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| Spiritus sanctus superveniet in te, et virtus Altissimi obumbrabit tibi.
L'Esprit-Saint descendra en vous, et la puissance du Très-Haut vous couvrira de son ombre. Luc., i, 35
Par la sainte Communion se renouvelle en quelque sorte l'auguste mystère de l'Incarnation. Quand Marie eut répondu par son Fiat à la voix de l'Ange, le Fils de Dieu s'incarna dans son sein. Mais le Verbe ne s'est pas contenté de s'unir à la plus pure des vierges, et, en elle, à l'humanité tout entière ; il veut s'unir à chaque chrétien. Or, le Saint Esprit fut le divin opérateur de l'Incarnation. Il avait préparé Marie à devenir la Mère de Dieu. C'est lui qui la préserva dans sa Conception immaculée ; qui répandit dans son âme, dès ce premier moment, et cultiva dans la suite, les plus belles vertus : et lorsque vint le temps de former et d'animer le corps de JÉSUS, ce fut le Saint-Esprit qui féconda le sein de Marie. Il continua d'habiter en elle après l'accomplissement de ce mystère, et la couvrit de son ombre pour tempérer les ardeurs du soleil divin qu'elle portait dans ses flancs. Apprenons à nous préparer à la Communion en union au Saint-Esprit.
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Le Saint-Esprit sanctifia donc Marie pour la rendre digne de devenir Mère de Dieu. Bien que toute la sainte Trinité concoure à la sanctification des âmes, cette opération s'attribue spécialement à la troisième Personne, qui est le Don par excellence, le lien du Père et du Fils, et qui, en venant en nos âmes, nous relie à Dieu. L'Esprit-Saint orna Marie de toutes les vertus ; et lorsque Marie hésitait à accepter la dignité de Mère du Verbe, qu'elle croyait incompatible avec son voeu de virginité, l'ange la rassura et lui dit que son enfantement serait l'oeuvre du Saint-Esprit, qui descendrait en elle pour l'opérer. Remarquez que le Saint-Esprit était déjà en Marie, puisqu'elle était pleine de grâce. Que veut dire alors cette parole : « Le Saint-Esprit viendra en vous ? » Ah ! il viendra pour vous fortifier, pour vous préparer, vous, faible créature, à ce mystère de toute-puissance. Si faible que vous soyez, pourrez-vous encore trembler, si Dieu est lui-même en vous, par une présence toute spéciale, pour y recevoir Dieu ? Car ce fut le Saint-Esprit qui reçut en Marie le Verbe et lui donna sa nature humaine.
Or, l'Eucharistie, par la Communion, nous associe à la gloire de Marie et aux joies de sa maternité.
Mais qui recevra .en moi le Verbe de Dieu ? Ce ne peut être moi, si pauvre et si misérable. L'état de grâce que je crois avoir, eh ! mon Dieu, n'est peut- être pas sans tache ; et, fût-il immaculé, qu'est-ce que cela devant Celui qui est saint par essence ? Mes petites vertus ?... Mais Dieu les possède toutes au suprême degré... La réception sera donc bien indigne si je suis seul pour recevoir JÉsus. Mais par votre état de grâce le Saint-Esprit habite en vous, et c'est lui qui doit y recevoir JÉSUS. Unissez-vous donc à ce divin Esprit quand vous allez communier.
Rappelons-nous seulement que la disposition qu'il aime surtout à voir en nous, c'est celle de Marie disant : « Je suis la servante du Seigneur. »
Vous m'invitez, Seigneur, vous connaissez ma pauvreté, ma misère ; mon ignorance : mais votre divin Esprit vous recevra ; il vous parlera pour moi, et la réception sera alors digne de vous.
On ne s'unit pas assez au Saint-Esprit, on ne cherche pas assez à le connaître ; cependant nous sommes ses temples, et il habite en nous. A beaucoup de chrétiens on pourrait dire : « Savez- vous ce que c'est que le Saint Esprit? Et ils répondraient qu'on ne leur en a jamais parlé...
Ah ! c'est que, pour connaître l'Esprit-Saint, il faut être intérieur. Ses opérations sont toutes intérieures. Et ceux qui demeurent toujours au-dehors peuvent bien connaître ses dons, ils ne sauront Jamais comprendre son langage d'amour et de suavité ; c'est le partage des âmes silencieuses et recueillies. Priez donc souvent ce divin Esprit ; unissez-vous à lui ; qu'il vous prépare à communier, qu'il parle pour vous et remercie Jésus ; que Jésus règne en vous par lui.
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II
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Qu'est-ce à dire ? Dieu est un feu consumant. Quand Dieu vient en nous, il y vient avec sa nature divine ; et si le Saint-Esprit ne nous couvrait pas comme une douce nuée, nous serions à l'instant consumés. Que sommes-nous, plongés dans la Divinité , sinon comme une paille au milieu d'un grand feu ? Le Saint-Esprit tempère ces ardeurs divines ; il n'en laisse transpirer qu'autant qu'il faut pour nous réchauffer et nous vivifier. Il nous est nécessaire comme il le fut à Marie, qu'il couvrit, dit saint Bernard, de son ombre pour protéger son corps virginal à l'approche de la Divinité : Ipse est qui Virgini obumbravit, ut et virgineo corpori temperaret Deitatis accessum.
