DU COMITÉ DIOCÉSAIN DU MINISTÈRE PRESBYTÉRAL

AS-TU DÉJÀ PENSÉ À
DEVENIR PRÊTRE?


LE GRAND SÉMINAIRE, ÇA TE DIT QUELQUE CHOSE?

Allez voir cette page

Dieu-t-appel-a-devenir-pretres-mais-ou-aller.html

Prêtres du Monde

auteur

+ Sr Denise Christiaenssens
Ermite de la croix o.f.s.

Rimouski Qc. Canada

Titre de la série :
Le Cep et les Sarments
Titre de la page:

La grande image de Dieu

Nom de l'auteur:
Clément-Tilmann
 

La grande image de Dieu

Toute vie religieuse est une réponse. Dieu est toujours le premier. C'est vrai pour lui, le Créateur, pour la motion de sa grâce par laquelle il nous appelle d'abord et nous attire à lui. Mais c'est vrai aussi pour la vie religieuse consciente qui est une réponse à Dieu et à son amour. « Ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, mais lui qui nous a aimés et qui a envoyé son Fils comme victime de propitia­ tion pour nos péchés. » (I JEAN, IV, 10.)

Pour que la vie religieuse se développe comme elle le doit, il faut que Dieu se présente vivant devant notre âme dans son essence et sa réalité saintes, nous touchant par ses actes merveilleux et puissants, par sa parole qui nous pénètre. Sans quoi l'homme fait un effort trop grand pour lui; il n'est pas marqué par l'image de Dieu, sa vie religieuse ne se développe pas, venue de lui comme la réponse en quelque sorte naturelle à l'amour de Dieu: elle doit être éveillée au prix d'un pénible effort de volonté. Alors elle continue à végéter souvent sans joie comme un « accomplissement religieux du devoir », mais elle n'aboutit pas à une vie avec Dieu qui rend l'homme joyeux.Voilà pourquoi c'est une tâche religieuse fondamentale de nous faire de Dieu une grande image et de la porter vivante en nous. Nous devons avoir une grande idée de Dieu, être conscients qu'il est en tout meilleur, plus aimant et plus merveilleux que nous ne pouvons le penser. Nous devons tourner sans cesse nos regards vers lui tel qu'il se présente à nous dans la Révélation ; voir sans cesse clairement comme une réalité ce que nous savons de lui; être attentifs et prêter l'oreille à sa parole, la méditer et lui demander fidèlement de « grandir dans la connaissance de Dieu ». (Cf. CoL., I, 10; II, 2 - 3; II PIERRE, I, 2.) Cette connaissance, il est vrai, est non seulement un savoir d'école appris par l'intelligence, mais un savoir de foi acquis par un désir intérieur de Dieu, capable de toucher et d'émouvoir le coeur, approfondi par les expériences de notre propre vie. La connaissance de Dieu est au coeur de notre vie de foi. Dans d'innombrables cas, l'indifférence religieuse est due au fait que Dieu ne se présente pas grand et vivant devant l'âme de l'homme « Celui qui ne connaît pas Dieu ne l'aime pas. »

A cette grande image de Dieu doit s'ajouter l'image vivante du Christ. Il est la Parole que Dieu adresse aux humains que nous sommes. En lui nous sont apparus « la bonté de Dieu et son amour pour les hommes ». (TITE, III, 4.) Il est « le reflet du Père ». Celui qui le voit « voit le Père ». (Cf. JEAN, XIV, 9.) Si nous voulons vivre chrétiennement, nous devons porter en nous une image du Christ vivante, vraie et qui nous persuade. Seulement ainsi nous pouvons véritablement croire au Christ, le suivre, l'aimer. Seulement ainsi est possible le rapport avec le Christ qui pénètre la vie et l'illumine. L'essentiel de notre qualité de chrétiens n'est-il pas, précisément, notre rapport avec le Christ, c'est-à-dire que le Christ soit notre Seigneur bien-aimé comme il l'était pour saint Paul? Et comment pourrions-nous progresser dans le rapport de Jésus avec Dieu, dans sa prière et son service de Dieu, si nous ne le connaissons et ne l'estimons pas réellement? La base, le commencement de notre vie chrétienne est donc que nous apprenions à connaître toujours mieux le Christ par la Sainte Ecriture. C'est pourquoi 1'Eglise ne célèbre aucune messe sans lecture de l'Evangile. Elle unit là de la façon la plus intime le Christ dans sa parole et le Christ dans le pain. Ce que nous entendons dire ainsi du Christ doit nous nourrir continuellement et nous conduire à une vie nouvelle, nous faire contempler dans la foi Celui qui est notre Seigneur et apprendre à aimer Celui à qui notre coeur appartient.

