Prêtres du Monde

+ Sr Denise Christiaenssens

Ermite de la croix o.f.s.

Dans le diocèse de Rimouski.

ermite franciscaine consacrée par voeux
public  par Mgr. Bertrand BLanchet 2007

Maintenant sous obéissance de 
Mgr Pierre André Fournier  et ami de
ma famille depuis quelques années

-Ma consécration est pour ma famille
-mes prêtres vivants ou décèdés du monde
-toute personne qui fait une demande

Signez mon livre d'or Un petit mot fait du bien et cela vous permet aussi de lire les commentaires des gens. 


DU COMITÉ DIOCÉSAIN DU
MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À
DEVENIR PRÊTRE?


LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE?

 


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Titre de la série :
PREV'ACT MIARA-DIA
Titre de la page:

MONSEIGNEUR JEAN WOLFF
- Marcel VAN. Pour tous mes enfants, la vie de mon Frère de route
- Tous les grands ténors étaient présents
-J'avais eu grand peine à me garer ce soir là

Nom de l'auteur:
+ Sr Denise Christiaenssens Ermtie de la croix ofs.

DANS MA JEUNESSE AVEC NOTRE AMI MONSEIGNEUR JEAN WOLFF

Monseigneur Jean WOLFF,

1905-1990

Jean Wolff, fils dAndré Wolff et de Berthe de Mascarel, est né, le 15 avril 1905, à Trogues, dans le canton de L'Ile-Bouchard, au diocèse de Tours. Orphelin de père et de mère à l'âge de deux ans, il grandit à Poitiers, où il fit de bonnes études au collège Saint-Stanislas, de 1917 à 1922. Le désir du sacerdoce s'étant éveillé très tôt chez lui, il entra au grand séminaire de Poitiers en 1922 et poursuivit ses études au Séminaire français de Rome en 1924. Ordonné prêtre le 28 juillet 1928, il obtint le doctorat de théologie l'année suivante. Ayant manifesté son désir de devenir missionnaire, son évêque lui demanda d'accorder au diocèse les prémices de son ministère. Il fut, deux ans, vicaire de la paroisse de Saint-Maixent-l'Ecole, avant d'entrer au noviciat d'Orly en 1931. Le 8 septembre 1932, il fait ses premiers vœux et sa consécration à l'apostolat. Il sera missionnaire dans le diocèse de Diégo-Suarez, situé au nord-est de Madagascar.

Mgr Fortineau, son nouvel évêque, le garde tout d'abord auprès de lui dans sa ville épiscopale. Le P. Wolff rêvait plutôt de tournées de brousse, pour apprendre rapidement le malgache. Il fut heureux, en juillet 1933, d'être envoyé à Vohémar, comme second du P. Anglade, afin d'ouvrir à nouveau cette mission, fermée 15 ans plus tôt au départ des Pères Prémontrés. En 1934, il est envoyé à Ambatondra-zaka, sur les hauts-plateaux, dans la région du lac Alaotra (région qui deviendra un nouveau diocèse en 1959). En 1935, il revient sur la côte à Sambawa, comme supérieur ; c'est lui qui y construira le presbytère, élément essentiel de toute paroisse après l'église.

En 1939, au début de la guerre, il est mobilisé pour quelques mois à Joffreville, et comme il est officier de l'armée française, il devra reprendre l'uniforme en février 1940.

Pendant ce temps, sur la côte ouest de la grande île, à Majunga, Mgr Pichot, évêque depuis 1923, demandait un successeur. Le Père Wolff fut nommé à ce poste. La guerre lui vaudra d'être ordonné évêque à Madagascar, dans l'église de Mahabibo, en ville de Majunga.

Il ne ménagera pas sa peine pour rendre visite à toutes les Missions de ce diocèse, le plus étendu de l'île. Mais l'œuvre la plus visible qu'il mènera à bien, malgré la guerre et les difficultés de ravitaillement, sera la construction de la cathédrale de Majunga, un très bel édifice, que l'on voit de loin quand on arrive en bateau. Il sera aidé en cela par le P. Batiot qui deviendra son successeur en 1947.

En 1947, en effet, Mgr Fortineau âgé de 74 ans donnait sa démission ; Mgr Wolff fut appelé à le remplacer à Diégo-Suarez. Il sera le premier évêque titulaire à l'érection des diocèses en 1955, et le premier archevêque en 1958.

