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Le trésor de nos prières comporte une lacune étrange. Malgré les nombreuses prières qui sont adressées au Sauveur, Notre Seigneur Jésus-Christ, aucune n'est pratiquée qui puisse être placée à côté du Notre Père et du Je vous salue Marie, qui ex prime l'essentiel, qui puisse être répétée sans fin et convienne pour les différentes circonstances, qui puisse être récitée au cours de la prière du matin et devant la croix, pour terminer la réunion du groupe, le soir, au cours de la visite à une église, pour commencer le cercle d'études bibliques et après la communion Or une telle prière existe. Lentement composée au cours des années, soumise à bien des examens, elle a fait ses preuves depuis dix ans que nous l'avons récitée personnellement ou en commun.
Elle se compose d'une louange et d'une demande. La louange nomme le Sauveur par les termes qui conviennent à sa dignité. Elle proclame que le Christ est Fils de Dieu, Rédempteur et Seigneur. La demande l'appelle et le supplie d'accorder les deux grâces principales nécessaires à toute vie chrétienne: vivre avec le Christ et parvenir au royaume de Dieu. Voici cette prière...
Soyez béni, Seigneur Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant. Vous êtes le Rédempteur du monde, notre Seigneur et notre Sauveur, Venez, Seigneur Jésus, et assistez-nous pour que nous vivions en tout temps avec vous et que nous parvenion s au royaume de votre Père.Amen. Si l'on veut l'utiliser librement, il faut l'apprendre par coeur. Alors elle sera sans cesse à notre disposition et pourra montrer sa valeur dans toutes les circonstances de la vie.
Mais elle peut encore rendre un autre service. Pour un grand nombre de chrétiens, il est difficile de méditer dans le rosaire les mystères de la Rédemption où Marie ne joue pas un rôle apparent, quoique toute la théologie mariale la considère comme corédemptrice. Quand par exemple les chrétiens dirigent leur regard sur l'agonie de Notre- Seigneur au Jardin des Oliviers, quand ils s'efforcent de se représenter l'angoisse affreuse devant le péché et la mort qui approche, quand ils essayent de se plonger dans la contemplation de ce mystère, il leur paraît difficile et même ils sont gênés d'adresser en même temps une salutation à Marie qui n'est pas présente à Gethsémani et souffre seulement dans l'ombre.
La prière « Soyez loué... » leur offre ici un grand secours. Après la formule de louange, on peut intercaler une phrase sur le mystère que l'on médite: Vous êtes le Rédempteur du monde, notre Seigneur et notre Sauveur qui avez versé pour nous la sueur de sang... » La méditation et la prière sont en harmonie. Les lèvres s'adressent au Seigneur, les paroles portent vers lui qui est contemplé par le regard de la foi, que le coeur veut saisir, en qui l'esprit veut pénétrer. Ce sera un gain pourbeaucoup. Que l'on s'en tienne au rosaire si l'on n'y rencontre pas de difficultés. Mais si on ne le récite pas à cause de la difficulté dont je viens de parler, on trouvera ici une solution. Après avoir surmonté les premiers obstacles, on constatera que cette prière n'a pas été imaginée artificiellement, mais qu'elle s'est peu à peu développée, que sa forme a fait ses preuves et que la possibilité de la répéter est illimitée. L'expérience montrera aussi que c'est une bonne méthode d'unir la méditation et la prièreorale. Peut-être cette prière plaira-t-elle tant qu'on choisira toujours de nouveaux événements dans la vie du Sauveur: « Vous qui nous avez apporté la bonne nouvelle... Vous qui avez pitié des pécheurs... Vous qui nous avez enseigné l'amour... Vous qui régnez à la droite du Père... Vous qui jugerez les vivants et les morts... Vous qui ferez nouvelles toutes choses... » Peut-être cette prière servira-t-elle aussi à formuler des demandes: « Vous qui nous avez promis de nous exaucer... Vous qui nous envoyez votre Esprit-Saint... Vous qui pouvez donner à notre paroisse une vie nouvelle... » C'est une audace de placer une prière au Christ à côté du Notre Père et du Je vous salue Marie, mais elle pourrait être adoptée parmi les prières del'Eglise, ou prendre une autre forme et donner une impulsion durable ( 1 ).
