DU COMITÉ DIOCÉSAIN DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À
DEVENIR PRÊTRE?


LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE?

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Prêtres du Monde

auteur

+ Sr Denise Christiaenssens
Ermite de la croix o.f.s.

Rimouski Qc. Canada

Titre de la série :
L'oraison simplifiée
Titre de la page:

Toutes les références

Nom de l'auteur:
Père Mathias Croonenborgh. o.f.m.
Traducteur Père Évarististe Coopens, o.f.m
.

 

 

1- Préface simplifiée

1- Il ne faudra pas , bien entendue , abuser de ce principe. Cette façon de faire est idéal auquel nous devons tendre ; une âme qui vit habituellement uni à Dieu et se nourrit de lectures pieuses, le réalisera sans peine : dès qu’elles s’est mise en présence de Dieu pour prier, les affections jaillissent de son cœur, et le colloque s’établit. Mais pour le débutants, pour ceux qui ont vécu dans la dissipation, ou après des infidélités, il sera parfois nécessaire de commencer par les réflexions propre à faire retrouver le « contact » avec Dieu. Une fois celui-ci rétablie on passera au colloque qui est l’essentiel de l’oraison.

2- La Contemplation chrétienne. P. Téqui, Paris, 1923. pp.218-219. Nous recommandons vivement la lecture de tous les opuscules de cet excellent auteur. Fils de saint Benoît, il puise, dans son Ordre, aux meilleures sources de la tradition chrétienne.
3- Lettre- préface à La Perfection Séraphique, du P. Césaire de Tours ( Librairie Saint-François, Paris ).
4- La province franciscaine de la Basse- Allemagne, détachée en 1529 de la province de Cologne, comprenait la Hollande, le Brahant, Anvers et le Limbourg. Cf. Histoire littéraire et bibliographie des Frères-Mineures de l’Observance en Belgique et dans le Pays –Bas, par le P. Servais Dirks, Anvers
5- Voici les titres des principaux ouvrages du P. Crooknengourgh :
Enseignement chrétien : excellents conseils pratique pour le choix d’un état.
Le Guide spirituel, ouvrage en quatre parties, qui fut réédité en 1861 par H.C.W. Chez J. Romen , `a Ruremonde. Vie de Sœur Agnès-Marie Huyn, Annonciade à Venlo. Consolations dans les peines et à l’heure de la mort. Traité sur les scrupules, livre qui jouit, d’une vogue immense. Les deux colonnes spirituelles : La Confession et la Communion. Le lit fleuri de saint Antoine de Padoue.
6- Gal. II.20
7- Gen. XL.14562-3135


2- Que toutes les âmes chrétiennes

Références Que toutes les âmes chrétiennes

1- Ce chapitre n’est qu’un préambule. Le pieux auteur veut, dès l’abord, nous initier à cette dévotion aux saintes Plaies du Christ, qu’il prendra comme objet ordinaire de méditation et à la quelle il fait constamment allusion dans sa théorie et l’oraison. Il y reviendra plus a long as la seconde partie .
2- I Cor., 1.30
3- Ps XC, 6
4- Sainte Jeanne de Valois, reine de France, fonda en 1501 un ordre de franciscaine, appelé l’Ordre Royal de la Vierge Marie ou de l’Annonciade.
5- Introduction à la vIe décote, 2ième partie, ch. 12. L’auteur ajoute un autre texte de Opuscules Spirituels de Saint François de Sales et un passage d’une lettre à Ste Chantal. Nous avons cru bn de les supprimer pour ne pas allonger le texte.
6- Sermon sur L’Assomption de la B.V.M.

7- A défaut d’édition à laquelle se réfère l’uteur, non trouvera ces révélations dans « le livre de la Grâce spéciale » : révélation de Ste Mechtilde, publié par les Pères Bénédictins de Solesmes, Mame et fils, 1921. Première partie, ch. XVIII, p. 68. Cette édition étant actuellement dans le commerce, c’est à elle que nous renvoyons le lecteur.
8- Le même jour, à l’heure des vêpres
9- Ste Mechtilde, op. cit. Première partie, ch. XVIII. P.69
10- Ste Mechtilde, op.cit. Premie`re Partie, ch. XIX, P.70
11- Eccl., VI.24
12- Cant., 11, 14
13- Sermon 61 sur le Cantique
14- Ch. VI. !4
15- Introduction à la vie dévote, livre III ch. !
16-Cette phrase en se trouve que dans la version française
17- Math, XXII, 16
18- Jean, XIV, 6
19- Jean X,9

3- De la manière de faire oraison

1- Jean , IV, 23
2-Mathieu VI,7
3-Mathieu XV, 8
4- I Cor, XIV, 19
5- Comme cela est simple et aisé ! Le meilleur sujet de notre oraison est donc celui qui nous plait le mieux, qui nous vient le plus spontanément, qui épanche l’âme de ce qu’elle a de plus actuel et de plus vrais. Point n’est voisin de se torture la tête, ni de faire l’artificiel ; plongez dans votre cœur, tirez-en ce qui s’y trouve, sans chercher plus loin, offrez cela à Dieu, la vraie façon de parler à notre Père : la plus naturelle, donc la plus facile, et en même temps le plus profitable.


