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Vous êtes, ô Jésus, le Roi de gloire, le Roi du ciel et le Seigneur tout-puissant : Tu Rex gloriae, Christe; je vous adore tenant avec votre Père et l'Esprit-Saint les rênes du gouvernement des mondes...
Vous êtes aussi, ô Jésus fait homme pour nous, le Roi vainqueur de vos ennemis, qui sont également les nôtres, et obtenant par cette victoire le droit de régner sur les hommes sauvés par vous : Regnavit a ligno Deus...
Mais vous voulez être notre Roi, ô Jésus, à un autre titre encore : au titre de l'élection volontaire et personnelle que chacun de nous fera de vous, comme le Roi d'amour auquel il se consacre de tout son coeur.
Vous reconnaître comme le Fils de Dieu, c'est notre devoir; saluer en vous notre Rédempteur, c'est un témoignage de reconnaissance dont nous ne pouvons nous dispenser... Vous choisir et vous moclamer comme le Roi de notre coeur, puis agir en conséquence, ce sera la meilleure preuve de l'affection, de l'amour que nous avons pour vous...
C'est cette preuve d'amour que je viens maintenant vous offrir, ô Jésus... Je proclame que vous êtes mon Roi, et quand' bien même vous ne posséderiez pas cette dignité par ailleurs, je déclare que je voudrais vous reconnaître comme tel, ainsi que je le fais en cet instant.
« Ce n'est ni par des conquêtes meurtrières, ni par la force, ni par la crainte, chante l'Église, que le Christ a soumis les nations à son empire; mais c'est bien lorsque, élevé sur la croix, il a tout attiré à lui par l'amour « (Hymne de Laudes de l'office du Christ-Roi). C'est pourquoi vous êtes justement appelé, ô Jésus, le roi et le centre de tous les coeurs...
Roi des coeurs, Roi d'amour, c'est là le trait caractéristique de votre royauté. Qui dit roi, dit autorité, c'est-à-dire le pouvoir de faire des lois et d'en poursuivre l'application en punissant les délinquants. Le coeur, au contraire, c'est l'amour, c'est l'affection... Vous êtes donc, ô Jésus, le roi des coeurs en ce sens que votre amour s'impose à notre coeur, que votre amour a conquis nos coeurs, s'en est emparé, lui dicte ses lois, et que, dès lors, notre vie s'inspire, dans tous ses actes, de cet amour...
« Ne voyez-vous pas, s'écriaient tristement vos ennemis, au moment de votre entrée triomphale à Jérusalem, ne voyez- vous pas que nous n'avançons à rien à nous opposer à lui : voilà que tout le monde court après lui » (Joan., XII, 19).
Eux, les Pharisiens, étaient désolés de ce succès ; les Pharisiens ont passé et leur haine avec eux.
Pour moi, je me réjouis et me réjouirai toujours de voir les coeurs s'attacher à vous, vous aimer et vous manifester leur amour...
Ces coeurs, sans doute, ils vous appartiennent déjà, car c'est de vous que nous tenons tous nos biens. Mais dans votre bonté infinie et dans votre immense miséricorde, vous ne refusez pas d'agréer ce que nous vous offrons comme si cela nous appartenait : vous voulez par là nous laisser tout le mérite du don que nous vous faisons.
En vous choisissant donc pour notre Roi, quoique vous le soyez déjà, nous accomplissons un acte qui vous est très agréable, en ce qu'il vous démontre les bonnes dispositions de notre volonté...
Bien plus, cet acte, ô Jésus, vous le désirez... Vous voulez que chacune de vos créatures raisonnables se consacre spon-tanément à vous, témoignant ainsi qu'elle connaît vos droits, qu'elle les estime, et qu'elle agit en conséquence...
Soyez donc, ô Jésus, mon Roi souverain : Roi de mon intelligence, de mon coeur et de ma volonté, Roi de toute ma vie...
Soyez aussi, de la même manière, Roi de tous les hommes : vous avez droit de régner sur tous, et puissiez-vous, en réalité, régner sur le coeur de tous vos enfants...
Ce titre de Roi, que n'avez-vous pas fait, ô Jésus, pour le mériter ? Que de grâces je vous dois, quel amour vous me portez!...
C'est principalement dans le don de la sainte communion que vous me témoignez cette charité : elle est l'oeuvre d'un amour royal, et elle appelle, par conséquent, de notre part, un amour royal, c'est-à-dire l'amour qu'un sujet comblé de faveurs par son souverain doit avoir pour celui-ci.