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LES PRIÈRES QUE L'ON PEUT DIRE APRÈS LA COMMUNION
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On voit parfois les jeunes qui, revenus à leur banc après s'être approchés de la Sainte Table, paraissent un peu absents et désemparés. Ils sont h genoux, ils attendent, les mains jointes, le regard et sans doute aussi l'attention tournés vers les fidèles qui vont communier après eux. Peut-être sont-ils habitués seulement à participer aux formes bien réglées de la messe communautaire, sans avoir reçu des directives pour la prière personnelle, sans savoir non plus par eux-mêmes ce qu'ils doivent faire. Ainsi leur communion ne devient pas une rencontre personnelle avec le Christ. Or il faut qu'elle le soit et la rencontre doit s'exprimer dans une conversation personnelle avec le Seigneur. Les courtes prières après la communion, dans le texte de la messe, ne suffisent pas. Que faire? Un livre qui contient de bonnes prières peut toujours servir ici: on apprend par là à entrer de plus en plus en conversation personnelle avec le Seigneur si grand et si proche, à lui exprimer sa reconnaissance, le don de soi, la confiance, l'amour, l'admiration, à lui présenter ses demandes. Mais il existe encore un autre moyen. A chaque messe, l'Eglise nous propose des prières pour la communion, inspirées par l'Evangile. Elle nous présente vivante l'image du Seigneur: tantôt il est celui qui ressuscite les morts, tantôt l'ami des pécheurs, tantôt le Seigneur transfiguré. Mais toujours il est question de Celui qui trône maintenant à la droite du Père, qui est parmi nous dans cette célébration et qui veut agir en nous.
Les textes ci-dessous procèdent de même.
Tout d'abord ils citent un événement de la vie de Jésus et le présentent comme une image devant nos yeux; ainsi, nous regardons spirituellement Celui qui est si proche de nous dans la sainte Cène. De petites phrases nous aident à traduire dans le présent, dans notre propre vie, dans notre prière, la réalité contemplée. Choisis un, deux ou trois paragraphes pour ta prochaine communion. Arrête-toi à chaque image, à chaque phrase, tout le temps qu'elle a quelque chose à te suggérer et aie un entretien sur ce sujet avec ton Seigneur. C'est seulement quand tu ne sauras plus rien dire que tu continueras. Si le temps est trop court, poursuis la conversation après la messe en tout respect et toute tranquillité. Ne laisse pas s'écouler sans les utiliser ces minutes précieuses. Tu peux ainsi arriver à une rencontre toute personnelle, cordiale et directe avec le Christ, rencontre qui se déroule alors non seulement dans les profondeurs de ton âme où agit la grâce et dont tu n'as pas conscience, mais qui te touche personnellement, qui pénètre dans ta pensée et ta parole humaines, dans ton esprit et ta volonté. C'est seulement alors que tu auras réalisé de façon consciente et vivante le mystère sacré, c'est seulement alors que ta communion sera vraiment féconde.
Comme préparation: Seigneur Jésus-Christ, celui qui vous voit voit le Père. Faites que je vous voie et vous saisisse dans la foi. Faites que je vous voie tel que vous étiez sur la terre, afin que je connaisse Celui qui est si proche de moi et que mon coeur soit rassasié par vous.
Jésus appelle ses disciples. Vous les avez appelés quand ils étaient près de leurs filets de pêcheurs, dans la maison du publicain, sur le chemin où vous les avez rencontrés. Vous leur avez dit seulement: Suis-moi. Et ils quittèrent tout pour vous suivre. Maintenant, c'est notre tour. Vous nous appelez depuis le baptême et vous dites à chacun de nous: Suis-moi. Oui, Seigneur, absolument. Je vous suivrai partout. Votre volonté seulement, même là où c'est difficile. Je crois en vous et je me fie absolument à vous pour que vous me guidiez. Jésus-Christ, maître de notre vie, ayez pitié de nous.
Jésus guérit. Tout le peuple se pressait autour de vous et cherchait à vous toucher, car une vertu sortait de vous et les guérissait tous. Aujourd'hui encore, et pour tous les temps, votre pouvoir ne s'est pas amoindri. Vous êtes le même et je vous touche. Et plus encore, beaucoup plus... Quelle sainte force afflue maintenant en moi! Jésus-Christ notre guérison et notre force, ayez pitié de nous
Jésus sauve Pierre qui s'enfonce dans les flots. Pierre croyait en vous. Il pouvait marcher sur les eaux. Vous l'avez soutenu. Telle était votre puissance. Je crois en vous et vous me soutiendrez. J'ai confiance en vous. Pierre douta et enfonça. Seigneur, faites que je ne doute pas, sans quoi je sombrerai. Lorsque Pierre s'enfonçait, vous l'avez sauvé; quand je sombre, sauvez-moi, Seigneur. J'ai pitié de nous. confiance en vous. Christ, Sauveur et Seigneur, ayez piété de nous.
Jésus est transfiguré. Vous avez montré à vos apôtres un reflet de votre gloire. Pierre le vit, fut enthousiasmé et débordant de bonheur. Vous apportez maintenant dans mon coeur cette gloire qui est la vôtre. Seigneur, il fait bon près de . Seigneur, demeurez près de moi. Quelle gloire ave vousz-vous préparée pour moi dans l'éternité! Faites que e sois avec vous dans le ciel. Christ , Seigneur de gloire, ayez pitié de nous.
