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Prêtres du Monde

+ Sr Denise Christiaenssens

Ermite de la croix o.f.s.

Dans le diocèse de Rimouski.

ermite franciscaine consacrée par voeux
public  par Mgr. Bertrand BLanchet 2007

Maintenant sous obéissance de 
Mgr Pierre André Fournier  et ami de
ma famille depuis quelques années

-Ma consécration est pour ma famille
-mes prêtres vivants ou décèdés du monde
-toute personne qui fait une demande

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DU COMITÉ DIOCÉSAIN DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À
DEVENIR PRÊTRE?


LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE?

Je remercie Mme Dominique Talbot qui a fait cette bannière pour moi, je la remercie beaucoup, cette femme à un magnifique site qui nous comble de joie et de surprise, demandé sa mise à jour. Pour vous donnez une idée cliquée sur le logo en haut Merci Dominique

Titre de la série :
Probation Religieuse sur La Chasteté
Titre de la page:

24-Du sacrement de Pénitence/ pardon / confession/réconciliation.
25-De la sainte Communion

Nom de l'auteur:
Chanoine-F-Maucourant

23-De la prière

Intro

«Sitôt que vous sentez en vous quelques tentations, faites comme les petits enfants, quand ils voient le loup ou l'ours en la campagne ; car tout aussitôt ils courent entre les bras de leur père et de leur mère, ou pour le moins les appellent à leur aide et secours. Recourez de même à Dieu, réclamant sa miséricorde et son secours ; c'est le remède que Notre-Seigneur enseigne (1).» C'est le « Maître principale (2)» qui l'a dit : «Priez pour ne pas enter en tentation (3).»

L'âme qui veut conserver la chasteté doit connaître :

1- La nécessité de la prière ;
2- La puissance de la prière ;
3- Affections ;
4- Examen ;
5- Résolution ;
6- Référence.

1- Nécessité de la prière pour la garde de la chasteté

La vigilance prévient les surprises de l'ennemi et prépare la victoire ; mais elle ne saurait empêcher ses assauts. Prompt, l'esprit déconcerte nos plans ; faible, la chair s'amollit facilement. Chez les natures vives et inexpérimentées, l'attaque est brusque comme celle d'une bête fauve qui, de loin, bondit sur sa proie. Parfois l'occasion nous surprend : un fantôme envahit l'imagination , une impression nous émeut, un regard s'est égaré, un souvenir est revenu. Que faire ? l'ennemi est aux portes ; il a des complices dans la place. Heureusement la prévoyante sagesse du Sauveur n'a rien oublié. Après avoir dit : Veillez», il ajoute : «Priez»; puis il spécifie se intentions :» Vous prierez ainsi… Ne nous laissez pas succomber `a la tentation (4).»

Au livre de la Sagesse, l' Esprit-Saint nous avertit que « nul ne peut être chaste que par un don de Dieu (5) » «Je croyais, dit saint Augustin, qu'on peut être chaste par ses propres énergies ; vous m'auriez accordé cette faveur, ô mon Dieu, si je l'aurais sincèrement implorée de votre bonté, et si je m'étais jeté avec confiance sur le sein de vote miséricorde (6).» La chasteté, en effet, donne à l'âme un tel empire sur le corps qu'elle semble reprendre sur lui les droits de la justice originelle. C'est donc à «Celui qui est la source de tout ce qu'il y a de bon dans les hommes (7)» qu'il faut la demander. En particulier, «l'âme religieuse doit savoir que les flots du mal la submergerait sans merci, si elle n'avait soin de demander, par d'incessantes supplication, la conservation de sa vertu (8)»; «la prière nous met et nous garde dans la société de Dieu et elle est le sceau de la virginité (9) .»

Les apôtres suivirent, un jour, Jésus qui montait sur une barque, et le Seigneur s‘endormit. Tout à coup s'élève une tempête; La barque va être engloutie. « Seigneur, s'écrient les disciples , sauvez-nous, nous périssons» Jésus-Christ leur dit : «Que craignez-vous, homme de peu de foi?» Et se levant, il commande aux flots et à la mer, et la tranquillité se rétablit (10), la barque, c'est notre âme ; la mer, c'est la vie, exposée aux tourments les plus variées et les plus imprévues ; le naufrage semble peut-être imminent. Ne craignez rien ; «le bon Jésus vous secourra. Il semble dormir au plus fort de la tempête ; mais le moment viendra où il commandera aux flots de s'arrêter. Il veut que nos ayons recours à lui, et il nous aime tant (11).»

