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8- De la parenté de la parfaite chasteté
De la parenté avec les vertus théologales et cardinales
Intro
Lorsque l'on découvrit le corps de sainte Philomène, on voulut mettre dans une urne de cristal, ce qui restait de son sang desséché. Alors, chacune des ténues poussières se changea , en perles, en diamants, en pierres précieuses, en poudre d'or. Dieu, «qui se glorifie dans ses saints (1)», ne voulait-il pas symboliser, dans cette merveille, l'excellence de la virginités, champ béni où toutes les vertus sont plus ; à l'aise pour croître et s'épanouir dans leur admirable variété, acceptons cette pieuse interprétation et méditons la parenté de la virginité :
1- Avec les vertus théologales ;
2- Avec les vertus cardinales ;
3- Affections ;
4- Examens ;
5- Résolutions ;
6- Références.
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1- La parenté de la virginité avec les vertus théologales
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La foi commence les rapports sacrés que Notre-Seigneur vient établir ente son Père et nous. «Le jour de l'homme» ne peut nous mener jusqu'à lui ; il nous faut «la clarté de Dieu, c'est-à-dire «la foi, commencement de la vie éternel (2)» ; «c'est en elle que le Christ nous épouse pour l'union qu ne finira point (3).» Qu'est-ce que la vie religieuse, sinon un regard simple, pur, pénétrant, jeté sur l'infinie beauté, dépassant tous hésitation et s'arrêtant à cette parole lumineuse ; « Je sais à qui je donne ma foi (4) ?» Qu'est-ce qui met dans un esprit, d'ordinaire si jeune, dans un cœur si tendre, la force invincible en face des séductions ,des attaches, des déchirements, sinon « la foi, qui rend victorieux du monde entier (5)? » Que son les jours d'une consacrée, sinon un acte de foi, la foi qui vit, qui agit, qui se perpétue ? La foi du monde, c'est un une lampe qu'on allume et qu'on éteint, selon l'occasion ; la sagesse de la vierge, consiste à verser sans cesse de l'huile à sa lampe pour aller au-devant de l'Époux (6).
Débarrassée de ce qui met des ombres entre l'œil et Dieu, la vierge va tout droit à l'Espérance. L'objet de l'espérance chrétienne, c'est la participation plénière et définitive de la vie essentielle de Dieu, notre fin, notre béatitude, le ciel ; c'est, ensuite, tout moyen nécessaire ou utile à l'acquisition de cette éternelle félicité, Dieu est bon et prodigue de soi, il a fait des promesses, il a donné des gages; rien n'est mieux appuyé que notre espérance. Pourtant le Sauveur s'est enfanté plus spécialement à donner la vie éternelle à ceux qui laissent tout pour le suivre ( 7). Ce qui alanguit et tue l'espérance, c‘est l'attrait des plaisir terrestres ; ainsi le mondain fait de soi et de la créature un paradis. Au contraire, comme l'aéronaute allège sa nacelle, la vierge a jeté tout lest qui appesantirait son vol, « estimant que tout est dommage, comparé à Jésus-Christ, elle a tout perdu pour le gagner (8)» ; et, dans sa course vers «la terre des vivants», elle ne craint aucun mal, parce que Dieu est avec elle (9).
La charité, l'amour vient «parfaire le lien avec Dieu (10).» IL nous a aimés, Lui, d'un amour actif, tout employé à notre salut ; d'un amour éternel, qui nous a toujours vus et voulus ; d'un amour généreux, désintéressé, que rien ne rebuta jamais. Dans la mesure du possible, la vierge rend à Dieu, autant que Die lui donne ; en offrant tout ce qu'elle a, et «en s'immolant sur ses sacrifices (11)», elle donne son tout ; si Dieu reçoit moins, c'est uniquement par ce qu'elle est née moins riche. D'ailleurs, rien n'a pu l'arrêter, les difficultés, ni les tentations, ni le long martyre qu'elle s'imposait. Depuis qu'elle a renoncé, pour Jésus ; à tout amour qui partagerait son cœur, elle s'en va joyeuse et forte, et répète tout ce qui veut lui reprendre un regret ou un regard : «Non, rien en pourra jamais me séparer de l'amour de mon Christ (12).»