4- Exposé détaillé

1- L’auteur parle ici plutôt pour ceux qui on t déjà acquis l’habitude de la présence de Dieu. Les débutants feront souvent bien de suivre le conseil que le P.Boniface Maes donne dans sa Théologie Mystique : «Il sera très utile ici, surtout pour ceux qui n’ont pas encore appris à contempler Die en esprit (c’est-à-dire par le simple regarde la foi), de se représenter par l’imagination le Christ dans son humanité, et de diriger vers Lui leurs aspirations .Rien na plus efficace en effet, au témoignage de saint Bernard (sermon 74 sur le Cantique), pour réciter dans le cœur l’affection envers Dieu et cette inclination douce et spontanée qui nos entraîne vers Lui, que de converser doucement en tous temps et en tous lieux, avec le Christ-Homme, et de soupirer amoureusement vers Lui. «Par exemple, vous êtes seul ,assis dans votre chambre : imaginez-vous le Christ pendu à la croix devant vous, ou bien Jésus enfants, qui, assis sur la table, vous sourit : et de temps en temps vous l’embrasserez tendrement.

«Vous mangez : pensez que vos êtes assis à la pauvre petite table de Jésus, et voyez-Le, mangeant avec vous dans la même assiette. Vos chantez au chœur : figurez-vous, le Christ à votre côté, chantant aussi, avec combien d’amour, les louanges de son Père, et de ainsi de suite. Par ces pratiques et autres semblables que vous suggérera votre dévotion, vous arriverez peu à peu à une aimable familiarité avec le Seigneur Jésus, et vous sentirez une certaine affection très douce vous a entraîner vers Lui,» Théologie Mystique ( traité pratique de vie spirituelle. (. Traduit du latin par le P. Martial Lekeux, pp. 94-95 , Collection Caritas, chez Bould et Guy, Paris )

2- Le langage courant emploie souvent comme synonymes les mots «méditation» et oraison». Il n’est pas mauvais de noter leur réelle différence : la méditation n’est qu’une partie de l’oraison, c’est le travail de l’esprit, qui a pour but d’amorcer celui du cœur ; c’est «considérer un objet dans le but d’émouvoir notre volonté» : et ceci, émouvoir notre volonté reste le point principal. Rappel de la présence de Dieu, méditation, affections et résolutions : c’est la marche logique de l’oraison telle que l’auteur l’a indiquée précédemment. S’il met ensemble ici la méditation et les affections (celle-ci comprenant d’ailleurs les résolutions elles –mêmes) c’est qu’en réalité elles sont si intimement liées que pratiquement elles ne font qu’un . Sa méditation qu’on devrait plutôt appeler contemplation (conteplari : considérer) n’est qu’un regard de foi, d’où doivent jaillir aussitôt les affections dans le cœur et les résolutions dans la volonté.

3- Sermon 7 sur la Nativité
4- 2..2.q.82.a.3ans.3.
5- «Quid est hoc? Surgunt indocti et coelum rapiunt, et nos cum doctirinis nostris sine corde, ecce volutamur in carne et sanguine. » Confession L.VIII.ch.8
6- Pour voir plus au long comment former et exprimer ces affections, comment les répéter, s’y arrêter, s’y plonger, voyez les exemples que donne l’auteur dans les Exercices de la 2e partie de l’ouvrage.
7- La nuit de saint François chez Bernard de Quitavalle
8- Épître catholique.v.10


5- Quelques conseils

1- Après nous avoir appris à bien faire oraison aux heures spécialement consacrées à la prière, l’auteur nous enseigne maintenant à porter l’esprit d’oraison dans toute notre vie, à « toujours prier », ce qui est le plus important de tout. C’est l’exercice de la présence amoureuse de Dieu, que l’auteur considère avec combien de raison ! comme essentiel dans le vie spirituelle et qu’il recommande dans la plupart de ses écrits, « Amor » publiera prochainement, s’il plait à Dieu, un petit livre du P. Croonenborgh, où il traite ex professo de cette fondamentale et excellente pratique. Il n’indique ici que quelques circonstances où il convient de la mettre en oeuvre, mais elle doit s’étendre de même aux autres actions de la journée. La méthode proposées par le Père peut s’appliquer aisément à tout ce que nous avons à faire au cours de la journée.

