17- De la tristesse
Intro
«Il est un esprit qui persécute l’âme religieuse et l’inquiète de tous sortes de façons, pour lui faire perdre la chasteté : c’est la tristesses (1) .«Il est donc nécessaire de nous mettre en garde contre ce nouveau genre de tentations, qui constitue d’ailleurs « une des infirmités spirituelles les plus dangereuses et les plus rebelles à traiter (2).»
Nous méditerons :
1-Des différents espèces de tristesse ;
2- Des remèdes de la tristesse ;
3- Affections ;
4- Examen ;
5- Résolution ;
6- Références .
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1- Différentes espèces de tristesse
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L’Apôtre nomme deux sortes de tristesse, «l’une selon Dieu, l’autre du siècles (3).» Les saints appellent la seconde, «la tristesse de la chair (4)»,. Un nom caractéristique indiquant assez aux chastes combien ils la doivent redouter. «Produit de l’amour de Dieu, la première éclôt dans l’âme avec tous les futurs de l’Esprit énumérés par saint Paul (5) : la charité, la joie, la paix la bonté, la foi, la modestie et la chasteté (6).»
«Au cœur du sage réside une tristesse ( 7)» excellente, ces «pleurs béatifiés», dont parle se Sauveur sur la montagne , «ce gémissement de la colombe qui dira adieu aux rois et jeux profanes, aux joies charnelles et qui, allant à l’éternel bonheur fait son chemin à travers la vallée des larmes (8).» Cette bonne et salutaire tristesse « s’exerce par les bons et la compassion pour les misères temporelles du prochain, et par les parfaits de la déploration, complainte et condoléances pour les calamités spirituelles des âmes (9).» Jésus associe ses larmes à celles de ses sœurs de Lazare, sur son tombeau; il pleure l’endurcissement des Juifs ; à Gethsémani, ses larmes deviennent de sang sur les péchés du monde. Cette compassion passe dans le cœur de tous les saints, dans les tous pénitents, il vient « une tristesse de repenti qui opère le salut (10) » ; « les larmes d’amour à l’égard de Dieu et de la haine contre le péché (11).» Il y a encore les soupirs de ceux qui trouvent «l’exile trop long», à qui « la vie pèse, et qui souhaitent «leur dissolution pour être avec le Christ.» Enfin, d’après un auteur d’autorité incontestée, les consacrées trouvent «une source de larmes inconsolables à voir que, dans l’état religieux à côté de saintes âmes s’il y a des relâchés (12) ».
Cette «tristesse selon Dieu n’est ni ennuyeuse, ni chagrine ; elle n’engourdit point l’esprit et n’abat point le cœur ; elle donne force et courage, accroît la confiance en Dieu et fait invoquer sa miséricorde. La mauvaise tristesse trouble l’esprit, agite l’âme, la met en inquiétude; elle vient comme la grêle, sans fondement ni raison ; elle perd cœur, s’endort, s’assouplir et rend inutile ; elle empêche la prière, dégoût de l’oraison et donne défiance de la bonté de Dieu. C’est comme un dur hiver qui fauche la beauté de toute la nature en engourdit tous les animaux ; c’est elle ôte toute suavité de l’âme et la rend presque percluse et impuissante en toutes ses facultés (13).» Quoi d’étonnant que, dans cet état de faiblesse et de, de misère, l’on se laisser aller à mendier des satisfactions d’ordre inférieur ? «Les chastes délectations des joies éternelles deviennent fades l’âme religieuse se trouve faible ; le démon se hâte de lui présenter les coupes des plaisirs immondes et, séduite par l’espoir d’y trouver un adoucissement à son mal, elle avale le poison et trouve la mort (14).» Telle est «la tristesse charnelle, «qu’il faut, «bannir à jamais parce qu’elle est en a tué beaucoup (15).»
