Prêtres du Monde

+ Sr Denise Christiaenssens

Ermite de la croix o.f.s.

Dans le diocèse de Rimouski.

ermite franciscaine consacrée par voeux
public  par Mgr. Bertrand BLanchet 2007

Maintenant sous obéissance de 
Mgr Pierre André Fournier  et ami de
ma famille depuis quelques années

-Ma consécration est pour ma famille
-mes prêtres vivants ou décèdés du monde
-toute personne qui fait une demande

Signez mon livre d'or Un petit mot fait du bien et cela vous permet aussi de lire les commentaires des gens. 


DU COMITÉ DIOCÉSAIN DU
MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À
DEVENIR PRÊTRE?


LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE
DIT QUELQUE CHOSE?

 


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Titre de la série :
Le ciel séjour des élus
Titre de la page:

Chapitre 2-B-suite

LE CIEL IL EST POSSIBLE DE L'ACQUERIR  ACQUIRI POTEST (S. Aug.)
PREMIERS HABITANTS DU CIEL " LES ANGES"
  suite

Nom de l'auteur:
R.P. Frédéric De hyvelde.o.f.m. Commissaire de Terre-Sainte


— Saint Michel Archange.
— Saint Raphaël
— (avec le Livre de Tobie). chapitre 0-7


Saint Michel archange.

— A la fête de la Dédicace de Saint Michel, archange, le savant et pieux auteur de l'Année Liturge (I) s'exprime ainsi : "C'est à la tête de sa glorieuse armée qu'apparaît aujourd'hui l'Archange: "Il y eut un grand combat dans le ciel ; "Car Dieu seul est simple, de cette simplicité immuable et féconde qui est la perfection absolue excluant tout progrès; acte pur, en qui substance, puissance, opération, ne diffèrent pas. L'ange, si dégagé qu'il soit de la, matière, n'échappe pas à la faiblesse native résultant pour Michel et ses Anges combattaient le dragon, et le dragon et ses anges combattaient contre lui (2)"....

Quelles sont donc ces puissances des cieux, dont, la lutte mystérieuse ouvre l'histoire? Les traditions de tous les peuples, aussi bien que l'autorité de nos Ecritures révélées, attestent leur existence. Si, en effet, nous interrogeons l'Eglise, elle nous enseigne qu'au commencement Dieu créa simultanément deux natures, la.spirituelle et la corporelle, puis l'homme unissant l'une et l'autre (3). Ordre grandiose, graduant l'être et la vie dit voisinage de la cause suprême aux confins du néant. De ces lointaines frontières, la création remonte vers Dieu par ces mêmes degrés: Dieu, infini, sans limitation aucune, intelligence et amour. La créature, à jamais finie; mais s'élevant dans l'homme jusqu'à la raison discursive, dans l'ange jusqu'à l'intuition directe de la vérité; dans chacun d'eux, reculant par la purification incessante de son être initial les bornes provenant de l'imperfection de sa nature, pour arriver par plus de lumière à la perfection d'un plus grand amour tout être créé de la composition qui nous montre en lui l'action distincte de la puissance, et celle-ci de l'essence.

"Autre encore est chez l'homme l'infirmité de sa nature mixte, avec les sens pour introducteurs obligés aux régions de l'intelligible !...

" Ne soyons point envieux. Par sa nature, l'ange nous est supérieur. A qui des anges pourtant fut-il dit jamais : Vous êtes mon fils? Le Premier-né n'a point choisi pour lui la nature des anges. Sur terre, lui-même reconnut la subordination qui soumet dans le temps l'humaine faiblesse à ces purs esprits ; il reçut d'eux, comme ses frères dans la chair et le sang, notification des décrets divins, secours et réconfort; mais ce n'est point aux anges qu'est soumis le monde de l'éternité, dit l'Apôtre. Attrait de Dieu pour ce qu'il ya de plus faible, comment vous comprendre sous l'humble acquiescement de la foi s'inclinant dans l'amour? Vous fûtes, au jour du grand combat, l'écueil de Lucifer. Mais se relevant de leur adoration joyeuse aux pieds de l'Enfant-Dieu, qui d'avance leur était montré sur le trône des genoux de Marie, les Anges fidèles chantèrent : Gloire à Dieu au plus haut des cieux ; et, sur la terre, paix aux hommes de bonne volonté.

" O Christ, mon Christ, ainsi vous nomme l'Aigle d'Athènes (4), l'Église, ravie, vous proclame en cette fête la beauté des saints Anges. Vous êtes l'humain et divin sommet d'où pureté, lumière, amour, s'épanchent sur la triple hiérarchie des neufs choeurs. Hiérarque suprême, unité des mondes, vous présidez aux mystères déifiants de la Fête éternelle.

" Séraphins embrasés, étincelants Chérubins, innombrables Trônes ; noble cour du Très-Haut, possesseurs de la meilleure part : au témoignage du sublime Aréopagite, c'est dans une communion plus immédiate aux vertus du Sauveur que s'alimentent votre justice, vos splendeurs et vos feux. De lui, par vous, déborde toute grâce sur la cité sainte.