Ah ! que le fruit de la sainte communion, si fréquemment reçue par moi, soit donc d'établir enfin en moi le règne de votre amour... afin que, de cette manière, tous vos droits souverains, ô Jésus, soient pleinement reconnus par moi... |
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Si Jésus en tant que Rédempteur mérite notre reconnaissance pour les bienfaits qu'il nous accorde, il n'y a pas un droit moins grand pour ceux qu'il nous prodigue en tant que Roi d'amour...
Il possède, en effet, des trésors infinis de grâces : il est riche, et en lui, comme parle l'Apôtre, sont tous les trésors de la sagesse et de la science, tous les trésors de la Divinité...
Or, ces trésors, il nous les dispense avec la plus grande libéralité : dat omnibus affluenter et non improperat (Jac., I, 5).
On a vu des rois de la terre réussir à s'attacher inébranlablement le coeur de leurs peuples en se montrant généreux dans les dons et les distributions qu'ils leur faisaient... Vos dons, ô Jésus, les distributions que vous faites de vos bienfaits sont infiniment au-dessus des largesses des plus grands monarques : cela ne sera- t-il pas capable de vous attacher définitivement les coeurs des hommes ?...
Mon coeur, du moins, je vous le donne, ô Jésus, pour reconnaître vos bienfaits; et je proclame, dans toute la sincérité de mon âme, que vous êtes le Roi de mon coeur...
Je sais d'ailleurs qu'en vous choisissant ainsi comme mon Roi et en me mettant à votre service, je me place sous la dépendance du meilleur des souverains...
L'avare est esclave du tyran qui s'appelle l'argent; le voluptueux se met sous la domination du maître impitoyable que sont les sens ; l'orgueilleux devient le jouet de l'opinion, fantôme de roi qu'il est impossible de contenter longtemps. Mais celui qui se range sous les drapeaux du Roi Jésus acquiert la vraie liberté; il entre en possession de la pleine indépendance selon Dieu et selon la
Ah! certes, qu'il est bon pour l'homme de devenir votre sujet, ô Jésus, car « vous servir, c'est régner : cui servire regnare est ». Ce bonheur est le mien; puissé-je l'apprécier, m'en montrer reconnaissant envers Jésus-Christ et ne jamais le perdre !...
Bien plus, ces bienfaits, ces avantages sont d'autant plus nombreux et plus grands que l'âme s'applique à faire régner plus entièrement Jésus en elle... A chaque effort qu'elle accomplit pour accroître son amour envers son Roi Jésus, correspond une effusion plus grande des bienfaits divins dont ce Roi possède les trésors, et qu'il distribue à ceux qui l'aiment.
C'est ainsi, ô Jésus, qu'à ceux qui vous reçoivent dans la sainte communion avec de meilleures dispositions, vous apportez plus de grâces... |
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Il est certain que Jésus étant Fils de Dieu, et de plus le Rédempteur de tous les hommes, il a un droit absolu à être traité et honoré comme Roi par tous ses sujets, par tous ses rachetés...
Mais ces titres, s'ils établissent par eux- mêmes, sans conteste possible, les droits de sa royauté, n'empêchent pas les hommes de méconnaître celle-ci, de lui refuser les honneurs et l'obéissance qu'ils lui doivent, bien plus, de la nier même...
Et de ce crime, beaucoup, hélas ! se rendent coupables. Vous avez, ô Jésus, bien peu de sujets qui vous soient vraiment fidèles et entièrement dévoués...
Or ne vous êtes-vous pas montré assez généreux, pour mériter de vous attacher les coeurs de tous les hommes ? N'avez-vous pas fait, pour démontrer aux hommes votre immense charité, tout ce qu'il était possible de faire ?...
Vous êtes donc, ô Jésus, Roi d'amour, payé d'ingratitude par vos sujets. Je comprends, divin Sauveur, combien cette conduite des hommes à votre égard mérite notre réprobation : je veux du moins, pour ce qui me concerne, m'appliquer d'autant plus à proclamer votre Royauté, que je vois les hommes l'oublier, la mépriser...
Je veux réparer pour mes frères, sans doute; mais je dois d'abord commencer par réparer et faire amende honorable pour moi-même... Un roi a droit de commander, et il est obéi... Est-ce que, trop souvent, ô Jésus, mon Roi, je n'ai pas transgressé vos commandements ? En agissant ainsi, loin de reconnaître votre royauté, je la niais en pratique, je me détachais de vous; si vous êtes mon Roi, ô Jésus, je vous dois et je m'appliquerai à vous conserver la plus entière fidélité...
