Prêtres du Monde

+ Sr Denise Christiaenssens

Ermite de la croix o.f.s.

Dans le diocèse de Rimouski.

ermite franciscaine consacrée par voeux
public  par Mgr. Bertrand BLanchet 2007

Maintenant sous obéissance de  Mgr Pierre André Fournier  et ami de ma famille depuis quelques années

-Ma consécration est pour ma famille
-mes prêtres vivants ou décèdés du monde
-toute personne qui fait une demande

 

Signez mon livre d'or Un petit mot fait du bien et cela vous permet aussi de lire les commentaires des gens. 

DU COMITÉ DIOCÉSAIN DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À
DEVENIR PRÊTRE?


LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE?



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Titre de la série :
Religieuse de toute son âme
Titre de la page:

Recommendation pratiques pour l'Examen de conscience et de la confession

Nom de l'auteur:
Mgr Joseph Gross Tarduit   par l' abbé-L. Brevet
                           XXIII
                                 L'EXAMEN DE CONSCIENCE ET LA CONFESSION

Nous séparons trop facilement la prière du travail. Nous nous contentons de prier aux heures prescrites; lorsque nous sommes au travail nous ne pensons que bien peu ou pas du tout à Jésus.

L'union continuelle à Dieu dans le recueillement nous rend attentifs à ses inspirations; la distraction, au contraire, nous empêche de rien entendre. Toute inspiration est une preuve de la miséricorde infinie de Dieu pour nous.

Il nous adresse des reproches : « Tu n'aurais pas dû faire cela. Tu n'aurais pas dû parler ainsi ». Quel cas en faisons-nous à confesse ?

1. Aimons-nous le recueillement?

Si nous avons manqué de recueillement, il est évident que nous avons péché par la langue.

Parlons aussi à notre confesur de notre conduite à l'égard des inspirations intérieures. Peut-être est-ce un regard que Dieu nous recommandait d'éviter. Bah! c'est insignifiant, avons-nous prétendu. C'est vrai, mais nous rougirons pourtant de ce mépris au jour du jugement. Ce regard ne nous a pas fait de mal. Sans doute, mais c'est une occasion de sacrifice qu e nous avons volontairement négligée. Est-ce rien cela ?

Et combien de fois ceci s'est-il répété ! Combien d'autres inspirations auxquelles nous n'avons pas prêté attention par lâcheté, par paresse, par sensualité, par amour de nos aises !

Le recueillement nous permet de remarquer tout ce qui se passe en nous, tout ce qui reste en nous de terrestre, de mondain, de sensuel, tous les vestiges de vanité, d'amour-propre et d'égoïsme.

Mon Dieu! toute ma vie n'est qu'une chaîne de péchés... Pourquoi le permettez-vous ?

Afin de m'humilier. Je découvre que le mobile de mes actes et de mes paroles est presque toujours entaché d'amour-propre.

C'est une chose dont il faut parler à son confesseur.

2. Comment prions-nous?

« J'ai prié sans dévotion », disent les enfants. Sans doute devons-nous dire plutôt : « J'ai mal prié par manque de courage ».

Il faut s'exercer à la prière. La prière est un travail. Il est vrai pourtant que nous avons le secours de la grâce, que Dieu abrège la durée de notre effort. Rappelons-nous également l'importance des conditions extérieures pour la prière. Aussi n'attendons pas le dernier instant pour nous y rendre; soyons au lieu fixé au moins une minute avant le commencement. Dès notre arrivée, que rien n'existe plus pour nous que le tabernacle. Faisons posément la génuflexion, les yeux dirigés vers Jésus. Rien n'est insignifiant pour Dieu : un simple détail de notre attitude suffit à lui prouver notre amour ou notre indifférence. Je viens de le dire, il faut s'entraîner à prier, et ceci est vrai. Je suppose que vous récitiez le Pater, en méditant sur chacune des demandes qui y sont formulées. Vous avez une distraction; recommencez, à moins que vous ne soyez scrupuleuses, en réfléchissant cette fois doucement et pieusement à ce que vous dites.

