DU COMITÉ DIOCÉSAIN DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À
DEVENIR PRÊTRE?


LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE?

Allez voir cette page

Dieu-t-appel-a-devenir-pretres-mais-ou-aller.html

Prêtres du Monde

auteur

+ Sr Denise Christiaenssens
Ermite de la croix o.f.s.

Rimouski Qc. Canada

Titre de la série :
méditations eucharistiques pour l'adoration

Titre de la page:


Nom de l'auteur:
Mgr-Victor-Lault

 

          La perpétuité du don

I

Adoration

Ce n'est pas seulement à tous les hommes que vous voulez vous donner, ô Jésus; — ce n'est pas seulement à toute la terre que vous avez étendu le bienfait de votre présence; c'est encore tous les jours, jusqu'à la fin des siècles, que Vous avez décidé de renouveler et de perpétuer cette présence parmi nous. Ainsi vous ne nous quitterez point, mais vous demeurerez avec nous jusqu'à la consommation des siècles.

Votre Apôtre, instruit par vous-même, nous en donne l'assurance : chaque fois que nous mangeons votre corps et buvons votre sang chaque fois que se célèbre le mystère eucharistique nous annonçons la mort du Seigneur, et il en sera ainsi jusqu'à ce qu'il vienne lui-même (I Cor., xi, 26).

Je crois, ô Jésus, à la perpétuité de votre présence parmi nous; je crois à la vérité de la promesse que vous avez faite de demeurer toujours avec nous par votre grâce et par l'assistance que vous prêtez à votre Église enseignante; je crois enfin à la vérité de votre présence réelle et personnelle, qui accompagnera nos âmes et votre Église toujours.

L'Eucharistie, c'est, ô Jésus, votre Corps ressuscité et glorieux, que vous nous donnez sous des voiles proportionnés à notre faiblesse. Vous eussiez pu choisir, pour vous cacher en demeurant parmi nous, quelque chose qui imitât en une certaine manière l'immutabilité divine, une substance qui ne fût pas sujette à la corruption. Mais alors, comment aurions-nous pu vous manger, nous approprier votre don comme nous nous approprions la nourriture matérielle ?

C'est pour cela que vous avez choisi le pain et le vin : vous avez institué le sa-crement de l'Eucharistie comme une chose qui se consume par l'usage, mais vous avez en même temps disposé qu'il pût être renouvelé chaque jour. L'Hostie qui vous contient disparaît dans la poitrine du communiant, mais voici que d'autres Hosties sont consacrées, voici que vous recommencez votre présence. Pour nous, ô divin Sauveur, vous subissez en quelque sorte les vicissitudes des choses humaines, et cependant vous êtes toujours là.

J'admire les ingénieuses dispositions de votre sagesse et de votre amour qui ont voulu assurer à tous les siècles le bienfait de votre présence.

Qu'elle est admirable, cette persévérance de l'Hostie sainte, à travers tous les âges, malgré les tentatives que la malice humaine, aiguillonnée par la rage de Satan, a mises en oeuvre pour faire disparaître, ou tout au moins condamner àl'oubli, l'Hostie sainte.

Celle-ci a triomphé de toutes les persécutions qui tendaient à la supprimer, detoutes les erreurs qui cherchaient à l'a­moindrir, de toutes les ingratitudes qui auraient voulu la faire oublier. Elle est toujours là.

Pourquoi, si ce n'est parce qu'elle est ce Roi immortel des siècles, aux pieds duquel viennent se briser, impuissants, tous les efforts de l'enfer ? Elle contient la vie, l'auteur même de la vie; elle est pour nous la source de la vie, toujours ouverte pour les âmes désireuses de vérité et de bien. J'admire, je loue, je bénis, ô Jésus-Hostie, cette vitalité qui ne s'est jamais démentie et ne se démentira jamais.

Cette perpétuité de la présence de Jésus parmi nous appellerait de notre part une présence perpétuelle. Cela n'est pas possible : nous ne pouvons, même si nous en avions le désir, nous tenir toujours auprès de vous, ô Jésus, d'une manière réelle : nous admirons, sans pouvoir les imiter, ces saints qui passaient des heures entières en adoration auprès de votre divin Sacrement ; mais rien ne devrait empêcher notre coeur et notre volonté de se tenir auprès de vous, de penser à vous, pour vous dire notre amour et vous prouver notre foi.

