DU COMITÉ DIOCÉSAIN DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À
DEVENIR PRÊTRE?


LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE?

Allez voir cette page

Dieu-t-appel-a-devenir-pretres-mais-ou-aller.html

Prêtres du Monde

auteur

+ Sr Denise Christiaenssens
Ermite de la croix o.f.s.

Rimouski Qc. Canada

Titre de la série :
À la Trinité par l'hostie
Titre de la page:

Le Feu de Dieu -37
L'effusion de l'Esprit-Saint -38
L'union au Verbe -39
 Une humanité de surcroît -40

Tout son mystère -41

Nom de l'auteur:
Don Vanadeur .
 


Le Feu de Dieu -37 

Quatrième Partie- O Feu consumant

O Feu consumant

Seigneur Jésus, vous avez dit : Je suis venu apporter le feu sur la terre, et que veux-je, sinon qu’elle en soit embrasée (1) ?

C’est le prodige qui s’opère en ce moment, dans le tréfonds de l’être. Il y a là, les saints le ressentent un incendie allumé tout à coup, et qui dévore l’ âme et ses puissances. L’imagination elle-même en recueille la grâce ; ne peut-elle, en effet, se représenter votre cœur, ô mon Dieu, apparu jadis à tant d’autres, votre cœur entouré de flammes ardents et jetant ses étincelles d’amour, par atteindre ceux et celles qu vous visitez ?

La mémoire s’embrase au souvenir de tant de bontés de votre part; l’intelligences, éclaire vivement au contact de ce feu consumant qui le pénètre ; le cœur se fond dans le ardeurs de ce braiser ; et la volonté se jette, comme aveuglément, en l’amour que ce feu représente. Le corps lui-même éprouve comme une purification que le spiritualise de plus en plus. Oui, c’est tout l’être qui subit l’action de ce feu consumant qu’apporte l’Hostie que vous êtes, Dieu de l’eucharistie.

En ce moment, ne sis-je pas un peu comme le buisson où Moise adorait Celui este qui est (2) quand il voyait dévoré par un feu qui ne le consumait ? C’est bien cela. Comment se fait-il que Dieu soit en moi, en ce moment, et que je ne sois pas annihilé par la vive flamme de son être ? le cœur du Christ brûle dans le mien, et le mien brûle dans le sien, et je meurs pas consumé dans le brasier de Dieu ?…

Qui êtes-vous, feu consumant (3) apporté par Jésus-Christ, mon sauveur ? L’église me répond que c’est son Esprit–Saint. L’Amour éternel du Père et du Fils, L’Amour éternel du Père et du Fils, l’Amour qui embrase la Trinité entière et l’humanité sacrée de Jésus. D’elle, il vient à mon âme, à mon corps ; et me voilà envahi du même feu pour brûler, avec Dieu, du même amour qui le dévore.

C’est là le prodige quotidien que ma foi adore, lorsque recueillant mes puissances à l’heure de ma communion je me livre à l’amour du Sacré-Cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ. Quelle donation mutuelle ! Je me donne, je lui ouvre toutes les avenues de mon âme ; rien ne lui reste caché ; il envahit mon être jusqu’en ses dernières retraites… Alors, il souffle sur lui les flammes de ce feu divin qui dévore sa propre humanité, le buisson adorable qu’avait reconnu et salué le prophète, et dont je ne suis que le misérable image.

Soufflez sur moi, Seigneur Jésus, ce feu de l’Esprit-Saint qui envahissait l’hostie à l’heure de la consécration, pour la changer en vous, pour en faire le sacrifice auguste qu’agrée votre Père céleste et qu’il assume à lui, pour en faire retomber, sur tous, la plénitude des bénédictions et des grâces ! C’est cette hostie que je viens de recevoir, vous-même, ô Jésus, humanité sacrée qui se livre à moi, feu qu’elle apporte à cette terre que je suis.

Cœur sacré de mon Sauveur, dardez donc sur mon cœur à moi quelques rayons de cette flamme que j’adore, de ce Esprit qui vient renouveler la face de ma terre; et que s’emparant de mon amour, il le transforme en le vôtre, me faisant communier à l’amour du Père, du Fils et du Saint–Esprit !

