Quand Jésus s'offre à son Prêtre comme l'objet suprême de sa science sacerdotale, il requiert toutes les forces vives de son être. Il veut agir dans toutes les facultés de son âme, pour les vivifier chacune suivant leur nature propre.
La science de Jésus devient ainsi une lumière pour l'esprit, une flamme pour le coeur et une boussole polir la volonté. Quand une fois l'on a compris Jésus, on ne veut plus vivre qu'à la lumière des vérités éternelles dont ll est le principe ; on y trouve l'éclaircissement de tous les doutes et la solution de toutes les difficultés.
Lorsque le coeur s'est attaché à l'étude de la connaissance de Jésus, il en est ravi et il ne goûte plus les autres connaissances. Trouvant tout en Jésus, il se passionne pour Le mieux connaître et il vit de cette science divine.
La volonté trouve, à son tour, dans la science de Jésus, une force qui la maintient dans une orientation sûre qui la préserve des erreurs et des défaillances. Pour être un Prêtre selon le coeur de Dieu et pour accomplir efficacement la mission qui lui est confiée, cette science de Jésus, qui remplit l'âme tout entière, lui est indispensable.
Quelle bienfaisante lumière pour l'intelligence du Prêtre ! Quel rayonnement d'amour divin dans son coeur fait sur le modèle du coeur si tendre de son Maître ! Quelle sainte énergie de volonté en harmonie avec les obligations sacrées du Prêtre constitué le gardien de la vérité et le docteur de la science de Jésus son Maître !
PREMIÈRE MÉDITATION
Science de lumière pour l'esprit
1. — La science de Jésus est une science de lumière.
De sa nature la science tend à éclairer l'intelligence ; — elle est opposée à l'ignorance, et elle jette un jour de vérité sur les choses jusque là ignorées ou incomprises.
De ce fait, la science de Jésus participe à l'essence de toute science humaine : elle dissipe les ombres et elle fait pénétrer dans l'esprit des connaissances qui l'ornent et l'ennoblissent 1
A l'encontre toutefois de bien des sciences humaines, elle écarte absolument la fausseté et l'erreur qui enlèvent à la véritable science son caractère essentiel de vérité.
La science de Jésus n'est pas une science douteuse qui peut contenir un mélange d'erreur et de vérité : elle est la vérité pure et simple.
Elle est encore moins une science trompeuse, qui sous des dehors apparents de vérité cache le mensonge et l'illusion : elle est vraie d'une vérité essentielle et d'une nécessité absolue-2 Sous ce seul aspect, elle est déjà une grande lumière pour l'esprit et une satisfaction profonde pour qui cherche une vérité qui ne change point et demeure toujours la même 3 .
La science de Jésus n'est pas une simple science de rayonnement, mais une science puisée à la source même de toute vérité ; — une science qui a pour objet immédiat la vérité dans son essence; — une science qui contient à elle seule toutes les vérités dignes de ce nom ; —une science qui ne dérive d'aucune autre et qui demeurera éternellement la science unique et absolue.
Comment une telle science ne serait-elle pas une lumière éclatante pour l'esprit 4 , - lorsque l'esprit est fait pour la lumière et la vérité, et que la lumière et la vérité, c'est Jésus?
« Je suis la lumière du monde 5 », nous dit Jésus, c'est-à-dire la lumière qui contient la vérité, — la lumière qui n'est point empruntée mais qui prend naissance dans mon sein, — la lumière qui éclaire les intelligences et les vivifie, — la lumière qui brille dans le monde pour révéler les vérités éternelles et conduire les âmes à la béatitude. 6
Le premier objet naturel de l'intelligence humaine, c'est celui dont la connaissance lui est indispensable et qui contient en lui-même toute sa destinée. Seule la connaissance de Jésus répond à cette vérité.
Ignorer le principe de son existence est une ignorance impardonnable ; — le connaître est un devoir et un besoin. Ne point savoir quelle est sa destinée est une ignorance doublée d'aveuglement ; — le comprendre est donner du sens à son existence et du ressort à sa vie.
