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Prêtres du Monde

+ Sr Denise Christiaenssens

Ermite de la croix o.f.s.

Dans le diocèse de Rimouski.

ermite franciscaine consacrée par voeux
public  par Mgr. Bertrand BLanchet 2007

Maintenant sous obéissance de 
Mgr Pierre André Fournier  et ami de
ma famille depuis quelques années

-Ma consécration est pour ma famille
-mes prêtres vivants ou décèdés du monde
-toute personne qui fait une demande

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DU COMITÉ DIOCÉSAIN DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À
DEVENIR PRÊTRE?


LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE?

..

Je remercie Mme Dominique Talbot qui a fait cette bannière pour moi, je la remercie beaucoup, cette femme à un magnifique site qui nous comble de joie et de surprise, demandé sa mise à jour. Pour vous donnez une idée cliquée sur le logo en haut Merci Dominique

Titre de la série :
Probation Religieuse sur La Chasteté
Titre de la page:

26-De la dévotion à la Passion et au Sacré-Cœur
27-De la dévotion Sainte-Vierge et aux Anges
28-De la Crainte de Dieu

Nom de l'auteur:
Chanoine-F-Maucourant

26-De la dévotion à la Passion et au Sacré-Cœur

Chanoine-F-Maucourant

Intro

«La colombe, dit saint Antoine de Padou, se retire dans les profondeurs de la pierre. Là, elle se met à couvert des poursuites de l’oiseau ravisseur. En même temps, elle se ménage une demeure tranquille, où elle repose doucement et roucoule en paix. Ainsi, dans le cœur de Jésus, ouvert en sa passion, l’âme religieuse trouve un asile assuré contre les machinations de Satan, et une délicieuse retraite. »

Deux autres moyens de garder la parfaite chasteté :

1- La dévotion à Jésus-Crucifié
2- La dévotion au Sacré-Cœur
3- Affections
4- Examen
5- Résolution
6- Référence

1- La Dévotion à Jésus- Crucifié

Les saints, nos devanciers dan la vie militantes et nos guides aux chemins de la victoire, sont unanimes à conseiller, comme moyen de conserver la chasteté, le souvenir de la passion du Sauveur et la dévotion à sa croix. «La colombe, dit saint Bernard, ne quitte pas la croix ; elle voltige autour de ses branches, et là, intrépide, elle défie les serres du vautour.» Lorsque les âmes consacrées sont en butte aux persécutions extérieures et aux tourments intérieures, «c’est le malin qui joue ces jeux ; il ne gagner rien sur elles pourvu qu’elles se ramassent et s’unissent auprès de la croix ainsi que les puissions sous leur mère, lorsque le chat-huant les guerres (1).» Là. «nom seulement nos âmes, mais les sens aussi s’apaiseront et nous goûterons un doux repos (2).»

Qui e plus capable, en effet, d’inspirer l’honneur du péché ? Ce crucifié, c’est le Fils de Dieu ; il était plein de grâce et de vérité et il avait droit à toutes les joies et à tous les bonheurs, cependant la douleur le saisit à son berceau et le suit partout, avide des pleurs et de ses gémissements ; puis, après une sanglante agonie, après la voie douloureuse, il expire, comme une esclave, dans l’ignominie et les torture du crucifient. Qu’avait-il donc fait ? Rien : mais, par une libre et généreuse acception, il s’était « offert par l’expiation de nos péchés (3)» «Tant que Dieu aperçoit sur la chair adorable en Jésus-Christ l’iniquité du genre humain, dont il s’est revêtu, il frappe sans relâche, il frappe sans piété, il frappe jusqu’à la mort (4).»

