DU COMITÉ DIOCÉSAIN DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À
DEVENIR PRÊTRE?


LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE?

Allez voir cette page

Dieu-t-appel-a-devenir-pretres-mais-ou-aller.html

Prêtres du Monde

auteur

+ Sr Denise Christiaenssens
Ermite de la croix o.f.s.

Rimouski Qc. Canada

Titre de la série :
méditations eucharistiques pour l'adoration

Titre de la page:

Le ministre du don de Dieu

Nom de l'auteur:
Mgr-Victor-Lault

 

Le ministre du don de Dieu

I

Adoration

En nous donnant, ô Jésus, votre Corps, votre Sang, votre Ame, votre Divinité, tout vous-même, vous nous avez fait le don le plus magnifique qu'une puissance royale et divine à la fois était capable de créer, le plus beau qu'une sagesse infinie pouvait imaginer, le plus efficace qui pouvait sortir des trésors d'une bonté sans limites.

Mais pour assurer à toutes les générations futures et à tous les peuples de la terre le bienfait de ce présent, vous avez voulu y joindre, ô Christ-Roi, une autre création tout aussi merveilleuse : le prêtre. Après avoir dit à vos Apôtres, en leur présentant votre Corps : « Prenez et mangez-en tous », vous avez ajouté : « Faites ceci en mémoire de moi. »

Dans ces paroles, toute la tradition chrétienne a vu l'institution du sacerdoce. Ce que vous veniez de faire, ô Jésus, vous donniez ordre à vos Apôtres et à leurs successeurs de le renouveler en votre nom. Par là vous leur avez donc conféré un pouvoir bien extraordinaire.

A des hommes, faibles et sujets à l'erreur, si souvent le jouet, ou même la victime des éléments naturels, vous avez donné le pouvoir de commander en maître à Dieu lui-même, au moyen de quelques paroles. Le prêtre en effet prononce les mots que vous lui avez enseignés et que l'Église le charge de redire en votre nom : à l'instant même vous êtes là sous les apparences du pain et du vin. Quelle puissance, et comment pourrions-nous croire à une telle merveille si vous ne l'aviez dit ?

Lorsqu'il consacre le divin Sacrement, le prêtre sans doute ne parle pas en son nom propre, mais il agit comme votre ministre. Il n'en reste pas moins vrai que c'est lui qui parle, et aussitôt, infailliblement, le miracle s'accomplit.

Elle est donc bien digne de considération, la dignité du prêtre, ministre de Jésus-Christ.

Lorsque je vois le prêtre à l'autel, revêtu des ornements sacrés et célébrant le divin sacrifice, c'est vous, ô Jésus, que je dois considérer en lui. Ma foi me transporte au Cénacle et me dit que ce prêtre, c'est bien vous, ô divin Sauveur. Je le crois, Seigneur...

Le monde, qui ne comprend rien aux choses de Dieu, ne considère trop souvent l'état ecclésiastique que comme une carrière à peu près semblable à tant de carrières libérales ouvertes aux différentes aptitudes. Mais les âmes, qui ont l'esprit de Dieu, ne sont point de cet avis, très superficiel du reste : elles savent que le prêtre est un homme choisi de Dieu, élu par Jésus-Christ, pour continuer ici-bas son oeuvre, et principalement pour porter à tous ses frères le don ineffable que le Sauveur nous a légué quelques heures avant sa mort. Pour les vrais chrétiens, le prêtre est donc l'homme de Dieu : homo Dei (II Tim., m, 17), le ministre de Jésus-Christ et le dispensateur de ses dons (I Cor., Iv, i).

Telle est, ô Jésus, la conception que je dois avoir de vos prêtres : aux yeux de ma foi, ils sont d'autres vous-même. Dès lors je dois les estimer, les respecter, les vénérer, tous, quels qu'ils soient : il faut que je fasse abstraction de leurs défauts, pour ne voir que leur caractère sacré qui les unit et les assimile si étroitement à vous.


II
Action de grâce


Le don de l'Eucharistie et le don du sacerdoce vont ensemble : ils ne se peuvent séparer. Pour que le don de l'Eucharistie fût en effet universel et perpétuel dans l'Église , il fallait un ministre qui eût pouvoir de le faire parvenir à toutes les âmes auxquelles il était destiné.