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2- Parenté de la chasteté avec les vertus cardinales
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Les vertus théologales ont pour objet direct Dieu lui-même, à qui elles doivent nous unir, les vertus cardinales mettent l'ordre et la sainteté dans cette série d'actions et de circonstances qui composent notre vie.
La prudence est la vertu conseillère et directrice; «elle règle, comme il convient, notre vie pratique (13).» «Soyez prudents (14»), dit le Sauveur ; «le cœur prudent possède la science (15)», et «une sagesse qui reluit jusque sur le visage (16).» Précisément, chez l'enfant du siècle, «la fascination de la bagatelle perverti et le jugement et obscurcit la vue du bien (17)» ; « la sottise est fille du péché (18)», «la prudence de la chair, c'est la mort (19),» ; et les vierges imprudentes sont appelées, «folles (20).» Au contraire, l'âme qui cherche, avant tout la sainteté et le regarde Dieu, prévoit le danger, pénètre les desseins du ciel et ceux de l'ennemi, marche avec circonspection, suit docilement l'Esprit- Saint, qu'elle appelle «le guide de sa virginité (21)» ; la chasteté la rend sage.
La justice fait aimer et accomplir ce que propose la prudence ; elle inspire une ferme et constante volonté de rendre à chacun ce qui lui est dû. L'amour d soi et de la jouissance rend naturellement égoïste et injuste, donne «une tête dure et un cœur féroce (22 ).» L'âme pure chaste, vierge, est naturellement bonne ; la religion et la piété sont sa plus chère nourriture. Elle est dévouée, reconnaissante, affectueuse, affable, généreuse, simple et candide. La moindre indélicatesse la fera souffrir ; elle met sa paix et son bonheur à contenter Dieu et le prochain, pour rassasier «la faim qu'elle a de la justice (23).»
Le rôle de la force, c'est de conquérir, ensuite de défendre le bien que nous propose la prudence et vers lequel la justice nous achemine. Elle nous arme contre les craintes, des frayeurs et les surprise ; nous fait patients et fermes, constants et persévérants ; les âmes qu'elle trempe sont magnanimes et désintéressées. Comme la chasteté rend fort, ce un fait historique ; qui trouvons-nous au pied de la croix ? Marie et Jean, les vierges ; Madeleine, que le repentir et l'amour sont purifiées. Quel spectacle plus beau que les combats de Cécile, d'Agnès, de Blandine, de Solange, de Colombe, de toutes ces vaillantes qui ont vaincue le monde, l'enfer et jusqu'à la mourir pour la garde de la virginité;.» Parce que vous avez aimé la chasteté, votre cœur est devenu intrépide (24).»
En fin, la tempérance nous est donnée spécialement pour réprimer les plaisirs des sens, surtout ceux du toucher et du goût, par l'abstinence, la sobriété, la chasteté et la modestie ; à elle se rattachent l'humilié. la pauvreté. La mortification, vertus opposés aux trois formes de l'amour dérégler de nous-mêmes. La chasteté est donc une partie de la tempérance, et elle trouve justement sa sûreté dans le renoncement, l'austérité la modestie.
Un Père dit que la chasteté donne à l'âme un tempérament spécial, paisible et doux, contenu et harmonieux.
Le prodigue s'égara dans le péché et il dissipa tout nos biens (25) ; au contraire, celui qui reste chaste, pour être plus libre au travail de la sainteté, entre dans « cette sagesse que suit le cortège de tous les biens (26).
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Affections
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«Seigneur, gouvernez, pendant re jour, touts mes pensées, paroles et actions, donnez-moi l'humilité de l'esprit et la pureté de conscience, plante en moi la chasteté du corps et de l'âme, l'humilité, l'austérité, la patience, gardez mes pieds, mes mains, mon cœur. Dirigez-moi aujourd'hui et toujours dans les voies de la vérité, de la paix et de la justice, à la grâce du Rédempteur.»
(Attribué à St Jérôme) |
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Examens |
Ma foi est-elle en rapporta avec ma vocation ?
Ai-je en Dieu la même confiance qu'aux jours où il m'appelait ?
Où en suis-je de la charité, surtout en actes ?
Suis-je prudente, réservée, délicate, modeste ?
Suis-je bonne, affable, dévouée ?
Es-ce que je me défie de moi, et me réfugie en Dieu ?
