Prêtres du Monde

+ Sr Denise Christiaenssens

Ermite de la croix o.f.s.

Dans le diocèse de Rimouski.

ermite franciscaine consacrée par voeux
public  par Mgr. Bertrand BLanchet 2007

Maintenant sous obéissance de 
Mgr Pierre André Fournier  et ami de
ma famille depuis quelques années

-Ma consécration est pour ma famille
-mes prêtres vivants ou décèdés du monde
-toute personne qui fait une demande

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DU COMITÉ DIOCÉSAIN DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À
DEVENIR PRÊTRE?


LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE?

 

Je remercie Mme Dominique Talbot qui a fait cette bannière pour moi, je la remercie beaucoup, cette femme à un magnifique site qui nous comble de joie et de surprise, demandé sa mise à jour. Pour vous donnez une idée cliquée sur le logo en haut Merci Dominique

Titre de la série :
Probation Religieuse sur La Chasteté
Titre de la page:

5- Des avantages de la parfaite chasteté
6- De l'apostolat et de la parfaite chasteté
7- De- l'excellence de la parfaite chasteté

Nom de l'auteur:
Chanoine-F-Maucourant

5- Des avantages de la parfaite chasteté

Intro

Saint Hilaire, exilé pour la foi, se préoccupe de la vocation de sa fille Abras. A l’encontre des mondains, il ambitionne par-dessus tout de la donner au Christ seul, alors, il lui écrit une admirable lettre dans laquelle il lui propose d’acquérir, «le plus beau manteau qui soit, la perle incomparable» ; il mourrait volontiers, dit-il, pour lui procurer ce trésor, soucieux «de son salut et de sa perfection», il l’invite à la chasteté parfaite il la presse de se consacrer sans réserve à Dieu. La virginité, en effet, nos allons voir :

1- Facilite le salut
2- Favorise la perfection
3- Affections
4- Examen
5- Résolution
6- Références


1- La parfaite chasteté facilite le salut.

Dieu seul est notre fin et notre souverain bien : lumière infinie, beauté souveraine, adorable bonté, il attire à lui notre esprit, il sollicite notre cœur, il réclame tous les élans de notre volonté. Mais Dieu est esprit pur, infinie sainteté, parfaite pureté. C’est donc par l’esprit, par la pureté, qu’on tend vers lui dans cette vie, que l’on jouit de lui dans les cieux. Et pour nous, en qui la chair est jointe à l’esprit, a loi divine est que le corps soit pour l’âme un respectueux et docile serviteur : sans cela, ni sainteté, il salut possible (1) Saint Thomas affirme que «ce qui éloigne le plus de Dieu, c’est le péché par lequel l’âme se fait l’esclave du corps», et subit sa domination : l’esprit de Dieu se retire et il ne reste plus qu’un être charnel (2).

Au contraire, la chasteté maintient le corps dans l’obéissance, et l’état de parfaite chasteté délivre de nombreuses occasions de péché, en éloignant ces «tribulations» spéciales que l’apôtre prédit à ceux qui restent dans la voie ordinaire (3). C’est bien un acte de prudence, de mettre une barrière entre soi et l’occasion, car, obligé que l’on est «sans cesse d’être aux prises avec soi-même pour s’arracher de vive force à des objets auxquels tout le poids du cœur entraîne, combien ne s’y sent-on pas plus fortement incliné, lorsque tout ce qui nous environne nous invite et nous presse de satisfaire à nos désirs (4).» Il est plus sûr, pour n’êtres pas volé, de ne découvrir à quiconque ses richesses, et l’on court plus de risque si l’on confie à quelqu’un la clé du trésor. Aussi saint Alphonse de Liguori affirme que les personnes engagées dans les liens de la famille «sont sans cesse dans le danger de perdre la grâce de Dieu et leur âme. Elles sont dans une tempête continuelle, et Dieu veuille que cet orage n’importe pas leur âme» Pour être complet, le saint docteur ajoute : «Quelques-unes se sanctifient ; elles sont rare comme les corbeaux blancs, et celles-là même se repentent d’êtes restées dans le monde, quand elles pouvaient consacrer à Dieu leur virginité.»

