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LES MAISONS PRESBYTÉRALES
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Et l'isolement ? Certains jeunes n'envisagent pas de vivre seuls. Certains prêtres moins jeunes semblent manifester une souffrance réelle devant une solitude qui, souvent, est une blessure. Est-ce si vrai que les prêtres passent une grande partie de leur vie, seuls ? Il faudrait y regarder de plus près. Leur nouveau mode de vie, la succession des réunions, les nombreuses r encontres au bénéfice des personnes qui viennent d emander une démarche sacramentelle, la dispersion des activités ministérielles, le nouvel aménagement des Paroisses rurales qui les conduit à se déplacer sur des kilomètres, les différents conseils, font du prêtre un homme constamment en contact avec d'autres p ersonnes. Cependant, il est indéniable que cet éparpii: lement même crée une réelle solitude. Les conditions de vie sont rudes. Elles ne sont pas parfois san s atteindre l'équilibre de santé. Je pense, en particulier, à la question des repas. Et ce n'est pas de l'ordre de détail. Certains prêtres ne trouvent pas le temps de les bien préparer ; d'autres encore vont constamment d'une famille à une autre. Lorsqu'ils ne vont pas au restaurant... Ce qui n'est pas sain. Je pense aussi aux prêtres qui ne rassemblent personne à leur messe quotidienne. Ils célèbrent dans la solitude de leur presbytère ou de leur église le repas du Seigneur qui, en principe, devrait être partagé... Oui, le problème existe. Oui, il est grave.
Pour y répondre, l'opinion publique semble pro poser la solution du mariage et de la famille. Mais on ne se marie pas pour combler une solitude. Des théologiens et des responsables de l'Église retiennent le chemin d'une vie communautaire. Et nous retrouvons ici ce que j'ai appelé les tentatives diverses d'une vie religieuse pour les prêtres séculiers. Vivre la vie communautaire demande des règles précises ; et très vite, on s'interroge sur la possibilité d'une telle vie sans l'engagement des voeux de pauvreté, d'obéissance et de chasteté. Je crois, en effet, que la vie communautaire est autant une ascèse et un chemin vers la sainteté qu'un moyen de partager son isolement et de s'en libérer. Je sais aussi l'écartèlement des religieux de vie apostolique entre les obligations de la vie religieuse (être ensemble pour l'office ou les repas !) et les appels pressants de la mission (devoir poursuivre un entretien ou se rendre chez quelqu'un !)•
Il reste une troisième voie. C'est celle que je préfère. Accueillir positivement et tirer les conséquences concrètes de l'enseignement conciliaire sur la fraternité sacerdotale E qui s'enracine dans le sacrement de l'ordre exerçant, pour la part qui est la leur, la charge du Christ chef et pasteur, les prêtres, au nom de l'évêque, rassemblent la famille de Dieu, fraternité qu i n'a qu'une âme... » (Ministère et Vie des prêtres n° 6). Le premier lieu de la vie fraternelle, c'est la communauté chrétienne qui est confiée au prêtre. De plus « une intime fraternité lie entre eux tous les prêtres en raison de la communauté d'ordination et de mission : cette fraternité doit se manifester spon tanément et volontiers sous forme d'aide mutuelle tant spirituelle que matérielle, tant pastorale que personnelle, dans les réunions et la communion de vie, de travail et de charité » (Lumen Gentium n° 28). Ou encore : « Du fait de leur ordination, qui les fait entrer dans l'ordre du presbytérat, les prêtres sont tous intimement liés entre eux par la fraternité sacramen telle... » (Ministère et Vie des prêtres n° 8). « La vie amicale et fraternelle des prêtres entre eux et avec les autres hommes leur permet d'apprendre à honorer les valeurs humaines et à considérer les choses créées comme des dons de Dieu. Vivant dans le monde, ils doivent pourtant savoir que, selon la parole de notre Seigneur et Maître, ils ne sont pas du monde...» (Ministère ere et le des prêtres n° 17). Il nous fallait lire ces t exes. Il nous fallait boire à cette source conciliaire.