Qui veut vivre en chrétien ne pensera donc pas qu'il peut se rendre maître de sa vie religieuse uniquement par sa prière personnelle et sa bonne volonté. Malgré l'importance qu'ont celles-ci, il manque à une telle vie religieuse le souffle large et la nourriture indispensable. La foi s'étiole. On ne peut en effet suivre le chemin qui mène à Dieu en quelque sorte par ses propres moyens, il faut pren­ dre le chemin sur lequel Dieu vient au-devant de nous: sa Révélation. Plus nous l'accueillons en nous, et plus distinctement nous contemplons Celui qui nous appelle, qui agit en nous et qui nous a envoyé son Fils pour qu'il nous instruise, qu'il soit notre maître, notre frère et notre Rédempteur, notre Seigneur et Roi. Alors le coeur donnera sa réponse.

VIS AVEC LA BIBLE !
Le livre

A quel point notre Mère l'Eglise estime et aime la Sainte Ecriture , nous le constatons nettement par le fait qu'aucun service divin n'a lieu sans qu'elle lui emprunte des lectures ou des chants, mais égale­ ment par la vénération extérieure qu'elle lui porte. A la messe solennelle, elle fait accompagner par des cierges et encenser l'évangéliaire. Quand le diacre chante l'Evangile, le peuple dit: « Gloria tibi, Domine. Gloire à vous, Seigneur! », car la communauté chrétienne sait que, par l'Evangile, le Christ lui-même s'adresse à elle. Dans la construction des anciennes églises aussi, cette vénération trouve son expression; on conservait alors le Saint-Sacrement à gauche de l'autel; à droite, la Sainte Ecriture : le Christ dans le pain, le Christ dans sa parole.

Voilà pourquoi aussi chaque chrétien doit hono rer et aimer la Bible. Ne sait-il pas qu'en elle le vrai Dieu nous parle, lui vers qui les païens pieux cherchaient à s'élever avec une peine indicible, sans jamais recevoir une telle réponse. Le christianisme est un don et une grâce dans ce fait aussi que nous avons la parole de Dieu, que Dieu nous parle. Combien serait fausse une piété qui s'efforcerait seulement de prier sans laisser la parole à Dieu, sans l'écouter, sans réfléchir à ce qu'il veut dire aux hommes. De telles personnes auraient oublié ce que le Christ nous a dit, à savoir que l'homme vit de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. (MATTH., IV, 4.)

Le mot vit » paraît peut-être exagéré à certains. Mais celui qui a vu des soldats qui, ayant reçu l'ordre de renvoyer chez eux tout leur équipement, mettaient la Bible dans leur sac comme un bien indispensable parce qu'elle était devenue pour eux le livre le plus nourrissant, essentiel et dispensateur de vie, celui-là sait que ce mot de Jésus s'est révélé véridique, précisément dans les circonstances graves. Ta vie aussi est une affaire sérieuse, le temps décisif et unique qui t'est donné pour suivre ta voie vers Dieu. C'est pourquoi saint Augustin nous ex­ horte ainsi: « Le soleil levant doit trouver ce livre sur tes genoux. » Il dit une autre fois: « Quand tu pries, tu parles à Dieu; quand tu lis la Sainte Ecriture, c'est Dieu qui te parle. »


Notre tâche
Bien que, dès notre enfance, des passages de la Bible nous soient devenus familiers et que nous entendions chaque dimanche la parole de Dieu à l'église, ce n'en est pas moins un devoir pour nous d'étudier peu à peu la Bible dans son ensemble et d'en vivre. Aux premiers siècles, les chrétiens d'Egypte traçaient au pinceau sur un morceau d'argile les paroles de Notre-Seigneur qu'ils préféraient et le portaient au cou par un cordon. Mais combien il était difficile alors d'acquérir une copie de la Sainte Ecriture , et à quel prix! Pour cette raison, beaucoup de chrétiens de l'Eglise primitive apprenaient par coeur dès leur jeunesse de longs passages de l'Ancien et du Nouveau Testament. Comparativement aux siècles antérieurs, nous avons l'inestimable privilège de pouvoir acheter la Sainte Ecriture pour un prix minime. Mais cet achat ne représente que le premier pas. Nous devons nous l'assimiler spirituellement. Cela ne va pas sans difficultés. La Bible est un ensemble de soixante-douze écrits très divers. Elle émane aussi d'un monde de culture différent. Ces deux facteurs en rendent l'accès malaisé. En outre, il faut quelque lucidité intellectuelle et un certain zèle spirituel pour poursuivre la lecture de la Bible une fois que l'on a commencé. Existe-t-il ici des règles et des méthodes qui aient fait leurs preuves?