Face bénie de mon Sauveur, vous qui brillez comme le soleil, quand il est dans sa force (4), dardez vos rayons sur mon propre visage, et que soient dissipées dans mon âme, enfin, les ténèbres qu’accumulèrent mes innombrables péchés, offenses et négligences de tous genres ; que s’efface, par la vertu de l’Esprit-Saint, qui est le Rémission des péchés (5), toute trace d’infidélité et de faiblesse.

Mains sacrées de mon sauveur, dont les plaies que j’adore restent des foyers brûlants de lumière et d’amour, envoyez à mon âme, les salutaires influences de l’Esprit qui purifie toutes mes actions et les rend agréables au Dieu que me les ordonne.

Pieds bénis de mon Sauveur, où Madeleine brûlante d’un amour qui lui rendait comme une plus haute virginité, versez en torrents les grâces, qui font pleurer les ingratitudes, les lâchetés, et mériter le baiser de mon Dieu.

Feu consumant de la Très Sainte Trinité, Amour éternel, qui ne cessez de me poursuivre de vos puissantes opérations, venez à mon âme et restez ave elle, afin que tout ce jour, je brûle de votre propre amour, pour aimer mon Seigneur Jésus-Christ !

Références

1-Luc., XII,49
2- Ex., III,14
3- Hebre., XII.23
4- Apoc.,1,16
5-Poste, du mardi de Pentecôte
 


L'effusion de l'Esprit-Saint - 38

Quatrième Partie- O Feu consumant

Esprit d’amour, survenez de moi.

Sans ma sainte communion, voilà la grande grâce parmi tant d’autres que j’implore de Jésus-Hostie : C’est qu’il daigne répandre en moi son Esprit-Saint, l’Esprit du Père et du Fils.

Savoir ce qu’est l’Esprit-Saint, c’est mieux comprendre la raison de cette demande, c’est saisir son importance capitale dans l’ordre de la conformation avec Jésus, ce qui constitue toute la sainteté.

On l’appelle, Esprit, Souffle sacré, parce qu’il est l’aspiration, le soupir amoureux de la volonté de Père et du Fils Jésus souffle sur ses apôtres, quand ailleurs donne l’Esprit -Saint. Il leur fait comprendre par là, qu’il leur communique ce soupir d’amour, qui va du Père au Fils, qui retourne du Fils au Père, et qui fait de l’Esprit le souffle amoureux du Père et du Fils ; souffle sacro-saint, dans lequel ils s’étreignent ineffablement, dans lequel Dieu veut embrasser l’âme qu’envahit son Esprit.

Et parce que l’amour fait l’union et l’unité du Père et du Fils, ce qui leur éternelle perfection, c’est aussi leur sainteté plénière. Et c’est pourquoi, nous l’appelons le saint, le Saint-Esprit, nom adorable de la sainteté de Dieu.

Pour autant que notre raison peut saisir quelque chose de la vie divine, nos surprenons, dans le sein du Père, comme un double pulsation d’ineffable dilection : le Père contemplant son essence et ses perfections infinies s'en forme une parfaite image, terme de sa connaissance, qui est son Fils, le fils de ses complaisances. Et le Fils se retourne vers celui qui l’engendre ; il le reconnaît, s’il se peut dire, en s’abîmant en cette même essence et perfections qui leur sont communies, et se voyant l’un et l’autre infiniment parfaits, infiniment aimables, il est impossible qu’ils ne s’aiment infiniment. De l’amour réciproque du être et du Fils résulte un amour infini égal en toutes choses à la bonté qu’ils aiment, et c’est pourquoi, cet amour est Dieu, le Saint des Saints, Dieu comme le Père et le Fils dont il procède.

Cet Esprit-Saint, certes, ne peut appeler Dieu son Père : c’est le privilège du Fils engendré du Père. Mais, chose admirable, dans ceux en qui il surviendra et qu’il fait les enfants adoptifs de Dieu, dans les cours, dont il prendre possession, c’est lui, qui par sa longue de feu, criera vers Dieu. Père, Père (1) !..