La pensée de Jésus évoque aussitôt celle du Verbe divin par qui tout a été fait 7 : c'est Jésus éclairant et révélant notre origine. — Plus nous Le connaîtrons, et plus sa lumière divine illuminera notre intelligence et nous instruira des vérités éternelles 8. La connaissance de Jésus nous donne en même temps celle de notre destinée. L'inquiétude de notre esprit et l'incertitude de l'avenir dispa raissent dans la lumière que Jésus projette sur sa propre glorification et sur les promesses qu'Il nous a faites de nous y faire participer-9
Quand une fois notre esprit s'est fixé en Jésus et en a été éclairé, il se repose en Lui, car il a trouvé la plénitude de la vérité à laquelle il aspire naturellement 10 .
C'est déjà posséder la vie éternelle que de croire en Lui 11 . Adhérer de tout son esprit à ce que Jésus est en Lui-même et à toutes les vérités qu'Il nous a révélées, c'est se baigner dans des flots de lumière divine, c'est pénétrer dans la vie éternelle dont chacune de ces vérités est un rayonnement 12 .
Comme le Prêtre a sa place toute marquée dans ce royaume des vérités éternelles qu'éclaire la lumière incréée et que vivifie la vie par essence !
Jésus se présente sans cesse à lui, pour en être toujours mieux compris. Il veut en être étudié assidûment, afin de se révéler davantage à lui et de rendre ses connaissances plus fructueuses par la vie qu'Il leur communique.
2. — La science de Jésus est une science vitale.
« La vie était dans le Verbe, nous dit saint Jean, et la vie était la lumière des hommes 13. » Il y a donc corrélation entre la lumière et la vie.Plus tard, Jésus se proclamera en diverses circonstances la lumière du monde 14 et la vie par essence 15 . Le connaître, c'est donc en être illuminé; Le posséder, c'est donc en vivre.
L'intelligence Le possède à sa manière, en Le connaissant, et en Le connaissant, elle en vit. Plus elle accroît sa science de Jésus, et plus elle en vit.
L'unique manière pour un esprit créé de participer à la vie divine, c'est de recevoir la lumière de vérité par la connaissance qu'il a de la Divinité. Plus cette lumière est brillante, et plus l'esprit acquiert une intensité de vitalité.
D'où, fixer Jésus pour en acquérir une science plus grande, c'est puiser en Lui, en même temps que la lumière, la vie qui découle de l'éternelle vérité -16
Cette lumière vitale qui provient de la connaissance de Jésus, se présente sous deux aspects : dans son origine et dans ses effets.
Originairement elle nous montre en Jésus le foyer lumineux de toute vérité et de toute vie. La lumière, c'est Lui ; la vie, c'est Lui ! Cela seul est la science des sciences.
Le comprendre, c'est y participer. Jésus ne nous éclaire sur Lui-même que pour nous faire vivre de Lui. Sa connaissance ici-bas comporte des germes d'éternité 17- .
Si tout cela est vrai de toute intelligence humaine, que dire de celle du Prêtre en particulier, dont l'existence est vouée exclusivement au service de Jésus' 18- et dont toute la science consiste à connaître son divin Maître et à Le révéler aux âmes ?
Le Prêtre a besoin d'être éclairé ; c'est pour Lui surtout que Jésus est lumière et vérité.
Le Prêtre doit posséder une science en rapport avec la mission divine qu'il a à accomplir : Jésus s'est porté garant du succès, à condition que le Prêtre Lui demeure uni et ne cesse d'en faire le foyer de lumière où il vienne constamment puiser la vérité et la vie.
Tant que le Prêtre consulte Jésus et reste attaché à sa doctrine, il se tient à l'abri de l'erreur.
Tant qu'il recourt à cette source lumineuse de vérité, il trouve la solution de ses difficultés et de ses doutes.
Tant qu'il fait de Jésus l'objet de ses études et le sujet de ses méditations habituelles, il acquiert une connaissance illuminatrice de son Maître qui devient le gage et le secret de la écondité de son ministère auprès des âmes I9.
Comment le Prêtre remplirait-il sa mission, s'il perdait contact intellectuellement avec Jésus ? — A quoi lui serviraient ses autres connaissances, s'il ne possédait celle de Jésus?— Quelle science en harmonie avec son Sacerdoce enseignerait-il, s'il ne communiquait celle de Jésus, la première en excellence, celle qui renferme toutes les autres, la seule vraiment indispensable pour le temps et l'éternité ?