1947-1948 restera la période la plus difficile de Madagascar la violente rébellion malgache fut durement réprimée. Il y aura des morts, des destructions nombreuses, et beaucoup de misère, plus particulièrement sur la côte est de l'île.

Mgr Wolff dans sa charge ne sera pas un homme de bureau, mais un homme de terrain. Continuellement en chemin, il visite toutes ses Missions, restant dix ou quinze jours dans chacune d'entre elles, visitant aussi les annexes de brousse, le plus souvent à pied. Exigeant pour lui, il aimait trouver la même attitude chez ses collaborateurs. Dans ce grand diocèse, mesurant 660 kilomètres du nord au sud, l'évêque créa de nouveaux postes : Mananara et Ampanefena en 1949, Soaneriana en 1953, Sirama et Avinorano en 1954, Tanambao en 1955, Vavatenina en 1956, et Ambohangibe en 1961. Soit huit paroisses ajoutées aux neuf plus anciennes. Il laissera donc 17 paroisses équipées quand il abandonnera sa responsabilité en 1967.

Il s'occupa aussi de l'éducation de la jeunesse en ouvrant des écoles, parmi elles les deux grands établissements de Diego-Suarez, l'un confié aux Frères Maristes, l'autre aux Sœurs Salésiennes.

Mgr Wolff a beaucoup travaillé à promouvoir les vocations sacerdotales et religieuses dans son diocèse. Il construisit un petit séminaire près de sa cathédrale, en utilisant comme rez-de-chaussée un fortin construit au début du siècle par celui qui devint plus tard le maréchal Joffre. Petit à petit, le clergé séculier prit de l'importance. C'est parmi les dix premiers prêtres que sera choisi celui qui lui succédera dans la direction du diocèse.

Il fonda une congrégation de religieuses diocésaines, les Sœurs du Cœur Immaculé de Marie. En septembre 1955, il prêche à Anivorano-Nord la retraite des 8 premières postulantes, qui sont dirigées alors par les Religieuses catéchistes missionnaires de Marie. Ses Sœurs malgaches dépassent actuellement la centaine. Il eut aussi souci des Frères malgaches. Il confia leur formation au P. Jean-Marie Besnard, en sa mission d'Antalaha. Le 8 décembre 1952, les 4 premiers Frères faisaient profession.

De France, deux congrégations vinrent participer à la pastorale du diocèse : les Sœurs du Sacré-Cœur du diocèse d'Albi, et les Sœurs du Bon Sauveur de Caen.

La dernière construction qu'il entreprit fut celle de l'archevêché, qu'il voulut légèrement éloigné de la cathédrale, afin de ne pas gêner le curé chargé de cette paroisse.

Arrivé à Diégo-Suarez en 1947, l 'année de l'insurrection, Mgr Wolff verra en 1959 l 'avènement de la République Malgache , et le 26 juin 1960 les fêtes de l'Indépendance retrouvée.

Le 14 juin 1964, Mgr Wolff présidera à l'ordination épiscopale de son auxiliaire, Mgr Albert Tsiahoana, qui prendra sa succession le 13 avril 1967. Âgé de 62 ans, Mgr Wolff se retira au sud de son territoire, dans l'île de Sainte-Marie, et y assura le ministère paroissial durant dix années. En 1978, tout l'archidiocèse le fêtera à l'occasion de ses cinquante ans de sacerdoce.

Puis ce sera le retour définitif en France. Pendant encore dix ans, il sera aumônier des Sœurs de Marie-Joseph, au Dorat, dans le diocèse de son enfance. C'est là que le P. Le Hellaye vint lui souhaiter longue vie à l'occasion de ses 60 ans de sacerdoce. Mais la fatigue accumulée l'obligea bientôt à se retirer à Chevilly, où il décéda le 20 janvier 1990, dans sa quatre vingt cinquième année. Avec le P. Le Hellaye, nous pouvons conclure:

"Nous spiritains, nous sommes très fiers de Mgr Wolff, car il a pleinement accepté le concile Vatican II, et quand il a présidé la Conférence Épiscopale de Madagascar, il a favorisé au maximum la mise en place de ce Concile, dans ses implications liturgiques, pastorales, et dans l'ouverture des chrétiens à la vie réelle de leur pays." Pierre QUANTIN

Marcel VAN. Pour tous mes enfants, la vie de mon Frère de route

UNE TRES BELLE HISTOIRE.