Il est surtout des tentations si délicates qu'elles atteignent ce qu'il y a de plus intime en nous, « la division de l'âme et de l'Esprit, la moelle de l'être (12) », comme dit saint Paul. «Quand l'âme est en perplexité, son grand refuge doit être encore la prière (13)»; elle échappe à tous les dangers en montant vers Dieu. Ainsi fait l'oiseau sur les rivages l'Océan : quand il voit la mariée qui monte et se précipite, il prend son essor et se rit du danger ; «c'est en vain qu'on jette des filets devant ceux qui ont des ailes (14).»


2- Puissance de la prière


«Lorsque nous demandons quelque bien temporel, et même certaines grâces spirituelles, ordonnés au perfectionnement de notre âme et à la plénitude notre vie surnaturelle, il peut se faire que notre prière contrarie les desseins de la Providence ou prévienne son heure. Dans ce cas, Dieu nous fait subir, sans injustice, le refus de sa bonté ou les retards de sa miséricorde. Mais, dans le surprises de la tentation, c'est notre salut qui est en jeu : pas de refus, pas de retards, toute prières bien faite doit être nécessairement et immédiatement efficace (15).» A côté des promesses faits à la prière, en général, « tout ce que vous demanderez à mon Père, en mon nom, vous l'obtiendriez (16),» il y en a des spéciales, pour la conservation de la pureté, puisque le Sauveur nous ordonne de demander son secours contre la tentation et contre l'invasion du mal. D'ailleurs, nous l'appelons contre son mortel ennemi de sa gloire est engagé dans la lutte, autant que notre . Et si le tentation s'efforce de nous pousser au découragement, ne savons-nous pas que «l'on obtient de Dieu autant qu'on en espère (17).»

Les saints connaissent bien cette force et sont habiles à manier cette arme, «Seigneur, disait sainte Cécile, gardez mon cœur immaculée, et que je ne sois pas confondue.» La réponse du ciel ne tarde pas : un ange lui apparaît et s'établie son gardien, que de prodiges ont obtenus les vierges, à l'épouse de persécution et pendant le cours des siècles, l'or la conservation de la chasteté, pour elle se réalisaient vraiment les paroles de l'Apôtre : «Lorsque je suis faible, je suis fort (18) .» Je souffre, mais je connais la bonté et la puissance de celui en qui j'ai placé toute ma confiance (19).» « Il arrive souvent, dit saint Grégoire, que les tentations viennent nous assiéger, et le nombre en est si grand que notre âme est sur le point de tomber dans l'abîme du désespoir ; elle jette les yeux de tous côtés, et elle ne découvre que les ténèbres les plus épaisses ; mais que cette âme ait confiance en Dieu : tout à coup, le Seigneur se plait`a dissiper les nuages et à rendre la lumière de sa grâce. Alors l‘âme, qui avait été humiliée et plongée dans les ténèbres, se trouve transformée en de célestes clartés et inondée de joie. »

Dans ces états, «Dieu nous accorde premièrement la persévérance à prier par laquelle nous obtenons la persévérance à bien faire (20).» Pour cela, il ne faut pas attendre que le péril soit imminent, mais « nous tenir toujours aux pieds de Notre-Seigneur, comme notre unique refuge (21).» Le passant, qui est surpris par la pluie, cherche un arbre ou bien un portique où s'abriter ; un instant, l'enfant qui joue sur la route, court ,au premier bruit, à la moindre menace, à la maison paternelle. Habituons-nous à implorer l'abord le secours de Dieu ; faisons-nous de la confiance une pratique si familière qu'elle nous fasse aussitôt recourir à lui ; où que les tortues se trouvent, elles sont toujours à la maison, ainsi, quoi que nous faisons ayons notre demeure en Dieu, en sa protection (22).» Depuis sa défaite, le démon à honte de Dieu et son voisinage le brûle; il n'attaque l'âme qui se tient constamment par la prière, sous son regard, qu'à la mode des bêtes sauvages, retenues par des chaînes de fer (23)


Affection

«O mon Dieu, cachez-nous sous vos ailes ; protégez-nous par le bouclier de votre amour ; préservez-nous des flèches qui circulent dans l'air et qui atteignent à l'improviste. Commandez à vos anges de nous garder dans les senties de la vie ; qu'il nous portent entre leur bras pour que nous ne nous brisons pas conter la pierre du chemin, et qu'ils nous délivrent de la perfidie et de la violence de nos ennemis.» (Psaume cxc.)