" Dominations, Vertus, Puissances ; ordonnateurs souverains, moteurs premiers, régulateurs des mondes : pour qui gouvernez-vous cet univers? Pour Celui, sans nul doute, dont il est l'apanage: le Roi de gloire, l'Homme-Dieu, le Seigneur fort et puissant, le Seigneur des vertus.

" Anges, Archanges, Principautés ; messagers, ambassadeurs, surintendants du ciel ici-bas : tous aussi, n'êtes-vous pas, au dire de l'Apôtre, les ministres du salut accompli sur terre par Jésus, le Pontife des Cieux?

Sur le Prince de la milice céleste, nous avons, en effet, dans nos Saints Livres plusieurs témoignages célèbres. Le premier en réalité ne se trouve que dans la Tradition, mais il est ainsi rapporté par Saint Jude dans son Epitre canonique. L'apôtre exhorte les premiers fidèles à combattre pour la foi qui a été déjà transmise aux Saints; car, dit-il, "il s'est introduit parmi vous quelques hommes impies (qui depuis longtemps ont été prédestinés à ce jugement), changeant la grâce de notre Dieu en luxure, niant notre seul Maître et Seigneur, Jésus-Christ. Or, je veux vous rappeler, à vous qui savez, déjà toutes ces choses, que Jésus ayant délivré le peuple' de la terre d'Egypte, perdit ensuite ceux qui ne crurent point ; que, quant aux Anges qui ne conservèrent pas leur première dignité, mais qui abandonnèrent leur propre demeure, il les mit en réserve pour le jugement du grand jour, dans des chaînes éternelles et de profondes ténèbres.... C'est ainsi que Sodome et Gomorrhe et les villes voisines livrées aidx mêmes excès d'impureté, et courant après, d'infâmes débauches, sont devenues un exemple, en souffrant la peine d'un feu éternel. Et cependant c'est de la même manière que ceux-ci souillent encore leur chair, qu'ils méprisent la domination, et qu'ils blasphèment la majesté. Lorsque l'archange Michel, disputant avec lée diable, lui contestait le corps de Moïse, il n'osa pas condamner avec des paroles de malédiction, mais il dit: Que le Seigneur te commande." La sainte Eglise nous fait répéter ces dernières paroles, contre Satan, chaque matin à la fin du saint Sacrifice de la Messe.

Un deuxième témoignage nous est donné au chapitre Xe du prophète Daniel. Le prophète eut une grande vision, et une voix lui dit : ".... Le prince du royaume des Perses m'a résisté vingt et un jours : mais Michel, le premier (l'entre les premiers princes, est venu à mon secours; et cependant je suis demeuré là près du roi des Perses... Mais je vous annoncerai présentement ce qui est marqué dans l'écriture de la vérité ; et' nul ne m'assiste dans toutes ces choses, sinon Michel qui est votre prince." La vision continue et l'ange parle encore de Saint Michel, en ces termes: " Mais en ce temps-là (5), Michel, le grand prince, s'élèvera, lui qui est le protecteur des enfants de votre peuple, et il viendra un temps tel qu'on n'en aura jamais vu un semblable jusqu'alors, depuis que les peuples ont été établis. En ce temps-là tous ceux de votre peuplt qui seront trouvés écrits dans le Livre seront sauvés."

Nous reviendrons sur ces apparitions, en parlant des différentes missions que l'archange Saint Gabriel est venu remplir sur la terre.

Nous avons enfin, le grand combat de l'archange Saint Michel rapporté dans le livre mystérieux de l'Apocalypse. Un autre prodige fut vu dans le ciel : Un grand dragon roux, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses sept têtes, sept diadèmes. Or sa queue entraînait la troisième partie des étoiles et elle les jeta sur la terre... Alors il se fit un grand combat dans le ciel : Michel et ses anges combattaient contre le dragon, et le dragon combattait et ses anges aussi ; mais ils ne prévalurent pas ; aussi leur place ne se trouva plus dans le ciel."

L'Eglise célèbre deux fêtes en l'honneur de Saint Michel Archange : la première est celle du 8 mai, la deuxième celle du 29 septembre. Or, ce qui a donné occasion à cette seconde fête a été la dédicace de l'église de Saint Michel sur le mont Gargan, qui fut faite en l'année 493, d'une manière miraculeuse, par le ministère de ce prince des armées de Dieu, de même que l'église, avait aussi été bâtie sans l'intervention de la main des hommes. Le martyrologe romain en fait mémoire en ces termes : Au mont Gargan, la commémoraison de Saint Michel, archange; fête que l'Église célèbre en mémoire du jour où l'on consacra en ce lieu, sous son nom, un temple d'un extérieur assez commun, mais rempli d'une vertu toute céleste.