Et c’est ainsi que l’Esprit- Saint, de que nul ne procède au sein de la Trinité, créera en dehors de Dieu des enfants à qui il donnera la liberté, dans une confiance pleine d’amour, d’appeler Dieu lui-même et de l’invoquer, disant : Notre Père (2)…

Adorable Esprit-Saint, que ne vous dois-je pas, moi, la plus indigne de vos créatures ? Souffle du Père et du Fils, vous me donnez de communier à l’aspiration ineffable du Père dans le Fils, à la aspiration du Fils dans le Père ; et, mû par ce souffle d’amour, vous me permettez de crier vers Dieu : Père, mon Père à moi !…

C’est au baptême que vous me donnez droit à cette capacité de vie divine, en moi. Mais, que faut-il dire de l’eucharistie, sacrement des sacrements, à laquelle l‘ordonnait directement le sacrement de la régénération spirituelle, mon baptême ?

Par vous, Jésus- Hostie, en vous, dirais-je mieux, dans une unité qui jette en stupéfaction des anges du ciel, j’aspire le souffle d’amour infini, dont vote cœur est l’immense réceptacle et la fournaise ardente, par vote sacret admirable, je communie au mystère d’amour qui unie le Père au Fils, le Fils au Père.

Esprit-Saint, qui remplissez le cœur eucharistique de Jésus, survenez donc en moi ! Survenez en moi, comme vous surveniez au baptême de Jésus, pour faire de lui l’objet des complaisances, de son Père.

Survenez en moi, Amour sans lequel je ne suis plus rien, sans lequel il n’y a plus en moi de vie éternelle, même commencée ! Soufflez sur moi, par le cœur de Dieu qui vit en règne en ma poitrine, qu’il fait son brasier dans le temps, en attendant qu’il en fasse, par lui et en vous, la vive flamme d’amour éternel. Ainsi soit-il

Références

1-Gal., IV,6
2-Math., VI,9,


L'union au Verbe - 39


Quatrième Partie-O Feu consumant

Afin qu’il se fasse, en mon âme, comme une incarnation du Verbe.

Le Verbe du Père, engendré éternellement de la connaissance amoureuse que ce Père a de lui-même, est en moi, en moi si indigne, véritable, si pauvre, si misérable. Il est donc dans mon être tout entier, dans mon âme qu’il inonde de sa lumière, dans mon corps qu’il purifie et ressuscite comme par avance, selon sa promesse.

Je vous adore, mon Dieu, Dieu de Dieu, Lumière de Lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, qui vous êtes fais chair et avez habité parmi nous, afin que la chair que je suie devînt comme le Verbe et habitât en lui.

Si vous n’avez pas seulement pris ma chair, mais encore mon âme, mon intelligence, ma volonté, tout ce qui est propre à nature n’est-ce pas afin de pouvoir vous unir à tout mon être ? N’avez-vous pas voulue, par là, m’arracher à tout le reste, me fondre en vous, s’il se peut dire, en vous adaptant tout entier à tout ce que je suis ?

Je le sans bien : il n’y a eu, il n’y aura jamais qu’une seul et parfaite incarnation du Verbe. Mais, cependant, si l’eucharistie existe, n’est-ce pas, avant tout, pour rapprocher Dieu de moi, autant qu’il est possible à une créature de se rapprocher de Dieu ?

Ne puise-je pas appeler comme une incarnation du Verbe cette communion que je réalise, chaque matin, au corps, au sang, à l’âme et à la divinité ; de Notre-Seigneur Jésus-Christ ? L’effet principal de l’eucharistie, n’est-il pas de réunir l’home au Christ ? Cette union n’a-t-elle pas pour terme direct l’humanité sacrée, et indirectement sa divinité, c’est-à-dire la personne du verbe ? N’y-a-t-il pas là comme une espèce d’incarnation ?

Sans doute, faut-il appeler cette union, une union plus morale encore que physique avec le Christ. Et pourtant, qui osera nier que cette union on dit si bien communion soit physique aussi, encore que spirituelle, et proprement dire mystique, c’est-à-dire cachée, mystérieuse, ineffable, en un mot, une union morale crée en quelque façon par ce bien corporel ?

Il vent de descendre sur terre pour m’élever jusqu’au ciel ; il se fait homme, diront-on, en moi, pour me faire comme un Dieu. Il s’unit si bien à ma nature, il se donne lui-même si parfaitement à moi que je reçois Dieu même dams mon âme en communiant à son corps et à son sang.