Concrètement. Je propose que l'on mette en place des « maisons presbytérales ». Qu'est-ce à dire ?
Pourquoi ne pas profiter de l'existence de nos gr nds presbytères anciens pour aménager de telles demeures ? L'idéal, pour un diocèse comme celui du Mans, serait d'avoir un lieu de ce type tous les vin gt à vingt-cinq kilomètres. Ce qui appelle, là encore, d es choix financiers. Si un tel projet peut exister souvent dans l'agglomération mancelle, par exemple près d e la cathédrale, il reste assez difficile à réaliser dans nos campagnes où les paroisses sont de plus en plus « cantonales » ; elles regroupent plusieurs clochers. Elles obligent ainsi les prêtres à des déplacements de plus en plus fréquents. La question technique est rela tivement simple : combien peut-on faire de kilomètres par jour pour aller prendre son repas de midi ? Ou encore, comment faire pour honorer le droit d'un curé de paroisse de ne pas avoir à faire son déjeuner chaque jour, et donc de trouver une table ouverte quelque part dans son secteur ?
De telles maisons d'accueil pourraient rendre d'appréciables services. Elles ouvriraient d'abord un lieu de convivialité où l'on aime à se retrouver entre prêtres pour des moments plus gratuits : prier ensemble, déjeuner tranquillement, pouvoir discuter et dialoguer avec des confrères. Si l'on relit l'Évangile, on mesure l'importance de cette convivialité concrète inscrite dans les détails de la vie courante : pensons aux noces de Cana, aux nombreux repas pris par le Seigneur dans diverses maisons ; pensons à l'auberge d'Emmaüs et plus encore à ce moment si intense de la Cène du Seigneur, le Jeudi saint au soir.
Maison d'accueil veut dire quelqu'un pour accueillir. Pourquoi un prêtre ne serait-il pas le maître de maison ? En même temps, ces lieux pourraient offrir des possibilités d'hébergement, même limité. Par exemple, le jour où un prêtre tombe malade. Une bonne grippe qui vient le clouer au lit pour quelques jours. Plutôt que de retourner dans sa famille ou de e voir obligé d'entrer en clinique, il serait accueilli se cette maison presbytérale ? Ce serait l'expression s imple et concrète de la fraternité sacerdotale.
Mais si ce projet nécessite des lieux et des lieux confortables et sympathiques il doit associer aussi une personne ou des personnes hommes ou f emmes qui assumeraient tout particulièrement cette tâche, mieux cette mission d'accueil, de convivialité et de fraternité. Je pense d'abord à celui ou celle qui devrait être chargé d'assurer la gestion matérielle, grâce à une véritable présence quotidienne. Là j'insiste sur la nécessité d'une participation féminine pour tenir le rôle de « maîtresse de maison ». Ce qui va bien au-delà d'une tâche de cuisinière ou de femme de ménage ! Il y a ici pour des personnes qui veulent se consacrer au service de l'Évangile et des pauvres une vocation utile, voire passionnante. Les congrégations religieuses ne devraient pas l'oublier.
Et enfin, dans ces maisons presbytérales par canton ou par doyenné on pourrait imaginer aisément qu'un prêtre plus âgé, témoin de la foi et de l'apostolat d'hier, accepte d'y vivre ou d'y être présent. Il favoriserait le dialogue entre les générations. Il aurait le souci de l'écoute. Bref, la vie fraternelle serait un moment précieux pour les prêtres plus jeunes. Je connais tel ou tel prêtre âgé qui a ce don du sourire, de l'accueil, de la compréhension, du soutien fraternel. Il invite à la prière. Il conforte. Il console.
Ce ne sont là que quelques idées. Elles me semblent donner des éléments de réponse positive à la grave exi gence qui, sans aucun doute, marque la vocation presbytérale séculière : la solitude évangélique qui s'impose à toute vie de pasteur. Solitude nécessaire. Isolement, jamais !
