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Prêtres du Monde

+ Sr Denise Christiaenssens

Ermite de la croix o.f.s.

Dans le diocèse de Rimouski.

ermite franciscaine consacrée par voeux
public  par Mgr. Bertrand BLanchet 2007

Maintenant sous obéissance de 
Mgr Pierre André Fournier  et ami de
ma famille depuis quelques années

-Ma consécration est pour ma famille
-mes prêtres vivants ou décèdés du monde
-toute personne qui fait une demande

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DU COMITÉ DIOCÉSAIN DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À
DEVENIR PRÊTRE?


LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE?

Profite en, c'est encore réserver aux hommes donc à toi. Ne reste pas sourd à l'Esprit-Saint...

Je remercie Mme Dominique Talbot qui a fait cette bannière pour moi, je la remercie beaucoup, cette femme à un magnifique site qui nous comble de joie et de surprise, demandé sa mise à jour. Pour vous donnez une idée cliquée sur le logo en haut Merci Dominique

Titre de la série :
Probation Religieuse sur La Chasteté
Titre de la page:

14- De la mortification du corps
15- De la mortification de l'esprit
16- De-la-mortification-du-cœur-

Nom de l'auteur:
Chanoine-F-Maucourant

14- De la mortification du corps

Intro

«La chair, dit saint François de Sales, est ma chère moitié, c'est ma sœur. Et toutefois, elle me fait une cruelle guerre. Comme ma sœur, je devrais la suivre ; comme adversaire, je dois la fuir. Hélas, si je la caresse, elle me tue ; si je la tourmente, je me sens de l'afflictions.» Ces gémissements ressemblent à ceux de saint Paul, et sont aussi les nôtres, ils indiquent les véritables relations qu'il nous faut entretenir avec le corps, «soutient nécessaire, ennemi flatteur, ami dangereux (1).»

1- Le corps est un ennemi à réduire ;
2- Le corps est un serviteur à ménager : (2)
3- Affections ;
4- Examen ;
5- Résolution ;
6- Référence.

1- Le corps est un ennemi à réduire

«Le monde et le démon sont les grands ennemis de notre salut éternel `mais le plus redoutable c'est notre corps, parce que c'est un ennemi établie dans nos foyers (3).» En temps de guerre, on se défend plus facilement de l'étranger que de l'espion et du traître. Depuis le péché originel, la « chair convoite contre de l'esprit (4)», et c'est «c'est l'ennemi domestique le plus dangereux (5).» Que de damnés ont été précipités dans le feux éternels parce qu'ils n'on pas châtié leur corps et ne l'ont pas réduite en servitude (6). C'est la plainte de tous les militants que nos entendons dans le cri angoissée de l'apôtre : « Qui me délivrera de ce corps de mort (7) ?»

La vie des chastes et l'histoire des Saintes nous apprend comment on prévient les assauts de l'ennemi, comment on affaiblit ses forces,. D'abord, ils se souviennent de l'avertissement du Maître : «Ce genre démons», qui exerce ses vexations par la chair, « ne se chasse que par le jeûne et la prière (8).» Armés de l'oraison, les vaillants n'attendent pas que l'ennemi se soit repu et qu'il s'éveille ardent et fort « rendu invincible par nos complaisances (9).» Ils le mettent aux fer comme un esclave et surveillent tous les mouvements, ils lui retranchent ses aises, lui refusent ses exigences, lui mesurent le repos et la pâture, l'envoient, sans souci de ses injustes réclamation, à la peine et au travail. En un mot ils jeûnent. C'est d'abord le jeune proprement dit, selon les lois de l'Église et de l'Institut. Puis, les milles privations qu'un zèle pieux et discret sait trouver, même dans la vie habituelle, sans provoquer l'attention , ni tomber dans la singularité, toujours, sous des formes variés, «ce jeûne qui dessèche la chair et donne la soif de Dieu (10)» ; «qui rend l'âme lumineuse, le cœur pure et le corps sain (11).»

Complétant la pensée du Sauveur, saint Paul, rendu savant par une dure expérience, ajoute : «Ceux qui sont au Christ crucifient leur corps.» Il ne s'agit plus seulement de mettre un frein à cet indompté ; il faut prendre l'offensive, lui tirer les larmes, des sanglots, du sang, tout ce qui l'affaibli, le rend timide, le met hors d'état de nuire. Tel est le but des macérations, des disciplines, des cilices, des pénitences corporelles, en usage parles les choses que l'Esprit-Saint rend vigilants, ou parmi les pénitents que le naufrage à rendue prudents, suivant cette méthode, l'on arrive à «soumette l'élément terrestre à la partie spirituelle, à l'empire de l'âme et de la raison (12),» L'ordre divine se rétablit : Votre appétit vous sera soumis, et vous lui commanderez (13)» ; «où s'allumait le foyer du mal, s'élèvera le palais de la chasteté (14).»