N’est-il pas vrai que s’il n’avait été que Dieu, il n’aurait pas pu s’unir ainsi à moi, se faisant ma nourriture ? Et s’il n’avait été qu’un homme, comment aurait–il pour m’unir à Dieu ?

Ce faisant, il manifeste sa force, une fois de plus ; le feu semble consumer le fer qu’il dévore, mais que faut-il dire de celui qui est la forme qu’on adore, quand il daigne s’emparer de la faiblesse et l’unir à cette force ?

Je n’apparais vraiment plus qu’un goutte d’eau dans cet océan divin, immense, infini. Mon être est tout saturé de lui, S’il vient à moi, c’est afin que ma vie ne soit plus que la bonne odeur de ce parfum qu’il est, ainsi que l’Apôtre écrit : Nous sommes en tout lieu la bonne odeur du Christ (1)

Quel mystère ! Ce sacrement est véritablement, grand (2). C’est celui des noces mystiques de âme avec le Verbe
d'être. Et c’est à propos de celles-ci qu’on peut dire encore : Ils ne feront plus qu’une seul chair (3).

Cette espèce de mariage sacre-saint associe deux êtres devenus semblables et les fond en une vie commune. Je suis le pain de vie (4), a-t-il dit, déclarant que quiconque le mange vit par lui (5)… N’est-ce pas tout dire ?

La chair vivante de mon Dieu répare, à tous instant, dans cette communion, ce vase d’argile que je suis. Devenu à ce point le membre du Christ, je me soumets à lui, m’obéis, je m’abandonne à l’impulsion de mon Chef sacré. Le pain de vie me change me transforme. M’assimile à celui que je mange.

Esprit-Saint, Feu consumant, Esprit d’amour, survenez-donc en moi, afin que s’accomplie plus pleinement ce mystère de foi. Il ne tend à rien de moins qu’à me disposer, toujours mieux chaque jour, à cette communication de Dieu en moi, à ma fusion merveilleuse en Dieu. On dirait quelque chose de ce commerce admirable qui s’établir entre vous et la Vierge des vierges lorsque l’ombrageant de votre vertu très haute, vous produisiez en elle le Fils du Père.

C’est votre ouvrage à vous, Esprit –Créateur. Recréez moi en Jésus-Christ ; faite de moi la créature nouvelle (6) qui prolonge, pour ainsi dire, l’Incarnation de celui qui daigne renouveler en moi tout son mystère !

Références

1- Décret pour les Arménies Denz 698
2-II Cor., II,15
3- Ephes,V,32
3-Ibeid., 31
4-JonanVI,51
5-Ibid., 54-58
6- II Cor., 17


 Une humanité de surcroît - 40

Quatrième Partie- O Feu consumant

Que je lui sois une humanité de surcroît

C’est jusque là, Seigneur Jésus, Hostie de Dieu et des hommes, que vous poussez la donc descendance, une condescendance d’amour infini! Vous êtes retournée au ciel, en la gloire du Père ; vous siégez à sa droite, dans tout l’éclat de la majesté suprême. Mais afin que ce corps mystique que vous constituez avec l’Église, avec chacun de ses membres, puisse être réunion à vous, vous daignez faire participe chaque d,’eux à la vie, même de votre sainte humanité de surcroît.

En ce moment, ne suis-je pas vraiment et comme Jésus ? Il y a des âmes qui expérimentent cette présence réelle, et comme cette identification avec vous. Sans doute, vous et moi restons bien distincts ; il n’y a là aucune identité de substance, ni confusion comme ciel d’une cire dans une autre. Si les saints Docteurs de l’Église le disent parfois, c’est pour exprimer, autant qu’ils le peuvent, jusqu’à quel point vous nous assimilez à vous.

Je suis devenu Jésus, c’est-à-dire vous, autant que je puis l’être. Ma communion opère cette transformation. Je suis sous l’action immédiate de cette divine action, qui me change en vous. Car, c’est l’effet de cette nourriture céleste que vous m’êtes. Je ne la transforme pas en moi ; c’est elle qui en transforme et me change en elle.