Les vierges, en effet, suivent le partie le plus sûr. Celui qui côtoie les abîmes ou qui se penche sur le bord de la barque, vient-il, à faire un mouvement malheureux, un faux pas, il glisse aussitôt, il est submergé ; on ne court pas le même danger si l’on se tient à distance des côtés, ou si l’on s’assied au centre de l’embarcation. Précisément, l’ âme qui voue le conseil évangélique, en faisant plus que le devoir ne demande, se donne une assurance plus grande de ne pas transgresser le strict précepte, et de reste «saintement sévère à son corps (5).» Religieuses « épouillées par un généreux renoncement des objets capables de vous affadir, dans la crainte de céder à la nature, vos avez mieux aimé lui refuser sans danger ce qui pourrait lui être permis, que de vous exposer à vous laisser entraîner au-delà des bornes, et lui donnant tout ce que vous pouviez absolument lui accorder (6).» Dieu vous fasse courageusement persévérants !


2- La parfaite chasteté favorise la perfection

La parfaite chasteté délivre les âmes des trois obstacles qui empêchent de monter dans les voies parfaites :

1- L’asservissement
2- L’instabilité
3- Le partage.

Elle en fait des affranchies, elle prépare leur persévérance, elle permet de n’avoir pas de réserves dans leur donation.

Sans la vie de famille, on n’a pas le libre possession de soi et de ses actions ; il faut être à tous les devoirs qu’on a librement acceptés (7), porter le joug auquel on s’est assujetti, subir combien d’autres chaînes que l’on n’avait pas prévues. Les soucis terrestres, les charges de cette vie, les relations du monde, entravent le travail de la perfection. Le ciel reste abordable pour tous ; mais la généralité n’y arrive qu’à pas lent, «comme cet animal rampant qui traîne péniblement son pauvre corps tout humide dans l’embrassante coquille qui lui sert de maison (8).» La virginité s’est affranchie ; elle est libre : son corps et son âme sont à Jésus-Christ ; sa vie est consacrée aux exercices qui purifient, sanctifient et fortifient, elle s’est dévouée à l’amour de Dieu, cette sacrée dilection, qui rend toutes les choses si douces et si faciles (9) » ; l’amour qui la lie lui fait «une dépendance douce, puisque c’est dépendre du bien et s’unir à lui (10).»

La seconde entrave des âmes rivées à la terre, c’est l’instabilité. «Les nécessité variées aux-quelles il leur faut parer sont comme des chiens qui aboient autour d’elles ; leurs énergies sont tantôt réclamées par la préparations de la vie future, tantôt absorbées par les soins d’ici-bas (11).» Il en est qui gardent des aspirations élevées, qui se soulèvent à certains souffles de grâce, qui s’essaient aux ascensions. Qu’il en est peu à persévérer ! Retenue par «leur robe de chair (12) », sollicitées par les joies sensibles, rappelées par les voix d’en bas, elles sont bien exposées à écouter, s’arrêter, retomber, finalement se remettre à la vie médiocre : «l’herbe a séché, la fleur est tombée (13)» ; les feuilles légères sont emportées au gré du vent (14).» La vierge garde bien les faiblesses de son cœur et la légèreté native de son esprit ; mais, par ses vœux, elle a jeté « ses racines dans l’amour (15) » ; par état, elle s’est fixée « à demeure dans l’héritage, du Maître (16),» elle a pris la précaution, en «mettant la main à charrue», de se séparer des causes qui auraient eu le plus de puissance paru la faire «retourner en arrière (17).» Autour d’elle, tout la soutient contre ses propres défaillances et l’encourage à reste sur les hauteurs.