Examen

Est-ce que je fais bien humblement, bien fidèlement, et en toute confiance mes exercices de piété ?

Est-ce que je demande habituellement à Notre-Seigneur d'éloigne de moi la tentation ?

Si elle se présente, on premier acte est-il un cri vers Dieu, un appel à sa miséricorde ?

Ma confiance en Jésus égale—elle ma défiance de moi-même ?

Si je suis faible aux menues tentations, celle en vient-il pas de ce que je ne prie pas assez?


Résolution

Bouquet spirituel

«Jésus, mon amour, vous m'ordonnez d'être chaste ; accordez-moi d'être ce que vous voulez» (St. Augustin.)
Voir les références au lien F.Maucourant-References-du-sites.html

 

24-Du sacrement de Pénitence/ pardon / confession/réconciliation.

Intro

«Bienheureux, dit saint Jean, ceux qui lavent leurs vêtements dans le sang de l'agneau (1).» On applique ces paroles au martyre qui rend à l'âme, dans tout son éclat, « son premier vêtement (2)» d'honneur. Elles s'entendent également du sacrement de pénitence : «Toute âme lavée de cette sorte est épouse, et le Fils du Roi s'unit à elle (3)»; où les chastes se purifient des faiblesses quotidiennes et refont la vigueur de leur jeunesse.

Le sacrement de pénitence est :

1- Une force ;
2- Une lumière ;
3- Affections ;
4- Examen ;
5- Résolution ;
6- Références.

1- Le sacrement de pénitence est une force

«La fréquente confession purifie de plus en plus notre âme de ses souillures, et, par elle, on obtient non seulement la rémission de ses péchés, mais encore des secours plus puissants pour résiste aux tentations (4).» Comme les paroles de nos saints docteurs sont belles et précises ! En deux mots, voici les fruits directs du sacrement de pénitence, relativement à la chasteté : il purifie, il fortifie.

Un grand pape a écrit que le péché, est, par lui-même, un pied assez lourd pour entraîner à un autre péché (5). Consultons l'expérience : dans le mal, il n'y a que le premier pas qui coûte; une seconde faute ses comment plus facilement, amène moins de remords; de petites négligences en tardent pas à jeter une âme dans l'ornière de la médiocrité ; les fautes vénielles l'établissent sur la pente qui mène aux abîmes, et le saint-Esprit averti que les grandes chutes sont préparées par les menues infidélités (6) ; comme le vaisseau coule à fond si on n'en répare les premières avaries.

Au contraire, si on tue le lionceau ou qu'on lui rogne, quand il est petit, les dents ou les ongles, on le met hors d'état de nuire, ainsi en est-il de l'âme qui, à la moindre égratignure du péché. À la première menace de l'ennemi, recourt au sacrement que le Sauveur a instituer pour notre purification. «Dans ce grand hôpital de Dieu, où tout est malade (7), les cœurs religieux eux-mêmes ont peine à se soustraire à la contagion et ils sont le but préféré des attaques de l'ennemi. Mais les ailes de la colombe ne sont pas engluées par ce simple contact avec le mal ; elle les lave aussitôt dans le sang de l'Agneau, elle reprend son vol vers les hauteurs et malgré son corps de limon, elle continue son angélique vie.

Le céleste médecin ne se contente pas de rendre la santé ou d'enlever les causes qui la compromettent, il prémunit contre les rechutes et confère la force qui conjure le retour du mal. Par un effet qui lui est propre, le sacrement de pénitence donne un droit à recevoir, en temps opportun, les grâces spéciales qui sont nécessaires pour ne pas retomber dans les fautes commises , pour conserver et accroître la grâce reçue. C'est donc bien, (du sang de l'Agneau que vient la victoire (8).» L'expérience encore apprend qu'on est plus allègre, plus résolu, plus fort après une bonne confession. Les actes qui l'ont préparé dans la prière et la réflexion ; ceux qui l'on accompagné ;dans l'humilité et la charité ; ceux qui la suivent dans le bon propos et les saints désirs, inclinent vers nous la divine miséricorde et nous soulèvent vers les régions de la sainteté. Il n'a donc pas étonnant que saint François de Sales ait dit aux tentés : « Confessez-vous plus souvent ; et que saint Alphonse de Liguori ait assuré ces âmes qu'«elles se rendraient invincibles par la fréquente confessons ; à la condition q'on y soit, non pas scrupuleux, mais parfaitement délicat (9).»