Jésus, «pour combattre la concupiscence de la chair, oppose au plaisir des sens un corps tout plongé dans la douleur, des épaules tous déchirées par les fouets, une tête couronnée d’épines et frappées par des mains impitoyables, un visage couvert de crachats, des yeux meurtris, des joues flétries et livides, un langue abreuvée de fiel et de vinaigre et, par-dessus tout cela, une âme triste jusqu’à la mort : des frayeurs, des désolations et une tristesse inouïe. Plongez-vous dans les plaisirs, mortelles voilà votre Maître abîmé, corps et âme, dans la douleur (5). » Quel chrétien, quelle consacrée pourrait pécher, les yeux fixés sur le tableau du couronnement d’épines, de la flagellation, et la croix sur son cœur ?

Le Sauveur nos donnait, là aussi, « la plus grande marque d’amour.» Les yeux fixés au crucifix, saint Augustin s’écriait : «Il ne me devait rein et cependant il m’a racheté ; mes crimes méritent la mort, il me donne l’amour. Lorsque mes pensées se troublent et que mon corps me met à l’angoisse, je vais au corps brisé du Christ ; le souvenir de se blessures d’amour me sauve de toute embûche.» Les chastes font du signe de la croix leur arme de prédilection, Sainte Thérèse aimait y ajouter l’emploi de l’eau bénite, le vénérable curé d’Ars, se défendait contre «le grappin», par le signe de la croix,. La croix possède « une grande vigueur contre l’ennemi, parce qu’elle lui représente la mort du Sauveur qui le dompta et parc que le signe de la croix est une courte et dépeignante invocation du Rédempteur (6).»


2- La dévotion au Sacré- Coeur

«Voulez-vous, dit un pieux auteur de l’ordre franciscain, être assuré contres les passions et contre l’esprit malin, retirez-vous dans le creux de la pierre mystique, le côté ouvert de Jésus-Christ (7) .» «Ne t’étonnes pas si tu as des tentations ; mais, dans la frayeur , réfugie-toi en Dieu ; hâte-toi de t’enfermer dans le cœur de Jésus-Christ (8).» Lorsque le Sauveur mourut, il était immobile, il avait dit ses dernières paroles ; ses bras éteint attachés, il ne pouvait plus remuer la main pour nous montrer son cœur ; à ce moment, il incline la tête, baisse les yeux, et s’arrête là, son dernier regard pour nos indiquer «ce dévot logis, comme notre plus sûr asile (9). » Aussi bien la vierge de Paray fut-elle avertie que les âmes et spécialement les consacrées, trouveraient « dans le cœur adorable un lieu de refuge pendant leur vie et surtout à l’heure de la mort.»

Au reste, le Sacré-Cœur nous donne les mêmes leçons que le crucifix. La croix est principalement le mémorial des souffrances physiques et extérieures de Jésus-Christ ; le Sacré-Cœur nos révèle davantage ses souffrances intimes, une passion plus douloureuse mille fois que les douleurs corporelles. Quelle souffrance ! La trahison de ses amis, son sang versé pour des hommes qui e fouleraient aux pieds, le martyre de sa mère, les percutions de l’Église, le bon Sauveur dit `as a confidente : «J’ai paru devant la sainteté de Dieu qui, m’a fait boire le calice qui contenait tout le fiel et l’amertume de sa juste indignation, comme s’il eût oublié le nom de Père pour me sacrifier à sa juste colère. Montant son cœur, il ajoute «C’est ici que j’ai plus souffert que dans tout le reste de ma passion.» Puis il parle des consacrées qui ont précieusement la main plus cruelle : «Les autres, dit-i, se contentent de frapper sur mon corps; ceux-ci attaquent mon cœur.» O Maître , pourrais-je pour une poignée d’orge (10)», une vile satisfaction, en venir jamais à ce point de cruauté !.

