DU COMITÉ DIOCÉSAIN DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À
DEVENIR PRÊTRE?


LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE?

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Prêtres du Monde

auteur

+ Sr Denise Christiaenssens
Ermite de la croix o.f.s.

Rimouski Qc. Canada

Titre de la série :
méditations eucharistiques pour l'adoration

Titre de la page:

La divinité de Jésus-Christ

Nom de l'auteur:
Mgr-Victor-Lault

 

La divinité de Jésus-Christ

I

Adoration

Lorsque vous conversiez parmi nous, ô Jésus, vos contemporains voyaient en vous un homme comme un autre. Seul l'apôtre Pierre, et avec lui quelques privilégiés, furent assez heureux pour reconnaître en vous le Fils de Dieu, Dieu lui- même : avec le Prince des Apôtres, et avec Marthe, la soeur de Lazare, je confesse et proclame, ô Jésus, que vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant, le Roi du ciel et de la terre.

La sainte Eucharistie étant, ainsi que l'Eglise l'a solennellement défini, le Christ tout entier, le vrai Jésus qui a vécu sur la terre il y a près de deux mille ans, nous donne non seulement son corps, son sang, son coeur, son âme, mais encore sa Divinité. L'Eucharistie, c'est le Christ-Homme, et c'est le Christ-Dieu.

Vous êtes présent partout, ô Jésus, Fils de Dieu, Seigneur tout-puissant : c'est vous qui, avec le Père et l'Esprit-Saint, soutenez dans l'existence, par la force de votre volonté, les êtres que vous avez créés, et chacun d'eux reflétant, à sa manière, quelqu'une de vos perfections, atteste par là même votre présence en lui. Mais dans la sainte Hostie vous êtes présent d'une manière toute spéciale, ô Jésus, Verbe incarné, vous y êtes personnellement, par votre être même.

La foi me l'enseigne, je le crois : la petite Hostie du Tabernacle, c'est Dieu; car cette petite Hostie c'est vous-même, ô Jésus, vrai Fils de Dieu. Je ne cesserai de vous redire le chant de ma foi et de mon amour : « Nous avons cru et nous savons que vous êtes le Christ, Fils de Dieu » (Joan., vi, 70).

Et si la petite Hostie du tabernacle est Dieu, nous devons l'adorer, lui rendre des hommages semblables à ceux que lui offrent au ciel les anges et les esprits bien­heureux. Soyons heureux de pouvoir nous prosterner en sa présence et lui offrir nos adorations...

L'Eucharistie est Dieu... Dieu c'est Être infini qui possède au plus haut degré toutes les perfections. Or, il est là, devant nous, en notre possession...

Il est là dans toute la vérité de sa nature et de ses attributs. Ce n'est point une image de Dieu que nous possédons ici, un souvenir, un vestige (pour employer le terme consacré) comme on en trouve dans la création ; ce n'est point même une présence morale, comme celle qu'il avait accordée à l'ancien temple de Jérusalem. C'est une présence réelle.

Dieu est là : le Père, le Fils et le Saint- Esprit. Dieu le Père prononce cette parole éternelle, expression exacte de son être et qui constitue Dieu le Fils. Le Père et le Fils s'aiment, se complaisent l'un dans l'autre, et leur mutuel amour constitue une troisième personne en tout semblable aux deux autres. Sous ces apparences inertes, quelle vie !...Dieu est là : celui qui a créé toutes choses et les soutient dans sa puissance. Dieu est là : le maître souverain qui gouverne le monde, et de qui dépendent tous les événements.

Dieu est là : le juge suprême et infaillible qui nous suit du regard perpétuellement, et un jour nous récompensera ou nous punira.

Laissons notre admiration continuer cette énumération des titres et des attributs de la divinité et saluons chacun d'eux dans la sainte Hostie...

La divinité, présente dans l'Eucharistie, n'est pas seulement là pour veiller sur nous, nous protéger, ce qui serait déjà un bienfait inappréciable, elle y est encore pour se donner à nous. L'Eucharistie nous fait en réalité don de Dieu.

O Jésus, je crois à la vérité de ce don. J'y crois de toute l'ardeur de ma foi, et je veux traduire en actes cette foi : le motif qui vous a porté à vous livrer ainsi à nous, sans épargner (selon notre langage humain) votre Divinité elle-même, est votre désir de nous faire du bien. Vous saviez que l'homme, « ange déchu qui se souvient des cieux », ne peut trouver son bonheur complet et définitif qu'en Dieu : vous lui donnez Dieu.