L'archange ne dit pas seulement à Marie : Le Saint-Esprit descendra en vous » ; il ajoute : Et il vous couvrira de son ombre. »
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III
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Non seulement le Saint-Esprit est en Marie pour recevoir le Verbe divin, mais il y crée encore son âme humaine, et y forme son corps si pur du sang de la Vierge. Ce sera aussi son rôle en nous dans nos Communions. C'est lui qui doit faire de nous d'autres JÉSUS-CHRIST : c'est là son oeuvre propre. Il veut nous changer spirituellement en JÉSUS, faire de lui et de nous un seul être. Il nous fait participer à l'état de Jésus quant au corps, en formant en nous le germe de gloire qui rendra nos corps semblables à celui de Jésus glorieux ; et l'Esprit du Verbe, qui a fait sortir JÉSUS du tombeau, ressuscitera nos corps pour la même gloire.
Dans nos âmes, il forme l'union de sentiments ; et par cette opération, quand Jésus a cessé de vivre en nous sacramentellement, il y vit encore spirituellement. Le Saint-Esprit prolonge ainsi notre Communion : il continue en nous la vie divine de JÉSUS.
De même que les aliments, après qu'ils ont été digérés, laissent dans l'estomac leur suc nourrissant, lequel, se répandant dans les membres, les fortifie et les fait vivre, ainsi, quand les saintes espèces sont consumées, et que l'humanité sacrée de JÉSUS n'est plus en nous, la Divinité reçue en même temps que son Corps, et en qualité de nourriture, demeure en nous : elle y demeure non seulement comme dans son temple, mais comme le suc nourricier dans l'estomac, fortifiant toutes les puissances de notre âme, la nourrissant de saintes inspirations, des mouvements du saint amour, nous changeant en ce qu'il est lui-même, nous rendant spirituels et divins, réalisant cette parole magnifique : Qui adheret Domino, unus Spiritus est : Celui qui est uni au Seigneur ne fait qu'un même esprit avec lui !
Quel bonheur, vraiment, que de naître dans le temps de l'Eucharistie ! Les Justes de l'ancienne Loi, ces grands saints de la Loi de crainte, soupiraient sans cesse après un Messie qu'ils ne devaient pas voir ; aujourd'hui, le dernier des chrétiens est plus favorisé que tous ces saints Patriarches !
Que devons-nous donc faire pratiquement ? Laisser le Saint-Esprit travailler en notre âme et y former Notre-Seigneur. Laissons-nous pétrir par ses mains divines, comme une cire molle qui reçoit toutes les empreintes : et quand nous communierons, nous nous préparerons en union avec lui : nous prierons, nous ferons notre action de grâces par lui. Vouloir se passer de ce secours, c'est orgueil et présomption : car nous ne savons guère prier. Mais l'Esprit vient au secours de notre infirmité, et prie en nous par des gémissements inénarrables.
Si nous l'appelons à notre aide, nous plairons au Père céleste, qui pourra alors, avec une véritable satisfaction, nous donner son divin Fils, sans craindre de le voir mal reçu. Nous causerons un plus grand bonheur à Notre-Seigneur, qui ne cherche sans doute qu'à se donner, mais qui aime à trouver un cénacle grand et richement orné. Nous plairons, enfin, au Saint-Esprit, qui met sa gloire à féconder les âmes par son amour.
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Le saint Sacrifice
Hoc Tacite in meam commemorationem.
Faites ceci en mémoire de moi. Luc., xxtt, 19.
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I
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Assistez tous les jours à la sainte Messe : cela porte bonheur à la journée. Tous vos devoirs en seront mieux remplis, et votre âme plus forte pour porter la croix quotidienne du chrétien. La Messe est l'acte de la religion le plus saint ; vous ne pouvez rien faire de plus glorieux à Dieu, ni de plus avantageux à votre âme, que de l'entendre pieusement et souvent. C'est la dévotion privilégiée des saints.
Elle contient, en effet, toute la valeur du sacrifice de la croix, qu'elle nous applique personnellement : c'est le même sacrifice, la même victime, le même prêtre, JÉSUS-CHRIST immolé, quoique d'une immolation non sanglante, mais réelle et efficace. Ah ! si vous pouviez voir en lui-même le mystère de l'autel après la consécration, vous verriez JÉSUS-CHRIST en croix, offrant à son Père ses plaies, son sang, sa mort, pour le salut de votre âme et du monde. Vous verriez les Anges prosternés autour de l'autel, étonnés, presque épouvantés de tant d'amour pour des créatures indifférentes ou ingrates. Vous entendriez le Père céleste; dans la contemplation de son divin Fils, vous dire comme au Thabor : C'est ici mon Fils bien-aimé, l'objet de toutes mes complaisances, adorez-le, aimez-le, servez-le de tout votre coeur. » |
II
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Pour comprendre la valeur de la sainte Messe, il faut se rappeler que cet acte auguste a en lui- même une valeur plus grande que toutes les bonnes oeuvres, que toutes les vertus, que tous les mérites de tous les saints réunis ensemble, y compris l'auguste Vierge Marie, depuis le commencement du monde jusqu'à la fin ; parce qu'une Messe c'est le sacrifice de l'Homme-Dieu, mourant en tant qu'homme, élevant sa mort à la dignité d'action divine en tant que Dieu, et lui donnant par conséquent un prix infini.