Ce cœur, qui a tant souffert, est le cœur qui m’a le plus aimées. « vous m’avez pardonnée mes péchés, vous m’avez confié vos richesses spirituelles, entrouvrant devant moi les eaux de la mer orageuse de ce siècle, vous m’avez introduite dans le désert sacré de la religion ; vous m’avez rafraîchie des ondes de votre grâce ; vous m’avez appelée à la sainteté. Tout cela est écrit dans votre cœur (11).» La pensée de cet amour de Jésus suffira bien à nous pousser aux plus grandes délicatesses, si nous y ajoutons un recours fidèle et confiant à la protection de son divin cœur. Ne disait-il pas : «tu ne manqueras de force que lorsque je manquer de puissance (12).» De son côté, lorsque «le démon voit que ses tentations nous provoquent ; à ce divin amour, il cesse de nous en faire (13).»


Affections

«O Jésus plein d’amour, mettez le signe de vote sainte croix dans ma main droite, afin que, toujours entourée de votre protection, je m’avance contre tous les embûches de l’ennemi, Conservez dans le sanctuaire de vote cœur, si rempli de bonté, la pureté de mon innocence ; placez mes engagements sous votre garde fidèle, afin que je puisse vous les présenter dans leur intégrité à l’heure de ma mort.» (Ste Gertrude.)

Examen

Ai-je la dévotion à Jésus crucifié ?

Est-ce que je me sers de son souvenir pour me défendre conte les tentations, me représentant telle ou telle scène de sa passion, telle station du chemin de la croix ?

Est-ce que je fais souvent, dignement, pieusement, le signe de la croix?

Suis-je habitué à recourir au Sacré-cœur dès que mon âme se trouble, s’émeut, quelle prévoit, ou ressent l’approche de l’ennemi ?


Résolution

Bouquet Spirituel

«O pieux du cœur humain, on ne te trouve qu’en l’amour et en la croix de Jésus-Christ.» (St François de Sales)
Voir les références au lien F.Maucourant-References-du-sites.html

 

27-De la dévotion Sainte-Vierge et aux Anges

Intro

«Vous toutes qui êtes possession de la virginité, réfugiez-vous auprès de la Mère du Seigneur. Elle vous prendra sous son patronage et vous conservera dans l’incorruptibilité ce magnifique et précieux trésor (1).» Il est d’expérience que les âmes les plus pures sont particulièrement dévotes à la « Reine des Vierges», et que Marie, «vierge très prudente», veille attentivement sur la virginité. Avec elle, les anges qui sot comme les vierges du Ciel, exercent une spéciale protection sur les vierges de la terre.

Trouvons un appui à la chasteté :

1- Dans la dévotion à la Sainte Vierge ;
2- Dans la dévotion aux Saints Anges ;
3- Affection ;
4- Examen ;
5- Résolution ;
6- Référence.


1- Dévotion à la Sainte Vierge gage de chasteté

«Toutes les fois que vous aspirez à un jour plus pur, à qui s’adressent vos vœux ? A Marie, parce que c’est Marie qui, la première, a compris la grande parole de la virginité, avant que Jésus-Christ l’eût prononcées ; c’est Marie qui s’y dévoua `a première, avant que le monde en eût connu le prix et la sublimité ; c’est Marie qui chercha à en avoir le mérite avant que son divin Fils en eût promis la récompense (2).» A tous ces titres, Maire est invoquée comme « la glorieuse gardienne des vierges (3)

Marie est «l’étoile du matin » pour les âmes préservées. Elles trouvent dans son exemple l’estime et l’amour de la virginité ; dans son patronage, la force de l’embraser. Au temps de sa vie terrestre, «la grâce de la virginité était si abondante en elle, que, non seulement elle la replissait de pureté et des sainteté, mais que sa seule vue rendait chastes ceux qui la visitaient (4).» «La beauté, qui jette d’ordinaire des étincelles dévastatrices, était merveilleuse dans Marie et elle n’inspirait que de chastes pensées (5).» Dans la suite des siècles, elle demeure «la maîtresse de l’innocence (6) ; «la monitrice de la chasteté (7)» pour les tentés. Sa virginité, à elle, a été pure, paisible et assurée ; dans les autres, quand elle se conserve toujours pure, elle ne peut néanmoins se conserver toujours paisible ; elle a ses combats inévitables, et le triomphe incertain. Assise au sein de la paix, « Marie voit nos luttes intimes et, dans sa virginale beauté, elle nous témoigne une pitié d’autant plus secourable, qu’elle est à l’abri du danger, elle défend en nous son Fils, le prix de son sang, son amour (8)» Donc, « si le vent des tentations s’élève en vous, si la tempête menace de vous engloutir, si les séductions des sens vous gagnent, regardez l’étoile, appelez Marie (9). «Elle a «mission de combattre pour nous (10)» ; « son bras est toujours armé pour notre défense (11)» ; elle forme un mur assez résistant pour protéger le monde entier (12) ; celle la terreur des démons (13) ; «quand on l’invoque ils tombent, à son nom, comme sous les éclats du tonnerre (14).»