Lorsqu'un souverain exprime non pas seulement un ordre, mais même un simple désir, avec quel empressement les courtisans, les serviteurs, tous, s'efforcent de s'y conformer, de prévenir même les volontés, le bon plaisir du prince. Vous ne commandez pas toujours, ô Jésus, mais parfois vous vous contentez de nous montrer ce que vous souhaitez de nous : vous êtes en effet roi des coeurs, et vous savez que l'amour ne se commande pas, mais doit naître spontanément comme un beau fruit sur un arbre cultivé avec soin. Voici, dites-vous, que je me tiens à la porte de votre coeur et que je frappe; je ne veux pas forcer l'entrée, je souhaite qu'on m'ouvre... O vous qui vous glorifiez, qui vous réjouissez d'être mon serviteur, mon ami, voici un sacrifice à faire pour mon amour, une vertu à pratiquer; le voulez-vous ?...
Mais sous prétexte que votre invitation n'oblige pas, ne lie pas la conscience, nous en prenons à notre aise, nous hésitons, nous différons, pour arriver trop souvent à un refus... Combien de fois cela m'est-il arrivé ? Est-ce ainsi que vous êtes le Roi de mon cœur ? Pardon, ô Jésus, de toutes mes lâchetés, de mes indélicatesses à votre égard...
Un roi encore dirige les affaires de son royaume comme il lui semble plus utile au bien commun, et pourvoit de son mieux aux intérêts de chacun des citoyens, autant du moins que cela est possible. Vous nous conduisez toujours, ô Jésus, selon ce qu'il y a de mieux pour nous ; et pourtant que de fois je serais porté à me récrier contre les dispositions de votre Providence, oubliant que vous êtes mon Roi et que je suis votre sujet, tout entier consacré à vous... Pardonnez-moi ces révoltes contre votre Providence d'amour...
Chaque jour peut-être, du moins fréquemment, ô Jésus, Roi d'amour, je vous . reçois en mon coeur. Ce don que vous renouvelez si souvent m'oblige d'une manière de plus en plus étroite à me consacrer, à me donner à vous seul, et sans réserve...
Pourquoi n'en est-il pas ainsi ?... Pourquoi ne suis-je pas tout entier à vous... Pourquoi ne pouvez-vous pas exercer sur moi, aussi librement que vous le voudriez, les droits de votre royauté ?...
Ah! que votre charité si grande, si visible dans ce Sacrement, prenne enfin mon coeur et fasse que je vous reconnaisse en réalité pour mon Roi souverain...
Il est certain que Jésus étant Fils de Dieu, et de plus le Rédempteur de tous les hommes, il a un droit absolu à être traité et honoré comme Roi par tous ses sujets, par tous ses rachetés...
Mais ces titres, s'ils établissent par eux- mêmes, sans conteste possible, les droits de sa royauté, n'empêchent pas les hommes de méconnaître celle-ci, de lui refuser les honneurs et l'obéissance qu'ils lui doivent, bien plus, de la nier même...
Et de ce crime, beaucoup, hélas ! se rendent coupables. Vous avez, ô Jésus, bien peu de sujets qui vous soient vraiment fidèles et entièrement dévoués...
Or ne vous êtes-vous pas montré assez généreux, pour mériter de vous attacher les coeurs de tous les hommes ? N'avez-vous pas fait, pour démontrer aux hommes votre immense charité, tout ce qu'il était possible de faire ?...
Vous êtes donc, ô Jésus, Roi d'amour, payé d'ingratitude par vos sujets. Je comprends, divin Sauveur, combien cette conduite des hommes à votre égard mérite notre réprobation : je veux du moins, pour ce qui me concerne, m'appliquer d'autant plus à proclamer votre Royauté, que je vois les hommes l'oublier, la mépriser...
Je veux réparer pour mes frères, sans doute; mais je dois d'abord commencer par réparer et faire amende honorable pour moi-même... Un roi a droit de commander, et il est obéi... Est-ce que, trop souvent, ô Jésus, mon Roi, je n'ai pas transgressé vos commandements ? En agissant ainsi, loin de reconnaître votre royauté, je la niais en pratique, je me détachais de vous; si vous êtes mon Roi, ô Jésus, je vous dois et je m'appliquerai à vous conserver la plus entière fidélité...
Lorsqu'un souverain exprime non pas seulement un ordre, mais même un simple désir, avec quel empressement les courtisans, les serviteurs, tous, s'efforcent de s'y conformer, de prévenir même les volontés, le bon plaisir du prince. Vous ne commandez pas toujours, ô Jésus, mais parfois vous vous contentez de nous montrer ce que vous souhaitez de nous : vous êtes en effet roi des coeurs, et vous savez que l'amour ne se commande pas, mais doit naître spontanément comme un beau fruit sur un arbre cultivé avec soin. Voici, dites-vous, que je me tiens à la porte de votre coeur et que je frappe; je ne veux pas forcer l'entrée, je souhaite qu'on m'ouvre... O vous qui vous glorifiez, qui vous réjouissez d'être mon serviteur, mon ami, voici un sacrifice à faire pour mon amour, une vertu à pratiquer; le voulez-vous ?...