Le prêtre, sorti du Cœur de Jésus en même temps que le Saint Sacrement, est donc une création qui n'est pas en définitive destinée à assurer à celui qui est revêtu du caractère un poste privilégié dans l'Église; c'est une création qui a pour but l'avantage des fidèles. Si vous investissez des hommes de cette puissance extraordinaire, ô Jésus, c'est afin que vos enfants puissent recevoir le don de vous-même. Le prêtre est un homme chargé de porter, de distribuer à tous vos enfants, votre présent royal, ô Jésus mon Roi.

Je vous remercie, divin Sauveur, de la délicatesse de votre amour qui a songé à nous assurer ainsi la plus grande participation possible à votre don.

Je vous remercie d'avoir donné pour moi, à vos prêtres, la puissance de vous rendre présent dans l'Hostie sainte; c'est pour moi, c'est pour que je puisse recevoir votre don, que vous vous livrez ainsi à des hommes, vous le Dieu tout-puissant.

Combien de fois, depuis le jour où mon âme a pris conscience d'elle-même, combien de fois vous ai-je reçu ? Autant de fois un prêtre a usé, en ma faveur, de la toute-puissance que vous lui avez conférée. Je vous remercie, ô Jésus, de tous les prêtres que vous avez ainsi mis sur ma route...

C'est vous qui avez dit à chacun d'eux, dans le secret de l'âme : Viens à moi, mon enfant, laisse tout ce qui est de ce monde, car je veux faire de toi mon ministre; je connais des coeurs qui désireront me recevoir, et c'est à toi que je confierai cette mission de transmettre mon présent au monde. J'étais une de ces âmes que vous connaissiez, ô Jésus; je vous remercie de m'avoir donné votre prêtre.

Le prêtre qui a reçu du Christ-Roi la mission de perpétuer sur la terre le don de son Corps et de son Sang, participe dès lors à la puissance royale de Jésus; et cela non seulement au moment même où il accomplit le grand miracle de la transsubstantiation, mais encore dans tout le reste de son ministère, qui converge d'ailleurs tout entier vers ce divin mystère : le prêtre fait connaître Jésus aux âmes et les purifie afin de les rendre capables et dignes de recevoir avec profit le don de Dieu...

Le prêtre est pour nous, dans tous ces actes, le ministre de Dieu, l'ambassadeur du Christ, bien mieux Jésus lui-même revêtant une forme humaine.


III
Réparation


La dignité du sacerdoce catholique étant si haute, il semblerait que le prêtre dût être respecté, honoré, vénéré par quiconque fait profession d'appartenir à Jésus-Christ et de reconnaître le Sauveur comme son Chef et son Roi : Le prêtre, personnellement, peut avoir des défauts et commettre des imperfections, car il est homme; cela toutefois n'empêche pas que son caractère soit divin.

Mais notre société moderne, toute imprégnée de laïcisme, aboutissement nor­mal du naturalisme et du rationalisme, ne veut pas reconnaître cette dignité : pour les mondains, pour beaucoup de nos contemporains, le prêtre n'est qu'un homme qui accomplit un métier, un peu différent peut-être des autres, mais il n'a aucune mission officielle et divine.

Raisonner ainsi, c'est évidemment méconnaître, ô Jésus, vos intentions, c'est supprimer votre institution : c'est dès lors nier votre amour qui a voulu se donner à nous en perpétuant ici-bas le geste magnifique accompli à la dernière Cène par votre munificence royale... Je vous offre mes réparations pour ces détracteurs de votre sacerdoce, je vous demande pardon de n'avoir peut-être pas toujours considéré moi-même avec assez d'esprit surnaturel vos prêtres, qui sait ? de les avoir parfois jugés comme des hommes et non comme vos ministres investis de votre puissance.

