Prêtres du Monde

+ Sr Denise Christiaenssens

Ermite de la croix o.f.s.

Dans le diocèse de Rimouski.

ermite franciscaine consacrée par voeux
public  par Mgr. Bertrand BLanchet 2007

Maintenant sous obéissance de  Mgr Pierre André Fournier  et ami de ma famille depuis quelques années

-Ma consécration est pour ma famille
-mes prêtres vivants ou décèdés du monde
-toute personne qui fait une demande

 

Signez mon livre d'or Un petit mot fait du bien et cela vous permet aussi de lire les commentaires des gens. 

DU COMITÉ DIOCÉSAIN DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À
DEVENIR PRÊTRE?


LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE?



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Titre de la série :
Religieuse de toute son âme
Titre de la page:

Quelques traits de la Sainte Vierge

Nom de l'auteur:
Mgr Joseph Gross Tarduit   par l' abbé-L. Brevet

XIX

1. Simplicité et naturel.

Lorsque nous regardons un tableau de la Sainte Vierge , c'est presque toujours la Reine du ciel que nous y voyons représentée.

Pourquoi cette prédilection des peintres ? Leur intention est évidemment de nous en donner la plus magnifique image possible.

La véritable image de Marie est pourtant bien la plus simple, la moins extraordinaire que le monde ait vue.

Non, pas d'illusion. Ne nous imaginons pas que la Mère de Dieu ait toujours trôné au plus haut des nues. Voyez plutôt sa vie. Quelle simplicité, quelle modestie !...

S'il convient d'abstraire de sa jeunesse tout ce qui est puéril, tout ce qui rappelle la tache originelle, il n'en est pas moins vrai qu'elle fut une enfant comme nous : elle connut nos rires, nos pleurs et nos jeux innocents; comme nous, elle dut se laisser instruire.

De ces simples faits se dégage déjà une grandevérité : innocente comme elle l'était en Marie, la nature, créée par Dieu, sert toujours de point de départ à la grâce. La grâce, remarquez-le bien, ne supprime pas la nature : elle bâtit sur la nature. C'est précisément avec tel tempérament, telles inclinations, tel caractère que Dieu nous a placés dans le monde.

Continuons. Je me contente d'ailleurs d'énoncer quelques phrases succinctes vous en développerez vous-mêmes les pensées.

Marie a grandi : la voici servante dans la maison de ses parents. Que pouvait-elle faire ? Ce que faisaient les autres jeunes filles de même condition, les petits travaux de la maison.

Chose très importante à rappeler aux jeunes que vous pouvez être chargées de former. Insistez sur ce point. La Très Sainte Vierge a grandi au milieu de quelle simplicité ! Ses occupations étaient les petites besognes domestiques. Qu'est-ce qui importe devant Dieu ? Sa volonté. Dussions-nous passer les vingt-quatre heures de la journée dans l'inaction la plus absolue, sans rien accomplir de visible aux yeux des hommes, nous pourrions pourtant faire beaucoup au regard de Dieu, si telle était sa volonté.


2. Marie fut préparée à ses fonctions par Dieu.

Vint la plénitude des temps où devait s'accomplir en Marie le plus grand miracle de l'histoire de l'humanité.

En avait-elle conscience ?

Je ne le pense pas, d'après la manière dont elle répond à l'Archange. « Elle fut troublée » en l'entendant, rapporte, en effet, l'Évangéliste qui tenait évidemment ce détail de la Vierge elle-même. Elle eut peur en le voyant et plus encore en écoutant sa parole. Pourquoi, si elle connaissait d'avance le sens de son message ?

Quel profit nous aurions à méditer sur ce profond mystère, sur la foi qui fut exigée de Marie, sur l'humilité qui lui fut demandée par Dieu! Retenons du moins cette leçon : Dieu nous prépare aux charges qu'il nous destine. Dans ma vie comme dans la vôtre rien n'est l'effet du hasard : tout a été prévu et réglé par Dieu. Rien ne peut nous arriver qui n'ait été voulu et ordonné par lui. Il nous y prépare. Nous avons malheureusement la funeste liberté de lui résister. Toujours cependant il parvient à ses fins.

Considérons l'exemple de la Très Sainte Vierge. Elle était appelée à la plus sublime fonction. Dès sa plus tendre enfance Dieu lui mit au coeur l'amour de la sainte virginité, disposition bien peu commune alors; tous les Juifs avaient, en effet, le mariage en très haute estime dans l'espoir que le Sauveur sortirait de leur famille. C'est donc ainsi que Dieu a préparé Marie à sa future mission.

