Une visite à Jésus dans le saint sacrement, pour chaque jour de la semaine
Prière Finale
Bon Jésus, Jésus de ma âme ! Ma consolation, mon amour et l’unique enchantement de mon cœur, regarde-moi ici, prosterné à tes pieds repenti et confus comme l’enfant prodigue revenant à la maison de son père. Je suis une âme fatigué de toute, bon Jésus ; seulement en toi je cherche, seulement en toi je trouve mes délices et mon bien.
Toi qui es allé à la recherche de la Samaritaine, toi qui m’appelais quand je m’éloignais de toi, me rejetterais-tu de ta présence, maintenant que je te cherche ? Seigneur, je suis triste, tu le sais bien ; rien ne me réjouit ni ne me distrait, le monde entier me paraît un désert aride ; je me trouve dans une lugubre obscurité, trouvé et remplie d’inquiétude. Je te cherche, et tu ne me réponds pas ; je t’adore, je crie vers toi et ma douleur augmente… Où es-tu Seigneur ?
Je ne jouis pas de ta présence, de ton amour sans égal pour moi sur la terre… Mais je ne cesserai pas de te prier, et le découragement ne viendra pas remplacer l’affection que me pousse vers toi. Bon Jésus, maintenant que je te cherche et ne te trouve pas, je me rappelle le temps où tu m’appelais, et moi je fuyais dans ma froideur. En dépit des tentations et de ma peine, je t’aimerai et espérerai en toi, et je serai à toi comme le furent Thérèse et Madeleine.
Bon Jésus, doux et aimable, tu es pour moi un époux, un être et un ami incomparable, lorsque la douleur me brise le cœur ; lorsque les hommes m’abandonnent ou insultent ma peine, parce qu’ils ne la comprennent pas, lorsque la tiédeur me poursuit et le désespoir me transperce. Ici, dans ta Sainte Maison, au pied du Tabernacle, prison où l’amour te tien prisonnier, ici seulement je chercherais des forces pour lutter et vaincre. Ne crias pas que par faiblesse je t’abandonne. Plus tu te tais, plus je t’appelle ; je pleurerai et répandrai tant de larmes, qu’à la fin tu répondras. Oui, je t’attends. Tu viendras et en te possédant, je jouirais sur la terre des délices du ciel.
Aide-moi pour accomplir ce que je t’offre; sans toi je ne peux rien, je ne vaux rien, je ne suis rien. Fortifie-moi et rends moi serein malgré les tempêtes de la douleur. O Jésus, donne-moi l’humilité, la patience, la reconnaissance et l’amour, par ce que si j’arrive à t’aimer vraiment, toutes les vertus me viendront e plus de l’amour.
Je t’adresse une humble et fervente supplication pour ceux que j’aime. Tu les connais ; tu es au courant de leurs nécessités. Secours-les avec générosité.
Prends soin des pauvres, des affligés, et d'une façon spéciale, de la jeunesse. Console ceux qui souffrent, fortifie les faibles, touche les pécheurs pour qu’ils se convertissent, qu’ils ne t’offensent plus et qu’ils pleurent leurs égarements.
Seigneur, protège tous tes enfants, toi qui es plus tendre qu’une mère; et tu le sais bien, le cœur d’une mère est le sommet de la tendresse et de l’abnégation pour ses enfants.
A moi qui te tiens compagnie, quand les autres t’abandonnent, parce que j’ai écouté la voix de la grâce… À moi, qui en t’aime pas seulement dans l’espoir du Ciel ou par la crainte de l’Enfer… à moi, qui e cherche que ta gloire et en suis récompensé par la joie de t’aimer :
Augmente mon amour, et donne-moi les forces nécessaires pour lutter et obtenir le triomphe désiré…
Adieu, Jésus de mon âme… Je te quitte, mais je te laisse mon cœur ; et, au milieu du monde, je penserai à Toi. A chacune de mes respirations, je désire répéter mille fois que je t’appartiens, pour le temps et pour l’éternité. Amen.
Supplément : Prière pour la Sainte Église
O très tendre Seigneur Jésus, qui avez choisi pour Épouse la Sainte Église, et qui l’aimez d’un si grand amour, j’implore votre clémence en sa faveur, et je vous supplie de la pacifier, de la garder, de la tenir unie, de la gouverner dans tout l’univers.