Enfin, l’Apôtre dit celui qui est dans les liens du siècle, qu’il est un partagé, «un divisé (18)» ; il a deux maîtres à contenter, deux regards à qui plaire (19).» Pour cet raison encore les vertus y sont fragiles, incomplètes, éphémères. Là, suivant le langage biblique, «l’épi est malheureux (20)», «l’olivier languit (21)», «la vigne pleure (22)». Les chastes, au contraire, ont leur âme «comme un jardin arrosé (23),» ; ils sont comme «une compagne de Dieu (24)», où rien ne manque, «ni le pur forment, ni les plantes d’agrément (25),» En dehors de Dieu, personne n’a droit sur eux et ils ressembles à «ces bois du Liban qu’aucune main n’a touchés et qui conservent leur baume pur de tout mélange (26).» Ils sont bien à l’aise, ainsi livrés à Dieu, pour «se purifier sans cesse, n’admettre pas de terme à leur progrès et prétende à être défiés sans mesure (27).»


Affections

«O Dieu de mon âme, vous voulez mon salut à tout prix, et vous m’avez tendu une main paternelle pour me tirer des danger du monde. Vous m’avez placée parmi vos épouses. J’espère, ô mon Époux, aller chanter dans le ciel les miséricordes que vous m’avez faites. Aidez-moi , Seigneur, car je veux vous aimer et faire tout mon possible pour vous plaire. Vous, vous êtes donné à moi sans réserve ; je me donne à vous sans réserve ; je suis religieuse, maintenue faite que je devienne sainte.» ( St Alphonse. De Liguori).

Examen

Chrétienne, je dois sauver mon âme, ai-je la crainte du péché?
Vierge, je dois vivre en toute délicatesse, est-ce que e redoute l’ombre du mal ?
Religieuse, je dois être parfaite, ai-je le soucie d’avancer dans le voies spirituelles ?
N’y a-t-il aucune imprudence, aucune attache qui me puisse exposer a péché ; aucune négligence, aucune exception qui arrête ou retarde la marche de mon âme vers la sainteté?
Est-ce que je remercie souvent Notre-Seigneur de m’avoir tirée du monde et gardée à lui ?

Résolution
Bouquet spirituel

« L’Âme n’arrive à l’union divine qu’en se dépouillant de l’amour des créatures. » ( St Jean de la Croix ).

Voir les références au lien F.Maucourant-References-du-sites.html


6- De l'apostolat et de la parfaite chasteté

Intro

«Les apôtres ne se contentèrent pas d’aller trouver Jésus-Christ sur la montagne où il leur avait permis de paraître ; mais par leurs paroles et par leurs exemples, il s y menèrent grand nombre de peuple : ce que je dois imiter, tant que je pourrais, procurant le salut de mon prochain pour la gloire de Dieu (1).»

Tout âme qui «suit Jésus-Christ» se sent aussitôt saisie par la flamme apostolique, tellement que saint Bernard enseigne que «la pureté consiste à chercher la gloire de Dieu et le bien du prochain.»

Or, la chasteté rend merveilleusement apte à exercer :

1- L’apostolat de méditation
2- L’apostolat d’action
3- Affection
4- Examen
5- Résolution
6- Référence

1-La Chasteté et l'apostolat de méditation

«Entre Dieu et les hommes, il n’y a qu’un seul médiateur, le Christ Jésus (2) » ; «il a tout pouvoir sur les cœurs il les manie et les remue comme il lui plaît (3).» Mais «chacun de nous a reçu, donnée par Dieu, la charge de son prochain (4)» , et un saint docteur nous avertie que « nous avons d’abord à nous occuper de notre salut, puis de plus, à rendre compte du monde entier (5).» Prêtons l’oreille à cette plainte du Seigneur : « J’ai cherché quelqu’un qui me barrât le passage, comme une haie, qui se tint sur la brèche pour m’arrêter, qui prît la défense de ce peuple ; je ne l’ai point trouvé, et j’ai versé sur eux mon indignation (6).»