2-Le corps est un serviteur à respecter et à ménager

Le Sauveur nos avertit que « la chair est faible (15)», et il nous exhorte à la vigilance est là ; l'austérité, mais «on ne voit nulle part que l'Évangile rabaisse le corps ; il le guérit au contraire, il le relève, il le sacre. Pour un grand nombre d'âmes, n'est-ce pas le moyen le plus efficace de leur inspirer, avec le respect qu'on doit à la nature humaine, le sentiment et la vertu de leurs devoirs envers le corps, et, par exemple, de la réserve, de la modestie et de la chasteté (16).»

L'exemple vient de haut, Dieu traite notre corps avec honneur, «Il l'a créée et formé de ses mains (17)» ; et déjà «il pensait au corps qu'il donnerais à son Christ, l'homme `a venir (18).» C'est le corps humain que Jésus a pris dans la Vierge, sa mère ; Marie et les Saints ont mené dans un corps leur vie terrestres. L a grâce des sacrements va purifier, vivifier, fortifier l'âme ; mais c'est par le corps que le baptême nous lave, que le Saint Chrême nous oint que l'eucharistie nous arrive. Dieu le ressuscitera un jour, et aura sa part dans la gloire ou dans le châtiment. De là , expression de l' apôtre : «Le corps du chrétien est un temple, la résidence du Saint-Esprit ; ses membres sont les membres du Christ; il doit porter et le glorifier Dieu dans son corps.» Dans les consacrés, le corps est, à un titre spécial, l'appartenance de Dieu : le vœu de chasteté l'a séparé des usages profanes et dédié à son culte ; il est bien, de tout droit, son «hostie vivante, hostie sainte (19).»

Donc, toute e réduisant et affligeant le corps de façon à ce que «la chair reste servante et l'âme maîtresse (20)», il faut avoir un grand respect pour lui et le ménager «cette monture que Dieu nous a donné pour nous conduire en la céleste Jérusalem (21).» C'est avec un esprit de crainte, de révérence, de réserve, qu'on doit traiter «ce temps de Dieu.» Puis, tout en retranchant à cet chair « ce qui favorise ses emportements, il est nécessaire de lui fournir de quoi remplir sa tâche (22).» Les fondateurs d'ordres, éclairés d'en-haut et appuyés sur le contrôle de l‘Église, règlent, avec sagesse et d'après l'expérience, la forme et de la durée des mortifications générales. A chaque sujet, en particulier, il est bon de répéter cette parole d'une haute expérience ; «Prenez garde aux illusions de la mortification ; soyez plus obéissant sur ce point que sur tous les autres (23).» «Dieu n'a pour agréable l'austérité que si elle est pratiqué avec discrétion (24).» Exagéré, le jeûne affaiblit le corps ; la privation de sommeil «diminue la tête (25)» ; en dépassant le but, on rompt l'équilibre, et la chair exténuée devient plus accessible aux tentations. Aussi bien, tant d'âmes ont dans une mauvaise santé, dans un ministère laborieux, la matière de pénitences providentiellement préparées, «comme autant de buissons d'épines, pour les garder (26).»

Affection

«Nous vous le demandons, Seigneur Tout-Puissant, regardez favorablement votre famille, afin que, par votre grâce, elle soit régie dans son corps et garder dans son âme. Nous vous le demandons par Jésus-Christ, Notre-Seigneur.» (Missel romain).

Examen

Suis-je bien persuadée que mon corps ne sera docile à mon esprit qu'autant que je le mortifierai?Qu'est-ce que je fais pour le maintenir dans l'obéissance ?Ne lui suis-je pas trop attentionnée, trop tendre ?Est-ce que je sais, au moins, profiter des pénitences providentielles : le froid, la chaleur, la nourriture, le repos, les incommodités, les maladies ?

Est-ce que je reste très délicate dans mes relations avec mon corps ?
Toutes mes austérités sont-elles soumises `a l'obéissance ?