On se sent saisi de respect quand on entend le saint Concile de Trente exposer cette vérité. Quelle majesté, quelle grandeur dans chacune de ses paroles ! Parce que dans le divin sacrifice qui s'accomplit à la Messe , le même JÉSUS-CHRIST qui s'immola d'une manière sanglante une seule fois sur la croix, est contenu et immolé d'une manière non sanglante, ce saint Synode enseigne que ce sacrifice est vraiment expiatoire, et que par son moyen, si nous y approthons de Dieu avec un coeur sincère et une foi droite, avec crainte et respect, contrits et pénitents, nous obtiendrons miséricorde, grâce et secours, au moment opportun.
Le Seigneur, en effet, apaisé par l'oblation de ce sacrifice, en nous y accordant la grâce et le don du repentir, nous pardonne nos crimes et nos péchés, même les plus énormes ; car c'est une seule et même hostie, c'est le même qui offre aujourd'hui par le ministère des prêtres, qui s'est offert autrefois sur la croix, le mode d'oblation seul différant. Par ce sacrifice, nous recevons très abondamment les fruits de l'oblation sanglante ; bien loin, comme disent les protestants, qu'il en soit un amoindrissement. C'est pourquoi, d'après la tradition des Apôtres, on l'offre à bon droit, non seulement pour les péchés, les peines, les satisfactions et les autres nécessités des fidèles vivants, mais aussi pour les fidèles trépassés dans l'amour de JÉSUS-CHRIST, et qui ne sont pas encore pleinement purifiés. » Quel langage !
Mais JÉSUS-CHRIST ne meurt plus, ne souffre plus : où donc est le sacrifice ? Percez avec la foi le.voile du mystère, vous verrez JÉSUS triomphant, dans un état d'immolation ; Jésus plein de majesté, dans un état d'humiliation ; Jésus tout-puissant, dans les chaînes ; Jésus impassible, dans un état de patient : en un mot Jésus qui ne Peut plus mourir actuellement, prenant l'état de mort pour continuer son sacrifice. |
III
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Mais dans quel but ? Afin de glorifier perpétuellement son Père par son état de victime ; afin que, les yeux du Père se reposant sur lui, il bénisse et aime la terre ; afin de continuer sa vie de Rédempteur, de nous associer à ses vertus de Sauveur, de nous appliquer directement les fruits de sa mort en nous unissant à son offrande, en nous apprenant à nous sacrifier avec lui ; afin, encore, de nous donner le moyen, comme à Marie et à Jean, d'assister à son sacrifice et à sa mort |
IV
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Mais comme JÉsus a remplacé tous les sacrifices de l'ancienne Loi par le seul sacrifice de la Messe , il y a renfermé aussi toutes leurs intentions et tous leurs fruits.
D'après l'ordre de Dieu, les Juifs offraient des sacrifices pour quatre fins, à savoir : pour reconnaître son suprême domaine sur toute créature ; pour le remercier de ses dons ; pour le supplier de les continuer, et pour apaiser sa colère irritée contre leurs péchés. Or JÉSUS-CHRIST fait tout cela, et d'une manière d'autant plus parfaite, qu'au lieu de taureaux et de béliers, il s'offre lui-même, lui, le Fils de Dieu, Dieu comme son Père.
Il y adore donc son Père ; au nom de tous les hommes, dont il est le premier-né, il reconnaît que toute vie, tout bien vient de lui ; que lui seul mérite de vivre, et que tout n'est que par lui ; et il offre sa propre vie pour reconnaître que venant de Dieu, Dieu en a la libre et absolue disposition.
Hostie de louanges, il remercie son Père des grâces qu'il lui a accordées, et, par lui, à tous les hommes ; il se fait notre action de grâces perpétuelle.
Il y est victime de propitiation, demandant sans cesse pardon pour les péchés qui se renouvellent sans cesse ; désirant associer l'homme à sa réparation, en se l'unissant dans son offrande.
Et c'est enfin notre avocat, qui intercède avec des larmes et des cris perçants, et dont le sang crie miséricorde. |
V
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Assister à la Messe , s'unir à JÉSUS-CHRIST, c'est donc pour nous l'acte le plus salutaire. Là nous recevons les grâces du repentir, de la justification ; là nous recevons des secours pour éviter les rechutes.