Marie est encore le « repos du soir aux pauvres pécheurs (15)» ; elle ramène à la chasteté ceux qui ont défailli. Le pécheur peut se dire, en la regardant : «S’il est triste d’être couvert de taches, s’il est épouvantable d’être lépreux d’avoir commis beaucoup de fautes, il y a du moins dans ma famille une belle créature, qui n’est pas seulement la pureté qui est aussi la Charité ; un pli de son manteau sera mon couvre-mère (16).» Comme le prodigue va à son Père, il va à sa Mère, Marie est « le port du naufragé (17)», «l’hospice où elle le couvre de tendresse, comme la poule ses petits (18)», «lui ouvre à nouveau le trésor des divines aumônes (19), et l’ aide à renter en possession des riches perdues (20).»

Cette sollicitude de Marie pour les vierges, saint Joseph la partage. On les honore comme « deux virginités qui s’unissent pour se conserver l’une l’autre (21)» ; il est juste q’on les invoque ensemble pour la conservation de la chasteté. Saint Joseph obtient à ceux qui le prient une part au privilège qu’il reçut de mener une vie angélique dans la société de Marie (22) .


2- Dévotion aux Anges et aux Vierges gage de chasteté

Pour la conversation de la chasteté, « la dévotion aux saints anges, les amies des chastes, est aussi grandement efficace (23).» Les anges ont une actions continuelle sur nous. Saint Thomas veut qu’aucun bien ne se fasse en nous sans eux. Une âme vaut mieux qu’un monde aux yeux de Dieu et c’est pourquoi la Providence députe auprès de chaque âme la Providence députe auprès de chaque âme un esprit vigilant et protecteur (24). Personne n’est privé de cet ami invisible « qui ne s’endort jamais à son poste (25)» ; « qui nous protège dans toutes nos voies, nous porte dans ses mains, afin que notre pied ne heurte pas ses contre la pierre du chemin, détourne la flèche égarée dans le jour et la malice rôdant au milieu des ténèbres (26)

«Les anges aiment la chasteté et en sont les protecteur (27).» Habitués à se tenir devant Dieu et à se sentir pénétrés de son regard, ils connaissent mieux ses infinies délicatesses ; ils s’inquiètent de tous les dangers que peut courir notre âme, et l’aident à se purifier de ses moindres taches. Dans le péril, le bon ange nous avertit ; dans la lutte, il protège; dans le doute, il conseille ; après la faute, il réprimande. «Si les mauvais anges sont les tentateurs et les complices du pécheur, nos bons anges ont reçu de Dieu l’ordre de nous garder et ils sont plus puissants que les démons (28).» Ils veillent spécialement sur les vierges, car « parmi ce qui leur plait davantage, il faut compter la chasteté; : imploriez leur secours dans les tentations (29). Nous sommes « prisonniers, chargés des liens de ce corps mortel : esprits purs, esprits dégagés, aidez-nous à porter ce pesant fardeau, et soutenez l’âme qui doit tendre au ciel contre le poids de la chair qui l’entraîne en terre (30)