Voyez, ô très clément Sauveur, avec quelle rage l’Église est attaquée par ses ennemis, avec quelle violence l’enfer s’élance sur elle. Daignez la défendre et la conserver par la puissance de votre bras.
Envoyez à votre Église de fervents et d’infatigables ouvrier, de vrais apôtres qui relèvent le culte sacré si négligé dans certains pays, qui propagent par le monde notre Nom et la connaissance du Dieu très haut, qui tout autour d’eux convertissent et sanctifient.
Accordez à tous vos fidèles d’obéir à la Sainte Église, dont ils sont les membres, avec une entière soumission, d’observer ses moindres commandements, de croître de jour en jour en toute espèce de bien , pour la gloire de votre Nom.
( Prière de Sainte Gertrude, moniale bénédictine, XIV siècle.)
Références
Appendice :
Le Miracle de Bolsena
Ceci n’est pas proprement un appendice, mais j’ai voulu donner l’explication de ma référence au Miracles de Bolsena, dans les Adorations du jeudi.
Bolsena est l’une des plus jolies villes de l’Italie, et sa population sait raconter le fait prodigieux qui s’y est passé, il y a 700 ans, à peu près, et qui suscita de l’admiration, de la ferveur et une grande piété.
C’était e 1263. Un prêtre Bohémien, sous l’emprise d’une profonde crise spirituelle, se proposa de visiter tous les sanctuaires de l’Italie pour essayer de retrouver sa vraie Foi. Au cours de son pèlerinage, il s’arrête à Bolsena. Avant de se remettre en chemin très à bonne heure, il se rend à l’Église de Ste Christine pour y célébrer la sainte Messe. À cause de ses grands doutes, il avait, comme à l’habitude passé la nuit dans l’insomnie. Il était fatigué, et le doute que le tourmentait dans sa vie sacerdotale lui revenait à l’esprit : le doute que le pain et le vin puissent se transformer réellement au Corps et au Sang de N.S.J.C.
Ainsi donc, durant la Sainte Messe, au moment de rompre l’Hostie consacrées ses mains commencent à trembler, mais résolument il divise en deux parties la blanche Hostie… et voilà qu les bords des deux moitiés distillent des gouttes de sang qui tombent sur le corporel, sur la nappe et jusque sur le marbre de l’autel ! Le prêtre demeure si étonné et émerveillé qu’il lui est presque impossible de continuer de Saint Sacrifice. Puis, il ramasse le corporal et la nappe ensanglantée pour les apporter au Curé, à la sacristie, et lui faite part du prodige. Celui-ci, éminemment troublé, les larmes aux yeux raconte le fait merveilleux à quelques fidèles, et eu après une immense foule remplit l’Église, anxieuse de voir et d’adorer les linges ensanglantés miraculeusement.
Le Prêtre officiant et pèlerin n’avait plus que le désir de se rendre le plus vite possible à Orvieto, ville où le Pontife Urbain IV résidait temporairement, pour se prosterner à ses pieds et implorer son pardon et l’absolution pour la faiblesse de sa foi.
Le Souverain Pontife, non seulement, lui donna l’absolution, mais l’embrassa paternellement et affectueusement. Il voulut une relation complète des faits et ordonna immédiatement que le corporal soit transporté solennellement à ORVIETO, en procession, par le peuple de Bolsena. Le Pontife en personne, alla à la rencontre du cortège pour recevoir en ses mains la relique si précieuse.
Un an après, exactement le 8 septembre 1264, Urbain IV émit la Bulle «Transituosos» par laquelle il établissait la commémoration du miracle eucharistique douze jours après la Pentecôte. Cette Fête catholique reçut le nom de «Corpus Christi».
Je crois et j’adore le mystère de la Sainte Trinité, mystère que la Sainte Église nous propose comme dogme de foi. Il y en a qui prétendent que le fait de croire en Dieu seul en trois Personnes est beaucoup plus un thème théologique que biblique ; mais comme je dis dans l’adoration pour le dimanche, que pour croire, connaître et aimer mieux ce dogme, ce mystère, il faut recourir aux Saintes Écritures,
voici quelques références :
Genèse, I ,26, Genèse, III 22. – Exode XXIII, 20-21, etc…