Nous y trouvons le moyen souverain d'exercer la charité envers les autres, leur appliquant non point nos faibles mérites, mais les mérites infinis, les richesses immenses de JÉSUS-CHRIST, qu'il met à notre disposition.
Nous y plaidons efficacement la cause des âmes du purgatoire.
Nous y obtenons la conversion des pécheurs.
Le ciel tout entier y trouve un motif de joie, et les saints une augmentation de gloire extérieure. |
VI
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Le meilleur moyen d'assister à la Messe est de nous unir à l'auguste Victime. Faites ce qu'elle fait ; offrez-vous comme elle, dans la même intention : votre offrande sera ennoblie, purifiée, digne des regards de Dieu, si elle est unie à l'offrande de JÉSUS-CHRIST. Suivez JÉSUS-CHRIST au Calvaire, méditant les circonstances de sa Passion et de sa mort.
Mais surtout unissez-vous au sacrifice, en mangeant votre part de la Victime avec le prêtre. C'est alors que la Messe a toute son efficacité, alors qu'elle répond pleinement au dessein de Notre- Seigneur.
Ah ! si les âmes du purgatoire pouvaient revenir en ce monde, que ne feraient-elles pas pour assister à une messe ! Si vous pouviez vous-même en comprendre l'excellence, les avantages, le fruit, vous ne voudriez pas passer un seul jour sans y assister. |
Méthode pour entendre la sainte Messe par la méditation de la Passion
Quotiescumque..., mortem Domini annuntiabitis.
Toutes les fois que vous participerez aux saints mystères,
vous manifesterez la mort du Seigneur. I COR. XI, 26.
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| Pour bien entendre la sainte Messe, méditez les circonstances de la Passion du Sauveur, qui s'y renouvelle d'une manière si admirable. |
Préparation.
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Regardez le saint Temple comme le lieu le plus saint et le plus respectable du monde, comme un nouveau Calvaire. L'autel est de pierre, muni d'ossements de martyrs. Les cierges qui brûlent et se consument sont le symbole de da foi, de l'espérance et de la charité. Les linges qui recouvrent l'autel représentent les linceuls dont on enveloppa le corps de JÉSUS-CHRIST : le crucifix nous le montre mourant pour nous.
Regardez JÉSUS-CHRIST dans son prêtre, revêtu de tous les vêtements de sa passion. L'amict représente le lambeau d'étoffe dont les bourreaux voilèrent la face du Sauveur ;
L'aube, la robe blanche de dérision dont le revêtit ;
Le cordon, les liens avec lesquels les Juifs attachèrent Jésus au Jardin des Olivers pour l'emmener devant les tribunaux ;
Le manipule, les chaînes dont il fut lié à la colonne de ia flagellation ;
L'étole, les cordes avec lesquelles on tirait Jésus portant sa croix dans les rues de Jérusalem ;
La chasuble, le manteau de pourpre qu'on lui jeta sur les épaules au prétoire, ou la croix dont on le chargea.
En un mot, le prêtre, en habits sacerdotaux, nous apparaît comme JÉSUS-CHRIST lui-même marchant au supplice du Calvaire. Mais, de plus, il nous enseigne quelles dispositions nous devons apporter au saint Sacrifice.
La modestie et le recueillement sont exprimés par l'amict, qui se place sur la tête d'abord, puis sui les épaules ; la pureté, par l'aube blanche et le cordon ; la contrition, par le manipule ; la robe d'innocence, par l'étole ; l'amour de la croix et du joug du Sauveur, par la chasuble.
Entrée du prêtre. Le prêtre va à l'autel portant le calice. Voyez Jésus allant au Jardin de Gethsémani pour y commencer sa passion d'amour ; accompagnez-le avec les Apôtres, mais veillez et priez avec lui. Renoncez à toute distraction, à toute pensée étrangère au redoutable mystère
Le prêtre, au pied de l'autel, prie, s'incline et s'humilie profondément à la vue de ses propres péchés. Jésus, dans le Jardin, se met à genoux la face contre terre ; il s'humilie pour les pécheurs ; une sueur de sang, fruit de son immense douleur, couvre son corps, ensanglante ses vêtements et la terre. Il prend sur lui tous nos péchés avec leur amertume. Confessez avec le prêtre tous vos péchés ; demandez-en humblement pardon, recevez- en l'absolution, afin que vous puissiez assister purs au saint Sacrifice.
Il est certain que cette seule considération pourrait suffire à vous occuper tout le temps du saint sacrifice. Si vous entrez dans les intentions de Jésus, dans son agonie, si vous vous sentez fixé à côté de lai par la grâce, restez-y. Autrement, suivez les autres circonstances de sa Passion.
Le prêtre monte à l'autel et le baise. Judas se rend au Jardin des Olivers. Il donne à JÉSUS un baiser perfide. Ah ! que de baisers perfides a reçus Jésus de la part de ses enfants et de ses ministres infidèles !
Hélas ! ne l'ai-jepas trahi ?... Ne l'ai-je jamais livré à ses ennemis, à mes passions ?... Et cepen dant il m'a tant aimé!