Que lire?

Au début, tu n'as besoin que du Nouveau Testament. Il peut te suffire pendant longtemps. Aussi bien, il contient les vérités les plus importantes de l'Ancien Testament. Les Actes des Apôtres seront pour toi le plus facile. Tout jeune chrétien devrait les lire du commencement à la fin. Puis viendrait un évangile, peut-être d'abord celui de saint Luc, ensuite une des épîtres de saint Paul, peut-être celle aux Philippiens, puis les derniers discours du Seigneur (JEAN, XIII - XVII), ou tout l'Evangile de saint Jean. On devrait lire ensuite l'épître aux Co lossiens, les deux épîtres aux Thessaloniciens et celle aux Ephésiens. Finalement les autres textes peuvent suivre selon l'intérêt qu'on y prend. Ne serait-il pas possible de lire avant son mariage tout le Nouveau Testament au moins une fois?

Tu liras le plus facilement l'Ancien Testament dans un livre d'extraits ( 1 ), afin que les sujets reli gieux importants soient plus à ta portée. Certaines parties sont en effet très amples et d'abord moins enrichissantes pour nous. Celui qui possède une édition complète lira d'abord le premier et le second livre de Moïse, les Livres des Rois, les psaumes et le prophète Isaïe.


A quel moment lire?

On commencera de préférence la lecture de l'Ecriture Sainte pendant l'Avent ou le Carême, avec la résolution de persévérer jour après jour. Par là, on s'est donné une tâche limitée que l'on peut certainement accomplir. Pour le Carême, la lecture quotidienne des passages qui se trouvent à l'office de la messe constituent déjà un bon début.

On ne poursuivra la lecture personnelle de la Bible que si l'on s'est fixé un moment déterminé de la journée. Pour la plupart d'entre vous, seul sans doute le moment réservé à la prière du matin ou du soir peut être pris en considération. Il dépend de toi de choisir l'un ou l'autre. Décide-toi pour le moment où tu es le plus réceptif, le plus lucide, le plus recueilli, le plus vivant.


Comment lire?


En ce qui concerne l'attitude extérieure, il sera bon pour beaucoup de lire la Bible à genoux. On reçoit en effet de la Sainte Ecriture ce que l'on y cherche, mais celui qui la lit ainsi montre par là qu'en priant, il veut recevoir quelque chose de Dieu pour sa vie spirituelle et peut ainsi arriver plus facilement à lui parler. Pour les lectures plus longues, mieux vaut être assis. Mais chacun s'en tiendra à l'attitude qui lui paraîtra la meilleure pour accueillir et élaborer en lui ce qu'il aura lu.

La méthode de lecture sera également différente. L 'un qui veut d'abord savoir ce que contient le livre lira superficiellement les Actes des Apôtres ou un Evangile en quelques jours. Un autre lira chaque jour un petit paragraphe et en tirera ce qui le nourrit. Un troisième, qui en a déjà précédemment pris connaissance, lira méthodiquement, en consultant l'index qui se trouve à la fin de la plupart des éditions, les passages traitant d'un certain thème; il les cherchera et les comparera. Il est toujours recommandé de lire les introductions aux différents livres et groupes de livres, de même que les remarques ajoutées par les éditeurs. Les petites règles suivantes ont déjà prouvé bien des fois leur utilité: Lis tout le temps que tu trouveras là ta nourriture. Attarde-toi à ce qui te plaît, ne te hâte pas de poursuivre.

Demande-toi: Que veut dire ce passage? Que m'apprendra-t-il sur Dieu, sur Jésus, pour moi, pour ma vie? Quelle en est la signification pour mes rapports avec Dieu, pour ma prière et pratiquement pour mon action? Lis avec un crayon, coche ce qui te semble nouveau ou important. Souligne ce qui te plaît particulièrement et ce que tu voudrais retenir.

Prends un cahier où tu écriras les textes que tu préfères. Pour cela, tu peux aussi utiliser ton Journal si tu en écris un, et noter tes propres pensées au sujet des paroles de l'Ecriture. Apprends par coeur les plus beaux passages.

Quand tu ne comprends pas tel ou tel texte, saute-le simplement et arrête-toi à ce qui te parle directement, ou note-le et renseigne-toi ensuite. On pénètre le plus facilement dans la Bible quand on la lit en commun et en discute dans un cercle d'amis, dans son groupe, au commencement de la réunion de groupe, dans la famille et surtout dans un cercle biblique. Il existe aussi des livres qui sont une introduction à la Bible et à la lecture de la Bible , et des commentaires qui nous expliquent la Sainte Ecriture (2 ).