Les vierges connaissent cette mission, et «comme il ne s’agit pas de laisser arracher une herbe sans prix ou périr une leur caduque, mais qu’il y va du salut, d’une âme, une image de Dieu (7)», elles «cherchent à devenir, autant qu’elles le peuvent, un bien commun à tous (8)», pour les gagner et les conserver, à Jésus-Christ.

Elles commencent par la prière. Le Sauveur dit un jour à sainte Catherine de Sienne : «Je veux faire miséricorde au monde, unis toi aux saintes âmes pour prier.» Du haut d’un vie dégagée des sollicitudes et des tribulations du siècle, on aperçoit mieux de qui manque au culte de Dieu, on comprend, l’indigence des pâmes moins privilégiés, et l’on sent le besoin de donner, sur sa propre vie, des compensations à la divine Majesté, une aumône à l’humaine misère. Les vierges que « l’amour a emportées au delà des choses ( 9)», ressemblent à ces cratères éteints qui, ayant d’abord vomi leurs impuretés de lave et de scories, se sont replis des eaux du ciel, et ont ainsi formé ces beaux lacs des montagnes qui se répondaient dans la vallée pour y porter la fertilité et la vie (10),» elles sont sans cesse occupées à se remplir de Dieu pour le donner au monde et « leurs supplications portent l’univers (11).»

L’expiation, continue cette grande œuvre. Pourquoi l’église cultive les vierges avec tant d’amour ? Ah! C’est la dîme sacrée du plus pur de se biens qu’elle offre au Christ son époux ; c’est la suprême ressource de son cœur désolé par les prévarications des méchants. Elle a élevé dans l’état de virginité cette montagne sainte, où s’entassent les grâces, où Dieu se plait à résider (12)», et d’où part le perpétuel sacrifice qui s’unit à celui de nos autels pour arrêter en chemin la colère divine. Les virginales interventions conjurent « ces tempêtes par où le ciel a besoin de se décharger quelquefois. Il n’épargne la terre qu’à leur considération. Dieu s’apaise, en les voyant, comme un père qui voit ses enfants parmi ses ennemis, retient sa main (13).» Le voile de sainte Agathe avait le don d’arrêter les incendies ; « quand les colères de Dieu s’amassent en nuages de feu sur nos têtes, les vierges aussi étendent plus voiles sacrés et les colères divines s’apaisent (14).» Sommes-nous assez pures pour cette mission rédemptrice ?


2- La Chasteté et l'Apostolat d'action

«L’amour ne peut être inactif`il est affamé d’agir ; il est une activité divine et éternelle (15).» Bien des consacrés n’ont à leur disposition, pour aliment ce feu du zèle, que la prière et l’immolation. Que de fois elles ont entendue dire par des bouches autorisées, pour leur consolation, que saint Thérèse, dans ses cloîtres et par ses oraisons, a converti autant dâmes que saint François Xavier par ses prédications. Les religieuses que leurs ministères retiennent dans le monde et ont encore la ressource de l’exemple et du dévouement.

«La meilleure manière de prêcher, c’est de prêcher par l’exemple (16).» Une parole peut arriver à contretemps, être mal jugée, ou vite oubliée. Que l’exemple persévérant a des puissances ! Saint Mathias disait : «Lorsque quelqu’un fait mal dans le voisinage d’un chrétien, il faut s’en prendre à ce voisin qui ne donne pas assez bon exemple (17),» Aux yeux du monde une sainte vie représente « la lettre du Christ écrite non avec de l’encre, mais avec l’esprit du Dieu vivant (18).» Cantonné dans l’église, dévoré par la cupidité, engourdi par le sensualisme, le monde ne lit pas l’évangile ou le déclare impraticable. Le tampon de la vie virginale, c’est justement d’être devant les yeux de ces aveugles, « un évangile en actions, un évangile éternel (19)», «une lumière que l’on ne suis peut-être pas, mais aux rayons de laquelle on ne peut échapper (20).» A tous ceux qui se plaignent des ardents conflits dont gémissait l’Apôtre, elle apprend qu’il y a dans l’âme chrétienne assez de force et assez de grâce pour discipliner et réduite la vie de ses sens. En faisant plus que Dieu ne demande, elle enseigne à respecter au monde ce qu’il commande ; elle est une vivante censure pour les lâches et, pour les faibles, un souverain entraînement.