Ceci n'est évidemment pas possible si vous priez en commun. En ce cas, par un simple élan de votre coeur demandez pardon à Notre-Seigneur de votre négligence, et priez-le d'y suppléer lui-même.

Durant votre méditation entretenez-vous avec Dieu tout au moins de vos difficultés. Prenez, en finissant, une résolution bien précise. Il est trop vague de dire, par exemple : « Je pratiquerai aujourd'hui la douceur ». Prévoyez envers qui.

3. Comment entendons-nous la messe et recevons-nous la sainte communion?

Pendant votre action de grâces après la communion, offrez à Dieu le Père son Fils Jésus-Christ : « Père céleste, voyez votre Fils : sanglant sur la Croix , anéanti dans l'Eucharistie, regardez-le, je vous le présente, comme il s'est donné à moi. Je vous prie de me récon­ cilier avec vous par lui, misérable que je suis; la satisfaction qu'il vous procure, en effet, par son sacrifice l'emporte infiniment sur le déplaisir que vous causent mes péchés. Acceptez son abandon pour la dureté de mon coeur, son amour pour mon indifférence, son zèle des âmes pour ma paresse, sa mortification pour ma sensualité, sa pureté pour mes souillures, son recueillement pour ma légèreté d'esprit, sa magnanimité pour ma faiblesse, ses privations pour mon appétit de jouissances, son silence pour mes abus de paroles ». Beaucoup de fautes vénielles vous sont ainsi pardonnées.

« Jésus, mon amour! » Exacte ou non, répétez cette parole. « Seigneur, je ne cesserai de la redire jusqu'à ce que vous la rendiez vraie ».

4. Aimons-nous l'humilité?

Faites enfin connaître à votre confesseur vos dis­positions intérieures, et les fautes qui se sont glissées dans l'accomplissement de vos devoirs d'état : omissions volontaires, mauvais emploi du temps, etc...

Beaucoup de personnes se désolent de ne pas avancer; disposition d'esprit qui peut devenir dangereuse. Il n'est pas facile d'arriver à vaincre ses défauts; c'est un travail qui dure toute la vie.

Le succès ne dépend pas seulement de notre volonté, mais aussi de la grâce. Mais Dieu ne peut agir en vous que si vous êtes humbles. Or, comment acquiert-on l'humilité ? — Non seulement en pratiquant la pénitence, mais en constatant tous les jours ses misères, ses faiblesses, son infidélité et sa malice. Dieu vous laisse tomber dans le péché pour que vous sachiez qui vous êtes. Si vous vivez dans le recueillement ne vous demandez pas si vous progressez. Dites simplement : « Seigneur, je suis une pauvre pécheresse, indigne de porter l'habit religieux, mais je veux une chose : vous aimer ». Et puis, allez en paix, confiantes en la miséricorde divine.

Notre ascension spirituelle n'est possible qu'au prix des épreuves intérieures : « C'est ainsi que je traite mes amis », dit le Sauveur. La voie de la perfection est une voie de souffrances et d'épreuves

L'art de la prière

XXIV

1. Prier comme un enfant parle à son père.

Un moyen nécessaire pour pénétrer dans l'intimité de Dieu, c'est la prière.

Combien de fois en avons-nous entendu parler! Combien de fois sommes-nous revenues sur ce sujet dans nos méditations ! Combien de fois avons-nous prié! Et pourtant savons-nous bien ce qu'est la prière ? C'est une science que nul ne peut jamais acquérir parfaitement, un art qui s'apprend.

La prière, nous enseigne le catéchisme, est une élévation de l'âme vers Dieu. Comprenons bien ce que cela veut dire.

La prière est un entretien d'enfant avec son Père, un entretien par lequel nous exprimons à Dieu qui nous aime d'un amour infini tout ce que nous inspire notre affection pour lui. Telle doit être notre intimité avec lui.

Enfants de Dieu, nous parlons à notre Père. Bien des prêtres et des religieux ont beau prier sans cesse, ils demeurent toujours à cent lieues de Dieu. Aucune intimité réelle avec lui. Pourquoi ? C'est qu'ils oublient le principe fondamental de la prière : ils oublient qu'elle est l'entretien d'un enfant avec son Père. Ah ! si nous y pensions davantage !