Un autre devoir résulte encore de cette permanence du don eucharistique : celui de recevoir toujours, tous les jours de nouveau, le divin Sacrement. Jésus nous y invite : il appelle à lui tous les hommes... Puissent-ils entendre cet appel et y répondre avec générosité !...


II
Action de grâce

Savourons aux pieds de Jésus lui-même tout ce qu'a de bon, de généreux, de salutaire, cette présence perpétuelle du Sauveur au milieu de nous... Voyons-la, cette présence de Jésus, voyons-la venir jusqu'à nous en particulier. Je vous remercie, ô bon Sauveur, de vous être ainsi perpétué pendant vingt siècles pour que j'aie, moi, le bonheur de vous posséder...

Pourquoi, en effet, ne vous êtes-vous point lassé des ingratitudes, des outrages que l'on vous prodigue ? pourquoi voulez-vous que votre Eucharistie demeure jusqu'à la fin des temps, sinon pour que chacun de vos enfants, dans tous les siècles, puisse avoir le bonheur d'y participer ? Notre Roi Jésus a fait au monde le don de son Corps, de tout lui-même, et ce don est sans repentance.

Chacun de nous en particulier est la raison qui l'a porté à faire à perpétuité ce don. Voyons à la Cène Jésus nous pré­sentant le pain consacré ; entendons-le nous dire : Mon enfant, je te vois dans le lointain des siècles, je t'aime, et c'est pour toi que je prépare le divin Sacrement.

La présence perpétuelle de Jésus au Saint Sacrement est le plus puissant anti­dote à nos péchés qui se renouvellent sans cesse. L'iniquité sur cette terre abonde partout, et de tous côtés s'élève contre Dieu le cri de révolte de l'ange déchu : Non serviam : Je n'obéirai pas. Partie du ciel au commencement de la création, cette voix se répercutera jusqu'à la fin du monde. Mais dans votre sacrifice eucharistique renouvelé chaque jour, vous avez préparé, ô Jésus, un puissant contrepoids à ce cri perpétuel de révolte contre Dieu : le Seigneur apaisé par votre oblation accorde aux pécheurs la grâce du repentir et du pardon. Voix de Jésus qui se fera entendre ainsi jusqu'à la fin des siècles, comme vous êtes forte pour couvrir les clameurs du péché, et, tout à la fois, douce pour charmer les Oreilles du Seigneur!

Votre présence continuelle au Sacrement est encore pour nous, ô Jésus, la source de tout bien, de toute grâce, de tout secours contre les ruses et les attaques du démon, toujours prêt à profiter de notre faiblesse pour nous faire tomber dans le péché : à l'action perverse du démon qui ne se repose jamais, vous opposez la force chaque jour renouvelée de votre présence réelle.

Enfin, ô Jésus, vous le saviez, un roi n'abandonne pas son armée après l'avoir conduite sur le champ de bataille. Vous avez engagé vos enfants dans une lutte terrible, qui exige d'eux des actes de vertu maintes fois plus qu'ordinaires. C'est pourquoi vous êtes resté avec nous, afin de nous donner l'exemple de ces vertus : l'Hostie sainte porte à travers les siècles et proclame à toutes les générations votre amour, votre humilité, votre patience, votre obéissance, votre détachement, vos souffrances.

Merci, ô Jésus, de votre générosité à notre égard.


III
Réparation

En face de cette perpétuité du don de Jésus aux hommes, quelle devrait être l'attitude de ces privilégiés ?

Sans doute, un attachement inébranlable, une réponse fidèle à tant d'amour, se manifestant par une religieuse crainte de tout ce qui pourrait indiquer un manque de reconnaissance.

En fait, comment se comportent les hommes envers Jésus-Christ toujours présent au milieu de nous ? N'est-ce pas un abandon presque général ?

Si vous ne veniez parmi nous, ô divin Sauveur, qu'à des moments déterminés, à certaines époques plus ou moins rapprochées, que ne ferait-on pas pour jouir, au moins une fois dans la vie, de votre présence ? Mais maintenant que vous êtes toujours avec nous, ce n'est que trop souvent la solitude autour de vous.