Ne nous a-t-il pas aussi donné des preuves de sa bonté ? Pensons-y après notre prochaine communion, pensons à la prédilection qu'il a eue pour nous en nous choisissant !

Il m'a élevée de terre, moi, si pauvre, il m'a tirée de la poussière ! Qu'étais-je, et que serais-je devenue dans le monde ?...

Il m'a appelée ici, c'est à lui que je dois le bonheur de porter l'habit religieux!

Suis-je restée fidèle à ma vocation ?

En ai-je conservé le véritable esprit ?

Cet esprit s'est-il accru en moi à proportion des grâces qu'il m'a accordées ?...


3. Elle savait se taire.

L'ange ayant fini son message, Marie garda le silence. Elle n'en dit pas un mot à celui qui aurait pu tout savoir.

Quelle grandeur d'âme chez une jeune fille! Pouvons- nous nous comparer à elle avec satisfaction ?

Ne sommes-nous pas souvent trop soucieuses de faire briller nos qualités, nos talents, nos connaissances et notre savoir-faire ?

...Il faut que tout le monde sache combien nous avons d'esprit! S'il l'ignore, nous embouchons la trompette pour le proclamer.

...Il faut que tout le monde sache qui nous sommes, de quoi nous sommes capables, ce que nous avons fait, combien de fois nous avons veillé la nuit, combien de temps nous sommes restées à prier.

...Il faut que tout le monde sache bien tout cela; il faut que nous arrivions à le dire!

Apprenez à l'exemple de la Mère du Sauveur à ne jamais faire à Dieu le compte de vos bonnes actions, des sacrifices que vous vous êtes imposés pour sa gloire et sa défense. Laissons cela à Dieu. Tout est inscrit au livre de vie et rien ne se perdra. Ne crions pas sur les toits tout le bien dont nous sommes les auteurs ou Dieu nous dira : « Vous avez déjà reçu votre récompense ». — « Vous n'avez rien à attendre de plus » (Matth., VI, 5).


4. Elle dut beaucoup souffrir.

Il est pour ainsi dire impossible d'imaginer ce que fut la vie de la Mère de Dieu. Elle eut à souffrir dès l'instant de sa conception.

Abîme de mystère! Pourquoi Dieu traite-t-il ainsi ceux qu'il aime ? L'esprit humain ne peut le concevoir.

Représentez-vous ce qu'il en a coûté à Marie ! Voyez-la cheminer à pied vers Bethléem tandis que d'autres voyageurs s'y rendent, sans doute, en litière. Personne ne s'occupe d'elle, la Reine du monde. Elle avance en silence près de saint Joseph, la meilleure marque d'amitié, prétendent les psychologues.

Voyez-la au moment de fuir en Égypte. Quelle soumission immédiate à la volonté divine! « Prends l'Enfant et sa mère! » commande l'ange (Matth., II, 13). Pas de murmure, pas d'objection : dès cette nuit ? tout de suite ?...

Apprenons à obéir ainsi aux ordres de Dieu, à notre Règle, à nos supérieurs. Peut-être la désignation d'un nouvel emploi vous coûtera-t-elle quelques larmes, mais sachez dire intérieurement avec conviction : « Paratum cor meum, Deus, paratum cor meum » (Ps., cvir, 2). « Je suis prête, mon Dieu, mon coeur est prêt ! Puisque je suis certaine que c'est la volonté de Dieu, la question est réglée ! Ni critiques, ni réclamations ! Dieu le veut; donc, c'est chose admise!

Voyez encore Marie et Joseph revenant dès qu'ils le peuvent dans leur vieille maison. Que d'ivraie dans le champ ! Tout est à remettre en état de fond en comble ! Pas un mot de plainte pourtant.

C'est ensuite la vie apparemment bien ordinaire du Fils de Dieu à Nazareth. Imaginez que vous ayez pu approcher, sans avoir la foi, de cet intérieur calm e et paisible, qu'auriez-vous pensé ? Ce sont de braves gens, tranquilles et laborieux, qui ont les mêmes préoccupations et qui mènent exactement la même vie que des milliers d'autres.

Ceci nous rappelle l'indifférence absolue de nos actions en elles-mêmes, en classe, à la cuisine ou ailleurs. Tout est également sans importance au regard de Dieu. Si nous n'avons rien sollicité, si nous sommes en tel endroit uniquement parce que Dieu le veut, nous avons tout lieu d'être heureuses. Pourvu que tout soit selon la volonté de Dieu et pour sa gloire !...

Aimez à redire souvent après la communion : « Seigneur, augmentez mes sentiments de foi, de respect et de reconnaissance ! »

« Parlez, Seigneur, votre servante écoute! »

Ce titre de « servante » Marie l'a revendiqué justement : ce fut l'expression même de toute sa vie.