Sans doute, on priait aussi dans l'ancienne Loi, mais comment ? « Dieu grand, Dieu saint, Dieu fort, Dieu redoutable... » Ainsi invoquait-on Jéhovah. C'était encore la loi de servitude, comme le dit saint Paul, mais pour nous, nous avons la loi d'amour.

Saint Paul l'affirme aussi nettement que possible : nous ne sommes pas seulement appelés enfants de Dieu, nous le sommes véritablement. Quelle intimité s'en­ suit-il! Que ne pouvons-nous oser avec Dieu puisque nous sommes ses enfants ? Et c'est bien ce qui fait la caractéristique de notre piété, ce qui lui donne une intimité telle que nulle créature ne se la pourrait permettre d'elle-même avec Dieu.

2. Prier avec une confiance d'enfant.

Que devons-nous faire pour rendre notre prière fructueuse ? Le Sauveur lui-même nous l'apprend.

Malgré leur bonne volonté, les apôtres ne savaient pas comment s'adresser à Dieu. L'un d'eux eut un jour le courage d'interroger le Sauveur : « Maître, enseignez-nous à prier ». Et Jésus répondit : « Faites ainsi : Dites : notre Père... » (Matth., vi, 9).

« Père », ce simple mot suffit à nous indiquer dans quelles dispositions nous devons commencer.

Point de contrainte artificielle par conséquent pour fixer notre esprit et éviter les distractions : abandonnez- vous librement à la confiance. Le manque de confiance est une injure envers Dieu.

Vous êtes coupables, mais vos fautes n'ont-elles pas été lavées dans le sang du Christ ? Dites-vous donc en songeant à vos péchés : « Je suis misérable, je le sais, mais le Sauveur supplée à mon indigence. De moi- même, sans doute, je suis incapable de prier, je ne sais rien, je suis si pauvre, mais le Sauveur a compassion de ma misère et il m'envoie le Saint-Esprit pour m'apprendre à prier ». « L'Esprit lui-même prie pour nous avec des gémissements inénarrables », dit, en effet, saint Paul (Rom., VIII, z6).

Nous sommes donc bien sous l'influence du Saint- Esprit lorsque nous prions. Il nous suffit de nous agenouiller et d'accéder au trône de la miséricorde.

En vous rendant à la chapelle, rappelez-vous qui vous êtes : des enfants de Dieu, et que vous allez parler à Dieu qui vous aime.

Priez donc avec confiance ! Priez avec confiance, malgré toutes vos faiblesses passées ! Autant vaudrait ne pas prier que de le faire sans confiance.

3. Prier avec recueillement.

Le recueillement est le grand secret, l'alpha et l'oméga de notre vie. Sans recueillement, il est impossible de prier. Et voici bien aussi notre grand malheur à nous, prêtres ou religieuses : on s'épuise au travail, puis, brusquement, on s'y arrache pour se mettre à prier. C'est une erreur. C'est une erreur que cette complète séparation du travail et de la prière. Ainsi nous ne faisons tout qu'à demi parce que nos soucis habituels continuent de nous hanter tandis que nous parlons à Dieu. La prière et le travail doivent se compénétrer dans notre vie.

Mais alors, comment pratiquer le recueillement ?

On peut le concevoir de différentes façons. En réalité, c'est seulement par Jésus-Christ et par notre union à Lui qu'on y parvient. Je prétends, et je ne suis pas seul à le faire, que le degré de notre ascension vers Dieu, que notre intimité avec Dieu, notre perfection et notre sainteté dépendent rigoureusement et absolument du degré de notre union au Christ dans la foi et la charité.

« Nul ne vient au Père que par moi », déclare le Sauveur (Jean, xiv, 6). Vous savez que nous pouvons tout commencer, poursuivre et achever avec le Sauveur. Outre l'avantage du recueillement, cette union constante nous procure celui de participer aux mérites que le Christ nous a acquis par ses actions à la fois divines et humaines

Si vous sortez, par exemple, dites au Seigneur : « Vous aussi, vous avez dû voyager : donnez-moi part aux mérites que vous avez acquis en le faisant ».