La fête du 8 mai se célèbre en mémoire de l'apparition de Saint Michel, au même mont Gargan et que nous trouvons ainsi résumée dans la Vie des Saints (6) : " Au temps du pape Gélase ler, l'an 492, un homme riche nommé Gargan, ayant de grands troupeaux à la campagne, un de ses taureaux s'éloigna des autres et s'enfuit dans les montagnes. On le chercha quelques jours inutilement ; mais, l'ayant enfin trouvé dans une caverne, on lui tira une flèche, qui, retournant contre celui qui l'avait tirée, le blessa. Ses compagnons, étonnés de cet accident, et jugeant qu'il y avait là quelque chose de mystérieux, eurent recours à l'évêque de Siponto pour apprendre de lui ce que ce pouvait être. Ce prélat ordonna un jeûne de trois jours, et exhorta les fidèles à se mettre en prière pour obtenir du ciel la grâce de découvrir ce que signifiait ce prodige. Au bout des trois jours, Saint Michel lui apparut et, lui déclara que cette caverne, où le taureau s'était retiré, était sous sa protection, et que Dieu voulait qu'elle fût consacrée sous son nom en l'honneur de tous les anges. L'évêque, accompagné de tout son clergé et de son peuple, fut la reconnaître et la trouva déjà toute disposée en forme d'église : on commença à y célébrer les divins offices, et l'on y bâtit aussi un temple plus magnifique, où la puissance divine a opéré plusieurs grands miracles ; ce qui fait bien voir la vérité de la révélation (7)"

Dieu, dans sa bonté, a donné à son Église l'archange Saint Michel pour en être le Protecteur, comme il l'était autrefois de la Synagogue. Nous l'invoquons, avec confiance, chaque fois que nous faisons la confession de nos fautes et c'est à cet illustre Pr:nce de la milice céleste que le Seigneur .a confié le soin de conduire nos âmes à la Béatitude éternelle!


Prière à l'archange Saint Michel.

"O très glorieux prince des célestes milices, Saint Michel archange, défendez-nous dans le combat et dans la terrible lutte que nous avons à soutenir contre les princi­pautés et les puissances, contre les princes de ce mande de ténèbres, contre les esprits malins. Venez au secours des hommes que Dieu a créés immortels, qu'il a formés à son image et ressemblance, et qu'il a rachetés à grand prix de la tyrannie du démon. Combattez en ce jour avec l'armée des saints les combats du Seigneur, comme autrefois vous avez combattu contre Lucifer, le chef des orgueilleux et contre les anges apostats qui ont été impuis sants à vous résister, et pour qui il ne s'est plus trouvé de place dans le ciel. Oui, ce monstre, cet antique serpent qu'on nomme le démon et Satan, lui qui séduit le monde entier, il a été précipité avec ses anges au fond de l'abîme.

Mais voici que cet antique ennemi, ce premier homicide a relevé fièrement la tête. Transfiguré en ange de lumière et suivi de toute la horde des esprits mauvais, il parcourt la terre entière pour s'en emparer et en bannir le nom de Dieu ét de son Christ, pour dérober, tuer et livrer à la perdition éternelle les âmeS destinées à l'éternelle couronne de gloire. Sur des hommes déjà pervers d'esprit et corrompus de coeur, ce méchant dragon répand encore comme un torrent de fange impure, le venin de sa malice infernale, c'est-à-dire l'esprit de: mensonge, d'impiété, de blasphème et le souffle empoisonné de l'impudicté, des vices et de toutes les abominations.

— Des ennemis pleins d'astuce ont comblé d'opprobes et abreuvé d'amertume l'Eglise, épouse de l'Agneau immaculé ; et sur ses biens les plus sacrés, ils ont porté leurs mains criminelles. Même en ce lieu saint, où a été établi le Siège de Pierre et la Chaire de vérité qui doit éclairer le monde, ils ont élevé l'abominable trône de leur impiété, avec le dessein inique de frapper le Pasteur et de disperser le troupeau.

Nous vous en supplions donc, ô Prince invincible, contre les attaques de ces esprits réprouvés, secourez le peuple de Dieu et donnez-lui la victoire. Il vous vénère, ce peuple, comme son protecteur et son patron, et l'Eglise se glorifie de vous avoir pour défenseur contre les malignes puissances de l'enfer. A vous Dieu a confié le soin de conduire les âmes à la céleste béatitude. Ah! priez donc le Dieu de paix de mettre sous nos pieds Satan vaincu et tellement abattu qu'il ne puisse plus retenir les hommes dans l'esclavage, ni causer de préjudice à l'Eglise. Présentez nos prières aux regards du Tout-Puissant, afin que les miséricordes du Seigneur nous préviennent au plus tôt. Emparez-vous du dragon, de l'ancien serpent qui est le diable et satan, enchaînez-le et précipitez-le dans l'abîme, afin qu'il ne puisse plus séduire les peuples. Ainsi soit-il. (8)


L'archange Saint Raphaél. — Livre de Tobie.

" Le ministère que remplissent près de nous les espri célestes est admirablement exprimé dans les scène gracieuses qui revêtent d'un charme si pénétrant, l'histoire. de Tobie." (9)

Nous reproduisons ici en entier cette histoire,..: certainement une des plus belles de l'Ancien Testament ;. l'une aussi des plus sanctifiantes et pour les jeunes gens,. qui veulent pratiquer la vraie piété; et pour les jeunes. l'époux qui désirent vivre saintement dans le mariage; et pour les pères de famille, dont le saint homme Tobie esta, un admirable modèle.


Chapitre premier.