« Je suis votre servante ! Seigneur, le suis-je vraiment ?... Votre volonté est-elle véritablement la règle suprême de ma vie ? Ma propre volonté ne m'inquiète-t-elle plus du tout ?... »

Achevez votre dialogue avec le Sauveur en le remerciant de toutes les grâces que vous en avez reçues. Puis toutes ensemble, récitez le Magnificat : « Seigneur, vous avez fait en moi de grandes choses... »

Mais, Seigneur, mes péchés !... Ayez patience envers moi; tout cela va changer !..


La Mère des Douleurs

XX

1. Notre besoin de souffrir.

A l'éminente dignité où Dieu appela Marie en se la choisissant pour Mère correspond la surabondance de souffrances qu'il lui imposa. Arrêtons-nous à cette pensée.

Rien ne semble si déconcertant à l'homme que toutes ces douleurs de la vie dont il ne peut pourtant se passer. Pourquoi la souffrance ? Quel est le sens de la vie ? Qu'est-ce qui en fait la valeur ? Depuis qu'il existe, l'homme ne cesse de se le demander.

Sans Jésus-Christ nous ne le saurions pas plus que les païens. La souffrance est un mystère, un mystère dont nous ne pénétrerons bien le secret qu'au jour du Jugement.

Nous nous cabrons intérieurement contre elle, et pourtant il est facile de le constater nous ne pouvons nous en passer.

Les larmes ne sont-elles pas pour nous un véritable besoin ? Croyez-vous qu'elles soient un besoin spécial aux femmes ? Si les motifs de pleurer nous manquent, nous en inventons. N'est-ce pas ce qui explique le goût de la foule pour les spectacles tragiques ?

Non, nous ne pouvons nous passer de la souffrance. « Quand on n'a pas de croix, on s'en fabrique », me disait jadis ma mère. Et lorsque vient la croix, nous nous regimbons. Bien inutilement d'ailleurs. La souffrance est le grand moyen inventé par Dieu pour nous former, et toujours il la proportionne exactement à nos forces.


2. Dieu accorde une plus grande part de souffrances à ses préférés.

Plus Dieu veut élever une âme, plus il lui impose de croix et de souffrances.

Nous avons peine à admettre cette façon d'agir de Dieu. Chacun a son lot de souffrances ici-bas, et nul ne quitte cette vie sans en avoir eu sa pleine mesure. Mais il y a pourtant des âmes particulièrement choisies par Dieu. Encore une chose que nous ne pouvons nous mettre en tête. Dieu se choisit spécialement certaines âmes pour leur imposer des croix plus nombreuses. C'est ainsi qu'il accabla sa très sainte Mère d'un fardeau de douleurs tel que personne au monde n'en eut jamais autant à porter.

Lorsqu'une soeur est forcée de garder le lit, que cette façon d'honorer Dieu dans la résignation lui est difficile à admettre ! Renoncer à tout travail, s'abandonner simplement à la volonté divine, durant quelques jours ou longtemps, que c'est dur! Que c'est dur aussi pour un prêtre !... Demandons humblement à Dieu l'intelligence et la grâce de volonté nécessaire pour cela.


3. Les multiples
douleurs de Marie.

L'attitude de Marie dans ses souffrances est pour nous un spectacle admirable.

Quelle angoisse, par exemple, lorsqu'elle s'aperçoit de la disparition de son Fils à l'âge de douze ans! Et puis la réponse de celui-ci : « Ne saviez-vous pas qu'il faut que je sois aux choses de mon Père ? » (Luc, H, 49)•

Que veut-il dire ?

« Quand il s'agit de l'honneur de mon Père, dût-il lui en coûter les larmes les plus cruelles, il faut que ma Mère se retire ». Marie savait que son Fils était le Sauveur, elle le croyait, mais elle n'avait pas compris qu'à l'âge de douze ans Jésus était déjà sorti de l'enfance.

Elle connaissait aussi sa mort future. — Cette pensée ne cessa de torturer son coeur tant que Jésus vécut près d'elle. Malgré les douces consolations qu'elle goûtait dans l'intimité du soir avec Joseph en l'écoutant, la prophétie de Siméon n'en demeurait pas moins profondément gravée dans son âme.

N'éprouva-t-elle pas un cruel chagrin encore aux noces de Cana ?