Lorsqu’un apôtre a vu échouer toutes les tentatives de son zèle, il lui reste une dernière industrie à laquelle résistent, rarement les plus endurcis; c’est le dévouement. Tout homme, tout chrétien capable de se dévouer. Toutes fois, chez la plupart, les premiers élans sont retenus par des devoirs, enchaînés par des affections. On se dévoue pour les siens ; c’est une exception quand on les oublie pour des étrangers. La virginité seule donne l’étrange pouvoir de faire du dévouement une habitude, une profession : tous les besoins du corps et de l’âme ont leur sœur de charité prête à les secourir. Les vierges « ces dévouées célestes (21)», affranchies des servitudes de la charité, et du sang, n’ont rien qui les retienne dans la voie du sacrifice, pas même le souci de leur vie, puisqu’elles se disent : «En ce moment, je rends service à Jésus-Christ (22). Purifions bien notre cœur et faisons notre âme «vaste comme les plages de sable ; au rivage des océans (23)», afin qu’elle soit « hospitalière à toutes les âmes (24)»


Affection

«O Jésus, faites de moi votre vierge et votre hostie ; qui dit hostie, dit pureté et amour. Mon Jésus, c’est au prêtre de faire son hostie et, en qualité de pain qui demande sa transformation, je me livre toute à vous. Voyant se clairement que vous le voulez ainsi, je me donne à vous en cette qualité d’hostie, je me donne pour être données. L’Hostie est à tous et à toute heures ; que je sois donnée et immolée partout où il ira de votre gloire et du salut des âmes.» (Xavérine de Maiste, carmélite.)

Examen

Suis-je apostolique ?

Est-ce que je prie et souffre pour la conversion des pécheurs, la persévérance des jutes, la multiplication ses vocation ?

Ma vie est-elle assez pure, pour que ma prière et mes immolations soient agréés ?

Suis-je à la fois bonne et délicate dans mes ministère s?

Ai-je bien en vue de donner Jésus-Christ aux âmes, les âmes à Jésus-Christ ?

Ces pensées me rendrent-elles le sacrifice plus léger ?

Résolution
Bouquet spirituel

«L’œuvre des vierges consacrées à Jésus, c’est d’aider à sauver les âmes.» ( Xavérine de Maistre, carmélite. )

Voir les références au lien F.Maucourant-References-du-sites.html


7- De- l'excellence de la parfaite chasteté

Into

Sa ressemblance avec Dieu

Dieu nous a faits à «son image et ressemblance (1).» Tous, nous reproduisons, d'une façon générale, sa sainte physionomie. Mais il y a des traits particuliers qui se trouvent marquées dans quelques-uns, d'une façon plus nette et plus expressive. Il existe, par exemple entre Dieu ou ce qui approche le plus de Dieu et les chastes, les vierges, des airs de famille, d'une similitude de goûts, une conformité de vie plus remarquables ; d'ou l'on conclut à l'excellence de la chasteté, «la perfection de la créature consistant, à ressembler au Créateur (2).»