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2- Remèdes à la tritesse
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«La tristesse du siècle doit être expulsée de notre cœur avec autant de soin que l’esprit impur ; car elle arrive à détrôner l’âme de l’état de pureté et à lui donner la mort (16).» Pour savoir remédier au mal, voyons ses cause.«La tristesse provient quelquefois de l’ennemi infernal qui alanguit la volonté et trouble l’âme, comme un brouillard épais remplit la tête et la poitrine de rhume, rend la respiration difficile et met en perplexité le voyageur. La tristesse procède aussi, d’autres fois, de la condition naturelle; celle-ci n’est pas vicieuse en soi, mais notre ennemi s’en sert pour tramer mille tentations et nos âmes, comme les araignées font leur toiles quand le temps est blafard et nébuleux. Finalement, il y a une tristesse que la variété des accidents humains nous apporte. Aux bons, elle est modéré par l’acquiescement et la résignation à la volonté de Dieu; Job bénit le Seigneur en ses adversités; David convertit ses douleurs en cantiques. Quant aux mondains, cette tristesses se change en regrets, désespoirs, étourdissements d’esprit (17).»
Voici les remèdes. D’abord «la prière y est souveraine, suivant l’avis de saint Jacques : Quelqu’un est-il triste, qu’il prie ! Faites de fréquente des demandes et répétitions à Dieu ; bon gré mal gré la tristesse, des paroles de confiance et d’amour (18).» «Un moment d’entretient avec un ami suffit pour rendre à notre âme la sérénité et la paix ; que ne devons-nous pas attendre de douceur et de consolation d’un épanchement de notre cœur dans le cœur de celui qui s’appelle lui-même le Dieu de toute consolation ? La colombe, emblème de la pureté ne trouve pas où poser le pieds et revient à l’arche : ainsi le serviteur de Dieu, plane au-dessus des voluptés terrestres et revient, lui aussi à l’arche (!9) », c’est-à-dire « à son cœur, pour y prier ; là, le Christ habite et fait jaillir la source de toutes les joies (20).»
La méditation, les bonnes lectures continuent ce délicat traitement. Placés en de grandes tribulations, les meilleurs d’Israël refusaient de chercher des compensations dans les alliances étrangères, «Nous avons, disaient-ils, pour nous consolés les livres saints, et le secours nous vient d’en haut (21).» Il est bon à la religieuse de relire ses titres à la protection de Dieu, de se rappeler que le centuple lui est promis et la vie éternelle (22)», que « le bonheur est aux cœurs purs, qu’elle a sagement agi en demeurant vierge (23)», «qu’à se tribulations d’un moment succèdera un poids éternel gloire (24).»
Enfin, «prenez soin de vous divertir, faisant accroire à votre esprit quI n’a pas de chagrins (25).» Il faut se défendre, s’occuper, travailler, sortir de soi, s’arrache à ses propres pensées, « rechercher la conversation de personnes spirituelles ; quand il se peut, chanter quelques cantiques spirituelles (26).» Surtout, sachons aimer la volonté du bon Dieu, l’emploi que l’obéissance nous confie « vivre saintement pour être toujours dans la joie (27).»
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Affections
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«Accorez-nous, Seigneur notre Dieu, à nous vos serviteurs, un corps et une âme toujours sains et, par l’intercession de la bienheureuse Vierge Marie, délivrez-nous des tristesses présentes et daignez nous réserver les joies éternelles. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il» (Missel Romain)
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Examen
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Quelle est la cause de mes tristesses ?Tempérament, deuils de famille, épreuves providentiels ; ou bien prétextes futiles, orgueil froissé, obédiences coûteuses ? N’efforce-je d’aimer la volonté de Notre-Seigneur, mon emploi, mes épreuves ?Est-ce que je prie pour être plus forte ? Est-ce que je m’aide du souvenir du Ciel, de la pensée de la pénitence ? Suis- taciturne ou cherché-je en des charitables compagnes, surtout en ma supérieure, quelques mots et conseils, qui relèvent, quelques mots et conseils qui relèvent et consolent ?M a conscience est-elle en paix ?
Est-ce que je n’amie pas nourrir une tristesse vaporeuse, au lieu de saintement la distraire? |
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Résolution
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Bouquet spirituel :
«Vous ne voudriez pour rien au monde offenser Dieu, c’est bien assez pour vivre joyeux.» (St François de Sales)
Voir les références au lien F.Maucourant-References-du-sites.html |
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18-De l'esprit du monde
Chanoine-F-Maucourant
Intro
«Le propre du démon est de nous tenter (1)» «Il tend des pièges, stimule le corps, harcèle les âmes, suggère des pensées, dissipe les affections, fait aimer le vice et haïr la vertu (2)» Mais le démon est du chef ayant des légions à sa disposition. Il est «le prince du monde (3)», et c’est par lui qu’il séduite, la plupart du temps, les chastes ; de telle sorte que «c’est à peine si celui qui foule aux pieds le monde a quelque chose à redouter du démon (4).» Méditations :
1- Qu’est-ce que dans le monde ;
2- Singes de l’esprit du onde as les consacrées ;
3- Affections ;
4- Examens ;
5- Résolution ;
6- Références . |
1- Qu'est-ce que le monde ?
