention à la surexposition à l'orgueil. Il y a des regards qui trahissent la prière. Cela fait du bien d'être dépossédé de temps en temps de ses faiblesses par le Seigneur. Ne pas batailler pour notre place de parking qui a été empruntée provisoirement par un autre. Demeurer par contre vigilant pour notre place au ciel, car celle-ci sera permanente. La rigidité, la souplesse, en opposition dans leurs définitions et dans nos vies. Se livrer à la bonne conduite. La blessure d'orgueil ce n'est pas une blessure, c'est une plaie d'une toute autre nature. A vouloir sans cesse s'asseoir sur des trônes, on se détrône. L'hypocrisie est terriblement efficace, pour un effondrement annoncé. Aux erreurs sur nous-même, ne pas rajouter les erreurs sur les autres. La foi dans l'action et dans la mise en œuvre des choses. Avouer que l'on a tort c'est prouver avec modestie que l'on est devenu raisonnable. Ne pas diluer son énergie en critiques diverses mais demeurer tout simplement responsable. Il ne faut jamais être à vide, il ne faut jamais être avide. Ils sont redoutables, jusque dans l'immobilisme.
Il y a des natures qui dénaturent.
L'homme disait qu'il prendrait soin d'elle, qu'il tenait à elle tant il la trouvait belle, il parlait de sa voiture. La contrainte, c'est de se contraindre soi-même.Les biens pensants, ils dénaturent parfois la Miséricorde du Christ. Le péché dans la récidive constante, consentante et en toute connaissance de cause, défigure le visage du christ par sa laideur. La faute peut être aussi dans un regard soi-disant avisé. L'hypocrisie ne doit pas être une marque déposée. La nature nous restitue nos propres déviances. Se fortifier au détriment des autres relève du garrot. Ne jamais cesser d'être vigilant à l'égard de soi-même. Ne pas rajouter de la faiblesse à la faiblesse.
Il faut s'abstenir de préméditer la miséricorde du Christ avant de faire un mauvais coup. Nous exercer sur nous-même avant de vouloir nous exercer sur les autres. Nous avons encore tant de chemin à faire pour nous améliorer.Pour se rapprocher du cœur de notre Seigneur, l'égoïsme n'est pas le chemin le plus court. Chaque jour il faut essayer de s'arracher à soi-même. De notre aptitude à pouvoir nous remettre en question, dépend parfois le bonheur de nos familles et notre propre bonheur. Cesser de s'accorder du temps avant d'effectuer ses réparations humaines. L'orgueil est une arme redoutable, jusque sur son propre utilisateur. Se mesurer qu'à soi-même. Il faut apprendre à connaître pour pouvoir réviser son jugement. L'hypocrisie se conjugue à l'imparfait. Etre généreux avec soi-même pour pouvoir l'être avec les autres.
Il y a des choses à taire ailleurs que dans des conversations. Tout manquement à la charité c'est comme trouer la pupille de Dieu. Ils sont tous là les notables, les théologiens, l'histoire recommence. Que le ciel nous ampute de la grossièreté des choses. L'orgueil, c'est de la dynamite pour faire sauter le plus beau des édifices : soi-même. Vouloir sans cesse posséder matériellement avili. Le meurtrier des hommes fauche dans des immenses champs de liberté. Museler sa bouche parfois sans jamais museler son cœur. L'hypocrisie et la suffisance ont encore de beaux jours devant elles, de la Croix elles en sont stériles.Si nous dépensions la même énergie pour l'amour, la médiocrité trouverait là quelques résistances. Il faut lier sa langue là où celles des autres se délient trop facilement.
Etre doux avec soi-même.
La colère est dévastatrice, elle nous coupe de toute réalité. Trop parler dilue la réflexion. C'est une grande force d'amour que de ne pas surenchérir. Ce n'est pas prendre le chemin le plus court que d'être matérialiste. Se faire violence pour ne pas l'être avec les autres, violent. Notre langue peut être un instrument de paix ou une arme redoutable. Un mauvais regard et tout peut être remis à plat. Chercher plus à se dépasser qu'à dépasser les autres.La laideur relève parfois de l'inobservation de soi-même. La critique doit être la plus courte possible, à défaut d'absence. Ne pas être répétitif est salvateur. Un regard critique, un cœur manquant d'une générosité spontanée, une mauvaise pensée et nous nous trahissons nous-mêmes. Notre orgueil et notre susceptibilité sont les fers de lance du meurtrier des hommes. L'orgueil et la susceptibilité font souvent violence aux bonnes dispositions. La manquement à la charité, ne pas être deux à souffrir. Etre rebelle en toutes occasions disperse les énergies. Ecouter sa mère avant que notre propre fils ne le fasse pour nous. Notre cellule, c'est parfois nous-même.
