DU COMITÉ DIOCÉSAIN DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À
DEVENIR PRÊTRE?


LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE?

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Prêtres du Monde

auteur

+ Sr Denise Christiaenssens
Ermite de la croix o.f.s.

Rimouski Qc. Canada

Titre de la série :
méditations eucharistiques pour l'adoration

Titre de la page:

Le fils de Dieu

Nom de l'auteur:
Mgr-Victor-Lault


 

Le Fils de Dieu

I

Adoration

Vous êtes, ô Jésus, le Roi de gloire : Tu Rex gloriae, Christe. C'est l'Église sainte qui vous décerne cette louange dans l'hymne d'action de grâces qu'elle met chaque jour sur les lèvres de ses ministres récitant, au nom de tout le peuple chrétien, l'office divin. Je m'unis, ô Jésus, à cette acclamation de vos lévites et je vous reconnais, je vous adore comme le Roi de gloire...

Vous êtes Roi, ô Jésus : c'est là une vérité dont on ne saurait douter sans se rendre coupable de blasphème.

Vous êtes le Roi de la nature, dont vous avez créé, avec le Père et l'Esprit-Saint, les forces mystérieuses, et que vous gouvernez avec une sagesse douce et forte : « Vous avez dit, et tout a été fait. » Et comme l'autorité appartient sans conteste à l'auteur, vous pouvez gouverner en maître absolu ces mondes qui sont l'ouvrage de vos mains.

Mais vous êtes tout particulièrement, ô Jésus, le Roi de l'homme, le Roi de cette créature choisie qui réunit en elle toutes les perfections des autres êtres créés, et que pour cela on a nommé « un petit monde ». Tout ce que nous avons, tout ce que nous sommes, c'est vous qui nous l'avez donné; vous avez donc le droit de régner sur nous, et toutes nos facultés, toutes nos puissances doivent vous servir.

Je reconnais, ô Fils de Dieu, votre royauté souveraine sur toute créature et sur moi en particulier. Dans mon coeur je confesse vos droits royaux; je les proclame de bouche en vous redisant la louange de l'Église : « Vous êtes, ô Christ, le Roi de gloire »; mais surtout je les reconnais et les adore par une soumission entière à toutes vos dispositions, ô vous qui êtes mon Roi et mon Dieu : Tu es ipse Rex meus et Deus meus (Ps. xLm, 5).

Je le crois et le confesse : dans cette pe­tite Hostie, si frêle qu'elle me paraisse, se trouve en toute vérité le Roi immortel des siècles : au ciel comme au Saint-Sacrement, c'est le même Jésus, c'est le même Fils de Dieu; au ciel, les Anges et les Saints se prosternent en sa présence et lui offrent leurs adorations; sur terre, imitons ces esprits bienheureux et adorons dans le respect le plus profond le Roi des rois, le. Seigneur des seigneurs...

Roi de gloire, vous l'êtes, ô Jésus, à un autre titre encore : Fils de Dieu par nature, vous avez voulu devenir fils de l'homme par amour pour nous. Selon le mot de votre Apôtre (Eph., f, o), vous êtes venu ici-bas pour restaurer en vous toutes choses, et comme fruit des souffrances par lesquelles vous avez opéré cette restauration, votre Père vous a donné en héritage toutes les nations sur lesquelles il vous a constitué roi. Vous avez donc, ô Jésus, comme deux royautés : l'une, que l'on pourrait appeler la royauté divine, vous est naturelle et vous appartient par droit de naissance; vous avez acquis la seconde, la royauté humaine, par vos travaux.

Les peuples acclament les princes qui les ont délivrés du joug de leurs ennemis, ils leur obéissent, ils les servent... O Christ vainqueur, ô Christ qui régnez, ô Christ qui commandez, je me prosterne devant vous, que je crois réellement présent sous les apparences de l'hostie, je vous acclame comme mon roi...