Quel bonheur est donc le mien ! Je n’ai plus à chercher Jésus, tant en moi, il se fait moi. Je vis, non plus moi, mais le Christ vit en moi… Je vis en la foi du Fils de Dieu, qui m’a aimé et s’est livré pour moi (1). Je n’ai qu’une réponse à faire à cet amour, à cet abandon de vous-même à moi ; il faut que je me livre à vous; il faut que je vous aime, au point de disparaître en vous.

A cette heure, ô Jésus, vous, mon chef, vous, l’influx divin qui dirige et vivifie mes opérations tous les actes que je poserai aujourd’hui, mes pensées, mes désirs, mes vouloirs, mes joies, mes peines, mes travaux et mes croix, à cette heure bien, je puise en vous les énergies sacrées qui doivent diviniser tout mon être et lui faire produire des actes semblables à ceux que pourrait poser vote humanité, que j’adore dans le Verbe.

Seigneur, opérez donc en moi ce grand mystère de mon identification avec vous. Que nous ne soyons plus eux, mais un seul en vous !

Lorsque je prierai, aujourd’hui, que mes yeux élevés au ciel soient les yeux de Jésus cherchant son Père et lui redisant, comme après la dernière Gène ; Père, l’heure est venue, glorifiez vote Fils, afin que votre Fils vous glorifie. Car, tout ce qui es à moi est à vous, et tout ce qui est à vous est à moi.

Père, Saint, gardez dan votre Nom, ceux que vous m’avez donnés, tous ceux que j’aime, tous ceux qui se recommandent à ma prière, tous ceux qui ont besoin, tous ceux qui sont dans la tribulation et gémissent son le poids de leur croix.

Sanctifiez-nous tous dans la vérité, ceux que je vous offre en oblation avec moi, en ce sacrifice consacrez-le vos victimes d’amour, d’adoration et de préparation ; je me sanctifie pour eux, afin qu’ils soient sanctifiés en la vérité, qui est votre Fils.

Père, qu’ils soient un, comme vous vous êtes en moi et moi en vous, pour qu’eux aussi, ils soient un en nous.

Père, ceux que vous m’avez données, je veux que là où je suis, ils soient avec moi, afin qu’ils voient la gloire que vous m’avez données…afin que l’amour dont vous m’avez aimé soit en eux, et qu je suis, moi aussi, en eux (2).

Il me semble que je ne suis jamais mieux Jésus que lorsque, dans ma communion, je répète cette prière Sacerdotale du Maître, celle qu’il récitait après la communion à sa propre chair, à son propre sang, après la communion distribué aux apôtres.

Mai je dois rester ainsi Jésus tout le jour. Ma sainte Messe n’a pas cessé ; elle va se poursuivre à chute heure de cette journée. Ma communion que l’achève ne peut cesser. Les saintes espèces vont disparaître, pour mais la vertu toute puissance de l’eucharistie, oui ; mais la vertu toute-puissance de l’eucharistie de son mystère persévèrera en moi.

Je serai Jésus partout où j’irai, partout où je me tiendra, où je parlerai, agirai, souffrirai. Mon devoir d’état, qui m’attend, sera accompli en sa douce présence, puisque ce sera lui qui l’accomplira en moi.

C’est ainsi que chaque jour, et de plus en plus, et de mieux en mieux, je collaborerai à cette identification sans limite, que sa grâce peut réaliser dans une mesure que Dieu seul peut connaître.

C’est là, le mystère de l’humanité de surcroît que Jésus opère en mon être. Mais, ce mystère, il désire que le vivre en conformité avec l’esprit qu inspire et guide la piété de l’Église.

Références

1- Gal., II,20
2- Joan., XVII


Tout son mystère - 41

Quatrième Partie- O Feu consumant

Une humanité en laquelle il renouvelle tout son mystère.

Dans toute la mesure compatible avec ma foi, l’hostie que j’adore et que je reçois, à l’instant, me fait Jésus ; elle me confère une espère d’humanité de surcroît. C’est la grande réalité qui s’opère en mon être, mon corps, pour sa part, et mon âme en sa pleine capacité, se laissent envahir par ce Jésus que je deviens en lui.