Cela ne nous dispense nullement, bien entendu, de l’obligation de consacrer encore tous les jours un temps déterminé là l’oraison et à l’examen de conscience. Toutefois, la réussite et l’efficacité de ceux-ci seront ( la réciproque est vraie aussi ) en rapport direct avec notre fidélité à l’exercice continuel de la présence de Dieu : toute notre vie doit être une vie de prière : faute de quoi l’on tombe dans la « méditation cloisonnée », si bien décrite, avec toutes ses méfaits, par le P. Tisset : « L’isolement vient cloisonner la méditation dans une demi-heure formaliste »… « Les exercices de piété sont cantonnées dans un coin de la journée ils sont séparées du courant de la vie, ils n’ont sur l’âme que l’influence du moment, s’ils l’ont !.. ( la vie intérieur simplifiée, 3i P.L. Ch. III et IV ). Lisez et relisez ces eux précieux chapitres du P. Tissot, comme aussi celui-ci du P. Croonenborgh, Et surtout… appliquez-les.
2- Ps. 90, V . I. et 14
3-Gal., V. 24


6- Des aridités et distractions

1-L’auteur tient `a mettre ce principe en évidence, que la dévotion est en fonction non de la douceur qu’on y goûte, mais de la promptitude qu’éprouve la volonté à accomplir le bon vouloir divine. Il sera dès lors ; autant plus lire pour encourager l’âme à nourrir les douces affections quand celles-ci se présentent, et pour faire la part si large à l’oraison affective. La dévotion sensible est bien et elle aide au progrès spirituelle, mais elle n’est point essentielle il faut donc savoir s’en passer et ne jamais la rechercher pour elle-même.

2- Px. LXXII, 22
3- Mathieu, XXVI, 46
4- Ceci est surtout vrai pour l’oraison que propose le P.Croonenborgh : se tenir devant Dieu, s’entretenir amoureusement avec Lui, comme si notre âme débordait de douceur, alors qu’au contraire nous ne sentons rien ; obliger notre cœur à s’élever vers Dieu sans vouloir chercher de diversion dans la lecture ou le méditation discursive, cela coûte de l’effort et en ce sens on peut dire qu’aucun travail n’est comparable à celui de l’oraison. Ainsi, comprise, cette oraison est singulièrement efficace pour tremper les caractères et elle devient une excellente école d’énergie. D’autre part on peut dire que cette oraison est facile et à la portée de tout : il suffit de vouloir, ce que, avec la grâce de Dieu, tout en homme st capable de faire.
5- L’auteur renvoie au Livre de la Grâce spéciale de sainte Mechtilde, Ive partie, ch. LVB : « Comment Dieu accepte la volonté pour le fait ». Op. cit., p.362


7- Quelques-avis

1- Nous ne donnons en entier que celles du dimanche et du samedi : toutes deux sur la Plaie du Côté sacré de Notre-Seigneur, et des extraits de celles du mardi et du vendredi. Elles pourront suffire aux âmes de bonne volonté pour les mettre « en train » Voici comment l'auteur distribue la matière pour les sept jours de la semaine : le lundi, la Plaie de la Main droite, le mardi celle de la Main gauche, etc… et vendredi, les plaies causée par la Couronne d'épines, le samedi, de nouveau la Plaie du Côté ; ainsi la semaine commence et finie par la méditation de la Plaie du Côté sacré, cette façon de prendre une Plaie par jour, un peu artificielle peut-être, et qui n'est plus, en tout cas, dans nos goûts, état fort en honneur, autrefois, Saint François de Sales recommande à plusieurs reprises ( Voir, Introduction à la vie dévote, partie II, Ch, XII ; opusc, spirituels, Exercice du matin, traité 3. etc. ) de même Sainte Gertrude, sainte Mechtilde, sainte Magdeleine de Pazzi, Tauler,. Etc
2- Jean XIV.6
3- Marc, VIII, 35
4- Jean, VIII,12


8- Quelques fortes raisons
10- Citation omise : Siante Marguerite de Pazzi
12- Cor. VI,20
13- Col.III,3-4
14- Col. II.,20
15- Act. XVII,28 Citation omise : Exemple de Sainte Marguerite de Hongrie
16- Op.cit., Tome II .L .IV ch. XXXV.p.137
17- Citation omise de Tauler, qui donne six nouveaux motifs en faveur de l'élection des saintes Plaies
18- Héb., IX, 27
19- Op.cot. Tome premier L.III.ch. XLI p. 247
20- Luc XXIII , 46
21- Citation omise : Exemple de saint Edmond
22- I Cor. II,2
23- Gal., VI, 17
24- Gal, VI, 16
0
25- Gal, II,211- Rom. XIII, 14