Vous pourriez certes, ô Jésus, régner par la force. Vous préférez régner sur nous par l'amour, par la douceur. Les rois de la terre imposent leur puissance, et malgré cela ils ne peuvent pénétrer dans les âmes : bien souvent le coeur de leurs su jets leur échappe... Vous, ô Jésus, c'est dans le sanctuaire de la volonté, de la conscience, de l'âme, que vous entendez régner... Royauté magnifique, que seule un Dieu peut obtenir.

O Christ-Roi, mon coeur est déjà à vous. Mais en ce jour, je tiens à vous le donner de nouveau. Je confirme ma sujétion à votre royauté d'amour... Puissé-je rester à jamais enchaîné à votre trône !


II
Action de grâce

D'ailleurs la royauté de Jésus-Christ n'est pas seulement pour lui un droit que personne ne pourra jamais lui ravir; elle est encore pour nous la source de nombreux bienfaits qui doivent nous porter à la reconnaissance envers lui.

Le premier et le plus important devoir d'un roi est de procurer le bien-être, le bonheur de ses sujets dans la paix et dans l'abondance de tous les biens : l'histoire ne nous apprend-elle pas que, souvent, les calamités publiques, même si le souverain n'y a aucune responsabilité, sont suivies de sa déchéance ?

Procurer le bonheur de vos sujets, c'est ce que vous faites, ô Jésus, avec une perfection qu'aucun roi, aucun empereur, ne pourra jamais atteindre : vous le faites avec une bonté et une magnificence divines.

Ces bienfaits ne regardent pas seulement chacune de nos âmes en particulier; ils s'étendent encore à la famille et aux nations elles-mêmes tout entières.

Pour ce qui regarde chacune de nos âmes en particulier, voici en effet ce qu'on pourrait appeler le programme de gouvernement de notre Roi Jésus : comme article fondamental il y a notre rachat de la damnation éternelle, le pardon de nos offenses et des dettes contractées envers la Justice divine...; puis vient la participation à la nature divine par le moyen de la grâce, la possession de Dieu lui-même ici-bas par l'Eucharistie dans laquelle il se donne en nourriture à sa propre créature, enfin la jouissance éternelle de Dieu dans la vision béatifique. Chacun de ces points n'est-il pas un immense bienfait qu'un Dieu seul pouvait réaliser ?

L'influence bienfaisante de..la royauté de Jésus-Christ s'étend encore à la famille. A celles qui reconnaissent et acceptent sa royauté, il apporte ses grâces de force et de consolation. Aux époux, il communique le courage dont ils ont besoin pour remplir leurs devoirs sans se lasser et supporter sans irritation, bien plus, avec joie, les charges du foyer. Aux parents, il donne la lumière pour élever d'une manière chrétienne leurs enfants. A ceux-ci, il inspire la soumission et le respect qui met tant de bonheur dans le sanctuaire domestique... Oh ! que la royauté de Jésus, acceptée, voulue, est bonne, suave et bienfaisante, dans la famille! Qu'une famille où Jésus règne en maître est heureuse !

La royauté de Jésus-Christ étend enfin sur la société tout entière sa douce et bienfaisante influence : reconnaître cette royauté, c'est, pour les nations comme pour les individus, s'assurer la justice et la paix qui sont les fondements de toutes les relations entre les peuples aussi bien qu'entre les diverses classes de la société. C'est par votre présence, multipliée sur tous les points de la terre, que vous assurez à vos créatures, ô Jésus, le bénéfice de ces bienfaits. Les rois de ce monde ne peuvent résider qu'en un seul lieu, dans leur palais : vous, ô Jésus, vous résidez partout où sont vos sujets, et de votre demeure eucharistique vous projetez sur eux tous les biens dont ils peuvent avoir besoin... Merci, ô Jésus, notre Roi et notre Bienfaiteur...


III
Réparation


La royauté de Jésus-Christ n'est pas une royauté facultative. Jésus est roi, nécessairement. De par sa nature même, comme Fils de Dieu, un seul Dieu avec le Père et le Saint-Esprit, il règne sur le monde. De plus, son Père lui a donné le sceptre sur toutes les nations de la terre, et son règne, ainsi que l'annonçait l'archange Gabriel à la très sainte Vierge, n'aura pas de fin.