Ou bien considérez Jésus enchaîné qui remonte à Jérusalem, pour y être traduit devant ses ennemis. Il se laisse conduire avec douceur de l'agneau. Demandez-lui la patience et la douceur dans les épreuves qui vous viennent du prochain.
Le prêtre commence l'Introït en se signant.
JÉSUS est conduit devant le grand-prêtre Caïphe. Là Pierre le renie. Que de fois n'ai-je pas renié mon Maître, sa vérité, sa loi, mes promesses ! Je suis plus coupable que Pierre , car ce n'est ni par crainte ni par surprise que j'ai renié mon Sauveur. Hélas ! les larmes de Pierre suivirent aussitôt sa faute, et il la pleura toute sa vie, et moi j'ai encore le cœur dur et insensible !
Le prêtre dit le Kyrie.
JÉSUS crie vers son Père et le prie pour nous : acceptez comme lui tous les sacrifices que Dieu vous demande.
Le prêtre dit les Oraisons et l'Épître.
Jésus est devant Caïphe, confessant sa divinité malgré la sentence de mort qui devait punir cette déclaration. Mon Dieu, fortifiez, augmentez en moi la foi en votre divinité, afin que je l'adore, que je l'aime et que je la confesse au péril de ma vie, trop heureux si je pouvais donner mon sang pour la défendre !
Le prêtre lit l'Évangile.
Jésus rend témoignage à sa royauté devant Pilate. O Jésus, soyez toujours le roi de mon esprit par votre vérité, le roi de mon coeur par votre amour, le roi de mon corps . par votre pureté, le roi de toute ma vie par le désir de la consacrer à votre plus grande gloire.
Récitez ensuite avec foi et piété le Credo, vous souvenant que le Sauveur a été mis à mort pour la défense de la vérité.
Le prêtre offre le pain et le vin du sacrifice, l'hostie à Dieu le Père.
Pilate présente JÉSUS au peuple en disant : Ecce homo, voilà l'homme ! Il est dans l'état le plus attendrissant : il vient d'être flagellé jusqu'au sang ; une couronne d'épines ensanglante son visage ; un vieux manteau de pourpre, un roseau qu'il tient à la main, font de lui un roi de théâtre. Pilate propose au peuple de lui faire grâce. Le peuple ne veut pas, et répond : Qu'il soit crucifié : Crucifigatur ! En ce moment, JÉSUS s'offrait à son Père pour le salut du monde et de son peuple en particulier, et le Père acceptait son offrande.
Je vous offre avec le prêtre, ô Père saint, l'hostie pure et immaculée de mon salut et du salut de tous les hommes ; je vous présente en union avec cette oblation divine mon âme, mon corps et ma vie ; je veux continuer et faire revivre en moi la sainteté, les vertus et la pénitence de votre divin Fils. O Domine, regna super nos.
Le prêtre se lave les mains.
Pilate aussi lava ses mains en protestant de l'innoncence de Jésus. Ah ! mon Sauveur, lavez-moi dans votre sang très pur, et purifiez-moi de tant de péchés et d'imperfections qui souillent ma vie.
Le prêtre la Préface, invite les fidèles à louer Dieu
Jésus, l'homme de douleurs, naguère acclamé par ce même peuple, aujoud'hui couronné d'épines, attaché à un poteau, reçoit les hommages et sacrilèges de ses bourreaux; on l'acclable d'outrages révoltants ; on lui crache au visage, on le bafoue. Hélas ! tels sont les hommages que notre orgueil, que notre sensualité, notre respect humain rendent à JÉSUS- CHRIST.
Au Canon, le prêtre s'incline, prie et sanctifie les offrandes. par de nombreux signes decroix.
Jésus courbe ses épaules sous le fardeau de la croix : il la prend avec amour, cette chère croix ; il la baise, la porte avec affection et s'achemine vers le Calvaire, courbé sous ce fardeau d'amour. Il porte mes péchés pour les expier, mes croix pour les sanctifier. Suivons JÉSUS-CHRIST portant sa croix et gravissant péniblement la montagne du Calvaire. Accompagnons-le avec Marie, les saintes femmes et Simon le Cyrénéen.
Le prêtre impose les mains sur le calice et l'hostie. —
Les bourreaux prennent JÉSUS-CHRIST, le dépouillent violemment et l'étendent sur la croix, où ils le crucifient.
Consécration et élévation.
Le prêtre consacre le pain et le vin au Corps, au Sang, à l'Ame et à la Divinité de Notre-Seigneur JÉSUS-CHRIST. adore à genoux cet adorable Sauveur, ce Dieu véritablement et réellement présent entre ses mains. Il l'élève ensuite et le présente à l'adoration du peuple. Représentez-vous JÉsus élevé en croix entre le ciel et la terre, comme victime et médiateur entre Dieu irrité et les pauvres pécheurs.
Adorez, offrez cette divine victime pour l'expiation de vos péchés et de ceux de vos parents, de vos amis, de tous les hommes. Prosterné à ses pieds, dites-lui du fond de votre coeur : Vous êtes mon Seigneur et mon Dieu !