L'essentiel

La Bible est la parole de Dieu. L'essentiel est donc que l'on cherche Dieu dans la Bible. Il faut que nous l'ouvrions en esprit de prière, conscients que Dieu est près de nous et veut s'adresser à nous; avec le désir d'entendre parler de Dieu et de connaître toujours davantage ses pensées et ses oeuvres, ses desseins et ses enseignements, en croyant avec une foi vivante qu'il peut et veut nous faire comprendre sa parole par son Saint-Esprit et nous parler ainsi.

Commence par une courte prière dans laquelle tu demanderas à Dieu qu'il t'éclaire, qu'il donne à ton esprit la compréhension et la lumière, à ton coeur l'amour, et qu'il dirige ta volonté vers l'action. Fais aussi aboutir ta lecture à la prière en parlant à Dieu de ce que tu as lu, en demandant par exemple à Jésus ce qu'il a voulu dire par telle ou telle parole, quels ont été son sentiment et son intention, en te représentant que tu es là et que tu participes à tout ce qui se passe, en le remerciant finalement de tout ce que t'a donné la lecture de la Bible. L'action de grâces est importante et en même temps la meilleure demande adressée à Dieu pour qu'à l'avenir également il t'apprenne à comprendre sa parole.


Persévérer

Un proverbe dit: Il n'y a que le premier pas qui coûte. C'est vrai pour la lecture de la Bible. Mais plus souvent aussi un autre proverbe se trouvera ici justifié: Tout nouveau, tout beau. Il est plus difficile de persévérer.

C'est pourquoi nous avons réfléchi que mieux valait commencer la lecture de la Bible en des périodes limitées: on peut faire un tel effort. Mais ensuite c'est un art de maintenir cette bonne habitude pendant une période plus longue.

L'autre habitude est tout aussi importante: ne pas se lasser de recommencer quand on a abandonné pour un temps la lecture de la Bible. L'épo que des vacances, la reprise du travail après les vacances et certains temps de l'année liturgique donnent une bonne impulsion.

Des arrêts peuvent se produire, parfois même être nécessaires. Mais ce principe ne doit pas fléchir: fonder sa vie sur la Bible. De même que l'on ne peut pas dire qu'on est chrétien si l'on n'aime pas le Christ, de même on ne doit pas dire qu'on aime le Christ si l'on n'aime pas la Sainte Ecriture , si l'on ne veut pas savoir toujours davantage qui est Notre-Seigneur et ce qu'il veut nous dire. Le Christ dans sa parole et le Christ dans le pain sont en étroit rapport: « Celui qui ne connaît pas la Sainte Ecriture ne connaît pas le Christ. » (Saint JÉRÔME.)


INTRODUCTION À LA MÉDITATION

Certaines personnes s'agenouillent pour la prière du soir et bientôt elles sont saisies d'un saint respect. Elles pensent: « Je suis à genoux devant le Dieu vivant, Celui qui parla à Moïse dans le Buisson ardent, qu'Isaïe contempla dans sa vision, que les saints adorent en déposant à ses pieds leur couronne, comme le dit l'Apocalypse (IV, 10). » En même temps, ces personnes sont heureuses parce qu'elles sont prosternées devant le Dieu glorieux et saint, infiniment bon. Ainsi, leur coeur est plein de reconnaissance, du don d'elles-mêmes, de joie et d'humble adoration. Quand tu l'entends dire, tu penses peut-être: « S'il en était ainsi pour moi! Mais pour moi la prière ne va pas si aisément. D'aussi belles choses ne me viennent pas à l'esprit et mon coeur est bien vide. Comment se fait-il que ces autres peuvent prier si profondém nt avec tant de facilité? »

La réponse est simple: c'est parce que ces fidèles ont très souvent contemplé dans leur prière le Dieu vivant et ce qu'il a fait. Ils l'ont médité, se le sont représenté, l'ont vécu en pensée, y ont réfléchi et s'en sont entretenus avec Dieu. Ainsi, Dieu et ses saintes actions leur sont devenus familiers, ils sont là chez eux, pour ainsi dire. Or cette expérience se poursuit en eux. Quand ils commencent à prier, tout ce monde magnifique surgit à nouveau devant eux. Il ne leur est pas difficile alors de parler à Dieu de façon vivante avec profondeur et ferveur. Nous nommons méditation cette forme importante de la vie religieuse. Nous allons en parler de façon plus précise.


Pourquoi la méditation?