Résolution

Bouquet spirituel

« Garder-moi pure, ô mon Dieu, dans mon cœur et dans mon corps, et que je ne sois jamais confondue «! » ( Ste Cécile)

Voir les références au lien F.Maucourant-References-du-sites.html

 

15- De la mortification de l'esprit


Intro

«C'est l'esprit qui gouverne le corps ; lorsqu'il se laisse diriger par la main de Dieu, la grâce lui porte secours et il a suffisamment d'empire pour maîtriser ses révoltes (1).» Il importe donc souverainement que l'esprit lui-même ne s'égare point danses voies ; il formerait avec le corps ce couple d'aveugles qui s'en va, de concert, à la fosse (2).

Pour que l'esprit soit à la chasteté un fidèle gardien, il doit, lui aussi, subir ses mortifications, qui consistent :

1- À étouffer l'orgueil
2-A réprimer la curiosité :
3- Affection ;
4- Examen :
5- Résolution ;
6- Références.

1- Étouffer l'orgueil

Les Saints Pères font observer que les animaux demeurèrent soumis à l'homme et ses sens dociles à l'esprit, aussi longtemps qu'il fut lui-même l'humble et obéissant serviteur de Dieu. N'ayant «dans le corps nulle faiblesse, nulle sorte de concupiscence dans l'esprit, l'homme n'était accessible au mal que par la complaisance pour soi-même, par l'orgueil (3),» ; C'est par là que le démon tenta nos premiers parents. Ils l'écoutèrent et «il s'élevant dans leur cœur un secret plaisir de se goûter en eux-mêmes, de se plaire en leur propre perfection (4),» Aussitôt, « l'homme est précipité d'en haut, et, en d'échéant de Dieu il tombe premièrement sur lui-même (5).» «Là, perdant sa force, il tombe, de nécessité, encore plus bas : ses désirs de dispersent parmi les objets sensibles et inférieurs (6). Telles, ces belles nappes d'eau qui, partie si pures du ciel, se brisent d'abord sur les pics des mots, puis s'y pulvérisent e glissent au bas-fonds. Ce qui est arrivé pour le genre humaine, infecté en Adam, comme un fleuve en sa source, se reproduit dans chacun de ses malheureux descendants. «Ceux qui connaissent Dieu, et ne le glorifient pas, et s'égarent, par orgueil, dans leur propres pensées, Dieu les livres aux désires de leur cœur et aux mauvaises passions (7),» «Pour beaucoup, l'orgueil est une racine vénéneuse qui a pour fruit le péché des sens (8).» «l'orgueil est incompatible avec la chasteté (9).»

La médecine des âmes, dit un grand pape, suit les mêmes lois que celles des corps : comme on réchauffe un sang refroidi pour guérir certaines maladies, ainsi, on substituera ici, à l'orgueil dont la punition est le péché humiliant, l'humilité dont la chasteté est la curieuse récompense. On a dit qu'elle est «la virginité des l'esprit (10).» «si donc vous voulez être chaste, soyez humble ; si vous voulez êtres très chaste, soyez très humble (11) ; On ne peut conquérir la grâce de la chasteté, sana avoir jeté dans son cœur les fondements de l'humilité (12).»

Le châtiment de l'orgueilleux consiste en ce que «Dieu lui a soustrait ses dons et ne lui a laisse que le fond de l'être ; il ne lui est plus demeuré que ce qu'il peut voir sans Dieu, c'est-à-dire le péché et le désordre (13).» L'humble, au contraire, défiant de lui-même, cherche Dieu son appui et sa lumière : plus il se fuit, plus il trouve Dieu ; plus aussi tout s'épure ne lui. Ainsi, les lis quittent le sol, s'élancent au-dessus de leur feuillage et prennent, plus près du ciel, leur éclatante blancheur. Dans cette humilité, on reconnaît que l'on tient de Dieu la grâces de la chasteté ; on se défi de soi, à quelque âge, que degré de vertu que l'on soit parvenu ; enfin, l'on demeure indulgent et bon à tous les pauvres pécheurs. Une religieuse se rappelle avec fruit « qu'une femme humble vaut mieux qu'une vierge orgueilleuse (14).»


2- Combattre la curiosité

Saint Jean met en garde, dans un même verset, contre « la concupiscence de la chair, la concupiscence des yeux et l'orgueil de la vie (15).» Voilà bien réunies les trois racines du mal. «Qu'à prétendue le démon, que de me rendre superbe comme lui, avant et curieux comme lui, et à la fin sensuel» ; l'homme séduit «est devenue superbe, il est devenu curieux il est devenue sensuel (16).» L'orgueil est une grande route qui conduit aux péchés des sens ; la curiosité mène au même but par divers sentiers. La tentation commence par l'orgueil, se continue par la curiosité et «se termine comme à l'endroit le plus bas, par la corruption de la chair (17).»