Considérez JÉSUS étendu sur l'autel, comme autrefois sur la croix, adorant son Père dans le profond anéantissement de sa propre gloire, lui rendant grâces pour tous les biens qu'il accorde aux hommes, ses frères et ses frères rachetés ; lui montrant ses plaies encore ouvertes qui crient grâce et miséricorde pour les pécheurs ; priant pour nous d'une prière que le Père ne saurait refuser d'écouter, venant de son Fils, et de son Fils immolé à sa gloire par amour.
Rendez à JÉsus lui-même les adorations qu'il offre à son Père. Je vous adore, ô mon. Sauveur, ici réellement présent sur l'autel pour renouveler en ma faveur le sacrifice du Calvaire. A vous, qui êtes l'Agneau encore et chaque jour immolé, bénédition, gloire et puissance dans les siècles des siècles
Je vous rends et je ne cesserai de vous rendre d'éternelles actions de grâces de ce que vous m'avez tant aimé.
Le prêtre invoque, prosterné, la clémence divine pour lui et pour tous.
Entendez JÉSUS dire à son Père : Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu'ils font. Adorez cette bonté qui excuse encore les coupables, qui ne leur donne même pas le nom d'ennemis ni de bourreaux.
Pardonnez-moi, ô mon Sauveur ; je suis plus coupable qu'eux : je savais que vous êtes le Messie, mon Sauveur et on Dieu, et je vous ai offensé !
Pardonnez-moi ; votre miséricorde n'en sera que plus grande et plus digne de votre Coeur : si je suis un prodigue, je suis aussi votre enfant, et me voici repentant à vos pieds.
Le prêtre prie pour les morts.
Jésus en croix prie pour les morts spirituels, pour les pécheurs. Sa prière convertit un des deux scélérats qui avaient commencé par l'insulter et par blasphémer contre lui. Souvenez-vous de moi quand vous serez dans votre royaume, dit le bon larron.
Jésus lui répond. « Aujourd'hui même, vous serez avec moi en paradis. »
O mon Dieu, puissé-je, à l'heure de ma mort, vous faire la même prière et entendre la même promesse ! Souvenez-vous de moi en ce moment terrible, comme vous vous êtes souvenu du larron pénitent.
Au Pater, le prêtre invoque le Père céleste.
Jésus en croix recommande son âme à son Père. Demandez la grâce de la persévérance finale. Au Libera nos, le prêtre demande d'être délivré des maux de cette vie. Jésus, dans son amour pour nous, a soif de nouvelles souffrances, et il boit le fiel mêlé de vinaigre pour expier nos gourmandises.
Le prêtre divise la sainte Hostie.
JÉSUS incline la tête pour nous donner encore un regard d'amour, et il expire en disant : Tout est consommé. Adore, ô mon âme, Jésus mourant ; son âme s'est séparée de son corps : vois comme il est mort pour toi, et sache vivre et mourir pour lui. Demandez la grâce d'une bonne et sainte mort entre les bras de JÉsus, de Marie et de Joseph.
A l'Agnus Dei, le prêtre se frappe trois fois la poitrine.
A la vue de JÉsus expirant, du soleil qui s'éclipse de douleur, de la terre qui frémit d'horreur, des tombeaux qui s'ouvrent, les bourreaux et les spectateurs se frappent la poitrine, font amende honorable à JÉSUS en croix, le proclament le Fils de Dieu et s'en vont repentants et pardonnés. Unissez-vous à leurs regrets, et vous mériterez comme eux votre pardon.
Le prêtre se frappe la poitrine et communie.
Jésus est descendu de la croix et remis entre les bras de sa douloureuse Mère. On l'embaume, on l'enveloppe d'un linceul blanc et on le place dans un sépulcre neuf. O Jésus, quand vous venez dans mon corps et mon âme, mon oceur devrait être non un tombeau, mais un temple orné de toutes vos vertus, blanc et pur, et où vous soyez seul à régner.
Je vous offre mon âme pour demeure : habitez- la seul, soyez-y le maître. Que jamais je ne sois pour vous un tombeau de mort, mais bien un tabernacle vivant. Oh ! oui, venez en moi ! Je me meurs sans vous ! Suivez l'âme de JÉsus descendant aux limbes et annonçant aux âmes des justes leur délivrance. Unissez-vous à leur joie et à leur reconnaissance, et attachez-vous pour toujours à votre Sauveur et à votre Dieu.
Le prêtre purifie le calice et le couvre du voile.
JÉSUS sort du tombeau glorieux et triomphant, mais voilant l'éclat de sa gloire par amour pour les hommes. Oraisons d'action de grâces. JÉSUS invite les siens à se réjouir de son triomphe sur la mort et sur l'enfer. Unissez-vous au bonheur des disciples et des saintes femmes, quand Jésus leur apparut.
Le prêtre bénit le peuple.
Jésus bénit ses disciples avant de monter au ciel ; inclinez-vous sous sa main et attendez tout d'une pareille bénédiction qui produit ce qu'elle promet.