Jésus chasse les vendeurs du Temple. Vous étiez plein d'ardeu r pour l'honneu r de votre Père. Vous avez chassé de son sanctuair e tout ce qui était opposé à sa sainteté. Voyez mon coeur qui est un temple de Dieu. Chassez, brisez ce qui s'o pp o se à la le zèle pour Dieu, volonté du Père. Enseignez-moi, l'action. Vous savez ce qui me man- ayez pitié de nous. que. Christ brûlant de zèle pour l'honneur du Père, ayez pitié de nous.
Jésus guérit un aveugle. l éta plongé dans la nuit et les ténèbres, vous lui avez rendu la lumière des yeux. Je suis encore si aveugle devant vous, devant votre amour et les choses du ciel. Ouvrez mes yeux, guérissez ma cécité. Donnez-m o i un coeur croyant et qui sache vous voir. Christ, Seigneur de lumière et de vérité, ayez pitié de nous.
Jésus prie pendant toute la nuit. Le monde dort, les disciples aussi. Vous veillez et priez. Comme un chevalier, vous protégez par votre prière le monde qui dort. Seigneur, enseignez-moi à prier avec constance. Vous avez travaillé tout le jour. Vous êtes fatigué. Mais plus que de dormir, il est important pour vous de reposer sur le coeur du Père et de vous entretenir de tout avec lui. De combien de choses je devrais m'entretenir avec vous! De tout, de ma vie entière. Et je le fais si peu! Pourquoi? Seigneur, enseignez-moi la prière vivante. Christ, maître de la prière, ayez pitié de nous.
Jésus lave les pieds de ses disciples. Les disciples discutaient pour savoir qui était le plus grand parmi eux. Mais vous vous êtes ceint d'un linge et vous leur avez lavé les pieds. Vous êtes demeuré le même aujourd'hui. Vous êtes le plus grand et vous vous faites le serviteur de nous tous. Maintenant vous avez fait plus encore que de nous laver les pieds. Tel est votre amour. Enseignez-nous qu'il n'est rien de plus grand que l'amour désintéressé. Christ, maître de la charité active, ayez pitié de nous.
Jésus dans la gloire. Vous trônez dans la gloire du ciel. La mort est vaincue, et de même la souf france, le péché, le démon, tout. Vous êtes le vrai, l'unique et le plus grand Roi du monde entier. Le Père l'a ainsi voulu. Soyez aussi mon Roi. Vous êtes Celui qui avez passé sur la terre en faisant le bien, qui avez été méprisé et mis à mort. Maintenant toute puissance vous est donnée. Le jour vient où vous vous emparerez manifestement devant le monde de tout pouvoir. Tous vous verront, tous seront jugés par vous, tout vous sera soumis. Alors vous donnerez tout au Père. Que bienvenu soit le jour glorieux où vous recevrez tout l'honneur qui vous est dû. Christ, Seigneur de gloire, ayez pitié de nous.
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LA CONFESSION
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Elle avait dix-huit ans. Lorsque ce fut son tour, elle entra au confessionnal et dit: Ma dernière confession a eu lieu voici un mois. Je me suis disputée deux fois avec mes frères et soeurs. J'ai été gourmande une fois. Je le regrette de tout mon coeur ainsi que mes autres péchés. Ainsi soit-il. A quoi le prêtre répondit:
Imaginez-vous que vous allez mourir et que vous vous présentez devant Dieu pour être jugée. Que pourrait-il dire? Serait-ce: « Je suis parfaitement satisfait de ta vie. Je n'ai que deux reproches à te faire: tu t'es disputée deux fois et tu as été gourmande une fois. » Pouvez-vous avoir cette pensée?
Non, ce n'est pas possible, répondit la jeune fille.