— Tobie, de la tribu et de la de Nephthali, qui est dans la Haute-Galilée, au-dessus de Naasson, derrière le chemin qui mène vers l'occident, ayant à sa gauche la ville de Séphet, fut emmené captive du temps de Salmanasar, roi des Assyriens; et dans sa captivité même, il n'abandonna point la voie de la vérité; en sorte qu'il distribuait tous les jours ce qu'il pouvait avoir à ceux de sa nation, à ses frères qui étaient captifs avec lui. Et quoiqu'il fût le plus jeune de tous ceux de la tribu de Nephthali , il ne fit rien de puéril dans ses actions.

Enfin, quoique tous allassent adorer les veaux d'or que Jéroboam avait faits, étant roi d'Israël, lui seul fuyait la compagnie de tous. Et il allait à Jérusalem, au Temple du Seigneur, où il adorait le Seigneur Dieu d'Israël, offrant fidèlement les prémices et les dîmes de tous ses biens; de sorte que la troisième année, il distribuait aux prosélytes et aux étrangers toute sa dîme. Il observait ces choses et d'autres semblables, conformément à la loi de Dieu, lorsqu'il n'était encore qu'un enfant. Mais lorsqu'il fut devenu homme, il épousa une femme de sa tribu, nommé Anne, et en eut un fils auquel il donna son nom. Il lui apprit dès son enfance à craindre Dieu et à s'abstenir de tout péché.

Lors donc qu'ayant été emmené captif avec sa femme, son fils et toute sa tribu, il fut arrivé dans la ville de Ninive, (quoique tous mangeassent des aliments des Gentils), il veilla sur son âme, et ne se souilla jamais de leurs aliments. Et parce qu'il se souvint de Dieu en tout son coeur, Dieu lui fit trouver grâce devant le roi Salmanasar, qui lui donna pouvoir d'aller partout oùil voulait, et la liberté de faire ce qui lui plairait. Il allait donc vers tous ceux qui étaient captifs, et leur donnait des avis salutaires. Il vint un jour à Ragés, ville des Mèdes, ayant dix talents d'argent qui venaient des dons qu'il avait reçus du roi ; et parmi le grand nombre de ceux de sa race, voyant que Gabélus, qui était de sa tribu, était allait ou les jours il lui donna contre une reconnaissance cette somme d'argent. Mais après beaucoup de temps, le roi Salmanasar étant mort, Sennachérib son fils qui régna après lui, ayant en haine les enfants d'Israël, Tobie pour visiter ceux de sa parenté, les consolait, et distribuait de son bien à chacun d'eux selon son pouvoir. II nourrissait ceux qui avaient faim, revêtait ceux qui n'avait point de vêtements et avait grand soin d'ensevelir ceux qui étaient morts ou qui avait été tués. Enfin lorsque le roi Sennachérib fut revenu, fuyant loin de la Judée la plaie que Dieu avait faite autour de lui pour son blasphème, et qu'irrité, il fit mettre à mort un grand nombre d'entre les enfants d'Israël, Tobie ensevelissait leurs corps. Or, dès qu'on l'eut annoncé au roi, il commanda qu'on le tuât et il prit tout son bien. Mais Tobie, fuyant avec son fils et avec sa femme, dénué de tout, fut tenu caché, parce que beaucoup le chérissaient. Or, après quarante-cinq jours le roi fut tué par ses fils, et Tobie retourna en sa maison et tout son bien lui fut rendu.


Chapitre deuxième.

— Après cela, comme c'était le jour de la fête du Seigneur, un bon repas fut préparé dans la maison de Tobie ; et il dit à son fils: Allez et amenez ici quelques-uns de notre tribu, qui craignent Dieu et qu'ils mangent avec nous. Son fils y alla, et à son retour il lui annonça qu'un des enfants d'Israël qui avait été étranglé était gisant sur la place publique. Tobie aussitôt s'élança de son lit de table, laissant là le repas, et il arriva à jeun près du corps. Il l'enleva et le porta dans sa maison secrètement, afin que, lorsque le soleil serait couché, il l'ensevelît avec précaution. Et lorsqu'il eut couché le corps, il mangea ,son pain avec douleur et tremblement, se rappelant cette parole que le Seigneur avait dite par le prophète Amos : Vos jours de fête se changeront en lamentations et en pleurs. Et lorsque le soleil fut couché, il alla l'ensevelir. Or, tous ses proches le- blâmaient, en lui disant : On a déjà commandé de vous faire mourir, pour ce sujet, et c'est à grand' peine que vous avez échappé à cet arrêt ; et de nouveau, vous enseve­lissez les morts ? Mais Tobie craignant Dieu plus que le roi enlevait les corps de ceux qui avaient été tués; les cachait dans sa maison et les ensevelissait au milieu de la nuit. Or, il arriva un jour que s'étant lassé à ensevelir les morts, il s'en revint en sa maison, et s'étant couché au. pied de la muraille, il s'endormit ; et pendant qu'il dormait, il tomba d'un nid d'hirondelle de la fiente chaude sur ses yeux, et il devint aveugle (10).

Dieu permit que cette épreuve lui arrivât, afin que sa patience fût donnée en exemple à la postérité comme- celle du saint homme Job.