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LA CONVOCATION DU PRESBYTERIUM
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Dans la vie des prêtres, l'expérience régulière de rencontres du presbyterium constitue un ressour cement fondateur. Chaque prêtre peut ainsi mieux mesurer la réalité sacramentelle de son appartenance à ce corps de collaborateurs de Dieu, rassemblés autour de l'évêque : une même mission, une même annonce de la Parole , un même engagement, une même consécration. Ces temps de rencontres ou de célébrations représentent autant de temps forts qui vont jalonner une vie sacerdotale. Ils s'enracinent dans l'ordination elle-même. Personne n'a la propriété de son sacerdoce. Le prêtre est marqué par un caractère propre et indélébile ; cependant, dans l'acte de son ordination, il y a l'inscription dans le presbyterium, mieux encore dans l'ordre universel des prêtres de Jésus-Christ. L'Église, à chaque siècle, s'est battue contre ces « vagabonds du sacerdoce » qui, une fois ordonnés, se comportent comme des propriétaires, maîtres de leur agir et de leur évangile. Aujourd'hui, la tentation est forte chez certains de courir d'évêché en évêché, espérant trouver un évêque qui leur imposera les mains. C'est dérisoire. C'est dangereux.
Quelles sont actuellement les occasions de rassem blement des prêtres du diocèse ? Spontanément, je pense aux ordinations presbytérales, qui redonnent un dynamisme à l'Église locale tout entière. Comme l'événement de la naissance dans une famille. Comme les baptêmes dans la communauté chrétienne. Ce sont des moments qui comptent. Nous avons eu la grâce, c hez nous, d'ordonner près d'une dizaine de jeunes Prêtres depuis deux ans. A chaque fois, la cathédrale a accueilli plusieurs milliers de personnes ; les deux cents prêtres du diocèse étaient présents. Et ce temps heureux a redonné aussi confiance à l'évêque, car c'est une souffrance de ne pouvoir ordonner les pasteurs dont le peuple a besoin. L'Église ne peut vivre sans prêtres.
D'autres occasions existent aussi : la fête du diocèse et de son premier évêque, la messe chrismale 1, durant la Semaine sainte, et les retraites diocésaines de prêtres. Les sépultures de prêtres sont aussi des occasions de célébrer ensemble, avec les communautés chrétiennes. Dans la peine et la reconnaissance tout à la fois. Des temps de ressourcement, des occasions de révision de vie pastorale, des moments de prière ensemble, un programme de formation sont aussi offerts. L'habitude de se retrouver ainsi pour faire une halte spirituelle ou pastorale s'enracine dans l'exis tence des pasteurs. Ce qui est un signe de santé.
Et puis, il faut signaler les réunions de doyennés et de secteurs. Sur le terrain. Là les prêtres sont très proches les uns des autres. La nouveauté dans ces instances est la participation des laïcs hommes et femmes, des religieuses et des religieux qui prennent part aux tâches pastorales. Mais cette coresponsabilité, si elle se révèle très positive en elle-même, crée parfois un nouveau malaise : les prêtres ont du mal à resituer leur identité, à bien mesurer la place exacte qui leur revient. Comme s'ils éprouvaient une sorte de frustration, un désir de nouvelle reconnaissance. Il ne faut pas renoncer à cette démarche fondamentale ; m a i s le moment est venu de prendre au sérieux le questionnement des prêtres.