2-Le sacrement de pénitence est une lumière

Le sacrement de pénitence offre un autre aspect également secourable à la chasteté : il est une lumière.

Pour une infinité de détails et pour ordonner sa vie conformément à la sainte règle qu'elle a embrasée, la religieuse a recours naturellement à la maîtresse des novices, à sa supérieure ; elle apprend « à boire à l'eau de son puit (10)», «à se nourrir du pain que Dieu a donné à l'Institut (11)». Mais quand il s'agit de la vertu que nous occupe, «les supérieures ne doivent pas tant examiner leurs filles sur ce qui est de la chasteté (12).» «Notre Bienheureux Père, écrit saint Jeanne Chantal, dit fermement que, pour les scrupules et tentations contre la pureté, il faut toujours renvoyer les filles à leur confesseur, et que ni la supérieure, ni la directrice ne les interrogent jamais là-dessus, ni leur souffrent d'en parler à elles, sinon en général.» Les motifs qui dictent cette réserve et cette prudence ne peuvent échapper ni aux inférieurs , ni aux supérieurs.

Le confesseur possède, lui et lui seul, par son sacerdoce et en vue de sa mission, les grâces utiles pour traiter salutairement les questions les plus délicates. «Lors donc que le démon vous harcèlera, allez trouver votre confesseur ; ouvrez à deux battants votre cœur, et demandes au prêtre des avis et des encouragements. Le démon, comme tous les malfaiteurs, déteste la lumière.

Quand un rat fourrage dans un buffet, le meilleur moyen de le faire déguerpir, c'est d'ouvrir l'armoire (13).» «La première condition que le malin met dans ‘âme qu'il veut séduire, c'est la condition du silence, comme font les séditieux dans les conspirations. Conférez humblement et naïvement avec votre directeur des suggestions et tentations qui vous arrivent, et ne doutez point que Dieu ne vous affranchisses (14),» «Une tentation avouée est à demi vaincue (15).» Priez votre confesseur de vous apprendre, si vous ne savez pas vous exprimer, le langue discrète, chaste, sainte de l'Église au sujet de vos fautes et de vos troubles, et ne lui déguisez rein de ce qui peut vous inquiéter. Pourtant, il y aurait péril à exagérer, à tomber dans le scrupule, à « ressembler aux petits enfants qui, étant piqués d'une guêpe, ou d'une mouche à miel, vont, en grande hâte, le monter à leur mère, afin qu'elle souffle sur leur doigts (16).»

Au prêtre, la grâce de Dieu fera «connaître, même sous les fleurs, la marche tortueuse du serpent (17).» La plupart du temps, son rôle se bornera à vous éclairer, vous rassurer ; à vous mettre en garde contre cette ruse de l'ennemi qui consiste à troubler votre paix, à vous faire peur. Parfois, il vous montrera un danger qui vous échappait, parce que «vos mesuriez tout à la candeur et à la noblesse de vote âme (18)» ; il vous rappellera à la prudence, vous défendra contre le apparences mêmes du bien. Par état, il est le bon et charitable pasteur de la brebis égarée, toujours il sera pour vous « ce flambeau que Dieu vous a prépare pour l'heure où vous en auriez besoin (19).»


Affections

«Écoutez une pauvre pécheresse, Seigneur, entendez sa confession. Puis vous l'avez commandé, j'appeler un de vos amis, je lui dirai mes misères ; je veux, avec son aide et par ses conseils, m'affermir dans votre service, me consolider dans la paix, m'armer contre mes ennemis. Je ne puis confesser, chaque jour, mes pauvres faiblesses ; mais je vous trouve, ô mon Dieu, dans la solitude de mon cœur ; apprenez-moi à ne vous quitter jamais, ou bien à vous retrouver sans retard» ( Attribué à St Bernard.)

Examen

 

Comment est-ce que je me préparer à recevoir le sacret de pénitence ?

Quels moyens ai-je l'habitude de prendre pour e assurer les fruits ?

Suis-je surnaturelle, sincère, confiante en confessions ?