L’Histoire des chastes rapporte de mémorables exemple de la protection des anges. Judith affirme qu’elle est assistées, dans son voyage et son séjour au camp d’Holopherne et à son retour, par un ange dont l’office est précisément de garder sa chasteté (31). Sainte Agnès, à une heure ou l’enfer paraît se saisir d’elle, trouve un ange tout prêt à défendre sa virginité (32). Sainte Cécile averti Valérien qu’elle est sous la garde d’un ange qui veille avec jalousie, sur son corps (33). Deux anges prennent sainte Aldegonde et lui font passer la Sambre à pied sec, pour qu’elle échappe à des poursuites malintentionnées. Les luttes de la chasteté sont une occasion de mérite que les anges ne peuvent avoir, ils «prennent part à l’honneur du combat en chantant la vaillance du victorieux (34).»

Les vierges couronnés sont aussi les protectrices des vierges militantes. C’est «une doctrine affirmée par les théologiens et démontrée par l’expérience, que la puissance départie aux saints se rapporte particulièrement aux grâces et aux vertus sans laquelle chacun d’eux a excellé ; (35).» Sur la terre les vierges ont donné l’exemple ; dans le ciel, elles offrent leur assistance. «Sûres de leur salut, elles s’intéressent à notre sanctification : en qui quittant leur corps, elles n’ont pas dépouillé la charité. Âmes glorieuses, qui avez échappé aux liens de ce monde, prenez pitié de celles qui sont encore exposées à ses séductions et portez-nous secours (36).»


Affections

«O ma Souveraine, ô ma Mère, je m’offre à vous tout entier, et, pour vous donner une preuve de monde dévouement, je vous consacre aujourd’hui mes yeux, mes oreilles, ma bouche, mon cœur, tout moi-même. Puisque je vous appartiens ô bonne Mère, gardez-moi, défendez-moi, comme votre bien et votre propriété.» (Prière indulgenciée).

Examen

Ai-je une dévotion solide et pratique à l’égard de la Sainte vierge ?
Est-ce que je la prie pour ma persévérance dans la religion et la chasteté ?
Ai-je recours à elle dans mes tentations?
Suis-je, comme elle, réservée, modeste, prudente ?
N’y a-t-il rein en mon âme et as mon cœur qui puisse offenser son regard ?
Est-ce que j’honore et prie saint Joseph ?
Est-ce que j’implore le secours des vierge s ?
Est-ce que je le prie habituellement et, plus encore, à l’heure du danger, pour ma garde ?

Résolution
Bouquet spirituel

«Reine des vierges, Reine des anges, priez pour nous,» ( Litanies de Lorette )
Voir les références au lien F.Maucourant-References-du-sites.html

 

28-De la Crainte de Dieu

Intro

«Le commencement de la sagesse, c'est la crainte du Seigneur (1).» Saint François de Sales répète souvent aux religieuses qu'elles ne sont pas «des forçats», mais «des épouses» du Sauveur, et il les invite à faire de l'amour la racine et de leurs actions, rien plus juste. Mais a-t-on jamais, sur un terrain glissant, comme la chasteté , «trop de moyens de défense, lorsque l'on est entouré de tant de dangers (2)?» La crainte est une supplément à l'amour, et « son office est de lui recruter des auxiliaires (3),»

La crainte garde la chasteté :
1- Par le souvenir de la présence de Dieu ;
2- Par la pensée de ses terribles jugements ;
3- Affections ;
4- Examen ;
3- 5- Résolution ;
6- Rférences

1- Le souvenir de la présence de Dieu

Le souvenir de «la présence de Dieu produit ces trois effets : elle délivre l'âme du péché, la porte à la pratique de la vertu, l'unit à Dieu par le lien du saint amour. Il ne pas de moyen plus efficace pour adopter les passions, pour résistes aux tentations, et éviter ainsi toutes sortes de péchés (4)» «Si nous pension toujours que Dieu nous voit, nous ne ferions jamais, ou presque jamais, riens qui déplaise à ses yeux (5) » ; nous restions sous l'empire de « cette crainte dont le fruit est l'obéissance, et qui finit par se fondre dans l'amour ((6). »