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«Le monde, au sens évangélique, c’est tout ce qui par pensées, paroles et actions, proteste contre Dieu, contre sa loi, contre grâce, contre la vie supérieure qu’il nous communique, contre les espérances qu’il nous donne, contre les destinées qu’il nous a faites (5 ).» Le monde, «c’est l’ennemi de Jésus-Christ, l’ennemi de l’évangile. C’est cet assemblage de personnes qui, attachées aux choses sensibles, et y mettant leur bonheur, les tiennes pour les véritables biens et donnent sur l’acquisition et la jouissance de ces biens toutes leurs principes, tue leur morale, tout leur plan de conduite. Donc, Jésus-Christ et le monde se condamnent et se réprouvent réciproquement (6).»
«Jésus a déshonoré le monde (7)», il l’a montrée au doigt et nous a révélé ses tendances, ses maximes, ses vices. Il l’a «accusé de péché» ; il l’a déclaré «ennemi de la vérité» ; il n’a «pas prié pour lui», il l’a «maudit à cause de ses scandales», il a séparé les seins du monde. Les disciples ont partagé à l’égard du monde les sévérités de leur maître. «Mes petits, dit saint Jean, n’aimes pas le monde ; tout y est concupiscence, des yeux, concupiscence de la chair, orgueil de vie (8).» Voici des paroles qui nous révèlent un ennemi des chastes. Vous souvint-il de la façon dont le monde accueille l’annonce d’un vocation à la virginité ? Autant les mères sont larges, précipitées, imprudentes même, pour livrer à la créature une de leurs enfants, autant on les voit défiantes, tristes, injustes parfois pour lui permettre de se donner à Jésus-Christ. Et pourtant, elles savent les dangers auxquels la chasteté les arraches, Saint Paul a dit pourquoi cette différence ; son langage est énergique : redevenu «animal» par se pensées et ses goûts, «l’homme n’a pas le sens des choses divines (9).» Mettez devant un bœuf une poignée d’herbe une pièce d’or ou un diamant, d’instinct il se jette sur le foin.
Ce monde, qui a refusé de reconnaître le Sauveur (10), est à la fois corrompu et corrupteur. Chez lui s’oblitèrent les notions qu’élèvent l’esprit, qui sauvegarde la dignité humaine, qui attachent au respect de l’âme et du corps, la foi s’obscurci, l’espérance se limite à de trompeuses félicités, et on se fait sa fin et son Dieu de ce que l’on a de moins noble en soi (11) ; «le monde devient un sarcophage plein de cadavres en putréfaction (11) ; tout au plus garde-t-il les apparences d’un «sépulcre blanchi» ; «l’air même qu’on y respire n’est que plaisir et vanité (12).»
Le monde ensuite a son apostolat destructeur ; il part à la chasse des âmes comme un cheval monté par le démon (13) », «comme un torrent qui roule des eaux impures (14).» Ses maximes sont le contre-pied des béatitudes proclamées par le Sauveur ; elles résument en ces trois mots : avoir, pouvoir, paraître. Tout, dans ses idées, ses mœurs, ses modes, ses usages, ses fêtes, contredit l’évangile. La contagion est si grande que «même le cours religieux n’échappent à la poussière mondaine (15).» Ainsi «les rosiers qui croissent au milieu des orties, ont leur sève comme desséchées (16).» Quelle ressource peuvent avoir les chastes, sinon «fuir du milieu de Babylone», ou bien, si leur vocation les garde dans le siècle, «d’être dans le monde et non pas du monde ».