Il y a, d'abord le désir de savoir. «Vous serez comme des dieux, dit Satan, connaissant le bien et le mal.» Trop écoutées, « ces paroles portèrent une curiosité infinie au fond de nos cours (18).» Ce vaste appétit de savoir est une marque de l'excellence de notre esprit ; il cache aussi de dangereux écueils. Ce qui se passe autour de nous et dans nous-mêmes nous fait rêver, chercher, interroger. En matière de chasteté, tant de mystères nous entourent, tant de phénomènes excitent nos investigations ; si l'on n'y prend garde, on perd bientôt cette heureuse ignorance qui est la meilleur gardienne de l'innocence. Certaines religieuses sont trop avides de nouvelles mondaines, interrogent outre mesure les visiteurs, les externes des pensionnats, vont trop loin dans les questions qu'elles posent à leur anciennes élèves ou dans ce qu'elle leur permettre de dire, s'enquièrent de certains détail trop profanes, s'intéressent trop librement à une foule de chose qui dissipent l'esprit et peuple l'imagination et de fantômes aux influences malsaines.

Ensuite vient le désir de voir. Ici encore, «où ouvre les yeux pour s'assouvir de la vie des beautés mortelles, ou même se délecter à les voir, ou à encore vu, on est dominé par la concupiscence de la chair (19).» L'âme qui est tout occupée à la contemplation de Dieu et des choses éternelles n'a pas de peine à fermer les yeux sur la créature (20)» ; au contraire, « toute âme curieuse est vaine et légère (21)» et parce quelle sent son indigence intérieur, elle mendie aux objets extérieurs de qui combler le vide de son esprit. La religieuse prudente « s'enfonce si intiment dans le sein de Dieu que les yeux mortels ne l'y peuvent suivre ; de son côté, elle ne peut se détourner d'un si digne, d'un si doux objet (22).»

Enfin, la curiosité même sur une pente plus dangereuse par le désir d'expérimenter, de sentir, Éve regarde le fruit, le trouva beau, désirable : c'est alors qu'elle en mangeant (23). Aussi bien deviendrait-il, à une imprudente, très difficile de discerner si elle n'a pas déjà éprouvé une délectation coupable dans ce dernier genre de curiosité, la privation, l'austérité combattent cette mollesse et cette délicatesse répandue dans tout le corps (24),» ; et, pour se garder chastes, les consacrées renonces courageusement a toute pensé, tout désir que les ramène à la terre ; elles «renient tout ce qui flatte le corps et leur esprit, recherchent tout ce qui est principe de mort pour la vie charnelle (25). »


Affections

«Placez ma vie, ô Jésus, sous la garde de votre Esprit-Saint. Absorbez mon esprit dans le vôtre si profondément que je sois ensevelie en vous. Que dans cette union avec vous j'échappe à moi-même et que je sorte de moi pour vivre en vous et que je demeure ainsi sous votre garde durant l'Éternité.» (Ste Gertrude).

Examen

Est-ce que je mets ma chasteté sous la garde d'une humilité profonde, constante, pratique ?

Ne suis-je pas portée à m'élever a-dessus de mes sœurs de condition moindre, d'emploi inférieur, de vertu peu apparente, au-dessus des personnes pieuses vivant dans le monde ?

Fermé-je soigneusement mes yeux à la vanité, mes oreilles aux nouvelles, mon cœur aux désirs vains et troublants ?

Es-ce que je ne suis pas questionneuse ? Indiscrète?

Résolution

Bouquet spirituel

«O Seigneur, arrêtez mes regards en vous ; que je ne voie pas les vanités.» (Bossuet.)

Voir les références au lien F.Maucourant-References-du-sites.html

 

16- De-la-mortification-du-cœur-

Intro

Le Maître a dit : «Bienheureuse les cœurs purs.» C'est le cœur, en effet, que part la pureté, pour rayonner dans tout l'être ; le cœur aussi serait lieu de départ de tout ce qui ternit l'âme (1). «Celui qui veut résister aux déductions de la chair doit donc exercer autour de son cœur une constate surveillance (2).» Quelle place, d'ailleurs, peut-il rester dans nos affections, lorsque nous aimons Dieu de « tout » notre cœur.

Mettons l'ordre dans nos relations.