CHAPITRE 16
LE CHRETIEN
L'agacement gommé c'est le baromètre de notre foi. Plus de cran catholique que d'écran cathodique. Ses talons aiguilles retentissent sur le carrelage de l'église. Sa tenue excentrique et son maquillage accentué sont sans équivoque pour les bonnes dames patronnesses qui la connaissent, la prostituée encore elle. Elle s'appelle Emma, c'est la petite sœur du Crucifié . Toute la journée il court pour cette nuit, pour cet instant, où il pourra encore se montrer vaincu devant le maître. Même lorsqu'il découpe l'image au-dessus du nom du Saint, il ne jette rien. Qu'est-ce qui préserve ces montages de la poubelle ? Un sentiment. Ils ne s'enivrent pas de colère, ils tiennent loin d'eux toutes les médisances, ils réfutent toutes comparaisons négatives. Ils essayent de demeurer pour ce visiteur de tous les instants, dans la paix. Odieux ! Non. Oh, Dieu ! Oui.
L'aumône se défait de la méfiance. Qui n'a pas dit une seule fois dans sa vie : ‘'Oh ! Mon Dieu''. C'était sans nul doute le cri du cœur. Afficher notre différence dans la charité et non pas notre indifférence. Il ne faut pas être des chrétiens de manière mécanique mais demeurer dans l'élan du cœur, dans cette belle répétition des choses et non pas dans une récitation dénuée d'âme. Ne pas aimer ses sœurs et ses frères, c'est cela l'enfer. Ils réalisent avec leurs mains, ils réalisent avec leurs têtes, ils réalisent aussi avec leurs cœurs. Ils lavent les malades, ils prennent les pauvres dans leurs bras, ils visitent les personnes âgées, et pourtant ce n'est pas là leur plus grand mérite. Leur plus grand mérite, ce sont les leçons de morale qu'ils absorbent avec une très grande douceur. Il dit qu'il est un désert pour lui-même et pourtant il ne cesse d'être une oasis pour les autres.
Avoir mal aux autres relève de l'état du ciel. La pratique sans la pratique, c'est pratique. Nous ne devons jamais être de cet emploi là. Le calme, la sérénité, l'absence de jugement, c'est la traçabilité du Seigneur. Etre Chrétien c'est une manière d'être, un état d'esprit, un comportement au quotidien. Evangéliser aussi en donnant l'exemple. Si nous sommes sollicités pour donner un conseil, nous devons le faire autant que possible dans la sérénité et avec le souci de vouloir mettre en exergue le partage,l'indulgence et le pardon. Voir un bout de vérité dans chacune de ses sœurs et chacun de ses frères ; prendre le chemin de la prière conjointement avec les autres communautés, éprouver des sentiments qui brisent notre propre volonté, c'est là un début de germination.
Vivre dépouillé c'est aussi vivre le Christ, un cran au- dessus.
Arborer le Christ dans son cœur, sans alourdir ainsi sa chaîne en or.Les bonnes intentions doivent trouver leurs œuvres. Vivre le Christ c'est demeurer au service des autres ; la charité donne de la vitesse aux choses. Nous ne pouvons pas porter toute la souffrance du monde; cependant ne nous laissons pas surprendre à le penser trop facilement. Tous indivisibles sous la bannière du Christ. Il y a des femmes et des hommes admirables qui ont tout abandonné jusqu'à leur dignité pour servir leurs sœurs et leurs frères.Ils sont de notre volonté d'aujourd'hui. La Croix ce n'est pas un bijou de fantaisie que l'on porte. Entreprendre chaque jour pour les autres. Notre quotidien, des opportunités partout où nous pouvons servir. Les projets de fraternité, le Seigneur trouve toujours les moyens et les solutions. Nos petites sœurs religieuses, le nivellement par le haut.Si l'on nous oppose des titres, des références, remercier le Seigneur et renforcer sa prière. Il y a des fervents au fond de l'église. Le mendiant, c'est lequel des deux ? Nos frères et nos sœurs de la rue, c'est comme devant le tabernacle, une communion. Ils ne portent aucun signe distinctif et pourtant, Jésus les connaît. Il ne faut pas chercher à plaire mais à ne pas déplaire au Père.