Car, comme dès son enfance, il avait toujours craint Dieu et gardé tous ses commandements, il ne s'attrista point, et ne murmura point contre Dieu de ce que cette plaie de cécité lui était survenue; mais il demeura inébranlable dans la crainte de Dieu, rendant grâce à Dieu tous les jours de sa vie. Et, comme les rois insultaient au bienheureux Job, ainsi ses parents et ses alliés raillaient sa conduite, en disant: Où est votre espérance pouxlt laquelle vous faisiez des aumônes et vous ensevelissiez les morts ? Mais Tobie les reprenait, disant : Ne parlez point ainsi, parce que nous sommes enfants des saints et que nous attendons cette vie meilleure que Dieu doit donner, à ceux qui ne violent jamais la fidélité qu'ils lui ont promise. Or, Anne sa femme allait tous les jours faire de la toile et apportait du travail de ses mains ce qu'elle pouvait gagner pour vivre. Il arriva donc qu'ayant reçu un chevreau outre le prix ordinaire de son travail, elle l'apporta à la maison. Son mari l'ayant entendu bêler, lui dit : Prenez garde que ce chevreau n'ait été dérobé: rendez-le à ceux à qui il appartient, parce qu'il ne nous est pas permis de manger quelque chose qui ait été dérobé, ou d'y toucher. Alors sa femme, irritée, lui répondit: Vos espérances sont manifestement devenues vaines, et voilà à quoi se sont terminées vos aumônes. Ainsi sa femme lui faisait d'amers reproches par ces discours etd'autres semblables.


Chapitre troisième.

— Alors Tobie gémit et com­mença à prier avec larmes, disant : Vous êtes juste, Seigneur, et tous vos jugements sont droits, et toutes vos voies sont miséricorde, vérité et justice. Et maintenant, Seigneur, souvenez-vous de moi, et ne tirez point vengeance de mes péchés et ne vous rappelez point mes offenses ni celles de mes pères. Parce que nous n'avons point obéi à vos préceptes, c'est pour cela que nous avons été livrés au pillage, à la captivité, à la mort, à la risée et à l'insulte chez toutes les nations parmi lesquelles vous nous avez dispersés. Et maintenant, Seigneur, vos jugements sont grands, parce que nous n'avons point agi selon vos préceptes, et que nous n'avons point marché sincèrement devant vous. Et maintenant, Seigneur, faites-moi selon votre volonté, et ordonnez que mon âme soit reçue en paix; car il est plus avantageux pour moi de mourir que de vivre.

Or, en ce même jour il arriva que Sara, fille de Rague!, à Ragès, ville des Mèdes, entendit elle-même un reproche outrageant d'une des servantes de son père, de ce qu'elle avait été donnée à sept maris successivement et qu'un démon du nom d'Asmodée les avait tués aussitôt qu'ils s'étaient approchés d'elle. Comme donc elle reprenait cette jeune fille pour quelque faute qu'elle avait commise, celle-ci lui répondit: Que nous rie voyions plus de toi fils ou fille sur la terre, meurtrière de tes maris! Est-ce que tu veux me tuer aussi, comme tu as déjà tué sept maris? A cette parole, Sara monta dans la chambre haute de sa maison, et pendant trois jours et trois nuits elle ne mangea ni ne but ; mais, persévérant dans la prière, elle priait Dieu avec larmes qu'il la délivrât de cet Opprobre. Or, il arriva le troisième jour que, tandis qu'elle achevait sa prière, bénissant le Seigneur, elle dit : Béni est votre nom, Dieu de, nos pères, qui, après que. vous êtes irrité, faites miséricorde, et qu'au temps de la tribulation remettez les péchés à ceux qui vous invoquent.

C'est vers vous, Seigneur, que je tourne ma face, et vers vous que je dirige mes yeux. Je vous demande, Seigneurç que vous me détachiez du lien de cet opprobre ou que vous me retiriez de dessus la terre. Vous savez, Seigneur, que je n'ai jamais désiré un mari, et que _j'ai conservé mon âme pure de tout mauvais désir. Jamais je ne suis mêlée à ceux qui se divertissent, et je n'ai pas f société avec ceux qui marchent imprudemment ; et j consenti à recevoir un mari dans votre crainte, et non pour ma passion. Et, ou moi j at ete indigne d'eux, peut-être eux n'étaient-ils pas clignes de moi, parce que c'est peut-être pour un autre mari que vous m'avez réser vée. Car vos conseils ne sont point au pouVoir de rhomme. Mais quiconque vous honore est assuré que sa vie, si elle passe par l'épreuve, sera couronnée ; que, s'il est dans la tribulation, il sera délivré, et s'il éprouve un châtiment il pourra parvenir à votre miséricorde. Car, vous ne vous- plaisez point à notre perte, puisqu'après la tempête vous faites le calme, et qu'après les larmes et les siptiairs vouai' répandez la joie. Que, votre nom, Dieu d'Israël, soit béni dans les siècles! En ce temps-là les prières de tous les deux furent exaucées en la présence de la gloire du Dietht souverain ; et, le saint ange du Seigneur, Raphaël, fur' envoyé pour les guérir tous deux, eux dont les prières avient été adressées au Seigneur dans un même temps.


