| Prêtres dans le siècle |
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II Mais où habitent-ils? |
QUAND L'ESPACE SE TRANSFORME...
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« Dis-moi où tu habites et comment est ta maison... Je te dirai qui tu es. » Ce fut déjà la démarche des disciples de Jean Baptiste lorsqu'ils rencontrèrent pour la première fois Jésus. « Où demeures-tu ? » La réponse du Christ fut immédiate : « Venez et voyez. » Ils allèrent donc et virent où Il demeurait (cf. Jn 1,35 39). Prendre le temps de comprendre les exigences Concrètes de l'existence du prêtre diocésain, essayer d'imaginer son rythme de vie et visiter les divers lieux qu'il doit habiter, c'est mieux saisir son identité Personnelle et sa responsabilité pastorale.
Cette question des « lieux de vie », un évêque l'affronte de manière quotidienne. Notamment à travers la transformation considérable que connaît le monde rural. Mais aussi devant le développement de l'agglomération urbaine. Le nombre des pasteurs diminue. La population quitte la campagne. Elle vieillit. Elle se regroupe différemment dans l'espace. Une immense révolution sociale transforme une civil lisation millénaire. Le presbytère n'est plus habité. Le bistrot n'est plus visité, et l'école non fréquentée. Un prêtre qui résidait dans le village depuis vingt ou trente ans prend sa retraite à la maison diocésaine des anciens, ou rejoint la Maison du Père. A ce moment-là, nous nous trouvons dans l'obligation de dire à la population locale que leur curé ne sera pas remplacé. Même si de nombreux jeunes prêtres étaient disponibles, leur mission pastorale ne serait pas de vivre le ministère à l'identique. Cette décision, un peu brutale à première vue, apparaît pourtant la seule possible. Car, dans beaucoup de cantons ruraux, la société et l'économie se sont modifiées de manière telle qu'il n'y a plus de vraie justification d'y laisser un prêtre à plein temps. Le faible nombre d'habitants, la modification du style de vie et la transformation des exploitations agricoles font que la communauté chrétienne elle-même ne peut plus rester enfermée dans la structure communale d'hier. Et pourtant la vie continue autrement.
Mais si le prêtre s'en va, il reste que le presbytère , lui, demeure au milieu du village. Souvent, il appartient à la commune. Il faut donc négocier son avenir avec le conseil municipal qui, parfois, souhaite le reprendre pour en faire une mairie plus belle le s presbytères sont souvent des bâtisses de caractère ou le vendre à un « Parisien » qui l'occupera pendant les weekend. S'il est la propriété du diocèse, il nous revient de reconsidérer son utilisation avec les chrétiens de l'endroit. Car les chrétiens ont droit à avoir leur maison. Dans nombre de cas, l'évêché a été amené à vendre ces presbytères tant pour des motifs financiers que pour adapter le patrimoine à la nouvelle situation de l'Église.
A mon grand étonnement, la vente de ces presbytères a provoqué, un jour, des réactions assez vives chez certains séminaristes : je me souviens d'une réunion avec une douzaine d'entre eux, voilà quelques années. L'un des membres du groupe me questionna à ce sujet : « avez-vous pensé, me demanda-t-il, à la signification pastorale, et non seulement économique, d'une décision comme celle de la vente des presbytères ? Où allons-nous vivre demain, nous, la nouvelle génération ? ».
J'avoue avoir été un peu piqué au vif. Cette remarque stimulante a eu le mérite de provoquer ma réflexion ! Un évêque ne peut se désintéresser des conditions de vie concrète des prêtres du diocèse. Il doit être un bon gestionnaire du patrimoine diocésain, mais...