Royauté nécessaire, universelle et éternelle : tels sont les principaux caractères de la royauté de Jésus-Christ. Et pourtant, ô Seigneur, combien votre royauté est discutée, entravée parmi nous, qu'elle est trop souvent méprisée et rejetée !

Royauté nécessaire... Nombreux sont les hommes, nombreuses les sociétés qui ne veulent pas du joug suave de Jésus- Christ : « Nous ne voulons pas qu'il règne sur nous! » Blasphème insensé qui se répète invariablement dans tous les siècles. Et parce que nous ne voulons pas qu'il règne sur nous, voici que nous transgressons ses préceptes, que nous rejetons son autorité... Nous ne voulons pas qu'il règne sur nous : nous ne voulons pas qu'il entre dans notre âme, qu'il en prenne possession par son Eucharistie; notre coeur, nos services, nous les avons déjà donnés à d'autres maîtres, à l'orgueil, à l'intérêt, à quelque passion ou à une créature.

Jésus est Roi, mais ne semble-t-il pas plutôt un roi détrôné ? En réparation de ceux qui refusent de vous reconnaître, j 'acclame, ô Jésus, votre souveraine royauté.

Royauté universelle. Certains admettent encore que Jésus-Christ règne, mais ils ne veulent pour lui qu'une royauté amoindrie, limitée; ils ne veulent pas que l'empire du Christ s'étende à toute la vie, à tout ce qui intéresse l'activité humaine de l'individu et de la société entière. Ils font des répartitions dans leur obéissance et leur fidélité.

Mais c'est faire injure à votre royauté, ô Seigneur, que de lui poser des limites! Ah! qu'il n'en soit pas ainsi de nous. Vous êtes, ô Jésus, roi universel; je vous reconnais comme tel, et autant qu'il est en moi, je veux vous faire régner univer­sellement. Quel est l'aveuglement de ceux qui vous refusent leur obéissance totale!

Royauté éternelle. Ce n'est pas à cette terre qu'est limitée la royauté de Jésus. Il est roi pour toute l'éternité. A l'égard de ceux qui sont encore en ce monde, sa royauté est pacifique, bienveillante. Mais, après cette vie, elle revêtira l'aspect terrible du Juge suprême. Cependant, que d'hommes ne pensent pas à cette royauté éternelle de Jésus et vivent comme s'ils ne devaient jamais lui rendre compte de leur vie !...


IV
Prière


Il ne suffit pas, c'est évident, de reconnaître en principe que Jésus-Christ est le Roi de gloire, il faut encore et surtout admettre son empire dans la pratique de toute la vie.

Si Notre-Seigneur est roi, il a donc le droit de recevoir nos services et nous avons donc le devoir d'obéir à ses commandements. La soumission à ses préceptes, à ses volontés, à ses désirs, la fidélité aux obligations qu'il nous impose, tel est le principal moyen de reconnaître sa royauté. Promettons-lui que nous serons vigilants sur ce point; promettons-lui que nous chercherons à y amener d'autres âmes. A notre action ne manquons pas d'ajouter la prière. Aimons à répéter le souhait que lui-même nous a appris et qu'il nous invite à répéter souvent : « Que votre règne arrive! » Oui, ô Jésus, régnez sur nous, sur notre âme, sur notre intelligence, sur notre coeur; régnez sur la société, sur les familles et les nations.

Bénissez les missionnaires qui travaillent à répandre votre royaume ; faites fructifier leur apostolat, afin que, d'une extrémité de la terre à l'autre, un seul cri retentisse :Honneur et gloire à Jésus-Roi.


V
Pratique


En entrant à l'église, prenons l'habitude d'aller directement rendre nos hommages à Jésus-Christ, et donnons-lui cette marque d'honneur qui consiste en une bonne et vraie génuflexion.


VI
Aspiration


O Jésus, Roi de gloire au ciel, présent pour nous au divin Sacrement, je vous salue.


 
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