Chapitre quatrième.

Comme Tobie voyait donc que sa prière était éxaucée et qu'il pouvait mourir, il appela à lui son fils Tobie et lui dit : Mon fils, écoutez les paroles de ma bouche, et mettez-les dans votre coeur, comme un fondement solide. Lorsque Dieu aura reçu mon âme, ensevelissez mon corps; et honorez votre mère tous les jours de sa vie, car vous ne devez pas oublier ce qu'elle a souffert, et à combien de périls elle a été exposée, avant de vous donner le jour. Et quand elle aura ainsi elle-même achevé le temps de sa vie, ensevelissez-la auprès de moi. Ayez Dieu dans votre esprit tous les jours de votre vie, et gardez-vous de consentir jamais à aucun -péché et de violer les préceptes du Seigneur notre Dieu. Faites l'aumône de votre bien et ne détournez votre visage d'aucun pauvre; car de cette sorte le Seigneur ne détournera point non plus son visage de vous. Soyez charitable autant que vous le pourrez. Si vous avez beaucoup, donnez abondamment ; si vous avez peu, même ele ce peu, ayez soin de donner de bon coeur. Vous vous amasserez ainsi le trésor d'une bonne récompense au jour de la nécessité; parce que l'aumône délivre de tout péché et de la mort (11) et qu'elle ne laissera point l'âme aller dans les ténèbres. L'aumône sera le sujet d'une grande confiance devant le Dieu très-haut pour tous ceux qui la font. Gardez-vous, mon fils, de toute fornication, et hors votre épouse, ne vous permettez jamais de connaître de femme. Ne laissez jamais l'orgueil dominer dans votre esprit ou dans vos paroles : car c'est par l'orgueil que toute perdition a pris commencement. Lorsqu'un homme aura travaillé pour vous, payez-lui aussitôt ce qui lui est dû pour son travail ; et que le salaire du mercenaire ne demeure jamais chez vous. Prenez garde de ne fair jamais a un autre ce que vous seriez fâché qu'on vous, fît. Mangez votre pain avec les pauvres et avec ceux qui ont faim, et couvrez de vos vêtements ceux qui sont nus. Mettez votre pain et votre vin sur le tombeau du juste (12); et gardez-vous d'en manger et d'en boire avec' les pécheurs. Demandez toujours conseil à un hommasage. Bénissez Dieu en tout temps ; et demandez-lui qu'il; dirige vos voies ; et que tous vos desseins demeurent en, lui. Je vous avertis aussi, mon fils, que lorsque vous étiez encore petit enfant, j'ai donné dix talents d'argen à Gabélus qui demeure clans la ville de Rages, au pay des Mèdes, et que j'ai son billet entre les mains. C'es pourquoi faites vos diligences pour parvenir jusqu'à lui e pour en retirer cette somme d'argent et lui rendre son obligation. Ne craignez point, mon fils. Nous menons, à la vérité, une vie pauvre; mais nous aurons beaucoup de biens, si nous craignons Dieu, si nous nous retirons de tout péché et si nous faisons le bien


Chapitre cinquième.

— Alors Tobie répondit à son père et lui dit: Mon père, je ferai tout ce que vous m'avez ordonné. Mais comment pourrai-je retirer cet argent, je l'ignore. Gabélus ne me connaît point et je ne le connais point aussi; comment me ferai-je connaître à lui? Je ne sais pas même le chemin par où l'on peut aller en ce pays- là. Alors son père lui répondit : J'ai son obligation entre les mains ; et aussitôt que vous la lui ferez voir, il vous rendra l'argent. Mais allez présentement chercher quel­que homme fidèle qui puisse aller avec vous, en lui assurant sa récompense, afin que vous receviez cet argent pendant que je vis encore. Alors T'obie étant sorti, trouva un jeune homme magnifique, debout, ceint et comme prêt à marcher. Et ne sachant pas que ce fût un Ange de Dieu , il le salua et dit: D'où êtes-vous, bon jeune homme? Il lui répondit : Je suis des enfants d'Israël. Tobie lui demanda: Connaissez-vous le chemin qui conduit au pays des Mèdes? Il lui répondit : Je le connais ; j'ai parcouru fréquemment tous ces chemins; et j'ai demeuré chez Gabélus notre frère qui demeure en la ville de Ragés au pays des Mèdes, laquelle est située sur la montagne d'Ecbatane. Tobie lui dit : Attendez-moi un Peu, je vous supplie, jusqu'à ce que j'aie annoncé tout cela à mon père. Alors Tobie étant rentré, rapporta tout cela à son père. Sur quoi, plein d'admiration, son père demanda qu'il entrât auprès de lui. Etant donc entré, il salua Tobie, en lui disant: Que la joie soit avec vous toujours. Tobie répondit : Quelle joie puis-je avoir, moi qui suis assis dans les ténèbres et qui ne vois point la lumière du ciel ? Le jeune homme répondit : Ayez bon courage; le temps approche auquel Dieu vous guérira.

Alors Tobie lui dit: Pourrez-vous mener mon fils chez Gabélus, à Ragès, ville des Mèdes? Et quand vous serez de retour, je vous montrerai votre récompense. L'an lui dit: Oui, je le mènerai et je le ramènerai vers vous.