Le prêtre poursuivit:
Peut-être Dieu dirait-il: « Je t'ai fait grandir dans une bonne famille croyante. Tu n'as pas fait beaucoup de mal, mais tu n'as pas fait non plus beaucoup de bien. Ta foi en moi était faible; pratiquement, tu n'as pas du tout compté avec ma Providence. Pour la prière, tu as fait à peu près ce qui était ton devoir, mais je ne peux pas dire que tu m'aies parlé comme un enfant à son père. Tu n'as pas beaucoup pensé à moi et tu n'avais pas un grand désir de m'être plus proche. Tu t'es à peinesouciée de mes grandes intentions et de mes des seins. Tu as répondu à mon désir très ardent que tous les hommes me connaissent et soient sauvés par une offrande totale de quelques francs pour la mission mondiale. Regarde la jeune fille des Jeunesses communistes, comme elle brûle pour sa cause, à quel point elle s'engage. N'aurais-je pas été digne d'un engagement plus grand encore? Je voulais te confier diverses causes: ta camarade de classe incroyante, un grand nombre de jeunes de ta paroisse et ta vieille tante un peu abandonnée. Tu ne l'as même pas remarqué. J'ai fait beaucoup pour toi, je t'ai donné tant de facultés et de talents, et d'heureuses condition s de vie. Tu es baptisée et confirmée, tu t'es approchée de la sainte Table. Tu aurais pu devenir toute différente, or tu es médiocre et tu viens à moi les mains vides. » C'est ainsi que Dieu vous parlerait sans doute. Peut-être comprenez-vous mieux maintenant en quoi votre faute pourrait consister. Si vous voulez le noter, vous inscrirez dans votre carnet de confession: Je suis l' tendante de Dieu. Quelle tâche m'a-t-il confiée ?
De quoi suis-je responsable? Qu'ai-je fait dans ce sens?» Cela pourrait vous être utile.
Quelques jours plus tard, on sonna à la porte du même prêtre. Quatre jeunes filles étaient là et demandaient à lui parler. Bientôt elles furent assises dans son bureau et l'une d'elles prit la parole: — Je suis allée récemment me confesser à vous. Vous m'avez dit comment Dieu pourrait me parler si j'arrivais maintenant devant lui. J'en ai été très frappée et j'en ai parlé à mes amies Nous avons le sentiment que nos confessions sont mal faites et insuffisantes. Pourriez-vous nous dire ce qui maque en général à tant de jeunes? — Vous venez à une heure qui n'est pas très favorable, répondit le prêtre. Il faut que nous convenions d'un moment pour une plus longue conversation. Mais je vais maintenant vous dire brièvement l'essentiel en réponse à votre question. Vous pourrez déjà y réfléchir. D'abord, nous n'emploierons pas si souvent le mot «confession », car par là nous pensons avant tout à l'aveu des péchés et ce n'est pas l'essentiel. Parlons du « sacrement de pénitence », du sacrement dans lequel nous faisons pénitence, qui sanctifie et parachève notre pénitence. Mais qu'est-ce que la pénitence?
La pénitence est un retour au Dieu vivant. C'est le premier point auquel vous devez être attentives. Vous devez désirer faire un retour complet vers Dieu, lui appartenir totalement, vous détacher de tout ce qui lui déplaît et l'aimer de tout votre coeur, comme l'exige le principal commandement. Par ce retour total, par ce don de soi à Dieu, on n'a pas encore besoin de penser à la confession. Ceci se passe d'abord seulement entre Dieu et vous dans la prière personnelle, de preférence la veille de la confession. C'est pourquoi, pendant l'examen de conscience, ne vous demandez pas: Que-dois-je confesser? mais présentez-vous devant la face de Dieu, mettez-vous sous son regard, laissez-vous pénétrer par sa lumière et demandez-lui: « Qu'est-ce qui, en moi, n'est pas conforme à votre volonté? »
Voilà ce qu'il faut faire d'abord en prenant son temps. Si vous avez besoin d'une aide extérieure, d'une règle, ce ne seront pas seulement les dix commandements. Regardez l'exemple du Christ et ses exigences. Peut-être réfléchirez-vou s ainsi: Qu'a- fait Dieu pour moi ? Qu'ai-je fait pour lui? Que font l'une pour l'autre les personnes qui s'aiment, et que fais-je pour Dieu? Que font les autres quand ils s'enthousiasment pour une cause? et que fais-je pour Dieu et pour ses desseins? Ou bien demandez-vous simplement : Quelles sont mes négligences envers Dieu? Alors vous découvrirez les grandes omissions dont nous nous rendons tous tellement coupables. Nous ne sommes pas vraiment mauvais, mais nous ne sommes pas bons non plus. Nous sommes tièdes et sans élan, et c'est notre pauvreté devant Dieu. Pour vous aider dans cet examen personnel, je vous donnerai ensuite une formule d'examen de conscience (2). Vous pourrez peut-être réfléchir vous-mêmes aux questions sur l'amour du prochain qui ne s'y trouvent pas.
Quand vous aurez compris en quelque mesure de quoi vous êtes coupables devant Dieu, la seconde partie de l'examen de conscience suivra. Vous réfléchirez à ce que, dans la confession, vous devez déclarer comme étant un péché. Nous ne pouvons pas dire en confession tout ce que nous avons négligé ou mal fait. Ce que nous devons ,çonfesser, c'est avant tout le péché, désobéissance aux commandements de Dieu.