Issu d'une famille aimante, Marcel Van en est séparée dès sa petite enfance, et connaît dès lors durant toute sa vie mépris, injustice, violence, faim. Au milieu de toutes ses brimades et difficultés, son âme reste protégée : il entretient des « dialogues intimes » avec Jésus, Marie et Thérèse de Lisieux. Bien que vietnamien, la cause en béatification de Michel Van a été introduite le 26 mars 1997 dans le diocèse de Belley-Ars.

Communauté Vie Chrétienne

25/05/2005

Sa vie

Joachim Nguyen Tan Van naît le 15 mars 1928 à Ngam Giao, petit village situé entre Hanoï et Haïphong dans le nord du Vietnam. Sa mère, chrétienne, lui apprend très tôt à réciter des prières. L'enfance de Van est heureuse : « Autour de moi, tout respirait la joie, tout reflétait la beauté, surtout dans ma famille. Comment décrire toutes les douceurs de mon enfance et tout l'amour de mes parents ? »

A 4 ans il montre un intérêt peu commun pour la vie des Saints qu'on lui raconte, et le désir de les imiter. A 6 ans, c'est habité d'un grand désir de rencontre avec le Seigneur, qu'il prépare sa première communion : « L'heure a sonné, la minute tant désirée est arrivée. Je m'avance vers la table sainte, l'âme débordante de joie. Je ne manque pas de rappeler sans cesse à Jésus de venir à moi sous la forme d'un tout petit enfant. Je tiens bien serré dans ma main le cierge allumé, symbole du feu de l'amour qui brûle en mon âme. »

Il a 7 ans et comme il ne supporte pas la terreur que le maître fait régner dans l'école du village, sa mère a l'idée de le confier à l'abbé Joseph Nha, curé de Huu Bang, qui accueille des jeunes vietnamiens à son presbytère. Les jeunes aident le curé dans son quotidien, s'initient plus profondément à la vie religieuse tout en poursuivant leurs études. Van passera là 5 années fort sombres de sa vie : frappé, humilié, violenté par le surveillant et quelques catéchistes du presbytère. Il souffre en silence, ne tirant sa force que de sa prière, notamment sa prière à Marie : « Toutes les grâces que Dieu m'a accordées sont passées par ses mains maternelles. De plus, tous les bons sentiments et les belles pensées que j'ai fait monter vers le ciel, c'est encore Elle qui les a fait naître doucement dans mon cœur… Le cœur de Marie est vraiment un livre où s'est inscrit clairement la vie de chacun de ses enfants. »

Puis Van est admis, début 1942, au petit séminaire de Lang-Son. Van a 14 ans, il se prépare à devenir prêtre et est toujours poursuivi par le désir de la Sainteté , mais rejette cette idée comme une tentation, une ambition orgueilleuse, et demande l'aide de la Sainte Vierge : « O Mère chérie, je vous supplie de me donner un signe qui me permette de comprendre si la pensée qui torture mon cœur vient de Dieu ou du Démon » Celle-ci l'éclaire en l'invitant à lire « Histoire d'une âme », autobiographie de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus. La plus belle et la plus consolante étape de son itinéraire spirituel s'ouvre. Il trouve en Sainte Thérèse une sœur spirituelle qui partage ses désirs : Aimer Dieu de tout son cœur, de toutes ses forces avec la simplicité, l'audace et la confiance d'un enfant : « J'ai compris que Dieu est Amour et que l'Amour s'accommode de toutes les formes de l'amour. Je puis donc me sanctifier au moyen de mes petites actions… Un sourire, une parole, un regard, pourvu que tout soit fait par amour. » Sainte Thérèse l'accompagne dans son quotidien au Séminaire. Il l'entend parler et a de longs colloques avec elle. C'est elle qui lui révèle, à l'automne 1942, qu'il ne sera pas prêtre, mais que Dieu le veut religieux, « Apôtre caché de l'Amour. »

En juin 1943, alors que la guerre rend la vie difficile au Séminaire (froid, faim, mauvaise hygiène), Van lutte pour obtenir pour lui et ses congénères des conditions de vie décentes. Son attitude n'est pas tolérée, Van est chassé du Séminaire.