C'est pourquoi, à mon sens, toutes ces occasions de rencontres ne sont pas suffisantes. Il faudrait sans doute réinventer des temps plus privilégiés, des séjours plus réguliers pendant lesquels le presbyterium tout entier se retrouverait. Pour vivre ensemble le mystère humain du sacrement de. l'ordre. Grâce au concile Vatican II, presque tous les diocèses ont fait depuis vingt ans l'expérience des conseils presbytéraux. C'est une grande richesse. Cependant la diminution du nombre des prêtres et la prise de responsabilités des conseils pastoraux essentiellement composés de laïcs demanderont une vie commune plus régulière de tout le presbyterium. Avec une attention particulière envers les jeunes prêtres. Des journées mensuelles, par exemple, où tous les prêtres du diocèse se rassemble raient avec l'évêque et les diacres pour aborder des questions pastorales, partager des informations, lire ensemble la parole de Dieu, prier et célébrer. Mais aussi déjeuner et se détendre en commun. Bref vivre ensemble. Ces moments se révèlent tout à fait indispensables pour des prêtres qui ont besoin de se sentir partie prenante d'une église locale particulière. Avec sa coloration et son identité particulière. Le presbyterium n'est pas une communauté chrétienne, mais il forme un corps, un groupe d'hommes consacrés.
Comme évêque, j'ai proposé à deux reprises ce type de temps fort en invitant tous ceux qui le souhaitaient à se rassembler le lundi à partir de dix heures, pour un temps de partage, de prière et de repas. J'avais retenu la maison d'accueil tenue par les carmélites d u Mans. Mais à chaque fois, l'initiative a échoué. Les emplois du temps trop chargés, les transports trop onéreux, les réunions pastorales trop nombreuses. De plus, il m'a été très difficile de me libérer moi-même pour ces rencontres. Une telle proposition suppose une régularité, une disponibilité et un engagement déterminé de la part de l'évêque. Nous n'avons pas poursuivi l'effort. Je le regrette.
Je crois pourtant que l'idée directrice qui a présidé à cette tentative malheureuse mérite d'être gardée et approfondie. D'autant qu'une telle proposition ne doit pas être faite simplement aux prêtres séculiers mais s'adresse aussi aux prêtres religieux apostoliques du diocèse qui participent, avec leurs charismes et leur spécificité propre, aux tâches pastorales de notre Église particulière. Autant j'estime qu'il faut défendre, promouvoir la spécificité du prêtre diocésain, autant il me semble essentiel de ne pas perdre ce fruit du concile Vatican II que constitue la « vie ensemble » et la mission portée en commun par un presbyterium composé à la fois des diocésains et des religieux. Cela est sans doute encore plus vrai dans les diocèses où il existe une forte proportion de religieux par rapport au clergé diocésain : la communion est très importante pour signifier cette unité tissée depuis la fin du Concile entre les uns et les autres (cf. Jn 17,21).
Mais, me diront certains, vous imposez une rencontre supplémentaire. Les agendas sont déjà si barbouillés de réunions, rendez-vous... il n'y a plus de place. » J'entends. Et pour beaucoup, c'est vrai. C'est tellement vrai qu'il faut avoir le courage de l'imagination créatrice : les prêtres doivent recentrer leur existence. Oui, ils ont trop de réunions. Chaqu e secteur d'activités pastorales, chaque mouvement apostolique, chaque organisation éducative, chaque groupe charismatique... chacun sollicite le concours la présence, l'engagement du prêtre. Puis il le culpabilise, si ce dernier ne se forme pas dans son organisation, ne participe pas aux lieux de rencontres des aumôneries, aux instances diocésaines, aux assemblées régionales. Et puis, il faut suivre les directives du « national ». Ouf ! Ce rythme-là épuise tellement que chacun perd pied, se fatigue et... abandonne. Halte à cette épidémie ! Ce n'est plus possible.