Celui qui s'est ainsi examiné peut facilement aussi se repentir; il remarque ses nombreuses insuffisances et combien il a peu répondu à l'amour de Dieu. Encore un mot pour l'aveu des fautes. Nous sommes là très libres. Comme nous l'enseigne déjà le catéchisme, nous sommes seulement tenus de confesser les péchés mortels et j'espère que vous n'en avez pas commis. Une telle sphère de liberté est parfaite, aïin que la vie personnelle puisse se développer et l'amour se manifester de lui-même. Vous pouvez donc choisir parmi vos péchés véniels ce qui vous paraît important pour la confession. En général, il est pourtant préférable de dire tout ce que nous avons reconnu comme étant un péché. C'est une humiliation très salutaire. Il ne faut pas que nous ayons une fausse indulgence vis-à-vis de nous-mêmes.
En outre, il est recommandé de se confesser non pas simplement avec les formules du manuel, mais de dire personnellement et avec ses propres paroles ce que nous avons fait de mal. On le fera surtout quand on voudra de son confesseur non seulement l'absolution des péchés, mais un conseil personnel, ou même une direction pour un temps assez long. Il faut alors parler aussi de ses efforts, de ses défaillances et de ses fautes les plus subtiles, afin que le prêtre puisse conseiller et aider en tant que médecime. Certes, tout prêtre n'est pas apte à le faire la même manière et vous n'avez pas la même confiance en tous. Mais si vous en trouvez un qui convienne, vous pouvez obtenir beaucoup en vous ouvrant à lui. Si, au contraire, vous êtes obligées de vous adreséer â un confesseur Aéterminé dont vous savez qu'il a moins de compréhension pour vos affaires personnelles ou pour la vie spirituelle, vous n'avez pas besoin de lui découvrir votre vie intérieure il suffit que vous disiez vos péchés selon les formules du manuel. Celui qui, dans un cas difficile, ne confesse pas un péché véniel, ne commet pas de faute. Ne croyez pas non plus qu'il soit spécialement bien de se confesser des manquements qui ne sont pas du tout une faute personnelle, par exemple d'avoir manqué la messe du dimanche parce que vous étiez malade: vous ne pouvez ni vous en repentir, ni agir autrement à l'avenir. Déclarer de telles choses montre que l'on a de Dieu et du péché une conception fausse et on le fait souvent pour donner l'illusion que l'on est extrêmement scrupuleux.
Cherchez autant que possible un confesseur qui vous comprenne, tenez-vous en à lui, même si, parfois, dans votre vie, vous avez fait quelque chose de vraiment mal. Alors il ne faut pas tricher et aller à un autre que l'on ne connaît pas. Appliquez-vous aussi à la régularité. L'âme a besoin de son rythme, de même que la nature et notre corps ont leurs rythmes et leurs périodes multiples. Quand parfois certains obstacles se présentent, n'oubliez surtout pas que le sacrement de pénitence et le pardon de Dieu sont une très grande grâce. Dieu n'a pas besoin de nous pardonner. Il pourrait dire aussi: « Je ne pardonne pas. Ce que tu as fait aura son châtiment exactement dans la mesure où tu l'as mérité. » Ce serait équitable, mais terrible pour nous. Finalement un mot encore sur le ferme propos et la pénitence. Le mieux pour nous est de faire avec courage et vigueur le contraire de ce en quoi nous avons le plus manqué. Celui qui, par exemple, n'a pas été gentil avec sa mère, se propose d'être tout particulièrement attentif et serviable dans les semaines qui suivent. Un tel bon propos est très recommandable. C'est aussi la meilleure pénitence volontaire.
Malheureusement, la pénitence est un peu hors d'usage chez nous. C'est regrettable. Car la pénitence nous purifie beaucoup plus intégralement; elle nous libère aussi des racines de nos péchés, de nos défauts et de notre comportement défectueux d'où proviennent les péchés. Nous apprenons par là à prendre au sérieux Dieu et le péché. C'est pourquoi je vous recommande instamment, à chaque confession, de vous imposer vous-mêmes une pénitence, soit un acte de domination de vous-mêmes, soit surtout des actes en opposition avec votre défaut principal. Celle d'entre vous qui dé testait telle ou telle personne, priera pour elle et se montrera aimable envers elle. Celle qui a essayé de ie mettre en avant permettra aux autres de se faire valoir et les y aidera. Celle qui a médit d'un autre fera ressortir ses qualités devant les personnes à qui elle en a dit du mal. Celle qui a lésiné pour les oeu vres charitables se refusera un plaisir et donnera l'argent ainsi économisé. Ne vous ménagez pas trop en de tels exercices! Vous verrez bientôt qu'une telle pratique est féconde. Se réformer soi-même, se tourner vers Dieu, se renouveler sérieusement dans la joie et l'amour, c'est seulement ainsi que l'on fait vraiment pénitence. Alors, par ce sacrement, Dieu agira dans les profondeurs de votre âme que vous- mêmes ne pouvez pas atteindre, il vous purifiera et vous sanctifiera.