Mais cela nous oblige à nous donner à Dieu : puisque lui se donne tout à nous, il faut que nous lui donnions, nous aussi, tout ce que nous sommes : nous lui avons déjà offert notre corps, notre sang, notre coeur, notre âme...; aujourd'hui complétons ce don en lui livrant notre être... 0 Jésus, je me donne tout entier à vous, à votre service, à votre gloire, à votre bon plaisir...


II
Action de grâce


Le plus grand bienfait que Dieu puisse faire à l'homme, c'est de se mettre én communication avec lui. Le prophète, en effet, considérait comme un grand privilège celui que le Seigneur Dieu avait accordé à son peuple de se rendre proche de lui en résidant sur le propitiatoire de l'arche (Dent., iv, 7). Ce privilège mettait la nation juive dans un état de supériorité sur tous les autres peuples : c'est de toute évidence.

Mais qu'était cette présence de la Divinité dans le temple de Jérusalem, comparée à la présence personnelle, au don réel que vous faites, ô Jésus, de votre Divinité même, aux enfants de l'Église catholique ?

Si vous vous donnez ainsi à nous, ônotre Dieu et notre Roi, ce n'est certes point que vous ayez besoin de nous pour être heureux. De toute éternité vous vous suffisiez à vous-même, avant que le monde commençât d'exister, et vous continuez à vous suffire en dehors de toute créature.

O mon âme, sache te montrer reconnaissante pour un tel don : pour l'amour qui en a conçu la pensée, pour la bonté qui l'a réalisé...

Combien nous est avantageuse, ô mon Dieu, votre présence parmi nous; combien il nous est bienfaisant, ce don que vous nous faites de votre Divinité en l'Eucharistie, ô Jésus notre Roi !

Vous nous y livrez tout ce que nous pouvons désirer de plus parfait. Si mou âme a soif de vérité, vous êtes, ô Jésus-Hostie, la parole éternelle du Père, communiquée aux hommes pour être la lu­mière du monde...

Suis-je fatigué de la méchanceté des hommes et des embûches que me dresse le démon, vous êtes, ô Christ eucharistique, le bien infini dont la possession fera mon bonheur pendant toute l'éternité.

Vous y mettez à notre disposition tous vos attributs : votre puissance et votre miséricorde, votre sagesse et votre bonté... Tout cela est à moi quand je communie... Pourrait-on imaginer un don plus excellent ?

Elle est à moi, aussi, votre vie elle-même, ô Trinité sainte, cette vie pleine, infinie, qui est la propre vie de Dieu.

Car ce don royal a ceci de particulier, que par lui nous devenons les amis, les commensaux, les frères de Jésus-Christ, le Dieu incarné. L'Eucharistie est l'aliment de nos âmes : Jésus-Christ nous l'a donnée pour que nous nous en nourrissions ; mais l'Hostie sainte étant Dieu, c'est Dieu que nous mangeons, et dès lors c'est en Dieu lui-même que nous nous transformons.

Remercions Jésus-Christ du don si grand, si merveilleux de l'Eucharistie ! Ah ! si nous comprenions tout ce qu'il renferme, quelle serait notre reconnaissance


III
Réparation

Le patriarche Jacob, s'éveillant du sommeil pendant lequel il avait vu les Anges monter et descendre sur une échelle mystérieuse, s'écriait : « Vere Dominas est in loto isto, et ego nesciebam : En vérité le Seigneur est dans ce lieu, et je ne le savais pas » (Gen., xxviu, i6).

Nous le savons, ô Seigneur Dieu, que vous êtes dans la sainte Hostie; c'est là une des premières vérités qu'on nous a apprises. Mais ne dirait-on pas, trop sou­vent, que nous l'ignorons ?

Dieu est véritablement et substantiel­lement présent dans le tabernacle de nos églises; et combien de chrétiens se conduisent, hélas! comme s'ils n'y croyaient pas !

De l'oubli en effet de cette vérité vient notre manque de recueillement et de piété dans le lieu saint, le peu de dévotion dans les prières que nous y faisons... Demandons pardon à Dieu, directement offensé par ces négligences, de notre manque de foi pratique...