Si quelqu'un me demande: «Pourquoi méditer? » je lui répondrai: « Pour que Dieu puisse se communiquer à toi. » La prière est un rapport avec Dieu. Ainsi, ce n'est pas toi seulement qui dois parler à Dieu, Dieu, lui aussi, aurait quelque chose à te dire. Que se passe-t-il alors? Dieu nous a parlé et continue à nous communiquer sa parole par l'Eglise. Quand tu lis la Bible , que tu entends un sermon, que tu assistes à un cercle d'études religieux, etc., tu apprends ce que Dieu veut te dire. Tu l'entends avec tes oreilles. Mais ce n'est pas tout. En même temps quelque chose se passe en toi. Si tu écoutes avec foi et désir, le Saint-Esprit fait que la vérité divine que tu perçois par tes oreilles devient vivante et compréhensible pour toi. Il en est comme au chapitre X des Actes des Apôtres où nous apprenons que Pierre parle au centurion Corneille et aux siens. Tandis que la parole du message prononcé par l'apôtre pénétrait l'oreille des auditeurs, le Saint-Esprit descendit et enflamma leur coeur. Tels sont les deux pôles d'où jaillit l'étincelle de la connaissance divine: à l'extérieur la parole, à l'intérieur l'Esprit-Saint. C'est ainsi que Dieu nous parle maintenant. Il faut que nous nous adaptions à sa manière de parler. Deux conditions sont nécessaires pour que sa communication pénètre en nous: prêter l'oreille et contempler ce que Dieu nous a dit et a fait pour nous, comme nous le raporte surtout l'Ecriture Sainte. Et nous devons être attentifs dans le silence, le recueillement, la dévotion et la prière, afin que le Saint-Esprit puisse agir en nous.


Conditions de la méditation

Si donc tu veux méditer, tu as besoin du silence et d'un sujet de méditation.

Le silence. Les maîtres de la spiritualité ont forgé ce mot: vacare Deo, c'est-à-dire être disponible pour Dieu, être libre pour Dieu. C'est à peu près le contraire de ce que veut l'homme qui vit pour le inonde. Quand il est solitaire ou tranquille, le néant est devant lui, béant. C'est pourquoi il veut le bruit et l'agitation. Mais pour le chrétien, le silence n'est pas un vide, il peut être pour lui plénitude, richesse, rafraîchissement, proximité de Dieu. Il sent avec bonheur que, dans le silence, il se trouve lui-même, rentre dans l'ordre, s'approche de Dieu. Celui donc qui veut méditer doit chercher un lieu de silence où il ne sera pas dérangé. L'un a la place et le temps chez lui; il peut méditer là. D'autres trouvent cette occasion à l'église avec sa solitude sainte, d'autres en se promenant, dans le jardin ou ailleurs. Lorsque nous avons une telle occasion, il nous faut être tranquilles intérieurement, nous recueillir pour Dieu et pour la vérité sainte que nous voulons méditer.

Le sujet de méditation. La deuxième chose nécessaire est ce que nous voulons méditer: le sujet, la sainte vérité. Pour cela, nous pouvons nous servir de presque tout ce qui est dans la Sainte Ecriture ou dans le catéchisme, de ce que nous entendons dans le sermon ou de ce qui, dans notre vie, a un rapport avec Dieu.


Comment méditer?

Pour que tu puisses te représenter comment se fait la méditation, je vais te décrire la plus simple qui soit: la méditation de Notre-Seigneur en croix, et je te la présenterai comme la décrivait un frère convers très simple qui répétait toujours que la croix était son seul livre de prières. Il disait:

D'abord je contemple les mains de mon Seigneur et je pense à tout le bien qu'elles ont fait: Jésus les a imposées aux malades; elles lui ont servi à caresser et à bénir les enfants, il a pris par la main la fille de J aire lorsqu'il l'a ressuscitée, il a tenu et béni le pain lors de la multiplication des pains, etc. Ensuite je regarde ses mains percées sur la croix. Telle est la réponse des pécheurs à l'amour de mon Seigneur. Quand je considère ces faits et les médite, la reconnaissance pour les bienfaits de mon Se gneur s'élève dans mon coeur, l'amour pour son amour désintéressé, le repentir de mes péchés, le don de moi-même à mon très cher Sauveur..Je lui exprime ces sentiments de tout mon coeur.

Si j'ai encore du temps, je contemple ses pieds. Ils ont porté le Seigneur au bord du lac pour la prédication, pour la prière recueillie ; ils l'ont con­ duit vers les publicain s et les pécheurs, clans le désert et sur la montagne de la Transfiguratio n , au mont des Olivier s et au nous, Golgotha; tout cela pour pour moi. Et maintenant ces pieds sont transpercés. De nouveau mon coeur est tout ému et je parle à Jésus.