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2-Signes de l'esprit du monde dans les consacrées
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Le livre de la Sagesse contient une page poignante. Les enfers semblent s’ouvrir et l’on entend s’exhaler la désespérance des damnés. Ils s’étaient moquées des justes, pensant qu’ils vivaient dans la folie et mouraient dans le déshonneur. Ils voient les saints couronnées et ils pleurent leurs joies si fausses, si passagères, si laborieuses, si criminelles. Alors ils s’écrient, en de suprêmes angoisses : «Donc, nous nous sommes trompés, le soleil de l’intelligence ne s’est pas levé sur nous (17).» Tel sera bien le dernier mot du monde et de ses victimes : «Nous, nous sommes trompés.»
Ainsi «s’écarterait du chemin de la vérité», et se «fatiguerait dans la voie de la perdition», et «tomberait sans honneur, la religieuse qui ,«séparée du monde par le corps et l’habit tiendrait encore à lui par l’esprit, le cœur et les actes (18). » «Elle est morte au monde, pourquoi le monde ne reste-t-il pas, pour elle, un mort (19) ? ». Non, elle continue `a s’occuper du monde. Elle veut savoir ce qu’on dit, ce qui s’y passe ; elle cherche à se tenir au courant des événements publics, de l’histoire des familles, des faits et gestes de chacun, en entant en religion, «elle mettait les pieds sur ce monde et s’en faisait le premier degré de l’échelle qui l’élevait dans la région des saints (20) »; depuis, elle a regardé en bas, elle est descendue, et volontiers elle parle de ce qu’elle voit. Les conversations pieuses la trouvent sans écho; sur les sujets profanes, elle est renseignée ; elle devient éloquente, on sent qu’elle «parle de l’abondance du cœur (21), «Hélas, saint Jean l’averti que «ceux qui parlent du monde sont du monde (22).» D’ailleurs, elle pense et aime comme le mondains. La fortune, la beauté, l’esprit, les belles manières, les maisons bien pourvues, les sujets riches, sont se préférences, elle a une peine incroyable à s’humilier, à obéir, à souffrir, à pardonner. À se taire, à reste inconnue. Volontiers, elle cherche le regard, l’estime, les louanges, l’affections ; elle a un faible pour tout ce qui vient du dehors et apporte quelques satisfactions à ses envies de voir, de savoir, de paraître. Peut-être est-elle de celle «qui se sont rendues à l’amour du monde et que déjà Jésus-Christ ne peut plus souffrir en sons cœur (23). »
Comment voulez-vous qu’avec une tête, un cœur, une imagination et des habitudes semblables, la chasteté soit en sûreté. Un jour ou l’autre un tourbillon se précipite, qui emporte cette imprudente ; d’ailleurs, «aimer le monde, c’est déjà le signe que l’on est déchu de la pureté ( 24 ).» «On ne peut pas aimer Dieu et le monde. Dieu veut tout, et pour peu que vous lui ôtiez, ce que vous donnerez au monde, à la fin, entraînera votre cœur et sera le tout pour vous (25).» Puissions-nous toujours voir «dans les caresse du monde l’hameçon que le démon nous tend (26)», et rester dans la voie de l’humilité et du renoncement, en rappelant que «si l’on plaît au monde, on n’est pas le serviteur du Christ (27).» |
Affections
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«C’est assez m’avoir supportée, Seigneur, je ne veux plus hésiter `a me donner à vous. Vous m’avez invitée bien des fois à en finir avec le monde et à me dévouer tout entière à votre amour. Quel objet puis-je trouver dans le monde qui m’ait plus aimée. Vous, mon Rédempteur, soyez tout mon trésor, Dieu seul, je ne veux que Dieu.» (St Alphonse de Liguori) |
Examen |
Est-ce que j’ai sur le monde les sentiments du Jésus et des saints ?
Tout est-il évangélique, religieux dans mes jugements et mes affections ?
Quelle est la pente de mes pensées, de mes conversations, de mes agissements ?
Ma vie est-elle intérieur, cachée, renoncée ?