Pourquoi cela n'est-il plus possible ? Essentiellement parce que l'animation « pyramidale » de l'Église a été écartée. L'Église a promu la coresponsabilité. Mais celle-ci n'est pas encore assez «différenciée ». Les prêtres ont cru de leur devoir d'être toujours présents. Et les laïcs ont demandé aux prêtres de les accompagner ; ils n'osent pas prendre en charge ce qui leur revient d'accomplir, au nom même du baptême et de la confirmation dont ils sont marqués. Certains croient encore qu'ils détiennent du prêtre le pouvoir de servir l'Évangile. « On ne peut rien faire si le prêtre n'est pas là ! » Dans les équipes de base des services ou des mouvements, il y a encore une « surconsommation » du prêtre. Dans cinq ans, ce sera terminé. C'est dès aujourd'hui que les laïcs sont invités à prendre au sérieux ce que le Droit canonique dit des associations de fidèles. C'est dès maintenant que les prêtres doivent prendre au sérieux le ministère qui leur est propre, tel que nous le verrons dans les pages qui suivent. Il est vrai qu'en Église, tous les chrétiens baptisés sont responsables de tout. Mais chacun selon son charisme, ses talents, sa fonction, son ministère, son ordre... (cf. 1 Co 12,4-6 Ép4,4-13).
C'est ici que peut s'entendre ma proposition : une journée du presbyterium, pour un « vivre ensemble et une formation diversifiée ».
J'écrivais cela, en 1987 : « Demain, nous serons moins nombreux. Demain, il y aura des jeunes prêtres qui auront besoin de se retrouver. Demain, il nous faudra vivre une expérience nouvelle du presbyterium diocésain. Vivre la solitude apostolique au sein d'un peuple, c'est une exigence. Il nous faut l'accepter. Cette exigence est d'ailleurs notre vie même. Elle s'inscrit dans notre vocation et donc, elle est un chemin de bonheur pour nous. C'est au coeur et avec le peuple de Dieu que nous pouvons laisser s'épanouir notre vie de foi et notre existence d'homme. Mais il y a l'autre dimension, celle qui est à l'origine même de notre vie presbytérale. Nous avons reçu l'ordination des mains de l'évêque, avec le presbyterium. Et ce long défilé des prêtres qui imposent les mains à celui qui, à genoux, va être marqué de l'Esprit, impressionne toujours. Il y a là une unité mystique assez extraordinaire. Demain, moins nombreux, plus dispersés, il nous faudra expérimenter autrement qu'aujourd'hui la solidarité fraternelle des prêtres. Bref, il nous faudra nous réunir plus souvent. Certes, pour réfléchir au plan de la pastorale. Mais plus encore et mieux encore, pour prier ensemble, partager et prendre le repas. »
Quel lieu ? Chaque diocèse peut avoir sa maison diocésaine. La maison du Peuple de Dieu. La maison du presbyterium. En arrivant dans le diocèse, en 1981, j'ai reçu de mon prédécesseur une maison restaurée neuve. Au coeur de la ville du Mans qui est situé elle-même au centre du département. Le village le plus éloigné se trouve à 58 kilomètres du chef-lieu du département. Une chance ! Aujourd'hui, je témoigne qu'un tel centre est une heureuse nécessité. Le presbyterium doit y être chez lui.
Vous voyez, je rêve ! Je le fais grâce à la spontanéité d'un dialogue. Je laisse ce propos comme le fruit de mon imagination pastorale. Mais s'il permet quelques conversations de table et excite votre propre imagination, je n'aurai pas perdu mon temps. Car il y a une chose que nous ne pouvons pas éluder, c'est la nécessité de proposer à une nouvelle génération de prêtres le cadre de vie qui leur permettra d'accomplir, pour des temps nouveaux, ce ministère pastoral qui nous tient tous tellement à coeur.
Une dernière objection. Tout cela coûte, coûtera cher. Les finances dans un diocèse de France sont un souci quotidien. C'est vrai. Mais, excusez le propos. Cela coûtera moins cher que la formation d'un prêtre qui fut séminariste pendant six ans, parfois huit ans... et qui, par notre manque de courage pour innover, sera usé avant l'âge et dégradé... jusqu'à perdre cœur ! Nous devons trouver des chemins nouveaux. Et vite !
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I. Pendant la Semaine sainte, la messe chrismale rassemble l'ensemble des prêtres d'un diocèse autour de l'évêque, pour la bénédiction des huiles saintes sacramentelles, qui seront utilisées pour les confirmations, baptêmes, sacrements des malades, ordinations des prêtres.
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