Je vous en ai beaucoup dit en une seule fois, mais vous étiez quatre à entendre et vous pouvez en parler entre vous. Si vous n'êtes pas encore éclairées sur ce point, nous conviendrons d'un autre jour pour un nouvel entretien sur ce sujet. Oui, c'était beaucoup, ce que le prêtre leur avait dit en peu de temps. Mais ses jeunes visiteuses ne devaient plus oublier de leur vie ce quart d'heure-là_ |
LA FORME QUE PREND DANS LA VIE L'AMOUR DE DIEU
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A dire vrai, me demanderas-tu, on devrait aimer Dieu toujours et par-dessus toutes choses? Mais ce n'est absolument pas possible. Il faut souvent que nous pensions à autre chose, et alors nous avons pratiquement abandonné Dieu. Il est vrai que nous revenons à lui, mais nous ne l'aimons cependant pas de tout notre coeur. Il est exact que nous devons aimer Dieu de tout notre coeur. Mais il ne faut pas que tu te représentes cette obligation comme si nous devions toujours penser consciemment à Dieu ou l'aimer de façon sensible. L'homme n'est absolument pas fait ainsi. Il faut qu'il s'intéresse aussi à son travail ou à d'autres personnes. C'est l'amour des fiancés qui nous fera le mieux comprendre comment accorder ces devoirs avec l'amour de Dieu et quel aspect il prend en de tels cas. Imaginons un exemple. Il est ouvrier ébéniste. Il fait son travail convenablement et quand il s'y applique, personne ne peut remarquer qu'il a une fiancée et qu'il l'aime beaucoup. Pendant son travail, il pense quelquefois qu'il touchera son salaire à la fin de la semaine, c'est-à-dire de l'argent avec lequel il achètera à sa fiancée des meubles pour leur foyer. Quelquefois aussi il pense à elle, mais la plupart du temps il pense à son travail, bien que, au fond, il travaille pour sa fiancée et sa future famille Le soir il va la chercher. Peut-être lui a-t-il apporté quelques fleurs. Alors elle est contente et leur amour s'épanouit dans ce symbole. Mais quelquefois, le samedi peut-être, elle a beaucoup à faire à la maison. Alors il reste assis près d'elle à la cuisine. Tantôt il regarde le journal, tantôt il la regarde pétrir la pâte du gâteau ou ranger la vaisselle et il lui dit quelques paroles. Ils ne se parlent pas beaucoup. Mais ils sont heureux d'être ensemble. Et quelquefois, quand ils sont seuls, il la prend dans ses bras et lui donne un baiser.
La façon dont nous aimons Dieu alterne de la même manière. Nous ne pouvons pas toujours penser à lui ni à plus forte raison lui parler. Souvent notre travail prend toute notre attention. Mais c'est précisément ce que Dieu veut de nous, et tout au fond, nous travaillons pour lui, comme nous le lui disons parfois dans la prière. Quelquefois nous pensons à lui en silence et sans paroles, peut-être quand nous passons dans une rue tranquille. Quelquefois nous prions vraiment, nous le louons ou nous lui adressons une demande. Mais parfois nous nous donnons à lui avec une ferveur particulière dans notre prière recueillie du soir ou dans la sainte communion. Quand nous faisons du bien au prochain en en fants de Dieu que nous sommes, c'est également une forme de l'amour de Dieu. Nous devons être les enfants de Celui qui est tout amour, nous devons en quelque sorte établir sur la terre une filiale de son amour et continuer à répandre comme une fontaine ce que nous avons reçu de la source. Sans amour du prochain, aucun amour de Dieu n'est authentique. Le Seigneur les a réunis en un seul commandement. L'amour du prochain est donc aussi une forme de l'amour de Dieu.