Si j'ai encore du temps, je conteurple sa tête sacrée. De ces lèvres sont sorties les paroles vérités saintes dont je vis. Cette bouche a prononcé les le Notre Père, la prière que récitent tous les chrétiens. Cette tête était remplie des plus saintes pensées. Maintenant, elle est couronnée d'épines et la bouche s'ouvre, altérée. Alors mon coeur est ému et je parle à Jésus. Je le remercie, je le loue, je lui offre mon coeur et je lui demande de bien vouloir le remplir tout entier de son amour.

Enfin je contemple la plaie au côté de mon Seigneur. C'est là qu'est son coeur. Je médite sur ce qui se passa dans ce coeur quand Jésus choisit ses premiers disciples, quand il fit le Sermo n sur la montagne, quand il reconnut que les hommes ne le recevaient pas, quand il s'offrit au Père en victime expiatoire, quand il présenta sa chair et son sang aux disciples lors de la dernière Cène. Et maintenant son coeur est percé à cause de nos péchés. Alors je suis plein de tristesse sur l'endurcissement des pécheurs, plein de reconnaissance pour le miséricordieux amour de Dieu, et plein de bonheur d'avoir un Seigneur qui m'aime tant. Je lui dis alors tour cela dans ma prière et je prends la résolution de servir avec plus de zèle encore à l'avenir


Quel enseignement en tirerons-nous pour la méditation?


De la méditation de cet homme simple et pieux nous pouvons tirer une foule de notions pour notr , méditation. La méditation religieuse est facile. Toute pet sonne qui aime Dieu peut de cette manière contempler la croix et avoir en même temps de telle pensées et d'autres analogues. Peut-être a-t-ell besoin au commencement d'une certaine aide pour que le sujet à méditer se présente bien à son espri Mais une telle méditation n'est pas difficile. Tu as déjà médité. Tu as, par exemple, fait to chemin de croix. Que dit-on aux différentes st tions? D'abord la salutation: « Nous vous adorons Seigneur Jésus-Christ, et nous vous bénissons... » ensuite: « Considérons Jésus devant Pilate. » Il est alors question de la lâcheté du juge, de l'innocent du Seigneur, des cris du peuple excité, en sorte que celui qui prie voit surgir toutes ces circonstance devant son âme. En même temps il regarde l'image qui les représente. Pour bien faire, il faut qu'après cette courte considération, on réserve un moment de silence à la réflexion et à la méditation. Puis vient une prière comme réponse à ce que l'on a considéré.

Tu as peut-être fait de même aux heures d'instruction religieuse pendant la première ou la seconde année. L'aumônier racontait l'histoire de Caïn et d'Abel et vous avez vu les événements en esprit. Puis vous avez ensemble considéré, discuté, jugé, examiné ce qui est arrivé là: l'intention d'Abel et celle de Caïn; les deux sacrifices devant le Dieu saint qui était présent et à qui tout honneur est dû, l'acceptation et le refus des sacrifices par Dieu. Vous avez considéré tout cela. Puis est venue l'application à votre vie et ensuite une prière. C'était une sorte de méditation en commun sous la direction de l'aumônier. Tu connais donc déjà la méditation. De même quand, tes frères et toi étant enfants, vous étiez à genoux en prière devant la crèche ou devant le Très Saint Sacrement, c'était déjà le commencement d'une méditation.

La méditation ouvre à notre vie un domaine extrêmement riche. Tu l'as peut-être senti toi-même clans ta lecture: une telle méditation peut sans cesse se développer. Il en est ainsi réellement. Tout d'abord on a besoin peut-être de dix minutes pour les quatre paragraphes indiqués dans la méditation de la croix. Plus tard il faut peut-être un quart d'heure rien que pour la contemplation des mains; plus tard encore ce temps ne suffit même plus parce que de nouvelles pensées se présentent sans cesse, ou parce que l'on s'attarde toujours plus longtemps aux belles et saintes vérités, à la méditation et à la considération de l'amour du Christ. Effectivement, le sujet est infiniment grand.

Pour notre attitude intérieure dans la méditation, nous apprenons aussi diverses choses. Ce n'est pas seulement l'intelligence qui est active. La méditation n'est pas seulement une réflexion et un approfondissement, mais l'être tout entier, avec toutes ses facultés intérieures, est tourné vers la sainte vérité de Dieu: l'imagination se représente l'événement, l'intelligence cherche à en découvrir le sens divin, la signification pour notre salut; le coeur et la sensibilité sont émus par la vérité et y répondent, finalement la volonté prend une résolution et exprime sa réponse dans la prière.