Un Prêtre, c'est Jésus enseignant. Quand Jésus parlait et prêchait, Il révélait son Père qu'Il connaissait. Quand le Prêtre enseigne, il révèle Jésus qu'il étudie.
« A qui irions-nous ? disait saint Pierre à Jésus, vous avez les paroles de la vie éternelle 20.» A qui, autre qu'à Jésus, le Prêtre pourrait-il recourir pour connaître la vérité et en vivre ? Son esprit réclame cette plénitude de lumière vitale qu'il ne peut trouver qu'en Jésus 21 .
Il ne peut être un Prêtre intelligent de son Sacerdoce, que s'il fait de Jésus le centre de sa science et de ses contemplations.
Il ne peut faire produire à son Sacerdoce tout ce qu'il contient de vie divine, que si Jésus demeure pour lui le Souverain Prêtre constamment étudié, ardemment aimé, et vivifiant sa science de ses divines lumières.
DEUXIÈME MÉDITATION
Science d'amour pour le coeur et de rectitude pour la volonté
1. — La science de Jésus est une science d'amour pour le coeur.
Toute science vraie doit passer par l'esprit pour arriver jusqu'au coeur.
Une science qui ne ferait que séjourner clans l'esprit, sans exercer son influence sur le coeur, serait une science purement spéculative à laquelle il manquerait son couronnement nécessaire.
Naturellement l'esprit veut connaître en vue d'adhérer pleinement à sa connaissance ; mais pour cela, il a besoin du secours du coeur qui, à son tour, le porte vers l'objet connu 22
C'est d'un commun accord que l'esprit et le coeur concourent ainsi à l'acquisition de la science, laquelle, pour être pratique et fructueuse, doit être perçue d'abord par l'intelligence, puis fécondée par le coeur 23 .
En appliquant ces principes à la connaissance de Jésus, objet souverain de toute science divine et humaine, on en arrive aussitôt à une science amoureuse qui met le coeur en activité en même temps que l'esprit I.
Comment considérer Jésus sans se sentir porté vers Lui ? 24
Comment Le connaître vraiment sans L'aimer ? 25
Comment se complaire dans cette science des sciences, sans y trouver en même temps son bonheur et son repos? 26
Quelle pourrait bien être une connaissance de Jésus, qui n'attirerait pas l'assentiment du coeur ? Elle serait une connaissance fausse, qui ne répondrait pas à la vérité de l'objet de la connaissance-27
Elle serait une connaissance factice, qui prétendrait saisir la réalité, mais sans la comprendre-28.
Elle serait une connaissance incomplète, à laquelle il manquerait son couronnement nécessaire et essentiel -29 .
En fait, un Jésus connu qui ne serait pas aimé, ne serait plus le vrai Jésus que nous connaissons, — le Jésus qui s'offre à nos contemplations et qui ne se révèle que pour être aimé-30
Il ne s'agit pas non plus d'un Jésus aimé vaguement et spéculativement, — mais bien d'un Jésus aimé autant qu'Il est connu, — d'un Jésus dont la connaissance remplisse le coeur autant que l'esprit, — d'un Jésus étudié pour être plus aimé, et aimé pour être mieux compris 31 . Science divine qui remplit l'esprit de lumière et le coeur de charité 32 .
Science pleine de douceur et d'attrait, qui met l'esprit en possession de l'éternelle vérité et qui fournit au coeur les joies anticipées de la Béatitude 33
Science aimée et désirée, qui satisfait pleinement l'esprit et le coeur et qui les passionne divinement pour Celui qui est le tout de tout au ciel et sur la terre : Jésus 34
Science de Jésus, science du Prêtre. Le Prêtre est le premier qui doit aimer Jésus, parce qu'il est le premier qui doit Le connaître.
Plus que tous il est tenu d'en avoir une science exacte et complète ; plus que tous, par voie de conséquence, il doit posséder un coeur ardent et plein de charité pour son Maître.
Il connaît Jésus, et il L'aime. Il L'étudie sans cesse, et il accroît d'autant l'amour qu'il Lui porte 35-.