Que vous enseigniez ou que vous vous instruisiez vous-mêmes, faites tout avec lui : lui aussi, il a travaillé.

Si ce sont des enfants qui vous sont confiés, demandez-lui de vous apprendre à les traiter comme lui sur la terre : « Faites-moi participer aux mérites que vous avez acquis en vous abaissant vers eux ».

Les mérites du Christ sont là à notre disposition, et nous, insensés que nous sommes, nous omettons d'en profiter.

4. Prier avec attention et dévotion.

La prière mentale ou méditation est d'une importance toute particulière pour une religieuse.

Le recueillement et la méditation doivent s'allier si profondément en nous que nous passions sans interruption réelle du travail à la prière, et que la prière ne soit que l'expression officielle des dispositions habituelles de notre âme. Notre recueillement doit être le même au travail qu'à la prière; seul le temps nous fait alors défaut pour tout exprimer.

Beaucoup de religieux et de prêtres se prétendent incapables de méditer. Ils ignorent la manière de le faire. Qu'est-ce donc que la méditation ou prière mentale ?

« Quand vous priez, nous dit Notre-Seigneur, voici comment vous devez parler : notre Père... »

Notre-Seigneur ne dit pas : « Réfléchissez de telle ou telle façon ». La plupart des religieuses se servent d'un livre de méditation. Je suppose que le sujet qui les occupe soit une vérité dogmatique : elles n'en tirent pas grand-chose et sont bientôt court d'idées.

La méditation ne doit pas être un aride raisonnement, mais une prière. Or, remarquez-le, la prière ne commence vraiment que lorsqu'on commence à demander.

Peut-être, en réfléchissant, sentez-vous votre coeur s'échauffer, peut-être ce travail vous suggère-t-il une résolution à prendre, mais ce n'est pas prier. Prier consiste à louer Dieu, à l'adorer, à le remercier, à l'implorer..., etc.

Supposé toujours que vous méditiez sur une vérité dogmatique, parlez à Notre-Seigneur, parlez-loi directement : « Mon Dieu, dites-le moi, pourquoi avez-vous décidé cela ? » Continuez en lui parlant de vos fautes, de vos misères, de votre lâcheté. Prenez-le encore à témoin de vos actions : « Avez-vous remarqué combien je me suis emportée hier contre telle ou telle ?... A quoi cela tient-il ? dites-le-moi ».

Plus votre attitude devant Dieu sera celle d'un enfant, mieux cela vaudra. A rien ne sert d'argumenter avec lui. Parlez-lui toujours très humainement.

Vous connaissez parfaitement vos élèves. Que l'une d'elles vienne vous faire une confidence à l'oreille, y en a-t-il une parmi vous, je vous le demande, qui ne soit touchée de cette marque de confiance ? Pourquoi ? C'est si enfantin, et pourtant ! Pourquoi n'agiriez-vous pas de même avec Dieu ?

Mais il vous importe aussi d'acquérir l'habitude des pieuses pensées, et il vous sera beaucoup plus facile de faire oraison. Pour cela, je vous recommande vivement la lecture de la Sainte Écriture. Plus vous connaîtrez le Seigneur, mieux vous méditerez.

Gardez-vous aussi de changer de résolution tous les jours. Tenez-vous en longtemps à la même; contentez-vous de la renouveler, et mettez-la bien en pratique pendant la journée.

Faites un pacte avec le Seigneur. « Seigneur, je vais me trouver aujourd'hui avec telle soeur, qui, vous le savez, me porte tant sur les nerfs... » Vous connaissez vos fautes habituelles. Que ce soit donc bien convenu avec Dieu.

Plus tard, il vous sera extrêmement facile de vous examiner. Comment la journée s'est-elle passée ? « Avez-vous été, Seigneur, le but de mes actes et de mes pensées ?... Pendant ma toilette, à la prière du matin, durant la sainte messe, dans mes relations, en classe ?... » — C'est ainsi que vous ferez un excellent examen particulier.

Le Resto de mon fils
François Christiaenssens

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