La Chasteté me donne-t-elle tout ce que je viens de méditer ? |
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Résolutions |
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Bouquet spirituel ;
«O chasteté, tu fleuris comme une belle rose et tu répands partout dans le corps et dans l'âme les suaves parfums. » (St Éphrem)
Voir les références au lien F.Maucourant-References-du-sites.html |
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9-Des prédilections de Jésus pour l -virginite-1-
Intro
1- Ses exemples.
«Notre-Seigneur et Maître nous instruit tantôt par ses parles tantôt par ses actions ; il pose ses actes comme la règle des nôtres ; même sans parler, il insinue ce que nous devons faire (1)», qu'il s'agisse d'une obligation à remplir, ou simplement de poursuivre un but de perfection. Ainsi, sur le sujet que nos méditons, Jésus a formulé peu de paroles et il a donnée de grandes leçons. Nous voudrions les recueillir en méditant :
1- La virginité dans Jésus ;
2- La virginité autour de Jésus ;
3- Affections ;
4- Examens ;
5- Résolution ;
6- Références
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1- La virginité dans Jésus
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Le Messie, celui qui vient réparer le péché et sauver le pécheur, est annoncé sous de virginales images : «une fleur des champs, un lis des vallées, un lis entre les épines ; il prendra ses joies au milieu des lis (2).» Le Dieu de toute lumière et de toute pureté, pour devenir Emmanuel, Dieu avec nous, fait sortir de la racine de Jessé (3) la Vierge Marie, pour rejeton d'où poussera une fleur, le Christ (4). Ainsi se prépare l'avènement du Roi des vierges. «La plénitude des temps arrivés (5)», le divine médiateur paraît sur la terre, comme «le pontife saint, immaculé, séparé des pécheurs (6).» Au milieu d'un monde rempli de péchés, il a toujours portée l'auréole d'une sainteté parfaite et d'une perfection immaculé, «saint à Dieu, terrible aux démons, sans aucun péché (7).» Il force Satan à déclarer qu'il est «le saint de Dieu (8)» ; il crie au monde : «Qui de vous me convaincra de péché ? » Méconnue ou persécuté il porte une conscience vierge il nage sans cesses dans la sérénité et la paix ; sa vertu intérieure ne saint se contenir et rayonne autour de lui (9).
Le Sauveur tenait tant à cette éminente pureté, qu'il ne permit pas même qu'on ait à cet égard le moindre soupçon. IL a souffert touts les opprobres, «jusqu'à être accusé comme un homme qui aimait la vie et la bonne chère; il n'a pas voulu que sa réputation ait jamais la moindre atteinte. On s'étonnait de le voir parler à une femme qu'il convertissait, et il agissait en tout d'une manière si épurée et si sérieuse, que son intégrité, de ce côté-là est demeuré sas soupçon. Le seul nom de Jésus n'inspire-t-il pas la pureté (10) ?» Ses ennemis eux mêmes ressentaient pour lui cette impression de respect. Comme un voyage attardé dans une nuit d'hiver est suivi par une bande de loups ; s'il fait un faux pas, il est perdu, ainsi Jésus a traversé la vie, entouré des Pharisiens qui cherchent à lui arracher un mot, un acte imparfait ou coupable, Lui, toujours pur et doux, toujours calme, ne répond à tous les embûches que par ce mot d'un royale sainteté ; «qui de vous me convaincra de péché ?» puis il résume d'un mot ses enseignements moreaux : «Bienheureux les cœurs purs (11).»
Alors Jésus fonde l'État de virginité. Il encourage à l'embrasser «en vue du royaume des cieux (12)» ; il avertie de réfléchir pour comprendre ses préférences. Finalement, «il inspire à son apôtre que la sainte virginité est la seul qui peut consacrer parfaitement à Dieu un cœur incapable de se partager (13).» Aussitôt accourt la phalange des chastes « qui veulent honorer, dans l'intégrité de leurs corps, la chair très pure du Christ (14).» Tandis qu'avant lui, les juives pleuraient leur virginité forcées (15), des légions s'enrôlent désormais dans les chastes milices ; elles sont si nombreuses que, dans les fêtes célestes, l'agneau « est entouré de cœurs de vierges (16).»