Est-ce que j’aime la pauvret;é, la souffrance, les bas emplois, tout ce qui favorise l’humilité, ce qui me dérobe au monde ? |
Résolution
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Bousquet spirituel
«Il ne suffit pas, pour être tout à Dieu, d’abandonner le monde, il faut désirer que le monde nous abandonner le monde, il faut désirer que le monde nous abandonne et nous oublieé.» (St. Alphonse de Liguori)
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19- De l'amour de la solitude
Intro
«La solitude est le signe du mépris du monde (1)» ; «la prison des passions mauvaise et le triomphe de la chasteté (2).» « La clôture et les grilles qui en sont l’expression la plus énergique inspirent tant d’horreur aux enfants du siècle qu’il n’en faudrait pas davantage pour justifier à nous yeux des mesures que le monde ne condamne que pour ce qu’il y trouve sa propre condamnation (3)»
Nous avons donc, comme remède, contre l’esprit du monde :
1- L’amour de la solitude ;
2- La clôture ;
3- Affections ;
4- Examen ;
5- Résolution ;
6- Références .
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1- L'amour de la solitude
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La solitude est utile à deux classes de religieux. «C’est dans la solitude que ceux qui ont gardé l’innocence du baptême reçoivent le prix de leur fidélité. Comme le monde n’a jamais eu place dans leur cœur, ils ne conservent pas la mémoire de ce qu’ils n’ont pas aimé. Ils se purifient sans cesse et travaillent à se rendre dignes de ne jamais perde ce qu’ils aiment (4).» ; «La solitude est leur garde la plus sûre (5).» pour ceux qui arrivent blessés ou convalescences, « la divine miséricorde les conduit dans la solitude, afin que, par l’éloignement des lieux et des personnes qui ont été la cause de leurs chutes, ils recouvrent plus facilement la justice qu’ils avaient perdue, ou reprennent une vigueur qui les rende, en quelque façons, égaux à ceux dont la santé n’a jamais reçu d’atteintes (6).» « nulle part les pénitents n’opèrent mieux leur purifications (7).»
D’ailleurs, « toutes les âmes qui aiment Dieu recherchent la solitude ; elle est blanche d’innocence comme les lis (8) » ; « elle favorise l’effloraisons des vertus (9).» Toute religieuse a été conduire par Notre-Seigneur dans une solitude plus ou moins complète. Les âmes surnaturelles, recueillies, intérieures, aiment tout ce qui les tient cachées et solitaires ; « elle se réservent à Celui-là seul qu’elles ont choisi (10)» ; «et ne sont jamais moins seules que lorsqu’elles sont seules avec Dieu seul (11)» Celles qui ne comprennent pas le sérieux et l’austérité de la vie religieuse recherchent ce qui les rend à l’extérieur, à la dissipation, au bruit, au monde, oubliant « qu’on est d’autant plus éloignée de Dieu qu’on se rapproche davantage des mondains (12).»
Celles-ci aiment immodérément les sorties ou le parloir ; est-ce bien là l’esprit de leur vocation ? «La véritable épouse de Jésus-Christ n’aime pas et ne recherche pas la conversation de ceux qui pourraient nuite à son vœu de chasteté ; elle les fuit comme ces serpents venimeux. Comme de colonnes renversées pour avoir voulu sortir de leurs cellules, sans y être obligées, par légèreté de cœur ou même par charité mal entendue (13).»
«Les visites, dit saint Vincent de Paul, sont souvent à supprime ou à modérer, même aux personnes sages qui vivent dans le monde.»
Au moins faut-il y être accompagné d’une autre sœur et s’entourer de modestie, de prudence, et d’une sainte crainte.
Il ne faut pas moins de vigilance dans les visites à recevoir. «Personne n’est plus digne de compassion qu’une religieuse qui aime le monde et qui, ne pouvant aller à lui, le fait venir à elle et passe un temps considérable au parloir, à des conversations vaines, ou s’amuse, critique, plaisante, s’informe de ce qui se passe au dehors. O ma sœur, Dieu, dans sa bonté, vous a délivrer des dangers du monde, et vous a donnée la force de les quitter, pourquoi vous exposez-vous à ces dangers que vous avez fuis (14) ?» Peut-être y a-t-il matière à sérieux examen pour les religieuses qui sont occupées à ses ministères extérieurs et surtout à l’éducation des enfants; illusions est facile, et bientôt «l’épouse de Jésus-Christ ne sera plus le jardin fermé qui ne se doit ouvrir qu’à lui seul (15) .»