Est-ce que je ne laisse pas la moindre ombre qu puisse obscurcir mon âme ?

Ai-je le courage de dominer la répugnance, la timidité, pour me bien purifier, éclairer, rassurer ?


Résolution

Bouquet spirituel

«O puissance divine de Jésus, on prêtre, appliquez-vous à me purifier, afin que votre amour me consomme.» Xav. De Maiste, carmélite.)Voir les références au lien F.Maucourant-References-du-sites.html

 

25-De la sainte Communion

Intro

Saint François de Sales, en son gracieux et naïf langage, nous enseigne le souverain moyen de conserver et d'affermir la chasteté. « Les lièvres, dit-il, deviennent blancs permis nos montages, en hiver, parce qu'ils ne voient ni mangent que la neige ; ainsi, à force d'adorer et manger la beauté, la bonté, la pureté même dans le divin sacrement, vous deviendrez toute belle, toute bonne et toute pure. » Le a sainte communion , « force de l'âme et du corps (1)», est une source de chasteté :

1- Pour l'âme ;
2- Pour le corps ;
3- Affections ;
4- Examen ;
5- Résolution ;
6- Références
.

2- La sainte communion principe de chasteté pour l' âme

Lorsqu'un médecin est appelé auprès d'un malade, d'un blessé ou d'une personne de santé délicate, il ne se contente pas de cautérisation une plaie, de soigne un membre fracture, d'ordonner un remède dont l'effet sera simplement partiel et local. Il sait qu'une alimentation choisie, un régime fortifiant, exerce d' abord, sur la santé générale, une action réparatrice dont la salutaire influence se feint sentir, ensuite, aux organes affaiblies, à toute partie endommagée ou menacée.

Ainsi les saints, en même temps qu'ils indiquent les moyens spéciaux destinés à préserver ou à recouvrer la chasteté, donnent aux âmes la sainte communion comme une nourriture fortifiante, un aliment réparateur, parfois comme la dernière ressource des désespérés. Il y a de mémorables exemples dans la vie de saint Alphonse de Liguori, de saint Bernard et de saint Philippe de Néri.

La sainte communion est, en effet, pour l'âme « le pain de vie (2)», « d'une vie plus abondante (3)» ; elle est « l'antidote du péché (4).» elle produit entre Dieu et l'âme « une plus intime union, une augmentation de grâce, un accroissement de vie spirituelle (5)» ; elle répare la déperdition causée par les faiblesses quotidiennes ; elle enivre suavement des divines bontés (6).» Pendant ce travail de transformation en Dieu, il est impossible que la chasteté ne soit pas plus estimée, mieux goûtée et plus fortement appuyée.

L'eucharistie est annoncée comme un «vin destiné à susciter une germination de vierge (7)» ; un vin «qui inspire et donne la virginité ( 8)» «Nos vierges qui sont saintes de corps et d'esprit, vont boire ce vin pour y trouver l'ivresse et la joie qui leur fait suivre l'Église, et pour qu'un jour on leur applique ces paroles ; à la suite les vierges seront conduites au Roi. Ceux-là ont été enivrés de ce vin qui suivent l'Agneau partout où il va ; ce sont les vierges qu'aucune alliance humaine n'a entachées (9).» «L'eucharistie est une semence de chasteté, mieux encore, de virginité. Par elle, sainte Catherine de Sienne est devenu une vierge angélique ; le Christ se la fiança et elle ne vécut plus que de la sainte communion. C'est encore de l'Hostie des autels que vient à saint Casimir l'amour de la virginité, dont il fut comme le martyr ; le Christ semblait avoir irradiée sur lui les splendeurs de sa propre chasteté (10).»

Dans le sanctuaire et au tabernacle, «tout respire l'innocence ; tout prend une voix pour recommander la pureté. C'est le pain sans levain, le vin sans mélange, la cire telle quelle l'a donnée l'abeille, les vases sacrés d'un métal incorruptible. Pour s'asseoir souvent à la table sainte, l'âme, doit être radieuse de pureté. On respire, en ces lieux, je ne sais quel parfum de chasteté qui empêche l'âme de se corrompre. Les douceurs que l'on goûte à la table sainte déprennent de l'amour des joies sensuelles et les font oublier (11)» Qu'est-ce que les vierges, d' ailleurs , demandent le plus ardemment, sinon la conservation de al virginité. Et Notre-Seigneur semble leur dire : «Quand vous êtes pures vos avez encore besoin de moi pour demeurer dans votre pureté (12).»