Mais sous prétexte que votre invitation n'oblige pas, ne lie pas la conscience, nous en prenons à notre aise, nous hésitons, nous différons, pour arriver trop souvent à un refus... Combien de fois cela m'est-il arrivé ? Est-ce ainsi que vous êtes le Roi de mon cœur ? Pardon, ô Jésus, de toutes mes lâchetés, de mes indélicatesses à votre égard...
Un roi encore dirige les affaires de son royaume comme il lui semble plus utile au bien commun, et pourvoit de son mieux aux intérêts de chacun des citoyens, autant du moins que cela est possible. Vous nous conduisez toujours, ô Jésus, selon ce qu'il y a de mieux pour nous ; et pourtant que de fois je serais porté à me récrier contre les dispositions de votre Providence, oubliant que vous êtes mon Roi et que je suis votre sujet, tout entier consacré à vous... Pardonnez-moi ces révoltes contre votre Providence d'amour...
Chaque jour peut-être, du moins fréquemment, ô Jésus, Roi d'amour, je vous . reçois en mon coeur. Ce don que vous renouvelez si souvent m'oblige d'une manière de plus en plus étroite à me consacrer, à me donner à vous seul, et sans réserve...
Pourquoi n'en est-il pas ainsi ?... Pourquoi ne suis-je pas tout entier à vous... Pourquoi ne pouvez-vous pas exercer sur moi, aussi librement que vous le voudriez, les droits de votre royauté ?...
Ah! que votre charité si grande, si visible dans ce Sacrement, prenne enfin mon coeur et fasse que je vous reconnaisse en réalité pour mon Roi souverain...
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Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat : O Jésus, Fils de Dieu, vous avez triomphé de vos ennemis, régnez donc, et commandez sur les peuples que vous avez rachetés...
Vous êtes Roi; mais cela ne suffit point : il faut que votre titre de Roi soit effectivement reconnu et proclamé par tous les hommes...
Par les chrétiens d'abord, par ceux qui se disent vos enfants fidèles : que leur volonté vous soit consacrée, que leur coeur vous soit donné...
Par ceux qui se sont séparés de vous : qu'ils reconnaissent de nouveau vos droits et se soumettent à vos lois, à toutes vos lois : « O Jésus, vous qui avez apporté la paix au monde, vous le prince de la paix, soumettez à votre empire les coeurs qui vous ont été jusqu'ici rebelles, et ceux qui s'égaraient dans les chemins de l'erreur, ramenez-les dans votre bercail, en dardant sur eux les rayons de votre amour » (Hymne des Vêpres).
Soyez aussi, ô Jésus, reconnu et proclamé Roi par ceux qui sont encore enveloppés dans les ténèbres de l'idolâtrie ou de l'islamisme; ou qui se trouvent attathés au judaïsme : révélez-leur vos bontés, vos amabilités, donnez-leur votre grâce, afin qu'ils viennent à vous et, se jetant à vos pieds, adorent en vous le Roi de leur cœur...
Mais pour que vous soyez plus parfaitement, ô Jésus, le Roi de tous les coeurs, révélez à ceux qui ne le soupçonnent pas, et faites mieux connaître à ceux qui le connaissent déjà, le Don par excellence de votre amour, la sainte Eucharistie...
Ah! donnez-nous, ô Jésus, de comprendre le désir que vous avez d'être honoré et aimé des hommes dans ce Sacrement, de devenir ainsi le Roi des coeurs ; car l'honneur et l'amour sont les deux principaux témoignages qu'un sujet doit à son roi...
Mais surtout, ô Jésus, que votre Royauté soit reconnue effectivement par moi- même qui trop souvent jusqu 'ici vous ai été infidèle et me suis montré lâche dans votre service.
Puissé-je désormais, ô mon divin Roi, vous aimer et travailler à vous faire aimer dans votre divin Sacrement : que mon coeur approfondisse l'amour que vous nous y manifestez, qu'il en soit vivement saisi, afin que je puisse le communiquer à mes frères et réaliser ainsi le désir que vous avez de régner en fait sur tous les coeurs.
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Offrir nos actions à Jésus notre Roi comme des actes d'hommage et d'amour que nous lui devons. |
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Voici que votre Roi vient à vous plein de bonté. Ecce Rex tuus venit titi mansuetus (Matth., xxi, 5). |
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