Tobie lui répondit: Dites-moi, je vous prie, de quelle famille, ou de quelle tribu êtes-vous? L'ange Raphaè, lui répondit: Cherchez-vous la famille du mercenaire qui doit conduire votre fils, ou le mercenaire même? Mais de peur que je ne vous d onne de l'inquiétude, je suis Azarias (13) fils du grand Ananias. Tobie lui répondit: Vous êtes d'une race illustre; mais je vous prie de ne point vous fâcher, si j'ai désiré de connaître votre race. L'ange lui dit: Je mènerai votre fils en bonne santé, et je vous le ramènerai de même. Tobie lui répondit: Que votre voyage soit heureux: que Dieu soit avec vous dans votre chemin et que son ange vous accompagne. Alors ayant préparé tout ce qu'ils devaient porter dans leur voyage, Tobie prit congé de son père et de sa mère, et ils se mirent tous deux en chemin. Aussitôt qu'ils furent partis sa mère se mit à pleurer et à dire: Vous nous avez lité le bâton de notre vieillesse et vous l'avez éloigné de nous. Plût à Dieu que cet argent, pour lequel vous l'avez envoyé, n'eût jamais été! Le peu que nous avions eus croire que ce nous était une assez grande de voir notre fils. Tobie lui dit: Ne pleurez notre fils arrivera en Médie sain et sauf ; et il Ira sauf vers nous, et vous le verrez de vos yeux; crois que le bon ange de Dieu l'accompagne, et qu'il règle tout ce qui le regarde; et qu'ainsi il reviendra vers nous plein de joie. A cette parole, la mère cessa de pleurer et elle se tut.


Chapitre sixième

— Tobie partit donc, et le chien le suivit : et il s'arrêta à la première hôtellerie près du fleuv du Tigre. Et il y alla pour se laver les pieds, et voilà qu'un poisson énorme sortit pour le dévorer. Tobie, plein d', jeta un grand cri, disant : SeigneUr, il s'élance sur moi. Et l'ange lui dit: Saisissez-le par les ouïes et tirez-le à vous. Ce qu'ayant fait, il le tira à terre, et le poisson commença à palpiter à ses pieds. Alors l'ange lui dit: Éventrez ce poisson et réservez-en le coeur, le fiel et le foie, parce que ces choses sont nécessaires pour de: remèdes utiles. Ce qu'ayant fait, il rôtit de ses chairs emportèrent en route; ils salèrent le reste qui leur devait suffire jusqu'à ce qu'ils arrivassent à Ragès, ville de Mèdes. Alors Tobie interrogea l'ange et lui dit: Je conjure, Azarias, mon frère, de me dire à quells es servira ce que vous avez commandé de garder de ce poisson. L'ange lui répondit: Si vous mettez une petite partie du coeur sur des charbons, la fumée qui en sort chasse toute sorte de démons, soit d'un homme soit, d'une femme, en sorte qu'ils ne s'en approchent plus: Et le fiel est bon pour oindre les yeux où il y a une taie, et ils seront guéris. Alors Tobie lui dit : Où voulez-vous que nous logions ? L'ange lui répondit : Il y a ici un homme nommé Raguel qui est de vos proches et de votre tribu ; il a une fille qui s'appelle Sara, et if n'a point de fils, ni d'autre fille qu'elle. Tout un bien doit vous revenir, et il faut que vous épousiez cette fille. Demandez- la donc à son père ; et il vous la donnera en mariage. Tobie lui répondit : J'ai ouï dire qu'elle avait déjà épousé sept maris et qu'ils sont tous morts ; et on m'a dit aussi qu'un démon les avait tués. Je crains donc que la même chose ne m'arrive aussi ; et que, comme je suis fils unique, je ne cause à mon père et à ma mère une affliction capable de conduire leur vieillesse au tombeau. " Alors l'ange Raphaël lui dit : Ecoutez-moi, et je vous apprendrai qui sont ceux sur qui le démon a du pouvoir. Ceux qui embrassent le mariage de manière qu'ils bannissent Dieu de leur coeur et de leur esprit et qui s'adonnent à leur brutalité comme feraient le cheval et le mulet qui n'ont pas d'intelligence, le démon a pouvoir sur eux. Mais pour vous, après que vous aurez épousé cette fille, étant entré dans la chambre à coucher, vivez avec elle en continence pendant trois jours, et ne pensez à autre chose qu'à prier Dieu avec elle. Cette même nuit, mettez dans le feu le foie du poisson et le démon sera mis en fuite. La seconde nuit vous serez - admis dans la société des saints patriarches. La troisième nuit, vous recevrez la bénédiction de Dieu, afin qu'il naisse de vous des enfants dans une santé parfaite. Et la troisième nuit étant passée, vous prendrez cette vierge dans la crainte du Seigneur et dans le désir d'avoir des enfants, plutôt que poussé par la sur part à la bénédiction de Dieu sur la race dAbraham par vos enfants.


Chapitre septième.