Le prêtre lit le dernier Évangile.
C'est presque toujours l'Évangile de saint Jean où est décrite la génération éternelle, temporelle et spirituelle du Verbe incarné.
Adorez Jésus qui est monté au ciel pour vous y préparer une place ; contemplez-le régnant sur un trône de gloire et envoyant à ses Apôtres son Esprit de vérité et d'amour.
Demandez que cet Esprit divin habite en vous ; qu'il vous dirige dans tout ce que vous allez entreprendre aujourd'hui : que la grâce du saint sacrifice sanctifie votre journée tout entière et la rende féconde en oeuvres de grâce et de salut. |
Méthode pour entendre la sainte Messe en s'unissant à l'esprit du saint Sacrifice
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| La sainte Messe peut se distinguer en trois parties : la première dure depuis le commencement jusqu'à l'Offertoire ; la seconde, depuis l'Offertoire jusqu'à la Communion ; la troisième, depuis la Communion jusqu'à la fin. |
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Lorsque le prêtre prie au bas de l'autel et s'humilie de ses fautes, confessez vos péchés, adorez dans l'humilité, afin d'assister dignement au saint Sacrifice. Pendant l'Introït, souvenez-vous des désirs des Patriarches et des Prophètes avant la venue du Messie, unissez-vous à eux pour désirer la venue et le règne de JÉSUS-CHRIST en vous.
Au Gloria, joignez-vous en esprit aux Anges, pour louer Dieu et le remercier du mystère de l'Incarnation.
Aux Oraisons, joignez vos intentions et vos demandes à celles de l'Église ; adorez le Dieu de toute bonté, de qui vient tout don.
L'Épître, écoutez-la comme si vous entendiez prêcher un Prophète ou un Apôtre ; adorez la sainteté de Dieu. A l'Évangile, écoutez JÉSUS-CHRIST lui-même vous parlant, et adorez la vérité de Dieu.
Dites le Credo avec le sentiment d'une foi vive ; renouvelez votre foi en l'unissant à celle de l'Église, et protestez que vous êtes prêt à mourir pour soutenir toutes les vérités du Symbole. |
II
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Dans cette seconde partie de la Messe, unissez vos intentions à celles du prêtre, et offrez ce Sacrifice selon ces quatre fins :
1° Comme hommage de souveraine adoration : en offrant au Père Éternel les adorations de son Fils incarné, et joignant les vôtres aux siennes et à celles de toute l'Église ; offrez-vous vous-même avec JÉSUS-CHRIST, pour l'aimer et le servir ;
2' Comme hommage d'action de grâces : en l'offrant au Père pour le remercier des mérites, des grâces et de la gloire de JÉSUS-CHRIST ; pour le remercier des mérites et de la gloire de la sainte Vierge et de tous les saints, ainsi que de tous les bienfaits que vous avez reçus et que vous recevrez par les mérites de son Fils ;
3° Comme hostie satisfactoire : l'offrant pour la satisfaction de tous vos péchés, pour l'expiation de tant de crimes qui se commettent dans le monde ; rappelez au Père Éternel qu'il ne saurait rien nous refuser, puisqu'il nous a donné son Fils, et qu'il est devant lui en cet état de sacrifice et de victime pour être la victime de nos péchés et des péchés de tous les hommes ;
4° Comme sacrifice impétratoire, ou hostie de prière : en l'offrant au Père comme le gage qu'il nous a donné de son amour, afin que nous puissions attendre de lui avec confiance tous les biens spirituels et temporels ; exposez-lui vos besoins en particulier, et demandez-lui surtout la grâce de vous corriger de votre défaut dominant ;
Au Lavabo, purifiez-vous par la contrition, afin de devenir une vraie hostie de louanges, agréable à Dieu et attirant ses regards de complaisance.
A la Préface, unissez-vous au concert de la Cour céleste, pour louer, bénir et glorifier le Dieu trois fois saint de tous ses dons de grâce et de gloire, de ce qu'il nous a rachetés par Jésus-Christ
Au Canon, associez-vous à la piété, à l'amour de tous les saints de la nouvelle Loi, pour célébrer dignement cette nouvelle incarnation et cette nouvelle immolation qui vont s'opérer à la parole du prêtre.
Priez le Père céleste de bénir ce Sacrifice, de l'avoir pour agréable, et de bénir en celui-ci de tous les autres sacrifices de vertus, de sainteté que vous lui offrirez. Pendant que le prêtre, envirionné d'une foule d'anges, s'incline profondèment par respect pour l'action divine, qu'il va faire pendant que, opérant et parlant divienement en la personne de JÉSUS-CHRIST, il consacre le pain et le vin au Corps, au Sang, à l'Aine et à la Divinité de l'Homme-Dieu, et renouvelle le mystère de la Cène , admirez ce pouvoir inouï donné au prêtre en votre faveur.