Il m'a donc semblé indispensable d'ouvrir avec eux une recherche. Car La remarque de ce séminariste, qui peut a priori paraître curieuse de la part d'un jeune qu'on imaginerait plus détaché traduit bien, en fait, le caractère réaliste et responsable de sa génération. Nombre d'entre eux ont travaillés avant de s'engager dans la formation au ministère presbytéral ils ont touchée un salaire, ils ont loué un appartement. À la différence des prêtres plus âgés, ils ont appris après leurs études profanes à gérer leur existence quotidienne, à organiser leur vie matérielle. Ce réalisme me semble intéressant. Aussi ai-je proposé à ces futurs prêtres la question suivante : « Comment voulez-vo us vivre demain ? Comment vivre demain pour mieux accomplir la mission ? »
Nous avons discuté ensemble. Cela m'a permis de mieux mesurer leur requête, de mieux percevoir leur mentalité. Ensuite, j'ai rédigé quelques pages et le document a circulé parmi les jeunes prêtres et les séminaristes du diocèse. Quelques hypothèses nouvelles étaient formulées. C'est le fruit de cette recherche que je vais partager dans les pages qui suivent.
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MINISTÈRE PRESBYTÉRAL ET VIE RELIGIEUSE
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Auparavant, exprimons une conviction. Elle s'enracine dans l'enseignement du concile Vatican II. Elle va de soi ; cependant, il n'est pas inutile de la réaffirmer aujourd'hui : le prêtre, qui est incardiné dans un diocèse et qui vit dans le siècle, n'est pas un religieux. Il n'a pas à le devenir. Lors de cette discussion avec les séminaristes sur les « lieux de vie », j'avais formulé une hypothèse qui se voulait originale. Pour mieux connaître leurs réactions. J'avais proposé d'acquérir une maison au coeur de la ville du Mans pour permettre aux prêtres de demain de vivre ensemble, tout en assurant les services pastoraux dans les paroisses environnantes et dans les campagnes. Un peu comme le font les médecins aujourd'hui. Ils auraient pu rayonner en voiture sur des kilomètres . Tout à la fois aller dans les villages, servir des communautés venant de l'extérieur, mais aussi garder une possibilité d'un « vivre ensemble ». Saint Augustin, révêque d'Hippone, ne vivait-il pas ainsi avec son presbyterium ? Cette proposition voulait tenir compte du juste refus de l'isolement et du désir d'une vie com munautaire.
E n y repensant aujourd'hui, je mesure combien cette dynamique tendait à concilier deux exigences quelque peu contradictoires : d'une part, la vocation spécifique du ministère presbytéral diocésain implique une présence quotidienne auprès du peuple qui est confié à l'apôtre et, d'autre part, la crainte de la solitude et le désir d'une vie fraternelle et communautaire s'inscrivent, presque nécessairement, à l'intérieur d'un projet de vie « religieuse ». Ce dernier appel on le retrouve concrétisé aujourd'hui dans les communautés nouvelles, issues du Renouveau charismatique, ou chez les frères de Saint-Jean, par exemple. Or, le presbyterium diocésain forme un tout qui doit être homogène en dépit des courants qui le traversent. Et son noyau fédérateur, ce sont essentiellement les membres du clergé séculier. Le ministère presbytéral séculier doit se distinguer de la vie religieuse, même à travers le mode d'existence quotidienne.
Expliquons-nous.
L'avenir est devant... Des prêtres reconstruisent cet avenir. J'aime à citer le cardinal François Marty qui dit souvent : « Ne vous inquiétez pas des murs qui croulent et qui font du bruit et de la poussière. Ne soyez pas myopes. Regardez les jeunes pousses qui percent la terre hivernale. » Même si cet effort peut Paraître timide au premier regard, il existe. La plupart des prêtres vivent avec vaillance leur sacerdoce presbytéral. Ils semblent moins découragés qu'on ne le dit. Leur foi est vive. Cette reconstitution progressive du tissu sacerdotal se traduit, bien sûr, par la prése nce de séminaristes et de prêtres plus jeunes, mais aussi à travers l'évolution des mentalités des prêtres des générations précédentes. La question n'est plus : cornment donner leur place aux chrétiens laïcs ; mais elle est : comment, ensemble, accomplir la mission confiée par le Christ à son Église ? Le chantier est ouvert au public chrétien. Il l'est dans le respect de la spécifici té particulière et évangélique du ministère presbytéral.