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2-La virginité autour de Jésus
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Une nuit, l'univers entier reposant dans la paix, apparut «l'étoile promise à Jacob (17)», «la véritable étoile du matin (18)», «pur et immaculé rayon de l'éternelle lumière (19).» Le Verbe est fait chair, et il a son berceau entouré par le vierges de la terre, Marie et Joseph sa naissance est célébrée par les anges, les vierges du Ciel. Dès ce moment, autour de lui tout est blanc, sainte Vierge.
C'est d'abord Marie. Le fils le plus aimant peut rêver, non réaliser sa perfection à sa Mère. Seul, Jésus prépare la sienne à ses désirs. En prévisions de la part qu'elle droit avoir à l'incarnation, il a préserve de la tache originelle et la revêt d'une pureté immaculée. «Il convenait que la Vierge qui devait être Mère de Dieu, fut orné de la plus grande pureté qui se pour concevoir, après la pureté de Dieu même (20).» Saint Jérôme, avec la tradition, affirme qu'elle fit le vœu de perpétuelle virginité, car elle « était convenable encore que ce vœu, qui appartient à l'état de perfection, prit sa source, sous la loi de grâce, dans Jésus et dans Marie, qui sont le modèle et l'origine de toute perfection (21).» Chez cette «Vierge singulière», «la virginité n'est pas amoindri, âme sacrée par la maternité (22)», et Marie est vraiment «la Princesses des Vierges (23).» Comme il est écrit que l'Époux « marche au milieu des lis (24)», Dieu confie Maire à Joseph, le juste. « Tous deux, lis très chastes dans leur union et leurs noces virginales (25), attendent «le Saint» et veillent «sur le Fils de la Virginité (26).»
Jésus quitte le sanctuaire de Nazareth et le précurseur le montre au peuple «l'Agneau de Dieu.» Là, disent de saints personnages (27), se retrouvait un Galiléen dont les noces étaient proches et que le regard de Jésus enleva aussitôt à se projet et «aux flots agités de la vie de famille (28).» C'était saint Jean. Quoi qu'il en soit de cette pieuse légende l'Apôtre demeuré vierge perd bientôt «son nom d'un jour» ; il reçoit «un non d'éternité (29)» ; il s'appelle « le disciple que Jésus aimait (30).» Il l'aime jusqu'a le vouloir toujours à ses côtés, jusqu'à lui donner ce qu'il avait de plus cher, «en sa vie, sa croix ; en sa mort, sa Mère ; à la Cène, son cœur. Apprenons qu'elle est la force de la pureté (31).» Car « le secret de la préférence du Sauveur est vrai et la virginité de l'Apôtre (32).»
Ainsi le Christ naît d'une mère vierge, il fait son préféré du disciple vierge puis, toutes ses relations confirment ses prédilections ; Marthe reste vierge pour le servir, Madeleine reconquiert la pureté pour être son hôtesse et sa privilégiée ; il institue dans le sacerdoce le moyen de conserver ou de refaire la pureté ; toute sa mission à notre égard consiste à faite des saints et des parfaits. On sent, dans tout l'Évangiles, le parfum de cette pureté spéciale qui est l'objet de la chasteté et, dans le cœur du Maître, une inclination prononcée vers tout ce qui est vierge.
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Affections
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«Seigneur Jésus, qui vous provoquez à monter au ciel par les chemins les plus beaux, c'est vous qui nous avez enseigné l'excellence de la pureté : nous sommes bien au-dessous de votre sainteté, bien incapables, sans vous, de comprendre et de recevoir vos dons. Vous êtes l'inspirateur et le gardien de la chasteté ; gardez-nous saintes, pures et vierges pour le jour de votre glorification.» (Liturgie mozarabe.) |
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Examen
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Est-ce que je médite parfois la sainteté de Jésus, l'en félicite et m'en réjouis ?
Les yeux de mon âme sont-ils souvent fixées sur ce beau modèle ?
Ai-je l'ambition de ressembler le plus possible à ce Saint des Saints ?
N'y a t-il en moi rien qui puise me priver des ses prédilections ?
Mairie est-elle aussi un modèle que j'imite, un secours que j'invoque ?
Ai-je recours parfois à sainte Joseph, à saint Jean, à tous les amis de Jésus et de la virginité ? |
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Résolutions |
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10-Des prédilections de Jésus pour la virginite-2
Intro
II- Le rang qu’il donne aux vierges.