1- La virginité fait imiter Dieu ;
2- La virginité fait imiter les anges ;
3- Affections ;
4- Examen ;
5- Résolution ;
6- Références ;


1- La Virginité imite Dieu

La vie de Dieu est infiniment féconde. De lui procèdent tous les êtres, et dans le mystère de son essence, il se donne l'ineffable joie de la famille, sans multiplier sa nature. Ils sont trois : Le Père, le Fils et le Saint-Esprit, et ces trois ne sont qu'un. Mais cette fécondité de Dieu est si pure, que rien au monde ne la peut représenter. La vie immaculée de Dieu prend en elle-même le pouvoir de se féconder ; rien de lui vient en aide, rien ne la déflore ; tout y est paix et béatitude, tout y est lumière et amour, et «la plus belle, comme la première des vierges, c'est l'auguste Trinité (3).»

«La virginité a donc tiré au ciel ce qu'elle imite sur la terre ; par dessus les nuages, le firmament et les anges, elle atteint, le Verbe jusqu'au sein du Père (4).» Elle nous rend semblable à Dieu ; c'est comme une incorruptibilité céleste et divine (5),» la vierge copie la perfection de Dieu, dans son esprit, dans son cœur et dans ses actions.

Dieu vit de sa propre contemplation. De même l'objet des pensées d'une vierge, c'est Dieu et le premier fruit de ce commerce intime avec lui, c'est de garder «saint son esprit et son corps (6).» Ce qui l'arrache au créée, ce qui la ravit à elle-même, ce qui la tient suspendue entre ciel et terre, c'est la vue incessante de Dieu ; elle fixe obstinément «se yeux illuminés (7)», sur son immatérielle beauté, rien ne l'attire, rien ne l'occupe en dehors de ce visage « glorieux dont la vision face à face la rassasiera (8)», pendant les siècles éternels. Parfois des apparitions frappent son regard, des rencontres, toutes ces images qui passent devant ses yeux de chair ou ses sens intérieur. Qu'importe ? «La chasteté veille et ramène tout à l'unité : elle ne voit plus que divers aspects de l'universelle beauté de Jésus-Christ (9).»

Comment, dès lors, ne pas aimer Dieu «de tout son cœur ? (10).» La Vierge sait que «Dieu seul est bon (11)». S'il se trouve, en face d'elle, des forces, des attraits, des appels capables de solliciter et d'émouvoir la volonté, son cœur simple et purifié s'habitue à tout regarder « comme une appartenance de Dieu (12)», un ruisseau alimenté par ce fleuve intarissable. Sa vie se passe à épurer ses joies, les rarement à n'être plus, comme celle de Dieu que «des joies dans le Christ, du Christ, pour le Christ (13).» Le règle qui gouverne son cœur est celle-ci : «Tout pour Jésus, Jésus pour Lui seul (14).»

Enfin, faisant profession de «mourir à tout ce qui n'est pas, Dieu, le vierges ne trouvent de vie et d'action que pour l'Époux céleste (15) » Elles se sont donné la liberté de pouvoir sans cesse, avec Lui, «s'occuper aux affaires de son Père (16)» et s'appliquer à tout «ce qui a satisfait son bon plaisir (17).» Telle est la force de la virginité, pour transfigurer les âmes qui veulent tirer du trésor évangélique tu ce qu'il contient : par la droiture et la pureté de leurs intentions, elle s'efforce de faire actions divines, des oeuvres éternelles. Si nous le voulons, notre état «nous rapproche de la splendeur de l'immortelle Trinité (18).»

2- La Virginité imite les Anges

Les esprits qui entourent le trône de Dieu sont aussi vierges. Leurs pures essences ne s'allient pas entre elles pour multiplier leur vie, mais toutes ensembles, elle se rassasient de la contemplation du Verbe, fruit virginal de la vie de Dieu ; elles reçoivent de la Trinité sainte, dont elle imitent la pureté, une immense lumière. Or, Notre-Seigneur, consulté sur les rapports que les élus auraient entre eux dans le ciel, répondit : «Ils seront comme les anges de Dieu (19).»