Je pense, entre autres, à tous ces pasteurs qui ont été ordonnés voici quinze ou vingt ans. Ils étaient souvent habités par le désir de vivre leur ministère en équipe : partage de la foi, partage des soucis et des joies, partage de la mission, partage de la maison... Tout cela ne faisait qu'un. Pour beaucoup le modèle d'existence des religieux apostoliques 1 s'imposait de lui-même comme support indispensable pour « tenir le coup » dans un monde qui bougeait sans cesse. Cette requête était tout à fait légitime. Elle aboutissait, cependant, à effacer l'originalité du ministère presbytéral diocésain face à la vie religieuse.
Il y a des religieux qui sont prêtres. Et c'est bien. Il y a des prêtres qui ne sont pas religieux. Et c'est le plus grand nombre. Ils sont diocésains. Ils sont incardinés dans un diocèse. Ils sont liés dans leur exis tence même et pour la vie, à un peuple concret Comme l'évêque et avec lui, ils ont fait alliance. Le ministère du prêtre diocésain et la vie religieuse ne sont pas des réalités semblables et n'ont pas la même signification théologale. Les prêtres diocésains sont ordonnés par l'évêque pour être « signe vivant », au coeur de réalités humaines concrètes. 2 Signe du Christ pasteur. Dans son altérité et sa singularité propre, le prêtre est donné à l'Église dans le monde, pour rassembler le Peuple de Dieu, afin que la Parole évangélique soit annoncée et les sacrements célébrés. Le prêtre est d'abord ministre, c'est-à-dire serviteur. A la manière de Jésus lors du lavement des pieds (cf. Jn 13).
Pour les religieux, il s'agit davantage de témoigner de la proximité du Royaume qui vient. Ils le font dans la diversité de leurs charismes propres et de leurs voca tions particulières. Religieux aux mille visages, ils sont nécessaires à la vie de l'Église. Ils témoignent à travers des signes visibles, tels que la vie communautaire et l'engagement public à vivre les préceptes évangéliques de pauvreté, de chasteté et d'obéissance. A leur manière, les religieux rappellent à tous les chrétiens — et à tous les hommes — que tous sont invités à accueillir la sainteté de Dieu. Il y a, chez les religieux, une pré sence qui est rupture. Ils sont sur le chemin du Royaume qui n'est pas de ce monde. Ils montrent que demain est déjà dans l'aujourd'hui. Bref, ils manifestent la présence mystérieuse et eschatologique du Royaume qui vient. Ils sont l'espérance vécue.
Aujourd'hui, des prêtres se rendent compte qu'ils ont une originalité propre et qu'ils ne peuvent pas vivre exactement comme des religieux. Ils restent dans le monde. Cependant, nombre de chrétiens perçoivent difficilement cette différence. Elle est pour moi essentielle.
Il est vrai que cette distinction essentielle entre le ministère presbytéral et la vie consacrée peut être parfois génératrice de tensions ou de difficultés concrètes. Une année, je faisais la visite pastorale dans une petite ville de l'est du diocèse. Les circonstances nous ont conduits à confier à des religieux apostoliques la paroisse de la ville et la charge pastorale des villages alentour. Et je me réjouis de ce témoignage heureux. Ils vivent actuellement à trois en communauté et je souhaite qu'un jeune prêtre religieux les rejoigne pour s'occuper plus spécialement des jeunes. Or j'ai été frappé, lors de ma visite, de constater que cette décision n'était pas comprise. Beaucoup y ont vu une sorte d'injustice : « Vous nommez ici trois prêtres alors qu'ailleurs un prêtre diocésain seul s'épuise pour faire vivre un ensemble pastoral plus vaste, alors que tant de presbytères sont vides ailleurs », m'ont dit vigoureusement certains paroissiens ! Le signe original de la vie religieuse apostolique qui implique la vie communautaire ne paraît pas bien perçu en tant que tel ; il se voit constamment mis en perspective, dans les mentalités, avec le manque de prêtres.