2- La sainte communion principe de chasteté pour le corps

«Le froment des élus» et «le sang de la coupe divine vivifie les régions de notre âme qui sont privées de sagesse et le rend raisonnables (13).» Alors, «redevenue en quelque sorte céleste, l'âme n'a plus les même relations avec la terre (14)», et notre corps lui-même reçoit sa par «du remède institué contre les maladies causées par le fruit mortel (15).» L'Eucharistie, dit saint Thomas, est ne nourriture médicinale, dont la vertu guérit, dans le corps et sans l'âme, le poison des mauvaises concupiscences.

De graves théologiens (16) soutiennent d'abord que l'Eucharistie produit des effets immédiats sur le corps ; elle diminue le foyer du péché, en tempère les ardeurs, calme la fougue du tempérament, «Le corps du Seigneur produit dans nos membres ce doux rafraîchissement qu'apportait aux hébreux le pain qui leur tombait du ciel sous forme de neige et de rosée (17).» Dans les chaleurs de l'été, les plantes se dessèchent, et les plus belles fleurs pâlissent ; le ciel envoie la rosée des nuits et, pour un jour, la plante et la fleur reprennent leur jeunesse et leur beauté. Ainsi, lorsque Jésus-Christ nous visite, durant l'été desséchant des passions, son contact virginal fait refleurir notre chair (18), sa présence produit dans notre âme l'augmentation de la charité, dans notre corps la diminution de la convoitise (19).

Du moins, il est certain que, d'une manière indirecte, la saine communion, «amoindrit la source du péché, en donnant de nouvelles forces à l'amour de Dieu et une immensité nouvelle à la vie intérieure.» Quand on arrose un arbre à la racine, la fraîcheur et le renouveau de la vie se communiquent au tronc, aux branches et jusqu'aux feuilles les plus élevées. « Saturées de Dieu (20)», inondée de grâce, l'âme retour « la pleine vigueur de la piété ; les secousses intérieures se calment, la triste loi des membres s'adoucit (21)», et les communiant deviennent au démon, «terrible comme des lions qui respirent la flamme (22).» Il est impossible, en effet, que l'Eucharistie apporte à l'âme bien préparée, tant se lumières, de force, d'amour de tout ce qui est saint, sans produire sur le corps une réaction salutaire. Le Christ s'unit mystiquement à cette âme qui l'a épousée dans la foi, au baptême, et dans la virginité, à la profession ; il aime son corps comme le sien, et le protège plus spécialement, lorsqu'il est en lui par sa présence sacramentelle ou par les effets prolongés du sacrement (23). Pouvons-nous être «transformés dans le Christ, par la vertu de l'Eucharistie (24)», sans que corps et âme aient part, en quelque façon, à cette transformation ? et lorsque l'on va à l'autel, à la table sainte, précisément pour obtenir la force de vaincre une tentation la grâce de persévérer dans la virginité, chacun trouve dans son hostie « ce dont il a besoin (25)»


Affections

«Vous avez daigné, ô mon Dieu, Père tout-puissant, me nourrir, moi pécheresse, votre indigne servante, du corps et du sang précieux de votre cher fils, Jésus-Christ, Notre-Seigneur. Faites, je vous en prie, que cette communion soit l'armure de ma foi et le bouclier de ma bonne volonté l'évacuation de mes vices. L'extinction de la convoitise et de la concupiscence, l'augmentation de la charité et de tous les vertus, enfin l'apaisent parfait de tous les mouvement désordonnés, autant de la chair que de l'esprit.» (St Thomas d'Aquin)

Examen

Est-ce que je propose parfois comme exemple la pureté, le détachement de Jésus-Hostie ?

M'efforcé-je d'être plus juste et plus sainte pour être moins indigne de la sainte communion ?

Ma communion d'hier, celle de demain sont-elles le souvenir et l'espérance qui réjouissent mon âme et la préservent des séductions terrestres ?

Dans la difficulté, mon premier regard, mon premier cri, vont-ils au tabernacle ?


Résolution

Bouquet spirituel

«O source de toute pureté, Seigneur Jésus, purifierez-moi par votre sang, dont une seule goutte suffit à effacer tous les péchés du monde.» (St Thomas.)Voir les références au lien F.Maucourant-References-du-sites.html