CHAPITRE 17
LES SAINTES ET LES SAINTS
Bernadette SOUBIROU, Bernadette soumise, Bernadette promise. Le bon larron, nommons-le, au même titre que les autres saints (saint Dismas). Il a cru dans le Seigneur sans rien voir de ses œuvres là, crucifié à côté de lui. Relire la vie des grandes saintes et des grands saints, se remettre en mémoire les grands lieux d'apparition, éponger tout cela avec le cœur, pour arriver sur la paroisse avec les sentiments du ciel. Notre échafaudage ? Les Saints et les anges. Il y a une constante dans la conversion des Saints et des Saintes. Mon prénom, sois riche de l'histoire de ce saint.
CHAPITRE 18
LES ENFANTS
Les enfants sont indissociables de la vérité. Lorsque tu joues à cache-cache avec l'enfant, compte un peu plus longtemps que d'habitude car ses jambes sont si petites et le bon buisson n'est pas facile à trouver. Si l'enfant trouble ton ordre sois patient car il s'éveille. Les poches toujours pleines de bonbons pour toutes ces petites menottes qui nous montrent la bonne direction. Il faut parfois s'arracher à la conversation des adultes pour aller jouer avec les enfants. Laisser les enfants chanter ‘'Amen ! Alléluia !'' avec cette espièglerie et ces rires propres à toucher un Christ complice. Garder comme une empreinte, l'innocence parfois entrevue. Laisser l'enfant rire et jouer dans l'église car il est le bonheur au bonheur.Ces enfants ne possèdent pas le langage des hommes et pourtant ils parlent à notre cœur ; ils ne tiennent pas debout et pourtant ils nous relèvent. Ce sont les enfants qui nous révèlent notre véritable nature, en nous attribuant la bonne couleur. L'innocence est sans appel. Lors du passage de l'enfant ou des enfants et quel que soit l'instant, il faut se détacher pour cette salutation : c'est un bout de ciel à portée de bras. Les enfants qui s'expriment dans l'église ne doivent pas être bridés. Dans la maison du Père les enfants sont rois. Regarder le petit enfant et s'il vient vers nous pour nous donner ses petites menottes, le serrer tout contre nous ; c'est le rendez-vous que nous demandions. Les enfants révèlent la capacité des adultes.
CHAPITRE 19
LES EPREUVES
Fléchir, c'est guérir. C'est dans l'infortune que l'on acquiert parfois les plus grandes richesses. Les compliments risquent d'engourdir là où la critique peut être constructive. Il faut parfois des dérives avant d'atteindre la rive. Les épreuves de la vie laissent parfois des fissures, pour mieux laisser entrer la lumière. Les épreuves de la vie requalifient les hommes là où le Seigneur est de toutes les permanences. Ne pas attendre d'être dépossédé pour connaître la valeur des choses. Ils creusent des pièges et ils n'en finissent pas d'y tomber.
Le loup est beaucoup plus respecté que l'agneau. Leurs mauvais coups leur retombent sur la tête, leurs violences reviennent sur eux. La servitude, la mendicité, la souffrance, la maladie, le deuil, brisent les femmes et les hommes. La vision change, l'orgueil est parfois brisé. Le cours des événements en sera profondément modifié. Ne pas attendre que les événements nous rattrapent pour nous révéler les choses. Ne jamais s'excuser d'avoir été à l'école de la rue, c'est là aussi que s'exerce le talent du Seigneur, dans cet immense vivier. Certains services de jour sont de nature à entretenir des nuits réparatrices avec le Chris.Les heures supplémentaires sont à accorder à notre famille, celles-ci sont les plus gratifiantes. Malheureusement le malheur surligne parfois l'évidence. L'environnement du Christ est transposé dans le monde d'aujourd'hui. La servitude, la mendicité, la souffrance, la maladie, le deuil brisent les femmes et les hommes et la vision change.Tomber pour pouvoir, une fois relevé, mieux marcher. La richesse et l'opulence brident l'individu. Que leurs bouches soient bénies du Seigneur pour l'amour exprimé dans l'humiliation. Après un grand coup sur la tête, si vous demeurez hébétés, les larmes aux yeux, toutes les fissures laisseront alors pénétrer la lumière. |