Le Maître voulait dire qu'ils seraient libre de tous les liens dont s'affranchissent les vierges, depuis que le christianisme a établie sur la terre le règne de la chasteté, tous les peuples soumis à l'évangile n'ont cessé de donner à cette vertu le nom significatif de vertu angélique ; d'un chaste, comme se saint Louis de Gonzague, on dit : c'est un ange. Les peuples d'Orient, appellent l'habit religieux, indice et gardien de la chasteté, «la forme angélique» . Les Pères de l'Église enseignent que «la chasteté fait, de ceux qui la gardent, des anges (20).» Ceux qui vivent dans la chasteté sont des anges, et ne croyez pas qu'ils soient des anges d'un rang inférieur, ils sont de l‘ordre le plus élevé et le plus noble (21).» Dans une de ses voisins, saint Jean voulut se prosterner devant un ange celui-ci ne le permit pas, « à cause de la virginité de l'Apôtre (22), et lui répondit :«Je suis de ton rang au de service de Dieu (23).»

L'ange saisit la vérité d'une façon immuable (24), et il ne peut concevoir que des pensées saintes pures reflet de l'éternelle lumière. Ainsi la vierge «lumière illuminée», «réserves des pensées pour les choses de Dieu (25)», «lumière illuminante (26).» L'ange ne produit que des désirs pures et innocents ; la vierge dresse son âme à porte « toutes ses aspirations vers Dieu fort (27).» L'ange voit Dieu, le bénit, l'adresse, se consume à son service ; la vierge déjà «goûte le bonheur d'être pure et de voir Dieu (28)», à sa façon ; elle a tout quitté pour être consacrées, «sans empêchement, à sa louange (29).»

La chasteté fait plus encore, elle semble élever l'homme au-dessus de l'ange lui-même. L'ange n'est point revêtu de chair des sang, et ne demeure pas sur la terre ; il n'a pas à redouter la convoitise de la chair et des passions : il n'est pas ramené en bas, par les nécessités du corps et n'a nul besoin d'une nourriture grossière ; les chants mélodieux ne sauraient l'amollir, ni la vue des humaines beautés le séduire : rien ne peut surprendre sa pureté bienheureuse (30).» Au contraire, la vierge «porte son trésor dans un vase fragile (31) ; elle «a des sens qui se révoltent contre l'esprit (32)». Et des milliers de voix lui cirent : «Viens, jouissons (33).» C'est donc quelques chose de plus grand de conquérir la gloire des anges, que de jouir ; être ange, c'est le comble du bonheur ; être vierge, c'est le comble de la vertu (34) »; «la pureté de l'ange est plus heureuse, la chasteté de la vierge est plus vaillante (35)».


Affections

«Donnez-moi, ô mon Dieu, pour me garder, la pieuse milice de vos anges, et vous, à qui la divine miséricorde, a confié, ô mon ange gardien, assistez-moi jour et nuit ; écartez de moi tout danger, tout ce qui est serait mal et tout ce qui se ne serait pas la vraie pureté. Si je m‘éloigne, rappelez-moi ; si mes ennemis approchent, repoussez-les. Conduisez-moi jusqu'au trône de Dieu, où je pourrais partager vos joies.» ( St Jean Gualbert. )

Examen
Quelle impression produisent sur moi les excellences de la chasteté ?
Vais-je l'estimer autant que Dieu l'estime ?
Mes sacrifices d'un jour ne me pèseront-ils pas, en face des grandeurs qu'ils me valent ?
Est-ce que ma vie est vraiment à l'image de la vie divine?
Tout est-il pur dans mon esprit, dans mon cœur, et tout moi-même ?
Suis-je angélique, m'élevant au dessus de mon corps, pour vire de façon céleste ?
Résolution
Bouquet spirituel :

«Qu'elle est belle la famille des chastes, et qu'elle est glorieuse ! Sa noblesse et éternelle.» (Sagesse , IV. I)

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