Il s'applique à mettre sa vie en harmonie avec la science qu'il a acquise de Jésus, et il y emploie également toutes les forces vives de son coeur 36
Le Jésus qui se présente à lui est un Jésus tout d'amour 37 ; qui descend du ciel par amour 38 ; qui vit et meurt par amour 39 ; qui ne demeure dans l'Eucharistie que par un excès d'amour s ; et qui éternellement sera au ciel le foyer inextinguible de l'amour infini 40.
Serait-il possible qu'ayant la science de tant d'amour, le Prêtre n'en vive pas à son tour ?
Il ne peut rien apprendre de Jésus sans voir l'amour L'inspirer et Le diriger en toutes choses.
Cette connaissance lui met déjà de l'amour dans l'esprit ; comment n'agirait-elle pas dans son coeur pour lui faire aimer cette connaissance d'amour ? 41
D'autant plus, qu'en se révélant, Jésus fait connaître ses désirs ardents et ses volontés formelles d'être aimé. — Tous ses enseignements sont amour et appellent l'amour. — Plus on les connaît, et plus on comprend la nécessité de L'aimer. — Plus on devient savant dans la science de Jésus et versé dans sa doctrine, et plus on se sait voué à une science toute d'amour 42 .
Le Prêtre est évidemment l'homme de l'amour comme l'homme de la vérité.
Ou'il regarde Jésus, et il se sentira attiré. Qu'il s'excite à Le mieux connaître, et il apprendra à L'aimer.
Qu'il en fasse l'objet suprême de sa science, et son coeur vaudra L'aimer sans mesure.
Qu'il ne connaisse plus que Jésus-Amour, et il vivra d'amour comme Lui 43 .
2. — La science de Jésus est une science de rectitude et d'énergie pour la volonté.
Il est une autre faculté qui intervient dans toute science humaine : la volonté.
Cette faculté maîtresse est nécessaire pour donner aux connaissances leur véritable orientation.
Connaître, c'est nécessaire ; adhérer à sa connaissance, c'est indispensable ; influencer les opérations de l'esprit et du coeur et les affermir en les dirigeant, c'est le rôle essentiel de la volonté 44 .
La volonté peut rejeter les suggestions de l'esprit et réprimer les mouvements du coeur, comme elle peut les accepter et les seconder.
C'est ainsi qu'elle entre dans le domaine des connaissances, mais pour y exercer un contrôle qui lui revient de droit 45 .
La science des choses divines comme celle des choses humaines est soumise aux mêmes lois.
Lorsque la connaissance de Jésus se présente à l'esprit et influe sur le coeur, elle entre également en contact avec la volonté et elle réclame son action.
D'autre part, la volonté ne peut se soustraire à l'influence qu'exerce sur elle, comme sur le coeur et l'esprit, Celui qui fait l'objet divin de leur science commune 46 .
Jésus ne peut être connu et aimé, sans être en même temps voulu dans la connaissance qu'en a l'esprit et dans l'affection que Lui porte le coeur.
Par le fait que cette connaissance est la connaissance de la vérité dans son essence, la volonté y adhère pleinement et devient ainsi la règle des opérations de l'esprit.
Cette connaissance étant aimée parce qu'elle est souverainement aimable, la volonté met son sceau sur les opérations affectives et devient ainsi la directrice des affections du coeur.
De même que Jésus ne peut être connu sans être aimé, et être aimé sans être voulu ; ainsi Il ne peut être connu sans être une lumière pour l'esprit, aimé sans être un besoin pour le coeur, voulu sans être une rectitude pour la volonté.
Le connaître, L'aimer et Le vouloir, c'est Le connaître tel qu'il est, L'aimer comme Il le mérite, Le vouloir absolument.
Cela suppose l'harmonie complète avec tous ses divins vouloirs-47 C'est donc à Jésus qu'il appartient de faire des lois, de tracer des lignes de conduite, d'exprimer des volontés, d'imposer des devoirs et de réclamer l'obéissance absolue à son bon plaisir.
Toutes les volontés humaines doivent Lui être soumises, s'inspirer de son esprit, accepter sa doctrine, suivre ses enseignements et recevoir de Lui les lumières qui les doivent diriger 48 .