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2- La cloture
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«C’est principalement en faveur de la chasteté, dont les personnes religieuses font profession, que la loi de clôture a ét. introduite»; elle doit être «considérée comme une dépendance du cœur de chasteté (16).» La clôture est la sauvegarde des vœux. Il est indubitable que la facilité de sortir, de recevoir ses parents de conserver des relations au dehors, crées certains dangers pour la pratique de la pauvreté, de plus grands encore pour le vœu de chasteté, bien gardée, la clôture protèges ces vœux et rend plus immédiate, plus constante la dépendance et l’obéissance. De plus , elle est la consécration du sacrifice religieux ; placer les scellées sur une maison, c’est attester la propriété de celui qui les fait poser ; la clôture de même consacre la propriété exclusive de Dieu. La clôture est encore une barrière entre l’âme religieuse et le monde ; elle la préserve de son esprit, de ses maximes, de sa frivolité, de son éclat séduisant, des ses promesses mensongères, de sa chronique scandaleuse. Pourtant, elle restreint la vie des sens, l’évaporation des sentiments, les écarts de l’imagination et , due même coup, elle développe e perfectionne la vie de la grâce, la vie divine, la vie intérieure, la douceur et l’intimité des rapports, avec Dieu. Pour ces raisons, sainte Thérèse , avant sa réforme s’écriait : « Ce me fut un malheur de n’être pas entrées dans un monastère où l’on gardât exactement la clôture (17).»
Pourtant, les religieuses qui remplissent les fonctions de Marthe, ou alternent avec celles de Marie, n’ont rien à regretter. Faisant le volonté de Dieu, elles font ce qu’il y a pour elles de meilleur et de plus parfait. Elles imitent sa propre vie ; car « il est infiniment séparé de tout par la pureté de son être, et il est infiniment communicatif par un effet de sa bonté (18).» Il leur reste à se faire « au sein même de leur cœur un clôture mystérieux est profond, ou bien une montagne haute et déserte où leur âme se retire, se recueille, au milieu des occupations les plus agitées, et s’entretienne secrètement avec Dieu, tout en se dévouant avec ardeur aux fonctions que lui a confiées l’obéissance (19).» Que d’orages et d’émotions l’on eut éprouver dans une caverne muette, et que nos pouvons soutenir de tourbillons à l’extérieur, sans laisser entamer notre âme ! Ainsi Dieu demeure en perpétuelle activité et se repose dans une paix immuable.
C’est donc «la solitude de l’ esprit qui est nécessaire ; sans elle, la solitude du corps est de nul effet (20).» Le bonnes religieuses remplissent rondement et énergiquement leur devoirs d’était; elle se font « un cloître intérieur de modestie, de prudence, de recueillent (21),» ; « elles en cherchent pas dans leurs ministères extérieurs des occasions de s’amuser, mais uniquement le service des âmes et la gloire de Dieu et, dès qu’elles les peuvent, elles sortent du monde et reviennent à Jésus-Christ (22),» Dans ces conditions, elles ressemblent à l’abeille qui sort pour butiner dans la compagne, mais revient aussitôt à la ruche, composer son miel, hors de là, on n‘a pas droit à la protection divine ; «le mélange avec le monde est préjudiciable à la pureté ; l’esprit se vide de la sainte pensées de Dieu et s’emplit de l’amour des créatures (23).»
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Affections
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«Mourez, ô mon âme, mourez incessamment et sans retour à toutes les créatures qui vous détournent du Créateur ; soyez solitaire, fuyez ce monde ; il vous séduire, si vous le cherchez. Où pouvez-vous être mieux qu’avec Jésus-Christ, où pouvez-vous être biens dans lui? Soyez donc, ô mon âme, un jardin fermé; que Jésus seul en ait, la clef. (P. Avrillon.) |
Examen
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Est-ce que j’aime la solitude, la vie cachée, l’esprit intérieur ?
La nécessité, l’obéissance et la charité sont-elles les uniques raisons qui me remettent en présence, du monde ?
Est-ce que je ne m’illusionne pas sur l’utilité qu’il y a à voir, recevoir, entretenir des séculiers ?
Me montré-je vraie religieuse par la réserve, la modestie, la prudence, l’austérité ?
Est-ce que je termine visites et conversation aussitôt que je le puis ? |
Résolution
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Bousquet spirituel
«Fuyons, fuyons, cachons-nous ; fuyons les saints mêmes que nous ne trouvons pas dans le clos sacré de l’Époux» (Bossuet)
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