La persécution sévissait ; l’on amena devant le juge une vierge, si jeune que « ses membres délicats laissaient glisser les chaînes (1).»
Accusée, elle répond victorieusement ; menacées à l a vertu qui lui est plus chère, elle demeure intrépide : «J’ai le plus puisant des époux ; il ne permettra jamais que tu profanes ma virginale couronne (2)» C’est la vierge Agnès qui parle si vaillamment ; c’est le Christ qui « lui fait de sa chevelure un vêtement de miséricorde (3)», et frappe de mort son insulteur.
1- Le Christ est l’époux des vierges ;
2- Il est le protecteur de la virginité ;
3- Affection ;
4- Examen ;
5- Résolution ;
6- Références. |
1- Jésus Époux des Vierges
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L’Évangile, qui est notre règle de foi et de vie, parle souvent des noces du Christ avec les âmes, et il donne au Sauveur le nom d’Époux (4).Le Christ épouse le chrétien au baptême. Cette vierge chaste, que saint Paul souhaite présenter au Christ, comme «sa vraie et légitime épouse », ce sont les fidèles baptisés qui formaient l’Église de Corinthe. Dieu avait dit : «Je t’épouserai dans la foi (5), » Croyante et baptisées, l’âme devient parente et épouse du Christ (6). «Mais sa sœur et mon épouse,», dit l’Époux des Cantiques. Alors le Christ et l’âme n’ont plus qu’une vie, ; ils ont deux en un, jusqu’à être un seul corps, puisque le fidèle est un membre du corps mystique Christ. Tout ce qui est au Christ est en lui, et le chez-soi du Christ est le chez-soi du baptisé. Tel est le crépuscule du jour chrétien ; cette aurore est déjà un plein midi, tant elle est radieux. Du Christ il es dit «qu’il est fidèles (7) » ; il ne reprendra pas sa parole ; il aime l’épouse constante, il l’attend égarée, il la reçoit repentie, et tant que l’épousée vit ici-bas, il ne s’arrête pas un instant de travailler à resserrer les liens de leur mutuelle union.
Pourtant il y a, entre le Christ et l’âme, d’autres unions possibles, plus élevés, plus saintes, plus divines que l’union du baptême ; au-dessus des baptisés il y a les consacrées. Tous ceux qui vouant à Dieu la virginité où la chasteté perpétuelle, entrent dans cet état éminent qu’on nomme l’état religieux, méritent éminemment aussi le tire d’épouse du Christ ; à ce point que, dans le langage usuel des chrétiens, ce nom leur est comme réservé. Il entre de prédilection de la part de l’élu qui appel, tant d’amour et de dévouement de la part de l’Élus qui répond. Elle quitte tout, elle meurt à tout pour vivre Jésus-Christ. «Une à un, disait saint François : ils sont l’un à l’autre l’objet d’un amour mutuelle. Le commerce de ces âmes avec l’Époux est plus habituel, parfois plus tendre, toujours plus saint ; elles sont vraiment «les épouses du cœur ( 8).» Elles vivent de l’Époux et pour Lui ; toute leur est commun et individus ; Jésus et bien l’ami, le confient des vierges, leur paix leur bonheur. Il ne les quitte jamais ; dans le silence, dans le travail, il leur parle encore, et s’il semble parfois dormir, « son cœur vielle (9).»
«Jésus-Christ, épouse vraiment la religieuse à sa profession (10).» «O vierge bienheureuse, qui vous êtes consacrés à Jésus, songez que vous avez un époux tel que ni le ciel, ni la terre, ne peuvent vous en offrir (11) ! » «Vous m’offrez un époux, disant sainte Agnès, j’en ai trouvé un meilleur.» «Dites-moi, ô sainte Épouse des Cantiques, les qualités de ce bien-aimé qui vous rend heureuse et fortunée. Il est blanc comme l’innocence, vermeil comme l’amour ; si bon, si parfait, qu’il est de tous le plus aimable et le plus beau (12).» Quelle gloire pour nous dans ces prédilections de Jésus ; mais quelles responsabilités (13) ! »
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2- Il est le protecteur de la virgnité.