«Dans cette pensée que Dieu a l‘œil sur nous, pendant l'assaut des tentations, nous pouvons puiser un puissant motif d'encouragement. Le soldat qui combat en présence de son général fait des prodiges de valeur ; de quelle ardeur ne devons-nous pas être enflammés, nous qui savons que Dieu, du haut du ciel, assiste à tous nos luttes et nous tresse des couronnes ( 7)» Au terme d'une nuit de luttes avec les démons ,des assauts contre la chasteté, saint Antoine, épuisé de fatigues et brisés de coups, voit soudain un rayon de lumière qui dissipe les ténèbres, chasse les démons et le guérit instantanément, «Où étiez-vous, Seigneur, s'écrit le saint ermite, et pourquoi n'êtes-vous pas venu à mon secours ? une voix lui répondit ; J'étais là dès le commencement, à tes cotés, pour t'encourager ; j'y sera toujours. » Les chastes qui luttent, ont pour témoin la cours céleste de son roi, Or, de la part de Dieu, regarder, c'est secourir « ses yeux regardent l'univers et donnent la force (8).» «Il est avec moi comme un guerrier formidable (9)», et qu'il réduit le démon à l'état d'un misérable passereau que les enfants insultent impunément (10).

Puis, si le courage semble nous abandonner, quelle ressource n'avons-nous pas encore dans cette conviction qu'aucune de nos pensées, aucune d e nos sentiments, aucune de nos actions ne peuvent échapper à l'œil de celui qui regarde encore quand tous les autres yeux sont fermés. Un vaillant que l'on sollicitait à péché, et il s'agissait de chasteté, répondit simplement : «Cherchez un endroit où Dieu ne nous voie pas (11).» La chaste Suzanne troua sa force dans la même pensée : « Il vaut mieux mourir innocente que de pécher en la présence de Dieu (12).» Dieu est si près de nous ! « Nous vivons en lui, nous demeurons en lui, tous nos mouvement s'opèrent en lui (13),» Un des mots les plus épouvantable qui aient été dits, est celui de sainte Thérèse : ce n'est pas seulement devant Dieu, c'est en Dieu que le pécheur fait son mal .

Ces considérations s'aggravent quand il s'agit d'un péché «qui tue la chasteté (14)» ; «qui n'est peut-être pas le plus grave, mais qui est, à coup sûr, le plus honteux (15) », « qui provoque particulièrement la haine de Dieu (16)» ; pour lequel on éprouve le plus le besoin de se cacher (17); qui dégrade le plus l'âme humaine (18) ; et qui fait d'une consacrée un temple profané (19), un sacrilège (20), une perfide, une parjure qui a trahi l'Époux célestes (21). Non, jamais ce malheur ne lui faut arrivé si elle « avait pensé que Dieu est présent et si près de nous (22) ! ».


2- La pensée des jugements de Dieu

Un autre sorte de criante, «inféconde par elle-même, mais riche de fruits par la foi qui l'inspire (23)», vient encore à notre secours. Il es bon d'en méditer les motifs, «afin que, si nos fautes nous faisaient oublier l'amour du Seigneur éternel, du moins la crainte des peines nous aidât à ne pas succomber au péché (24) » «Il se lève des jours où eux-mêmes qui ont fait au Seigneur un don absolu de leur volonté doivent, pour échapper au péril d'offenser Dieu, se faire un rempart des grandes vérités de la foi, en considérant d'une vue attentive, que tout finit, qu'il y a au ciel et un enfer (25 » C'est pour avoir oublié cette crainte et ces vérités que des âmes, dont la pureté « décapait la blancheur de l'ivoire, se sont convertis tout à coup en charbons ardents et fumants (26) »