Nous pouvons aussi soupçonner par cet exemple les effets merveilleux de la méditation: une connaissance et une pénétration profondes dans les actes et les vérités de Dieu, et ainsi en Dieu lui-même. Il n'y avait rien de nouveau dans la méditation qui a été décrite, tu savais déjà ce qui a été dit là, mais tu l'as ainsi approfondi. Le Christ se présentait devant l'âme, vivant, émouvant. Voilà précisément de quoi nous avons besoin pour notre prière: avoir vivant devant nous Celui auquel nous voulons parler. En outre, l'amour s'est éveillé et, avec l'amour, les saintes manifestations du coeur: reconnaissance, repentir, joie, don de soi, adoration, d'autres sentiments encore. Tu penses bien que, dans une telle méditation des vérités divines, le Saint-Esprit agit tout particulièrement, s'empare de l'âme, rend vivante la vérité et l'y imprime, touche le coeur, donne des ailes à la prière. Ainsi, la médi­ tation est un lieu de rencontre avec Dieu. Nous le contemplons, il nous touche, il se communique à nous.


Autre exemple

Examinons un autre sujet de méditation, afin de saisir plus nettement encore ce qui est en question. Le thème est celui-ci: Que s'est-il passé au moment de mon baptême? Nous le comprendrons en méditant le baptême de Jésus dans le Jourdain. Nous voyons que l'eau est versée sur le Seigneur, symbole de purification. Il en a été ainsi pour nous quand nous avons reçu le baptême. Mais c'était plus qu'un symbole: nous avons été alors réellement lavés de toute faute. Nous méditons et considérons: il fut un temps où nous étions absolument purs devant Dieu. Comme c'était beau! Et maintenant?

Nous écoutons la voix: « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. » Dans le baptême, Dieu a parlé ainsi à chacun d'entre nous. Il faut dans la méditation que nous entendions comme avec nos oreilles ce mot merveilleux, bienfaisant, que Dieu nous adresse: «Tu es mon enfant bien-aimé, mon fils bien-aimé!» Pense un peu à ce qui en résulte et à ce que l'on peut répondre à Dieu!

Le Saint-Esprit descend. Il descend de même dans notre coeur. Qu'est-ce que je porte en moi? Comment dois-je vivre en rapport avec cette vérité? dans ma vie quotidienne? aujourd'hui? Le Saint-Esprit en nous est à lui seul le sujet de toute une méditation. Le ciel est ouvert au-dessus de Jésus et au-dessus de chacun de nous. Nous avons au ciel droit de cité, nous sommes héritiers du ciel. Je n'ai pas besoin de décrire en détail la réponse du coeur. Médite seulement ces vérités merveilleuses, ton coeur répondra déjà et les mots pour la prière te viendront également à l'esprit.


Que nous enseigne ce deuxième exemple pour la méditation?

Il rappelle uniquement des vérités connues. Nous l'avons déjà appris au catéchisme: le baptême efface les péchés, nous fait enfants de Dieu et héritiers du ciel, le Saint-Esprit habite en nous. Et cependant seule la méditation nous permet de le comprendre de façon vraiment saisissante. Pourquoi? Méditer, c'est contempler, approfondir, s'assimiler les vérités, en voir la grandeur, les comparer, les appliquer, « réaliser », c'est-à-dire considérer la réalité comme telle, comme un fait, et se situer en conséquence par rapport à elle.

La répétition, la considération renouvelée de vérités connues n'est pas ennuyeuse, mais un authentique événement de ta vie. Tu l'as déjà expérimenté quand tu étais enfant. Que se passait-il pour les contes? Tu voulais encore et toujours les entendre, tu voulais aller encore une fois dans la forêt avec le petit Chaperon rouge et éprouver le même frisson mystérieux quand le loup arrive et lui adresse la parole. Et même lorsque tu l'entendais pour la seconde et la troisième fois, c'était un événement encore plus profond que lors de la première audition. A cet âge tu étais capable de méditer, de regarder, d'accueillir, de goûter un récit. Quand nous grandissons, cette faculté précieuse est souvent recouverte par autre chose. A l'âge mûr, on veut du nouveau et ce désir fait que l'on devient superficiel. L'attention embrasse plus d'objets, ce qui est un danger pour la profondeur. On dit: « Je connais déjà, je sais déjà tout ça... » Alors il faut veiller à ne pas perdre la profondeur.