Ensuite, quand Jésus est descendu sur l'autel à la parole du prêtre, adorez l'Hostie sainte, le calice du sang de JÉSUS-CHRIST qui crie miséricorde pour vous ; recevez, comme Madeleine au pied de la croix, le sang qui s'échappe des plaies de Jésus. Offrez la divine Victime à la justice de Dieu pour vous et le monde entier ; afin d'attendrir le coeur de Dieu sur vos propres misères, afin d'ouvrir la source de l'infinie bonté de Dieu sur vous, offrez-la à sa miséricorde divine et infinie.
Offrez-la encore à la bonté de Dieu, pour qu'il en applique les fruits de lumière et de paix aux âmes souffrantes du purgatoire, et que ce sang éteigne leurs flammes et les rende dignes du paradis en achevant de les purifier. Le Pater, dites-le avec JÉSUS-CHRIST en croix, pardonnant à ses ennemis ; pardonnez aussi à tous ceux qui vous ont offensé, du fond du coeur et sincèrement.
Au Libera nos, demandez par Marie et tous les saints d'être délivré des péchés et des maux passés, présents et à venir, ainsi que des occasions mauvaises. A l'Agnus Dei, frappez-vous la poitrine avec les bourreaux convertis sur le Calvaire ;recueillez-vous dans un acte de foi, d'humilité et de confiance, d'amour et de désir, pour recevoir Jé sus-Christ. |
III
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Si vous ne communiez pas réellement, communiez spirituellement en produisant les actes suivants :
Concevez un vrai désir d'être uni à JÉSUS- CHRIST, en reconnaissant le besoin que vous avez de vivre de sa vie ; Faites un acte de contrition parfaite, basée sur la bonté et la sainteté de Dieu, de tous vos péchés passés et présents ;
Recevez en esprit JÉSUS-CHRIST dans le fond de votre âme, lui demandant de vivre uniquement lui, puisque vous ne pouvez vivre que par lui.
Imitez Zachée dans ses bons propos ; et remerciez Notre-Seigenur de ce que vous avez pu assister à la sainte Messe et faire la communion spirituelle. Offrez en action de grâces un hommage particulier, un sacrifice, un acte de vertu, et demandez à JÉSUS-CHRIST sa bénédiction pour vous et pour tous vos parents et vos amis. |
Méthode pour entendre la Messe par la méditation
des sept paroles de JÉSUS-CHRIST sur la croix
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A L'INTROIBO.
JÉSUS prie pour ses bourreaux : Pater, ignosce illis ; non enim sciunt quid faciunt : Père pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font. Demandez à JÉSUS-CHRIST pardon de vos péchés, vous plus coupable que ses bourreaux, puisque vous l'avez crucifié le connaissant mieux.
Aux ORAISONS.
Le bon larron dit à JÉSUS : Memento mei cum veneris in regnum tuum. Et Jésus lui répond : Hodie mecum eris in paradiso : Aujourd'hui même vous serez avec moi dans le paradis. — Le larron est reconnaissant : il unit sa souffrance à celle du Sauveur. Faites la même prière pour le jour de votre mort et pour le jour présent.
A L'OFFERTOIRE.
JÉSUS donne à Marie saint Jean pour fils. Mulier, ecce filins tuus : Femme, voici votre fils. Il lui succédera dans son titre de fils , avec lui, tous les hommes reçoivent Marie pour mère. Remerciez Notre-Seigneur de vous avoir donné Marie: dites à cette bonne Mère de bien vous aimer et de vous diriger en tout au service de Jésus
A LA PRÉFACE. -
Fili, ecce Mater tua : Fils, voilà votre Mère. Vous êtes donné pour fils à Marie. Remerciez ce bon Sauveur de ce beau titre d'enfant de Marie, qui vous donne droit sur son coeur de mère et sur tous ses biens.
A L'ÉLÉVATION.
Siti0 ./ J'ai soif ! Adorez JÉSUS de nouveau crucifié sur l'autel, demandant à son Père de souffrir encore pour l'amour des hommes et lui disant : « J'ai soif ! J'ai soif des coeurs, soif de votre gloire ! » Étanchez cette soif ardente de JÉsus pour la souffrance, pour le salut du monde et la réparation de la majesté de Dieu si offensée, en souffrant et réparant avec lui.
Au PATER.
Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné ? Deus, Deus meus, ut quid dereliquisti me ? Adorez les saints et ineffables abandons du Sauveur, qu'il a soufferts pour expier vos abandons coupables de Dieu et de sa sainte loi ; protestez à Dieu que vous ne l'abandonnerez plus jamais.
A LA COMMUNION.
JÉSUS meurt en disant : Pater, in manas tuas commendo spiritum melon. Consummatum est ! Père, je remets mon âme entre vos mains. Tout est consommé! Adorez Jésus remettant, dans la Communion , entre les mains de tous les hommes, son Corps son Sang, son Ame et sa Divinité, tout ce qu'il est. Unissez-vous au prêtre, et adorez JÉSUS descendu de la croix et remis dans les bras de sa sainte Mère. Prenez-le aussi, et le serrez sur votre cœur qu'il n'en sorte jamais. |
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