Quelle sécurité pour ne pas errer ! Quelle assurance de rectitude de jugement et d'énergie de volonté, pour accomplir son devoir partout et toujours ! 49-
La science de Jésus bien entendue conduit nécessairement à cet esprit surnaturel qui porte à recourir à Jésus en toute occasion, pour en connaître la pensée et en recevoir le mot d'ordre 50 .
C'est ce qui convient avant tout au Prêtre, qui est devenu le disciple de Jésus pour en pratiquer les vertus, en observer les commandements, en accomplir les volontés, en enseigner la doctrine et se faire un écho fidèle des sentiments et des désirs de son Maître.
S'il connaît bien Jésus, il s'efforcera de L'imiter -51 . - S'il aime Jésus, il éprouvera le besoin de Lui ressembler 52 . - S'il comprend la mission qu'il en a reçue, il voudra Le consulter 53 . - S'il possède la vraie science de Jésus, il acquerra la sagesse qui le doit diriger et les saintes énergies qui le maintiendront courageux et fidèle dans la voie du devoir et de la sainteté-54
EXAMEN
Le Prêtre est tout entier consacré à Jésus son Maître, en vue de la fin de son Sacerdoce qui est de glorifier Dieu par le salut et la sanctification des âmes. Jésus se donne à lui, et lui Le donne aux âmes. En se donnant à son Prêtre, Jésus devient sa lumière de vérité, le foyer de son amour et la règle de sa vie. Le Prêtre doit tout trouver en Jésus et se préoccuper d'y venir constamment puiser. Est-ce là ce que j'ai compris et ce que je fais ?
Mon esprit se tourne-t-il naturellement vers Jésus ? — Vais-je à Lui pour recevoir la lumière et connaître la vérité ? — Suis-je persuadé que tant que je n'aurai pas une science complète de Jésus, mon devoir est de poursuivre mes études ?m'appliquer sans relâche à ces saintes réflexions. Ne m'arrive-t-il pas d'étudier sèchement mon Maître, d'une façon plutôt spéculative, ne pensant qu'à orner mon esprit de sa connaissance, sans me préoccuper de remplir mon coeur de son amour ? — Ai-je eu soin d'accompagner des ardeurs de mon amour les efforts que j'ai faits pour acquérir la science de Jésus ? — Si je n'aimais pas le Jésus de ma science, comment aimerais-je ma science de Jésus ?
Jésus veut être connu de son Prêtre et devenir pour lui l'objet de ses plus ardents désirs. Le Prêtre ne doit aimer que Jésus et ne vouloir que Lui. La connaissance de son divin Maître, voilà ce qui doit l'inspirer et le diriger dans la voie et la grâce de sa vocation. — En est-il ainsi pour moi ? — Suis-je décidé à tout subordonner à l'étude et à l'acquisition de la science de Jésus ? — Le faire, c'est pour le Prêtre une grâce de vie.
PRIÈRE
O J ÉSUS, qui avez fait mon esprit pour Vous connaître, mon coeur pour Vous aimer et ma volonté pour Vous suivre et Vous imiter, remplissez- moi de votre éternelle et divine science.
Mon âme sacerdotale a soif de Vous mieux connaître. Je me sens tellement fait pour Vous, que j'aspire avec ardeur à pénétrer en Vous pour en être illuminé, en vivre et en être transformé.
O Jésus, mon Prêtre adoré, Vous serez mon unique science.
O Jésus, mon Prêtre tendrement aimé, Vous serez la sublime passion de ma vie.
O Jésus, mon Prêtre glorieux, que je contemple dans Ies splendeurs des cieux, et qui m'appelez à partager votre gloire comme Vous m'avez déjà fait participer aux sublimités de votre Sacerdoce, faites de moi un fidèle imitateur de vos vertus et rendez-moi agréable à vos yeux. Tout en Vous et tout pour Vous. Ainsi soit-il.
Pratique.
Désirer avant tout la science de Jésus et prendre les moyens de l'acquérir.
Oraison jaculatoire.
— O Marie, daignez me donner l'intelligence de Jésus et me faire croître dans sa connais sance et son amour.