C'est ainsi que notre amour pour Dieu change sans cesse de forme. Il n'est pas toujours le même comme la lumière d'une ampoule électrique, il ressemble à un feu qui tantôt brûle paisiblement, tantôt flambe un peu, tantôt lance des flammes grâce au bois qu'on y met et à l'air frais qui le ranime, puis diminue jusqu'à devenir une braise sans éclat. L'amour s'exprime tantôt d'une façon, tantôt de l'autre, mais toujours il doit pénétrer tous nos actes ou nos abstentions. C'est en personnes humaines que nous devons aimer Dieu. Or les humains doivent travailler, oeuvrer et en même temps penser à leur travail. La prière, le travail et les loisirs alternent. La vie consciente avec Dieu va et vient aussi et change de forme. Si nous cherchions à nous contraindre à une parfaite uniformité, nous nous raidirions. Dans toutes ces variations, nous pouvons aimer Dieu par dessus toutes choses, en exprimant ou sans exprimer notre amour, et c'est ainsi que nous poursuivons notre route humaine vers lui. |
EXAMEN DE CONSCIENCE SUR NOS RAPPORTS AVEC DIEU
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Dans beaucoup de manuels de confession, on trouve comme titre pour le premier commandement: Foi et prière. Souvent cette rubrique ne contient que des questions concernant le manque de dévotion, ou l'omission de la prière, ou les doutes sur la foi. On peut alors être induit en erreur et penser que tout est en ordre dans les rapports avec Dieu lorsqu'on n'a pas besoin de s'accuser sur ces points. On oublie que le manuel interroge surtout sur les fautes dont nous devons nous accuser en confession, mais ne prétend pas mettre au jour tout le désordre et chacune de nos déficiences dans nos rapports avec Dieu. Les questions suivantes nous aideront dans la connaissance de nous-mêmes. Par elles, nous prendrons conscience de notre comportement envers Dieu et de nos rapports avec lui. En même temps, elles montreront un peu comment se poursuit notre chemin et combien nous avons encore à faire et à nous développer spirituellement.
Mes rapports avec Dieu ne procèdent-ils que de l' a ccomplissement d'un devoir: prière quotidienne, messe du dimanche, confession et communion suffisamment fréquentes? Ma vie quotidienne avec Dieu se borne-t-elle à ma prière du matin et du soir, ou ai-je le désir de m'approcher davantage de lui? Suis-je attentif aux desseins de Dieu sur moi et sur ma vie? à sa direction, à l'appel de sa grâce? Suis-je attentif à ses nombreux bienfaits? mon action de grâces s'élève-t-elle souvent vers lui? ou bien tout cela me semble-t-il aller de soi, sans que j'y prête autrement attention? Qu'en est-il de mon obéissance? Arrive-t-il que je fasse intentionnellement et en pleine connais sance ce qui n'est pas dans l'ordre devant Dieu?
Qu'en est-il du don de moi-même? Est-ce que je me ferme devant Dieu ou me donne à lui sans réserve? Est-ce que je me remets avec pleine confiance entre ses mains, ou y a-t-il en moi de la défiance? Dans tout ce que j'accomplis, mes efforts tendent- ils personnellement vers Dieu? les fais-je pour lui, pour sa gloire, pouur son amour? Qu'en est-il de ma disponibilité pour Dieu? Suis- je prêt à accepter pour lui ce qui est désagréable, incommode, pénible et difficile, et à le faire quand j'en ai l'obligation? à accomplir sa volonté dans toutes les circonstances quand je l'aireconnue clairement et distinctement? Ou bien suis-je irrésolu, chancelant, ne faisant tout qu'à moitié? Ai-je le grand désir de connaître Dieu? Est-ce que je veux connaître toujours plus profondément sa parole, son esprit, ses intentions et ses desseins, sa volonté, son oeuvre de salut et tout ce qui a trait à la foi? Ou bien m'est-il indifférent de progresser ou non dans cette connaissance?
Est-ce que je prends du temps pour Dieu; pour la prière, le recueillement, pour la visite à l'église, pour l'assistance à l'office divin, pour la lecture d'un livre religieux, pour un jour de retraite? Quelle est ma façon de m'adresser à Dieu clans la prière? Est-ce surtout une prière de demande, ou également une action de grâces? Ma prière est-elle joyeuse? Est-ce que je l'admire, me donne à lui, me confie à lui? Est-ce que je me soumets à lui? Ai-je l'humble confinance que Dieu a sur moi des desseins plus grands qûe je ne le sais et qu'il peut m'attirer merveilleusement à lui par sa grâce? M'est:iLagréable de penser à Dieu, de_lui faire plaisir ? Suis-je content que Dieu soit si absolument plein d'amour, sage, fort, puissant, saint et glorieux? Ou bien cela ne me touche-t-il pas? Suis-je heureux et fier de pouvoir être l'enfant d'un tel Père? Ai-je la volonté d'appartenir totalement à Jésus? de le suivre? d'être un sarment du cep sacré, porté par lui, rempli de sa vie? Est-ce que je demande à Dieu souvent et instamment d'être plus près de lui, de l'aimer davantage, d'appreraiment prier et de le glorifier comme il en est digne?
Est-ce que je prie, est-ce que je réfléchis pour mettre tout ce qui constitue ma vie en relations toujours plus intimes avec Dieu et pour le prendre comme fin de toutes mes actions? Ou bien ai-je une sorte de double vie: ici la prière, là toutes mes autres activités? Est-ce que je porte l'amour de Dieu dans le inonde? Veux-je aimer le prochain comme l'aime mon Père et ainsi devenir semblable à mon Père? Est-ce que je considère mon amour du prochain comme le signe authentique de mon amour pour Dieu?