Et la même difficulté se retrouve face à la présence dans notre diocèse de religieux de vie monastique. Les chrétiens qui habitent autour de l'abbaye bénédictme de Solesmes, qui compte actuellement plus d' u ne cinquantaine de prêtres parmi les moines, ne co mprennent pas pourquoi je les invite à se prendre davantage en charge, et, par exemple, à choisir des laïcs qui seront institués ministres de la Parole' pour assurer des assemblées de prière ou présider des sépultures. Ils préféreraient que je fasse appel aux prêtres moines présents dans le monastère pour répondre immédiatement à leurs besoins religieux. Et cette demande provient le plus souvent des familles catholiques non pratiquantes. Je les comprends et je sais leur désarroi. Cependant, il est du devoir du Père abbé de Solesmes et de moi-même de tout faire pour respecter la vocation propre de chacun. Il nous faut veiller à bien faire saisir la spécificité de la consécration au Seigneur au travers des engagements religieux ainsi que le caractère propre et la dimension séculière du ministère du prêtre diocésain.
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LE PASTEUR CONNAÎT LES BREBIS
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Cette distinction est, en effet, un peu subtile pour des mentalités françaises familiarisées, même de manière inconsciente, avec une vision un peu intemporelle et religieuse du prêtre. Qu'importe son origine, qu'il soit moine ou prêtre séculier, qu'il soit religieux apostolique ou prêtre diocésain. Le prêtre demeure avant tout le prêtre. Là encore, nous sommes fortement tributaires de l'héritage du passé. Même au sein de mentalités éloignées de la vie quotidienne de l'Église.
Raison de plus pour spécifier davantage et l'état de vie religieuse et le ministère du prêtre diocésain. Or, même dans le document préparatoire au synode des évêques d'octobre prochain, qui doit traiter de la formation des prêtres, cette prise en compte des différences n'est pas satisfaisante. Dès qu'on aborde la question de la formation proprement dite, le prêtre est considéré d'abord comme un « religieux de Dieu », un être consacré. Il me semble qu'avec cette forte prégnance de l'image religieuse du prêtre, nous faisons fausse route et nous entraînons de jeunes hommes, qui ont une vocation pastorale, sur un chemin qui n'est pas le leur... Le prêtre est au service d'un peuple. Il n'a rien d'un « faux religieux » qui serait contraint de vivre au coeur des réalités du monde considérées comme des embûches ou des épreuves, sa propre recherche de sainteté évangélique. Cette approche contribue à dévaluer à nouveau le prêtre en le consi dérant comme une sorte de « religieux au rabais » qui serait obligé « malheureusement » de supporter sa sécularité. Le bonheur que Dieu donne au prêtre séculier, c'est de vivre l'Évangile dans le siècle avec un peuple qui offre à Dieu la Création et la Rédemption. Son ministère est eucharistique. Je refuse, pour ma part, cette confusion entre ministère presbytéral et vie religieuse. Car le prêtre se définit d'abord comme le missionnaire de l'Évangile au coeur d'un peuple et pour un peuple. Car le prêtre se définit d'abord par son lien personnel avec l'évêque, dans et au sein d'un presbyterium diocésain. L'évêque avec ses prêtres signifie à une Église locale qu'elle repose sur l'appel du Christ et qu'elle y puise son dynamisme d'être dans le monde signe et sacrement d'un amour i n destructible. Il est urgent de mieux percevoir cette s pécificité.