De l'oubli de cette vérité vient encore que tant de chrétiens ne rendent pas à la sainte Eucharistie le culte de suprême adoration qui lui est dû : omission plus spécialement de la génuflexion en entrant dans l'église et en en sortant, ou en passant devant le tabernacle.

De l'oubli de cette même vérité vient aussi le peu de soin apporté au culte eucharistique, principalement dans les objets qui servent à ce culte : pauvreté, négligence, avarice, malpropreté...

La statue du souverain, le portrait d'un homme qui a bien mérité de la nation, la photographie d'un père, d'une mère, sont entourés par nous de respect : les insulter, leur manquer de respect, ce serait faire injure à la personne qui se trouve représentée. Et vous, ô Jésus mon Dieu, vous, ô Jésus mon Roi, nous ne craignons pas de vous déshonorer personnellement dans votre Eucharistie. Hélas ! nous n'y pensons pas ; mais, en vérité, est-ce là une excuse valable, et n'est-ce pas plutôt une aggravation de notre faute ?

En réparation pour tous mes manques de respect à votre présence eucharistique, ô Jésus mon Dieu, je vous offre en ce moment mes adorations que j'unis à celles de toute la cour céleste.

Un second motif de réparation doit être de voir que les hommes répondent si mal à l'amour que Dieu lui-même leur témoigne en se donnant à eux. Lorsqu'un supérieur fait preuve de bonté à l'égard d'un de ses inférieurs et veut bien descendre jusqu'à lui, le devoir de cet inférieur est, de correspondre aux avances qui lui sont faites. Dans le monde, on est très strict sur ce point.

Il n'y aura donc, ô mon Dieu, qu'avec vous qu'on pourra tout se permettre? Vous voulez vous donner à nous : c'est pour cela que vous avez institué ce don de l'Eucharistie, si justement appelé le Don de Dieu par excellence, donum Dei, et l'on n'en veut pas, ou l'on en abuse.

Notre devoir, en face de ce don où Dieu lui-même se livre à nous, se met entre nos mains et devient notre chose, notre nourriture, notre devoir, c'est de correspondre à ce don; c'est de me donner à vous, ô Jésus; l'ai-je fait jusqu'à ce jour ? Non, sans doute, car qui dit don, dit dépouillement, perte de soi-même, en faveur du donataire.

Or suis-je vraiment dépossédé de moi- même en faveur de Dieu ? Quelles preuves de ce don Jésus a-t-il pu constater jusqu'à ce jour dans ma vie ?

Sera-t-il donc vrai, ô divin Roi, que je serai toujours égoïste, recevant tout et ne donnant rien ou presque rien ?...


IV
Prière


Demandons à Notre-Seigneur lui-même de sanctionner nos résohrtions et d'exaucer nos prières.

En premier lieu, celle de savoir et de professer pratiquement que le Saint Sacrement c'est en toute vérité Dieu lui- même; le bon Dieu sans doute, mais qui ne cesse pas pour cela d'être le suprême Seigneur. Donc nous saurons le traiter avec respect, piété, dévotion...

Puis celle de nous rappeler dans nos difficultés et nos épreuves que Dieu est là au Saint Sacrement, qu'il nous y voit, nous y écoute, qu'il dépend de lui de nous bénir, de nous exaucer, de nous sauver...

Prions aussi pour que la connaissance et l'amour de Dieu au Très Saint Sacremeut se répande toujours davantage dans le monde. Si Dieu a institué le don de lui-même, c'est pour que ce don parvienne à toutes les âmes. Or, combien l'ignorent encore! Nous pouvons, par nos prières et notré zèle, travailler à répandre, à donner Dieu à nos frères...

Demandons pour nous et pour toutes les âmes la grâce de garder fidèlement le don de Dieu ici-bas, afin d'avoir part un jour au don total et sans voile qu'il nous fera de lui-même dans la patrie bienheureuse.

O Jésus, qui vous donnez à moi, caché sous les espèces eucharistiques, faites que je jouisse de votre vue, de votre don au ciel pour toute l'éternité.


V
Pratique


Dans nos rapports avec le Saint Sacremeut, ne jamais oublier que Dieu est là, dans la sainte Hostie, et qu'il y mérite nos adorations.


VI
Aspiration


Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant : Tu es Christus, Filius Dei vivi (Matth., xvl, 16).

 
 
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