Combien, à la perpétuité de votre présence, ô Jésus, n'opposent-ils pas la perpétuité de leur absence ? Ils ne viennent jamais vous visiter...; jamais ils n'assistent au saint Sacrifice... ; ils ne vous reçoivent jamais... Vous pouvez bien répéter le reproche que Jéhovah adressait aux Juifs : « Tout le long du jour j'ai tendu les bras vers mon peuple qui ne veut pas de moi et me repousse » ( Rom. , x, 21).

Combien cet abandon attriste votre Coeur si généreux! Je vous demande pardon, ô Jésus, pour ceux qui vous traitent ainsi et méprisent votre bonté.

Comment ai-je répondu moi-même jusqu'ici à la bonté de Notre-Seigneur se perpétuant pour moi dans le saint Sacrement ?

Quelle a été mon assiduité à venir le visiter ?... N'ai-je pas négligé de le faire, et pour des motifs futiles : pour ne pas m'imposer un moment de gêne, pour ne pas me priver d'une satisfaction ?... O Jésus, considérant que toujours vous êtes là pour moi, je ne veux passer aucune de mes journées sans venir vers vous...

Et trop souvent, alors que j'étais présent de corps, n'étais-je pas absent d'es­prit ?... Ne devrais-je pas avoir honte,. ô Jésus, de répondre si mal à votre présence perpétuelle parmi nous ?

C'est toujours, ô Jésus, que vous serez avec nous, que vous vous donnerez à nous. Si à certaines époques on vous traite avec les honneurs qui vous sont dus, royalement, il y en a eu d'autres, et il y en aura peut-être encore, où vous saviez que votre eucharistie serait obligée de se cacher dans de pauvres tabernacles, de se dérober le plus possible aux regards

des hommes. Combien je déplore, ô Jé­sus, cette fureur diabolique qui vous poursuit, aujourd'hui encore, en certains pays ! En réparation des honneurs que l'on vous a refusés et que l'on vous refuse, je vous offre mes adorations, mon respect, mon amour...


IV
Prière


Puisque c'est pour nous, ô Jésus, que vous avez voulu établir sur la terre, au milieu des hommes, votre demeure permanente, ce sera entrer dans vos intentions, ce sera vous plaire, m'assurer vos grâces, que de recourir à vous avec la plus entière confiance.

Nous sommes donc assurés, ô divin Sauveur, que vous resterez avec nous. Mais vous voulez aussi que la prière des disciples d'Emmaüs : « Maître, demeurez avec nous », nous vous l'adressions afin d'exciter et d'entretenir en notre coeur un désir plus vif de votre présence et de votre assistance continuelle. Détaillons notre prière et demandons à Jésus d'être toujours : avec son Église pour la vivifier et y faire germer, dans ses enfants, des fruits de vertu...

avec le Souverain Pontife et les pasteurs chargés de gouverner les âmes vers la fin éternelle, afin qu'ils aient la science nécessaire pour le bien faire... avec chacune des âmes chrétiennes pour l'aider, la soutenir, l'encourager, la consoler... avec les chefs de la société civile, afin qu'ils ne perdent jamais de vue la destinée suprême et surnaturelle de ceux qu'ils doivent gouverner...

Demandons surtout à Jésus, pour nous et pour nos frères, la grâce d'être admis à jouir pour toujours de la vue de Dieu dans la bienheureuse éternité...

C'est pour être notre viatique sur le chemin du ciel que le bon Sauveur a voulu demeurer perpétuellement présent au Sacrement... Par nos prières, par nos efforts, par notre apostolat, obtenons que son désir se réalise dans la plus grande mesure qui soit possible, et que tous nous arrivions au ciel où nous serons à jamais heureux.


V
Pratique

Être fidèle à la visite quotidienne au Saint Sacrement, qui est de notre part la réponse à la visite que Jésus nous fait chaque jour par la sainte communion.


VI
Aspiration

Restez avec nous, Seigneur, car sans vous il n'y a ni lumière ni chaleur de vie : Mane nobiscum, quoniam advesperascit, et inclinata est jam dies (Luc, xxiv, 29).

 
 
1
13
2
14
3
15
4
16
5
17
6
18
7
19
8
20
9
21
10
22
11
23
12
24