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Un époux est un protecteur, un défenseur, c’est la loi de la nature. Quand Jésus-Christ a voulu que les vierges devinssent ses épouses, il a pris et accepté pour lui-même cette double obligation de les défendre et de les protéger. N’est-ce pas à tous ses fidèles amis, n’est-ce pas principalement à ses épouses que Jésus dit ces douces paroles ; «Mes brebis entendent ma voix, elles me suivent, je leur donne ma vie ; elles ne périront jamais, et personne ne les arrachera de mes mains (14).»
L’époux divin commence de très bonne heure à exercer sa protection sur les vierges Il les prévient des bénédictions de sa douceur et il pose sur leur tête une couronne de prières précieuses (15).» Que ne lui a-t-il pas fallu de le tendresse et de vigilance pour écarter de nos âmes, dès le berceau, toute poussière et toute ombre qui nous courberait vers la terre, et nous voilerait les célestes horizons. Que de miséricorde pour inspirer à ses choisies le goût des hauteurs (16) » que «d’amour dans la merveille attraction par la quelle il entraîne leur cœur (17).» Que de puissance il déploie en doute pour faire leur passage à la terre des promesse ; comme il a fait pour amener Israël de l’Égypte, «il étend son bras (18), auquel rien ne peut résister. Une vocation, c’est pour le Sauveur l’occasion de soutenir de vrais sièges; siège contre la chair, contre le sang contre l’Esprit du monde ; siège contre ceux qui entourent l’élu ; siège parfois contre l’élue elle-même, « mettant toute sa force à établir son règne (19)» en se privilégiées.
Arrivée dans « ces tabernacles aimées du Dieu des vertus (20)», où elle doit préparer ses noces avec l’Agneau , la novice trouve encore Jésus protecteur ; il l’avait devancée, lui ménageant, « ce doux nid ce colombe où elle se reposerait, faisant ses fruits (21)», qu’elle commence à « rassemble pour les jours éternelles (22).» C’est lui qui lui apprêtait ces cœurs de mères et de sœurs, ces instructions, ces oraisons, ces bonnes exemples, ces milles ressources, qui toutes convergent à cet unique but, «orner de bijoux précieux la fiancée (23)» de Dieu. Cette tendre sollicitude la suivra toute sa vie ; elle «habitera sous la protection du Très Haut et recevra son secours du Dieu du Ciel (24).» Dans l’assemblée des sains militants «elle occupe le premier rang (25) » ; L’Église regarde la virginité comme sa fleur la plus suave, comme la partie la plus belle est la plus choisie de tout le troupeau de Jésus-Christ (26)»
Dans la suite des siècles, il suffi aux vierges d’espérer en leur Époux, et «mille tombaient à leur droite mille à leur gauche ; aucun ennemi n’approchait (27).» L’histoire des vierges et des martyrs rend témoignage à sa puissance à sa délicatesse. Il y eut des heures ou l’on eût dit que, vraiment, le vautour allait engloutir l’innocente colombe. Mais c’était l’heure de l’amour, Jésus veillait. Il députait un ange, il envoyait la mort, il souffrait des flammes, il prenait des rayons d’étoiles et couvrait ses vierges d’un vêtement de lumière, il ouvrait les flots ou rendrait solide la surface des fleurs ; jamais, il ne manqua de porter secours à la virginité.
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Affection
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«O Jésus, couronne des vierges, écoutez avec bonté nos prières, vous qui marchez entre les lis, environné des chœurs des vierges, époux éclatant de gloire, et qui récompensez vos épouses. Nous vous supplions humblement de donner à nos sens la vertu d’ignorer tous ce qui peut blesser la sainte pureté. Gloire à Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit.» ( Hymne des Vierges.) |
Examen
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Ai-je compris mon éminente dignité comme épouse du Christ ?
Ma vie répond-elle à la sienne ou lui est-elle mal assortie ?
Je suis obligée à être pure et à me purifier sans cesse ; chaque jour me trouve-t-il plus sainte ?
Qu’est-ce que Notre-Seigneur peut blâmer en moi, comme idée, comme sentiment, comme pratique ?
Suis-je décidée à tenir mon rang ? |
Résolution |
Bouquet spirituel
«Je suis fiancée à l’Époux le plus noble ; l’aimer, c’est rester pure.» ( Ste Agnès )
Voir les références au lien F.Maucourant-References-du-sites.html |
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