9- Plaie de côté sacré
1- La vie T. Premier. L. III.ch., XVI
2- Ibid. T.II.L.LLLL.ch. V
3- La vie T. 2.L.II. CH.184- op. cit.,
4-1 partie ch. XVI, p.58
5- ou colloque : partie essentielle de l'oraison. C'est ici que la plaie de Jésus choisie comme sujet de méditation doit jouer un rôle important : tout colloque se fait en union avec Jésus : nous ne prions que par Lui, en Lui et avec Lui. Toute notre attention est fixé sur Lui et la vie de Ses Blessures et de Ses tourments nous inspire les divers sentiments de componction, de confiance, d'amour etc. La contemplation de Jésus crucifié constitue l'axe, et le centre de la méditation..5-Ce sera souvent le cas pour les débutants qui, pendant la colloque, risquent de s'égarer dans le choix des affections, Le P. Croonenborgh propose contre ce danger un remède extrêmement facile et efficace, qui consiste à suivre le plan du Pater. Tout le monde connaît le Notre-Père, tout le monde le comprend. Le connaissant par cœur, on ne risque pas «d'oublier les poins préparés » ; on y trouvera une manière toute prête, très belles , toujours adaptée à notre état : qu'on ait été fervent ou lâche, qu'on soit dans la joie ou la tristesse, on doit toujours demander ces grâces-là. Elles contiennent tout ce que nous pouvons solliciter de Dieu. Le Pater demeure la prière par excellence, la prière divine.
6- On peut ici avantageusement passer en revue, par le détail, les principales actions de la journée ; prévoir les moments pénibles, les travaux qui nous répugnent davantage, les rapports avec notre prochain que nous savons devoir nous être désagréables, etc.. et par un colloque amoureux et plein d'abandon avec Dieu disposer notre volonté à les accepter généreusement. On sortira de la sorte de la méditation fortifié et remplie des meilleurs résolutions.
7- On peut ici faire un examen et voir quels sont les défauts qui déplaisent le plus à Notre-Seigneur ou qui sont le plus grand obstacles à notre progrès spirituel

10- plaies bénis
10-Matth. IX, 12,13
11- Luc, XIV,21
12- Matth. IX, 10-11
13- Ps. Li,19
14- I Jean,Ii,1
15- Rom, VIII,34
16- Hébr. VII,25
17- Matth. IX,28
18- Jean VII,37

11- Plaie de la main gauche
1- Comme nous l'avons dit, ceci n'est qu'un extrait. Il n'est peut-être pas inutile de rappeler encore une fois le but de l'auteur, afin que certaines âmes n'aillent pas lui demander ce qu'il n'a pas l'intention de donner. Il n'a pas voulu écrire un « livre de méditation », mais bien nous fournir un plan, une méthode d'oraison. Ce qu'il donne ne sont que des exemples ; à nous maintenant de nos mettre généreusement à l'œuvre. L'oraison quoi qu'on fasse, restera toujours une œuvre personnel, la meilleur méthode ne peut pas nous dispenser de ce travail personnel.

12- Couronnement d'epines
1- Livre II, ch, XIII, traité I
2- Cant, V. 2
Marc, V. 48
4- Marc, X, 51

13- Plaies en générales
1- Op., cit., tome II, livre VI, ch. XXXV. P. 137
2-Vous pouvez répéter cette prière tant de fois que vous le voudra, la variant selon que votre cœur vous l'inspirera : ce sera une excellente façon de dire dévotement votre chapelet ou une partie de votre chapelet en joignant à cet exercice de l' Ave Maria celui du Pater, que vous pouvez abréger. Ce sera une façon aussi facile que bonne de passer le temps de l'oraison.
3- Voici ce que dit saint Alphonse dans une circulaire à ses religieux ( 6 févier 1771, le saint avait donc soixante-quinze ans ) : « Pour la méditation je recommande de se servir, le plus souvent, d e mes livres. Je dis ceci, on pour prôner mes misérables ouvrages, mais parce que ces méditations sont mêlées de pieuses affections et ce qui importe plus encore remplies de prières variées qu'on ne trouve guère dans les autres livres. Je prie donc qu'on ait soin de lire toujours, à la méditations, la seconde partie, qui consiste dans les affections et les prières. » Ce texte est cité par la revue Prêtres et Apôtre dans un excellent article de juin 1928 ( p. 158