Le monde pervers va plus loin : refusant de reconnaître la royauté du Christ- Jésus , il s'attaque à tout ce qui porte son empreinte; afin de faire oublier, afin d'anéantir s'il le pouvait, mais il ne le pourra jamais, le don de Dieu , il s'acharne contre celui qui a été chargé de porter aux âmes ce présent divin et royal... De là les persécutions dont le clergé est la victime de la part du monde; de là les oppositions que rencontrent trop souvent ceux qui veulent se mettre au service du Christ-Roi pour se faire les distributeurs de ce trésor d'infinie valeur qu'est le Corps du Fils de Dieu.

L'esprit d'impiété vous a ainsi ravi, ô Jésus, bien des âmes, et à ceux qui devaient devenir, selon le mot du Bienheureux Père Eymard, des « multiplicateurs » du bien, il a substitué les propa­gateurs du mal et de la corruption : que d'hosties qui, dans voire intention, au­raient dû être consacrées, ne le seront jamais, faute de prêtres! que de fois votre don, ne trouvant pas de ministre pour le consacrer et le distribuer, ne pourra arriver aux âmes qu'il aurait enrichies et sanctifiées !

Pour toutes les vocations sacerdotales manquées, je vous demande pardon, ô Jésus.

Le prêtre, ministre du Christ-Roi, a reçu de lui cet ordre : « Faites ceci en mémoire de moi. » Or de quoi s'agit-il dans ces paroles du Sauveur ? De rien moins que de répéter le geste qu'il venait d'accomplir : « Prenez et mangez-en tous; ceci est mon Corps. » C'est pourquoi l'Église veut que le prêtre invite les fidèles à recevoir fréquemment, avec les dis­positions voulues, il va sans dire, le Corps de Jésus-Christ. Beaucoup de chrétiens ne répondent pas à ce désir, quand ils le pourraient : je vous demande pardon pour eux, ô Jésus.

Et si même il se rencontrait encore quelque prêtre peu favorable à cette pratique de la communion fréquente, je vous supplie, ô Jésus, de lui pardonner son erreur en lui dévoilant son devoir.


IV
Prière


Prier pour les vocations sacerdotales, c'est évidemment faire oeuvre très agréable à Dieu et à Notre-Seigneur Jésus-Christ; c'est en particulier entrer pleinement dans l'esprit du don royal que nous a fait le Sauveur dans l'Eucharistie.

Je vous adresse donc, ô Jésus, ce souhait qui est en même temps une prière : Multipliez dans le monde ceux qui sont destinés par vous à être des multiplicateurs de votre don eucharistique.

C'est de vous que doit venir l'appel de la grâce divine : faites entendre votre voix à un grand nombre de coeurs.

Ces coeurs, toutefois, vous ne voulez point les forcer; vous les invitez : oh ! puissent-ils répondre généreusement à cette invitation, malgré les difficultés qui peuvent essayer de leur barrer la route !

Puis, qu'après avoir dit oui, ils soient assez forts pour résister à toutes les solli­citations contraires, et que la pensée de refaire un jour le geste de royale bonté accompli par vous les soutienne dans les combats...

Vos prêtres, ô Jésus, sont constitués tels par un acte de votre puissance : leur dignité est grande; elle est indépendante de la sainteté de leur vie. Mais qu'un prêtre saint vous représentera mieux, ô Jésus, que celui dont la vie est ordinaire : aussi je vous prie de sanctifier tous vos prêtres en vérité : « Sanctifica eos in veritate : Qu'ils soient tous de véritables saints : « Ut sint et ipsi sanctificati in veritate (Joan., xvo, 17, 19). » Cette prière de vos enfants, ô divin Sauveur, pour la sanctification de vos prêtres, elle vous est agréable; elle est efficace, car « le frère qui est aidé par son frère.est comme une citadelle inexpugnable : Frater, qui adjuvatur araire, quasi civitas firma» (Prov., xvm, 19). Que ma prière et mes bonnes oeuvres soutiennent ainsi ceux qui sont vos ministres.


V
Pratique

S'intéresser, dans la mesure de ses ressources, à l'ceuvre des vocations sacerdotales.


VI
Aspiration


Demandez au maître de la moisson qu'il envoie des ouvriers pour préparer avec abondance le don du pain de Dieu.

 
 
1
13
2
14
3
15
4
16
5
17
6
18
7
19
8
20
9
21
10
22
11
23
12
24