En août 1943, répondant à la révélation de Sainte Thérèse, il demande à entrer chez les Rédemptoristes. Après avoir essuyé plusieurs refus, du fait de sa mauvaise santé, il est finalement admis comme postulant frère, le 17 octobre 1944. Il devient Frère Marcel Van. Il est maintenant dans sa vocation, celle que Dieu a choisi pour lui : « M'étant mis à l'école du Rédempteur, mon seul désir était de mener une vie semblable à la Sienne […] Seule cette ressemblance est capable de satisfaire l'amour et de créer l'unité. » Van cherche à se modeler sur Jésus, mais aussi à le découvrir en ses frères : « C'est merveilleux, Jésus répartit ses vertus sur plusieurs. Aussi, il ne faut pas se contenter de lire l'Evangile pour apprendre le secret de la sainteté ; il faut encore savoir lire les Evangiles vivants que Dieu a placé autour de nous et que sont nos frères ! »

Sur fond de guérilla entre la France et les Viet Minh communistes, Van prend l'habit des Rédemptoristes le 8 septembre 1945. On le nomme Frère Marcel. Pendant son année de noviciat, Frère Marcel va vivre des dialogues intimes avec le Seigneur : « Van un seul regard de ta faiblesse suffit à charmer Mon Amour et à attirer Mon Cœur jusqu'à toi. Laisse à Mon Cœur toute liberté de se manifester à toi. » « Je t'ai choisi pour être la mère des âmes ; or c'est à force de souffrances que la mère parvient à faire de ses enfants des personnes de valeur. » A la demande du Père Antonio Boucher qui avait sa tutelle, il commence à mettre par écrit les grâces reçues depuis son enfance.

Le 8 septembre 1946, Van prononce ses premiers vœux. Il est envoyé en février 1950 dans le monastère de Saïgon, puis celui de Dalat où il prononce ses vœux perpétuels. Il retournera selon le désir de Dieu, à Hanoï en 1954. Les Viet Minh communistes tiennent le Nord du Vietnam et Frère Van vivra là en résidence surveillée avec trois autres pères jusqu'à son arrestation en 1955. Il est déporté dans des camps. Malgré la faiblesse physique et la peine morale, il y mène une vie tournée vers les autres : « En dehors des heures de travail obligatoire, je dois continuellement accueillir les gens qui viennent les uns après les autres chercher du réconfort auprès de moi… Je suis heureux, car durant ces mois de détention, ma vie spirituelle n'a subi aucun préjudice, et Dieu lui-même m'a fait savoir que j'accomplis ici sa volonté »

Jugé irrécupérable, Van est mis à l'isolement dans un cachot. Fin juin1959, atteint de tuberculose et de béribéri, il est sorti de son cachot et placé dans une salle commune où il agonisera jusqu'au 10 juillet. Il meurt à 31 ans et 4 mois entouré de catholiques : « En donnant mon cœur à Jésus, Jésus me laisse la liberté d'embrasser en mon cœur toutes les personnes, toutes les âmes que j'aime. Je ne veux pas vivre seul dans l'amour de Jésus ; mon seul désir c'est que beaucoup d'autres âmes mènent la même vie que moi, afin que l'Amour infini de Jésus soit satisfait »

Pour aller plus loin, je pourrais…

- Contempler l'Amour de Van pour Dieu, la simplicité avec laquelle il s'adresse à Dieu, à Marie et à Sainte Thérèse.

- Contempler combien cette proximité, entretenue par la prière, les longs colloques, lui permet d'accepter le projet de Dieu pour lui et d'y trouver la plénitude du sens de sa vie. Voir comment cela l'a rendu disponible aux autres.

- Sentir à quoi la découverte de la vie de Frère Van m'invite dans ma propre vie… Prière, Simplicité dans ma relation à Dieu, Ouverture aux autres, Dépassement de souffrances, Confiance... Pierre QUANTIN

Tous les grands ténors étaient présents

Chers Amies et Amis,

De nombreuses familles avaient effectué le déplacement, accompagnées de leurs enfants. Chacun avait pris place, une myriade de couleurs en profondeur, là devant l'estrade qui avait été montée par l'équipe technique pour ce beau rendez-vous. De grands théologiens avaient effectué un long voyage pour ce rendez-vous plannifié. Ils allaient s'exprimer devant des femmes et des hommes impatients de s'enrichir.

Au milieu de toute cette agitation il y avait un homme, Monsieur le Curé, qui scrutait la foule à la recherche de son ami, sans succès. Il s'était dit dans l'instant qu'il allait bien mettre la main sur lui, le garnement.

Les orateurs avaient pris place. La foule était silencieuse et attentive.

Monsieur le Curé à qui on avait attribué une chaise sur l'estrade, était au plus près.