— Ils entrèrent donc chez Raguel qui les reçut avec joie. Et lorsque Raguel eut envisagé Tobie, il dit à Anne, sa femme: Que ce jeune homme ressemble à mon cousin! Et après ces paroles, il dit : D'où êtes-vous, nos jeunes frères ? Ils lui répondirent : Nous sommes de la tribu de Nephthali, de la captivité de Ninive. Raguel leur dit : Connaissez-vous mon frère Tobie (14) ? Ils lui répondirent : Nous le connaissons. Et comme Raguel disait beaucoup de bien de Tobie, l'ange lui dit : Tobie dont vous nous demandez des nouvelles est le père de ce jeune homme. Raguel se précipita vers lui et le baisa avec larmes, et pleurant il lui dit : Mon fils, que Dieu vous bénisse, car vous êtes fils d'un homme de bien, d'un homme très vertueux. Alors Anne sa femme et Sara leur fille se mirent aussi à pleurer. Après ces entretiens, Raguel commanda qu'on tuât un mouton et qu'on préparât le festin. Et comme il les priait de se mettre à table, Tobie lui dit : Je ne mangerai ni ne boirai point ici d'aujourd'hui, que vous ne m'ayez accordé ma demande, et que vous ne me promettiez de me donner Sara votre fille. Raguel, à ces paroles, fut saisi (le frayeur, sachant ce qui était arrivé à ces sept maris qui étaient entrés chez elle; et il commença â appréhender que la même chose n'arrivât aussi à celui-ci ; et comme il hésitait, ne répondait rien à la demande qu'on lui faisait, l'ange lui dit: Ne craignez point de donner votre fille à ce jeune homme, parce qu'il craint Dieu, et que votre fille lui est due pour épouse et c'est pour cela que nul autre n'a pu la posséder. Alors Raguel dit: Je ne doute point.: que Dieu n'ait admis en sa présence mes prières et mes larmes. Et je crois qu'il a permis que vous soyez venus vers moi, afin que cette fille se mariât dans sa parenté, selon la loi de Moïse; ainsi ne doutez point, maintenant, que je ne vous donne ma fille. Et prenant la main droite de sa fille, il la mit dans la main droite de Tobie, et dit,: Que le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob soit avec vous, que lui-même vous unisse et qu'il' accomplisse sa bénédiction sur vous. Et ayant pris dtt papier ils firent l'écrit de mariage. Après cela, ils magèrent, bénissant Dieu. Raguel appela Anne sa femme, et lui ordonna de préparer une autre chambre. Et elle mena Sara sa fille qui pleura. Et elle. lui dit : Ma fille; ayez bon courage. Que le Seigneur du ciel vous comble de joie au lieu du chagrin que vous avez éprouvé.


Références

(1) Le R. P. Dom Prosper Guéranger, Abbé de Solesmes.
(2) Ap. vu-, 4.
(3) Cone. Later.
(4) Saint Denis l'Aréopagite.
(5) 11 est ici question de la fin des temp comme l'affirment la pins grande partie des SS. Pères et des interprètes catholiques.
(6) Les Petits Bollandistes, 8 mai, d'après la légende du Bréviaire.
(7)   Ces prodiges. continuent. Pendant mon séjour en l'erre-Sainte, deux de nos Religieux me racontèrent plusieurs faits extraordinaires et dont eux-mêmes avaient été les témoins oculaires.
(8) Cette prière est celle-là même que le pape Léon XIII fit distribuer à tous les fidèles présents dans la basilique de Saint-Pierre, le 30 septembre 1888, après la messe célébrée par lui à l'occasion des prières solennelles qu'il avait prescrites dans l'Eglise entière pour les fidèles trépassés. (Briringer—Indulgences)
(9) Dom Guéranger : Année Lit.
(10) Tobie n'avant pu se purifier de l'impureté légale qu'il avait contractée en touchant les morts, demeura hors de sa maison; car il est écrit au Livre des Nombres : Celui qui, pour avoir touché le corps mort d'un homme, en demeurera impur durant sept jours, recevra l'aspersion de l'eau lustrale le. troisième et le septième jour et il sera ainsi purifié.
(11) L'aumône faite avec de bonnes intentions nous mérite une augmentation de la grâce divine et nous amène ainsi à la Conversion et la pénitence, qui nous délivre en effet de tout Péché et nous sauve de la mort éternelle (L'abbé Glaire).
(12) Cette coutume de mettre de la nourriture sur les tombeaux, pratiquée chez les Hébreux et même parmi les chrétiens, pendant plusieurs siècles, était une aumône que l'on faisait aux vivants, afin de les engager à prier pour les. morts. (Bible de Vence.)

(13) C'était celui dont l'Ange avait pris la figure; et ce_ nom d'Azarias qui signifie: Secours de Dieu, exprimait parfaitement ce qu'il venait faire à l'égard de Tobie.—Ananias veut dire: Dieu est propice... (Bible de Pence—L'abbé Glaire).
(14) On sait que dans l'Ecriture frère signifie aussi proche parent; c'est ainsi que . Tobie appelle sa femme: ma soeur, et que les proches parents de Notre-Seigneur sont appelés ses frères.

L’ordre des pages sont placées l’une derrière l'autre ;
tel que dans le livre et non pas en ordre alphabétique suivre les chiffres
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