Ai-je le désir du retour du Christ, de la manifestation de Dieu au monde entier? Est-ce que j'aspire à le contempler et à être pleinement près de lui? à ce qu'il soit glorifié par le monde entier et qu'il accomplisse toutes choses? |
PETITE ÉCOLE DE L'AMOUR DE DIEU
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Recevoir tout bien avec reconnaissance comme un don personnel de Dieu et lui en rendre souvent grâces. Faire pour Dieu tout ce que nous faisons, comme un don pour lui et un service joyeux. Chercher à reconnaître la volonté de Dieu dans tout ce qui nous arrive; le considérer comme un devoir que Dieu nous propose et nous efforcer de le remplir selon ses intentions. Avoir un profond dé. sir de reconnaître et d'accomplir de plus en plus la volonté de Dieu. Se donner à la volonté de Dieu sans réserve et irrévocablement.
Choisir toujours simplement et comme allant de soi ce qui plaît davantage à Dieu et ce qui nous unit plus intimement à lui. Avoir les yeux ouverts sur les autres, aider, partager, faire plaisir, prier pour les autres; profiter volontiers des occasions de faire du bien; porter l'amour de Dieu dans le monde. Prendre immédiatement pour soi les choses désagréables qu'il faut que quelqu'un fasse, afin de les épargner aux autres. Accepter volontiers, avec patience et amour, tous les désagréments comme des occasions de se rendre maître de soi-même, comme ayant été permis par Dieu, et les supporter pour Dieu.
Se fier absolument à la manière dont Dieu nous conduit. Croire de tout notre cœur que Dieu est sans cesse actif avec un amour infini, afin de nous attirer de plus en plus à lui par les événements extérieurs de notre vie et par l'action intérieure de sa grâce qui nous conduit. Demander à Dieu pendant des années, avec persévérance, qu'il dirige notre vie de la façon qui le glorifiera davantage. Tout cela se fait dans le domaine de la foi et de l'Eglise. Bible et prédication, liturgie et sainte communion, sacrement de pénitence, retraites et exercices, affirmation de la foi dans la famille, la profession et l'apostolat, dans la paroisse et au-delà, telles sont la source et la sphère d'existence qui font progresser dans l'amour de Dieu. |
POSTFACE
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Un des plus beaux dons de la grâce à notre temps est le désir sérieux qu'éprouvent beaucoup de jeunes de vivre toujours plus profondément avec Dieu. Mais ce désir provoque toutes sortes de questions: que dois-je faire pour me rendre plus proche de Dieu? comment apprendrai-je à bien prier? comment puis-je grandir dans mon amour pour Dieu, tout en demeurant dans ma profession et dans le monde? dois-je faire des sacrifices? quelle forme donner à ma vie pour appartenir complètement à Dieu? A ces demandes, il arrive que les jeunes reçoivent des réponses insuffisantes ou même pas de réponse du tout. Voilà pourquoi ce petit livre a discuté ces questions. A vrai dire, nous n'avons pas traité de tout ce qui importe dans la vie spirituelle. Il serait enrichissant, par exemple, de parler de l'office divin comme source de vie religieuse, de la vie dans le Christ (EPHÉSIENSW, II, 6); de l'attente de la gloire future. De même, on s'entretiendrait efficacement du mystère du mal dans le monde, de l'abaissement du Seigneur à cause de nos péchés (PHILIPPIENS, II, 5 - 11) ; de la parole qu'il a prononcée: « Quiconque s'abaisse sera élevé. » (MATTHIEU, XXIII, 12.) Plusieurs jeunes demandent « Quel est le sens de la virginité consacrée à Dieu? » Un autre: « Que signifie pour moi le texte de saint Paul: « Je complète en ma chair ce qui manque aux souffrances du Christ pour son corps, qui est l'Eglise. » (COLOSSIENS, I, 24)?
Ainsi, de nombreuses questions restent pendantes. Peut-être pourrons-nous plus tard avoir d'autres entretiens spirituels sur telles ou telles d'entre elles. Ce petit livre voulait de quelque manière parler du plus urgent, ouvrir des portes, supprimer des obstacles, et montrer aux nombreux jeunes de bonne volonté ce qui pourrait être leur premier pas vers Dieu dans les occasions concrètes de leur vie quotidienne, en les aidant à avancer. Tout bien considéré, c'est cette marche vers Dieu qui importe seule P.Clement-Tilmann |
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Références
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( 1 ) Cette prière a déjà été adoptée dans le livre de can. tiques du diocèse de Munich.
(2) On le trouvera ci-après pp. 182 et suiv. |
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