Cette crainte s'aliment d'abord de la pensée de la mort, «qui conserve l'innocence des âmes», et les rend, «dans le fort des tentations, comme un rocher au milieu de la tempête (27).» Fidèle ou régénérée par la pénitence, la religieuse peut passer, à sa mort, par de purifiants angoisses, mais elle est généralement consolée et «impatient de s'unir pour jamais à Jésus-Christ, et d'enter au chœurs des vierges qui ont vécu de renoncement et de chasteté (28).» Les religieuses gravement infidèles à leur vœu sont très exposées à finir dans l'impénitence (29). Alors elles meurent de «deux manières, l'un convulsive et désespérée, l'autre clame et sans remords ; toutes les deux affreuses, parce qu'elles sont la mort des pécheurs (30).» elles partent ayant abusé de toutes les grâces, dans les circonstances les plus solennelles et les conditions qui rendent le péché plus odieux, et elles demeurent épouses de Jésus-Christ, «titre auguste qui devait être le signe de leur salut et qui va devenir le plus grand de leurs crimes (31).»

Les voici au tribunal de Dieu, ayant en face cette parole de l'Évangile ; «Il sera demandé beaucoup à celui qui a beaucoup reçu (32).» «vous voilà, vierge prévaricatrice, aux pieds du divin Époux, devenue votre juge. Vous reçûtes ici-bas ses faveurs les plus signalées, la surabondance de ses grâces, un excès de bienveillance et d'amour ; maintenant, les choses sont renversées : autant il fut miséricordieux, autant il a se montrer sévère ; le caractère saint dont vous êtes revêtue ne fera que redoubler se rigueurs ; c'est ici que va commencer pour vous cet effrayant courroux de l'Agneau, cette désolante fureur de la colombe, dont parle l'Écriture (33)»

Le jugement est déjà prononcé, il est écrit. Le Maître du ciel a dit : «Dehors ceux qui ne sont pas chaste (34) ! » L'enfer de la religieuse sera particulièrement rude et humiliante. Là, ceux qui l'ont vue dans ses saints livrées la reconnaîtront ; les mondains et le démon se serviront de son caractère auguste pour la bafouer et la torturer. Le feu lui-même la reconnaîtra ; il passera et repassera lentement auteur de ce corps que la virginité avait consacré, doublant et redoublant le supplice (35) : «par où l'on a péché, c'est par là qu'ont doit être puni (36).» Éternellement elle sera rongée par le souvenir de ses prédilections, de ses titres, de ses devoirs, de ses espérances, de ses péchés, de ses hontes, de son impénitences. « Les religieuses réprouvées donneraient le monde entier pour se racheter ; et il y a sur la terre des religieuses qui commettent le péché et, après l'avoir commis, dorment tranquillement sur le bord de l'enfer (37)»


Affections

«Souvenez-vous, ô Jésus plein de miséricorde, que pour moi vous êtes descendue sur la terre ne me perdez pas en ce jour, vous ,vous êtes laissé en me cherchant, vous m'avez racheté par votre croix; qu'un si grand travail ne soit pas inutile. Je gémis, je suis coupable, ma faute rouit mon front ; je vous en supplie, ô mon Dieu, vous êtes bon, pardonnez-moi.» (Dies irae)

Examen

Suis-je assez calme, recueillie et intérieur pour vivre habituellement en présence de Dieu ?

Est-ce que je me tiens devant lui dans un grand respect et avec esprit de religion ?

Est-ce que je m'aide, dans les tentations intérieur et extérieurs du souvenir de cette divine présente ?

La pensée des fins dernières et des jugements de Dieu appuie-t-elle ma fidélité ?

Qu'est que je voudrais cacher à Dieu, ou que je redouterais à son tribunal ?


Résolution

Bouquet spirituel

«Faites, Seigneur, que nous ayons toujours la crainte et l'amour de votre saint nom.» ( Missel romain)
Voir les références au lien F.Maucourant-References-du-sites.html