En plus de l'apport de l'École Française, dont il n'est pas question ici de nier la grandeur dans l'histoire de l'évangélisation de la France depuis le xvile siècle, je crois que nous sommes victimes actuellement d'une conception quelque peu « essénienne4 » de l'expé rience spirituelle chrétienne. La spiritualité de l'enfouissement et de l'engagement dans le monde celle du levain dans la pâte (Luc 13,20-21) semble moins marquante qu'elle ne l'était, en France, pendant ces cinquante dernières années. Nombre de chrétiens, face aux bouleversements sociaux et à une modernité qui déroutent, paraissent tentés par une volonté de retrait, de distance : soyons les hommes du désert et de la prophétie. Le prophète doit remplacer le pasteur. Élie plutôt que Moïse. Disciple plutôt qu'apôtre. Or le Christ n'est pas Jean Baptiste. Il est Fils de David. Il est le pasteur qui connaît ses brebis (Jn 10,1-18). La vie du Christ fut publique. Elle s'est déroulée sur les chemins de Palestine. Il vécut dans les villes ; il visita les villages. Il mourut aux portes de Jérusalem. Le temps des quarante jours au désert et ces moments intenses de prière sur la montagne ont constitué pour Jésus le ressourcement indispensable dans sa relation avec son Père ; cependant, ces heures de solitude intro duisent toujours un engagement ou une décision : l'ac complissement de la mission. Face aux épreuves de l'existence, le Christ n'invite pas à un retrait du monde (Jn 17,13-21), mais beaucoup plus à ce combat pour « choisir la vie », comme le souligne Dieu dans le livre du Deutéronome (Deut. 30,15-20) 5 . Jusqu'à la fin, Jésus expérimentera la pression de la tentation : « Père, si c'est possible, que ce calice s'éloigne de moi . Cependant, pas ce que je veux, mais ce que tu veux... L'heure est venue... Levez-vous ; allons ! » (Mc 14,32-42).
Parce qu'il est signe du Christ, le prêtre vit aussi cette exigence d'incarnation. La volonté de Dieu reste bien de se compromettre dans l'histoire. 11 apparaît donc indispensable de remettre en valeur la signification théologale du « ministère et de la vie des prêtres » ( Presbyterorum ordinis. Vatican II). Non pour forcer des différences ou durcir des oppositions, mais pour rendre plus significatifs les charismes et les ministères indispensables de chacun.
C'est à cause de ce souci d'incarnation que je propose la réflexion sur les lieux de vie du prêtre et sur les rythmes de son temps. La méthode est descriptive. La manière de se situer dans le champ social et de dessiner les comportements concrets du ministre presbytéral peut aider à mieux dévoiler le mystère ecclésial du prêtre d'aujourd'hui. Car c'est un mystère profond que le sacerdoce ! Le prêtre est toujours une énigme, pour nos contemporains. Nécessairement.
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1. La tradition de l'Église distingue, en effet, la vie religieuse monastique ou contemplative (bénédictins, cisterciens, chartreux...) et la vie religieuse apostolique ou active (dominicains, jésuites, oblats, frères enseignants...). Les prêtres séculiers sont des prêtres qui s'engagent à vivre dans un diocèse au service d'un peuple déterminé. Ils font profession d'obéissance entre les mains de leur évêque, pour le service de la mission.
2. Décret conciliaire Presbyterorum ordinis n° 3 : « Pris au milieu des hommes et établis en faveur des hommes, dans leur relation avec Dieu [...] les prêtres vivent avec les autres hommes comme des frères. Leur ministère même exige, à un titre parti- culier, qu'ils ne prennent pas modèle sur le monde présent, et en même temps qu'ils vivent dans ce monde au milieu des nommes. »
3• L'Église distingue entre les ministères ordonnés (épiscopat, presbytérat, diaconat) et les ministères institués (lectorat, acolytat...). Les ministres institués restent des laïcs.
4. Secte juive contemporaine de Jésus-Christ qui insistait sur ascèse, le retrait du monde, l'attente messianique.
5. Sur la place du désert dans la spiritualité chrétienne, voir Gaston PIETRI, L'Heure du choix, Desclée de Brouwer, 1989.
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