Bonjour !
J'étais encore en visite chez les religieuses des Filles de Marie (elles s'occupent des enfants orphelins à Antalaha- côte Nord-Est de Madagascar) à l'Ecole St Louis de Gonzague lorsque je l'avais aperçue de loin ; une dame accompagnée de nombreux enfants qui s'engouffraient avec toute sa petite tribu dans une salle située au fin fond d'un couloir interminable.
Je l'avais aussitôt rejointe, poussé une nouvelle fois par un sentiment. A l'issue d'une salutation somme toute fraternelle je l'avais félicitée pour la catéchèse qu'elle enseignait. Là encore je ne m'explique pas pourquoi j'ai cru bon de lui dévoiler ma filiation avec Saint Padre PIO au cours de notre conversation.
Très rapidement la dame m'avait saisi par le bras, laissant là pour quelques instants les enfants, pour me conduire jusqu'au milieu de la cour de l'école. Et là elle avait levé le doigt pour me désigner quelque chose située sur les hauteurs. Elle avait dit : '' Voyez-vous là-haut le calvaire Pierre ? '' et je lui avais répondu positivement.
Elle avait complété son sujet en me disant : '' Pierre ! Il y a le Père André SOLONDRAZA qui a été enterré à proximité du calvaire. Ce prêtre de brousse est décédé en 2008, il avait plus de 70 ans. A chaque fois qu'il venait en ville à Antalaha, il ne manquait jamais de venir me saluer et il me parlait beaucoup de Padre PIO qu'il aimait tant. Il avait toujours une anecdote à me raconter sur le Padre.
J'étais resté une nouvelle fois médusé !
Et notre catéchèse qui continuait son histoire ...
Le Père SOLONDRAZA avait des rizières sur Andapa Pierre et il offrait à chaque récolte tout son riz au Grand Séminaire de Diego Suarez. Peu de temps après son décès et au cours de la messe dominicale j'avais ressenti une forte odeur durant la célébration. J'étais assise à l'avant à l'époque et j'avais demandé discrètement à mes voisines de banc, religieuses et laïques, si elles aussi sentaient quelque chose. Malgré mon insistance elles avaient répondu qu'elles ne sentaient strictement rien.
Mais que sentiez-vous Madame ?
Je sentais dans l'église une forte odeur de riz qui cuisait et qui sentait bon.
Quelque peu ému je lui avais donné l'explication.
Avant de nous séparer la dame m'avait informé qu'il y avait chez les religieuses deux petites orphelines qui avaient été confiées par le Père SOLONDRAZA. Elles étaient les deux protégées du Père. J'allais immédiatement les saluer et les prendre en photos. Notre Association leur avait offert quelque chose.
En pièces jointes les photos du Père SOLONDRAZA et des deux petites filles.
Je m'acquitte du mieux que je peux de ce que l'on me demande ... A la mémoire de ces êtres aimés.
Au Père François GLENAC, Paroisse du Saint Esprit au Chaudron de la part du petit facteur du Ciel comme il aime à me nommer et à me taquiner à chacune de nos rencontres.
Fraternellement.
Pierre QUANTIN |