1- Avec les séculiers :
2- Avec nos sœurs, nos amitiés particulières.
3- Affections
4- Examen
5- Résolution
6- Références

1- Dangers des rapports avec les séculiers

«Tiens-toi à la porte de ton cœur, disait un ancien moine, comme une sentinelle vigilante et ne permets pas à celui qui passe d'y entrer (3).» Lorsque Dieu fait sortir une élue « de son pays, de sa parenté de la maison de son père (4), il la soustrait aux tracas du siècle, aux affaires mondaines, aux soucis absorbants. De plus, il l'arrache à la contagion que ronge le monde et en fait un « univers de la malice (5).»

Que serait-ce donc si le plue choisi cherchait à renouer des relations avec ces étranges auquel il lui est désormais interdit de se mêler (6) ? « Toutes les amitiés fondées sur la sympathie et sur une affection sensible vers un objet qui plaît, si elles ne font pas d'autres mal à l'âme, sont pour le moins des obstacles à la perfection. L'âme court, en outre, de grands dangers dans ces sortes d'affections fondées sur les qualités extérieures. Elles semblent d'abord indifférentes ; mais peu à peu, elles deviennent coupables (7).» S'il s'agit de personnes de différentes sexes, on les compare au feu et à la paille sur lesquels le démon ne cesse de souffler pour exciter l'embrasement (8). Sainte Thérèse se vit, un jour, dans l'enfer et Dieu lui dit que cette place lui était destinée, si elle ne se défaisait d'une certaine amitié ou inclinaison simplement naturelle qu'elle éprouvait paru un de ses parents (9). Faisons le tour de notre cœur très sincèrement. «Si vous vous sentez quelque affection ce genre, le seul remède, c'est de rompre promptement et d'un seul coup. Ne dites pas qu'il ne s'est rien passé de mal entre vous ; le démon ne pousse pas d'abord aux excès, il conduit peu à peu les imprudents au bord de l'abîme, puis un simple choc suffit à les y faire tomber. Si vous êtes libre de tout attachement, soyez toujours sur vos gardes, car vous êtes sujette, vous aussi, à tomber dans ces filets où tant d'autres se sont laissés prendre par négligence (10) .»

«Ne manquez pas d'user de la même réserve avec les religieux et les ecclésiastiques. Il serait bon que vous n'eussiez de rapport avec vote confesseur qu'au confessionnal. Soyez plus circonspecte encore avec votre directeur ; la confiance qui existe encore vous et lui pourrait donner naissance à une sympathie qui, si elle n'était pas modéré, deviendrait un feu d'enfer (11).» Ne prétextez pas qu'il n'y a pas de danger, parce que ce prête est saint. Plus une personne est sainte, plus nous devons la craindre, parce quel e sentiment de sa bonté nous la rendra encore plus chère (12). «Combien de ces liaisons que l'on croyait fondées sur la piété, le service de Dieu, le salut des âmes, ont dégénéré peu à peu, passant de colloques mystiques à de coupable entretiens (13).» Il y a témérité à oublier pratiquement ce fait de fréquent expérience que « beaucoup, après avoir commencé par l'esprit, finissent par la chair (14).»

2- Les amitiés particulières

Malheureusement j'ai donné le livre et je ne puis mettre l'information. Pardonnez moi de cet oublie.

Affections

«Très doux Jésus, c'est vous seule que j'ai choisi pour le compagnon préféré de ma vie. Je vous offre mon corps et mon âme pour vous servir ; car je suis votre propriété et vous être à moi. Imprimez votre marque si profondément sur la face de mon âme que nulle créature n'obtienne mon choix, ni ne reçoive mon amour qui est tout à vous.» (Sr. Gertrude.)
Examen

Suis-je scrupuleusement prudente dans mes relations extérieures ?
Est-ce que je surveille le moindre battement de mon cœur et l'approche la plus éloigné ?
N'ai-je pas d'attache, pas d'illusions ?
Ai-je des ruptures qui s'imposent, au moins des sacrifices à faire : pourquoi attendre ?
N'ai-je aucune préférence naturelle, aucune recherche puérile, aucune amitié trop sensible, trop sensuelle pour quelqu'une de nos sœurs ou de nos élèves ?
Rien qui en soit de vraie charité ?

Résolution

Bouquet spirituel :

«Dieu a marqué ma face d'un sceau pour que je n'accepte pas d'autre amour que le sien» (Office de Sainte Agnès )

Voir les références au lien F.Maucourant-References-du-sites.html