Mais ce travail de l’amour infinie, cette opération nouvel de l’Esprit-Saint ne tend à rien de moins qu’à me faire vivre tout la vie de Jésus, le grand mystère de la piété qu’il est, au dire de l’Apôtre ; mystère qui s’est manifesté da sa chair, lorsque Verbe, il ne faisait homme pour nous ; mystère qui a été justifiée par l’esprit divin, qui donnait à sa doctrine et à ses oeuvres le témoignage d’un miracle ; mystère qui a été prêché parmi les nations; à qui le monde a donné sa foi ; mystère élevé en la gloire de son Père (1)

Comme la sainte communion s’intègre dans le sacrifice auguste qui la procure, ainsi n’a-t-elle sa signification plénière que dans le cadre quotidiennement renouvelé du cycle de l’année liturgique, dans le cadre des mystères de Jésus, de Maire et de ses saints.

La messe d’aujourd’hui n’ a pas été tout à fait celle d’hier. La messe de Noël n’et pas celle de Pâques ou celle de la Pentecôte. La messe de saint Benoît n’est pas celle d’un saint François ou d’un saint Ignace. Oui, sans doute, c’est le même et identique sacrifice, la re-présentation à Dieu son Père de l’oblation unique de son Fils, oblation qui mène à leur perfection ses élus (2) ; mais chaque messe, qui applique aux fidèles les mérites du sacrifice de la croix, le fait en correspondance avec chacun des mystères de Jésus, comme avec chacune des fêtes de Marie ou des saints. Les grâces qu’un reçoit répondes à l’esprit de ces mystères ou de ses fêtes.

Ma communion quotidienne qui, en m’identifiant à Jésus, me fait participer aux grâces de ses mystères et à celles méritées par ses membres de choix, les saints, devrait se faire dans l’esprit de chaque mystère et de chaque fête. Si je fais de mon assistance au saint Sacrifice qui se célèbre la préparation à ma communion, ce qui es extrêmement souhaitable j’entrent tout naturellement dans cet esprit, et je rends grâces dans le sens, toujours varié, de tel mystère de Jésus ou de la fête qui se célèbre.

Cette pratique a l’avantage de combattre la routine facile d’une communion quotidienne ; elle m’attire des grâces très spéciales, qui précisément pont pour effet direct de créer dans mon âme les états de celles de Jésus ; d’y assurer la grâce du mystère de l’Avent ou de Noël ; la grâce de la Passion, de la Résurrection ou de l’Ascension du Maître ; la grâce des effusions des l’Esprit-Saint au jour de la Pentecôte.

Si je communie en l’honneur de Marie dont on célèbre quelque fête aujourd’hui (3), se reçois des faveurs en relation avec cette fête ; et de la sorte, j’entre peu à peu dans l’intelligence et l’amour de cet ineffable mystère qu’est Marie.

Si je communie en l’honneur du saint ou de la sainte que l’église vénère en ce jour, j’hérite, toujours mieux, de ses vertus ; je m’empare plus efficacement des grâces qui ornèrent son âme et que la liturgie expose avant tant de clarté aux yeux de la mienne.

Communiant ainsi, j’ai part, comme en nulle autre dévotion , aux mérites immenses de Jésus, de Marie et ses saints ; Jésus étant en tous ces saints, puisqu’il en est la couronne, m’appropriera leurs grâces ; et c’est encore me remplir toujours plus de lui-même.

Seigneur Jésus, j’aspire de plus ne plus à vous ressembler, à vous laisser croître en moi. N’ai-je pas tout à gagner à cet échange de vie ? Vous qui êtes la vie (4), vous abîmez la mienne en la vôtre. Je vis, désormais, non plus moi (5) . et c’est ainsi que commence vraiment à devenir, en plénitude, votre frère et avec vous, l’enfant du Père qui est dans les cieux. Participant si intimement à chacun de vos mystères, j’ai la ferme espérance de me transformer toujours davantage en vous.

Quel idéal, vraiment ! C’est jusque là que me conduit la sainte communion que je recevais, il y a un instant. Elle me fait pénétrer en votre humanité sainte, afin que, par elle, j’arrive à votre Père dans votre Esprit-Saint. Achevez cet ouvrage, ô Hostie de Dieu.!

Références

1- I Tim., III.16
2-Hebr., X,14
3-ily aplus de trente fêtes de Marie au Missel romain
4-Joan.,XIV,6
5-Gal.,II,20