A l'issue de trois heures d'un discours ininterrompu, toutes les familles présentes avaient été conviées à un petit raffraîchissement, offert par les organisateurs. L'ambiance était à la fête.

Tandis que tout le monde faisait mouvement, Monsieur le Curé s'était mis à la recherche de son ami parmi les convives, posant la question à des connaissances communes : '' l'avez-vous vu ? ''.

Tandis que Monsieur le Curé s'était rapproché du groupe de théologiens il l'avait vu enfin se diriger vers lui, fendant la foule. Il l'avait interpellé à haute voix. A l'issue de l'accolade il lui avait posé la question : '' As-tu suivi l'enseignement ? ''. Et son ami lui avait répondu : '' Oui ! Mon Père, j'ai suivi l'enseignement ". Le prêtre ayant cependant quelque doute lui avait demandé avec insistance : '' Alors qu'ont-ils dit ? ". Son interlocuteur lui avait répondu encore : '' Je ne sais pas ! ". Le Père quelque peu décontenancé avait rétorqué : " Comment as-tu pu suivre l'enseignement si tu me dis ne pas savoir ce qui a été dit ". Alors avant de prendre congé de son ami prêtre, il s'était penché à l'oreille de celui-ci, devant un petit groupe quelque peu surpris par l'échange (les théologiens) : "Mon Père j'étais au fond du parc, aux portiques. Je poussais tour à tour les enfants assis sur les balançoires. Et il l'avait embrassé comme il avait l'habitude de le faire". (Pierre QUANTIN)

J'avais eu grand peine à me garer ce soir là ...

Une grand peine ce soir là à garer mon véhicule en ville de Saint Denis. Tandis que je me dirigeais à grands pas vers la Résidence Sainte Anne, j'avais songé dans l'instant à ce Père Jésuite, de mes amis, qui était le prétexte à cette visite inopinée. J'avais un pli personnel à lui remettre en mains propres. La soirée était déjà fort avancée.

Quelle n'avait pas été ma surprise de constater, à mon arrivée, que les grilles avaient déjà été fermées. J'avais bien songé dans l'instant à interpeller quelqu'un de vive-voix, mais sans succès. A même le trottoir j'avais effectué quelques pas en arrière pour essayer de localiser la boîte-aux-lettres qui, sans nul doute, ne manquerait pas de se révéler à ma vue là, le long du mur d'enceinte. Ma surprise fut générale, il n'y avait aucune possibilité de déposer quoi que ce soit à l'extérieur.

Saisi d'un sentiment j'avais décidé de franchir le portail fermé, escaladant celui-ci avec une agilité qui m'avait quelque peu surpris dans l'instant. Et c'est ainsi que je m'étais retrouvé à l'intérieur de l'enceinte. J'avais rapidement localisé la fameuse boîte-aux-lettres, objet de toutes mes convoitises, celle-ci jouxtait l'église. J'avais extrait de ma poche la grande enveloppe pour la poster sans tarder. Au moment où je glissais celle-ci dans l'ouverture prévue à cet effet, j'avais entendu derrière moi, d'un ton péremptoire : '' Dites donc jeune homme ! Comment avez-vous fait pour rentrer ? ''. Après un volte-face je m'étais retrouvé, quelque peu penaud, devant un visage expressif. J'avais estimé, dans l'instant, qu'il était vain d'envisager toutes formes d'explications, même embryonnaires. Et c'est avec une obéissance non feinte que j'avais écouté les remontrances pleinement justifiées du Père Jésuite, âgé.

L'expression de mon visage défait avait sans nul doute renforcé les propos du Père. J'avais été jusqu'à baissé la tête face à ce doux Père de mon Cœur. A l'issue d'un temps qui m'avait paru interminable, le Père avait conclu son discours en me lançant : '' Et bien jeune homme ! Je ne vous rouvrirai pas le portail. Vous repartirez comme vous êtes venu ! ''.

Je n'avais pas manqué de saluer le Père avant de repasser par-dessus la grille avec la même facilité. Une fois de l'autre côté je m'étais bien assuré que j'étais demeuré seul avant de laisser exploser toute ma joie, pleine et entière dans le Seigneur :

'' Un Franciscain chez les Jésuites, voleur d'Amour ! ''

Pierre QUANTIN

Fils Spirituel de Saint Padre PIO

Pierre QUANTIN

Le Resto de mon fils
François Christiaenssens

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