L'interprétation qu'on donne souvent à cette page de l'Évangile me déplaît toujours. La dureté qu'on prétend y découvrir ne peut convenir au Fils de Dieu. « Femme, qu'y a-t-il entre moi et vous ? » est une traduction fautive, nullement conforme à l'araméen. Le mot « femme » qui nous semble aujourd'hui malsonnant était, il y a quelques siècles, un terme honorifique

Jésus voulait dire : « Mère, jusqu'à présent vous étiez celle dont j'accomplissais toute la volonté; je me réglais sur vous seule. Jusqu'à ce jour, je me suis soumis à tous vos désirs, mais, désormais, il faut que vos sentiments et vos maternelles demandes cèdent devant la volonté de mon Père. Ici, le moment de faire ce que vous souhaitez n'est pas encore venu ».

Cette réponse était déjà assez pénible. Marie l'accueillit avec calme; avec calme elle la garda jusqu'au moment où le miracle s'accomplit.

Lorsque Marie comprit le complot des Juifs contre Jésus dès les premiers temps de son ministère actif, elle le suivit le coeur plein d'angoisse.

Un jour qu'il prêchait dans une maison encombrée d'auditeurs Marie se présenta à la porte. « Maître, annonce-t-on au Sauveur, voici que votre Mère et vos frères sont dehors ». Ce qui signifiait : « Ils désirent entrer; remplissez votre devoir de fils ».

Que répond Jésus ? « Ma mère, mes frères, qui sont-ils ? »

C'est ainsi qu'il éconduit indirectement Marie, et qu'elle ne peut l'approcher. Imaginez ce qu'elle dut en éprouver !

Volontairement je ne m'attarde pas à bien des détails. Je ne vous parlerai pas des calomnies suscitées contre le Sauveur par ses ennemis. Laissez-moi vous citer seulement quelques épisodes.

Marie au Calvaire. Marie se tient au pied de la Croix au moment où Jésus va expier. Représentez-vous ce spectacle.

« Jésus meurt sur la Croix ». C'est simple à dire.

La Mère de Dieu doit compatir à toutes less ouffrances de son Fils !

« Il sera grand, et son règne n'aura pas de fin » (Luc, I, 33). C'est la promesse d'autrefois... Maintenant, ici, c'est le Calvaire.

Quelle foi il faut alors à Marie! Tous les espoirs humains se sont évanouis; elle est seule à croire d'une foi robuste et forte. Jean et Madeleine croient toujours aussi, mais leur foi n'est pas aussi profonde.

Marie voit Jésus mourir, elle le voit déposer au tombeau.

Elle est consolée par sa Résurrection, mais, quarante jours après, il quittera la terre. Sans doute Marie le supplia-t-elle de la prendre avec lui, mais Jésus dut lui répondre : «Pour vous, ce n'est pas encore le temps ».

D'après la tradition, quinze ans s'écoulèrent encore avant le jour de son Assomption.

Représentez-vous les dures épreuves qu'elle eut à supporter durant ce temps : les persécutions sanglantes, le petit nombre de disciples restant fidèles à son Fils...

Saul !

Elle le connut! Avant qu'il ne devînt le grand Apôtre, elle le connut dans sa jeunesse lorsqu'il persécutait l'Église par le fer et le feu!

Elle fut l'âme et le soutien de l'Église naissante. C'est près d'elle que les apôtres venaient reprendre courage.

Elle eut vraiment sa pleine mesure de souffrances; il lui fallut persévérer parmi les luttes et les douleurs, seule, jusqu'au jour de la récompense.


4. Nos plaintes sont-elles justifiées?

Que ne pensons-nous sérieusement à toutes c es choses ! Serions-nous alors si facilement portées à nous plaindre de nos croix ? Ne nous estimerions-nous p as heureuses d'être comptées parmi les préférés d u Sauveur ?

Oui, tout cela est facile en théorie, mais en pratique !...

Quinze heures par jour, consacrées au labeur l e plus ardu, peuvent vous être au total moins méritoires que la simple acceptation reconnaissante d'une petite croix qui vous est imposée par Dieu. Si vous n'êtes pas capables d'en remercier Dieu, êtes-vous bien avancées dans la piété, vraiment je l'ignore.

Ce n'est pas en suivant ses propres désirs qu'on se sanctifie et qu'on se sauve, mais en agissant selon le bon plaisir de Dieu.

Parmi tant de faveurs, plus ou moins importantes, que nous lui demandons, nous oublions l'essentiel : la grâce d'accomplir sa sainte volonté.

Remettons-nous donc absolument entre ses mains en lui disant : « Que toute ma vie vous appartienne! Tout ce qu'il vous plaira de m'envoyer, je l'accepte en paix. Et non seulement en paix : je veux encore suivre l'exemple de votre sainte Mère! »

Le Resto de mon fils
François Christiaenssens

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