Il en est de même quand les enfants regardent des images. Quelles découvertes un enfant ne fait-il pas à ce propos! « Et là, il y a un oiseau, et là, voilà aussi une fleur, et là, il y a quelqu'un qui regarde par la fenêtre. » Et quand l'enfant a fini le livre d'images, il recommence vite par le commencement. L'enfant peut encore contempler intensément. Son attention n'est pas distraite comme celle de l'adulte. Dans sa contemplation, il est poussé par le désir de saisir totalement quelque chose dans son esprit. Quand l'être humain grandit, il veut du nouveau, et certains parcourent comme un illustré un livre qui reproduit les oeuvres d'art les plus parfaites. Il faut veiller à protéger la faculté de contemplation contre le désir superficiel de savoir, il faut la développer de nouveau et la mettre au service de la vie avec Dieu. Dans le temps de préparation à la voca­ tion sacerdotale, non seulement on entend des conférences, mais chaque soir un sujet est proposé et chaque matin, une demi-heure est consacrée à la méditation. Cela compte! C'est un événement dans la vie! Pendant des mois, un jeune prêtre ne médita tous les matins que les pensées suivantes: « Je suis baptisé, je suis confirmé, je suis prêtre. Aujourd'hui je prierai, je célébrerai la sainte messe, je parlerai de Dieu aux enfants, je visiterai des fidèles en tant que messager du Christ, je dirigerai la jeunesse au nom du Seigneur. » Il ne méditait sur rien d'autre. Tout cela, il le savait déjà, mais chaque jour il voulait de nouveau s'en rendre compte, s'en pénétrer l'esprit, le mettre sous son regard, y trouver une source de vie où se rafraîchir, ordonner et régler son existence selon ces vérités, accueillir en lui la sainte réalité et se l'approprier de nouveau par la prière. Celui qui commence ainsi le matin poursuivra sa journée avec ordre, clarté, force intérieure et plénitude de foi.

Il peut en être ainsi pour un jeune chrétien. Le matin, il ne médite peut-être qu'un seul point: tout ce qui m'arrivera aujourd'hui ou ce que j'aurai à faire viendra à moi comme une tâche envoyée par mon Père céleste. Ma vie doit être une réponse aux tâches que Dieu me donne et à ses desseins. Le Christ, mon Seigneur et mon maître, m'accompagne et me montre comment on peut dominer la tâche de sa vie proposée par le Père. Le Christ est à côté de moi. Le Saint-Esprit est en moi, il m'éclaire, m'inspire et me guide pour que j'accomplisse tout selon la volonté du Père et l'exemple du Christ.

On peut faire cette méditation pendant des semaines, voire des années. Grâce à elle, la journée tout entière et même la vie entière peut être de plus en plus vivifiée par Dieu. Par ces exemples, tu vois que nous n'avons pas besoin de méditer toujours un sujet complètement nouveau. Le nouveau peut avoir un charme particulier, mais l'essentiel, qu'il s'agisse d'un sujet connu ou non, c'est que les grandes vérités un acquièrent un pouvoir sur nous et que nous puissions prier à partir d'elles. En dernière analyse, une méditation a de la valeur dans la mesure où elle nous aide à prier.


Comment puis-je réaliser pratiquement la méditation?

Telle est la question que tu te poses maintenant. Elle est décisive. Il ne suffit pas d'une conférence sur la gymnastique pour rendre celui qui l'écoute adroit ou bien portant. C'est de l'acte que tout dépend. Il en est ainsi de la méditation. Applique-toi au préambule : la lecture spirituelle, et passe de là à la méditation. Lis pendant une heure tranquille le Nouveau Testament, Le Seigneur (3) ou Le Dieu vivant ( 4 ), de Guardini, ou encore L'Année liturgique à la lumière de la grâce, de Dom Pius Parsch ( 5 ). Mais lis en priant. Commence par une prière, arrête-toi quand tu trouves un passage qui te touche, tiens-t'en là tout le temps qu'il t'est bienfaisant et parles-en à Dieu. Ne te bâte pas d'aller plus loin.

Médite le Notre Père, la Préface de la messe, le Gloria, le Credo, en priant lentement, phrase après phrase; répète chacune d'elles, réfléchis-y, arrête-toi à la phrase ou au mot tout le temps qu'il fait du bien à ton âme. Seulement alors passe à la phrase suivante. Agis ainsi! C'est très facile et si tu restes sur une phrase pendant dix minutes ou plus, tant mieux. Représente-toi nettement ce qui a été décrit, réfléchis-y, applique-le à ta vie et entretiens-toi sur ce sujet avec Dieu ou le Sauveur. Tu apprendras le mieux à méditer quand, dans ta paroisse ou dans ton école, toi et tes camarades faites un jour de retraite avec exercices pratiques de méditation. Un bon élan est donné dans certaines paroisses, dans certains groupements: chaque semaine ou chaque mois un sujet est proposé à l'église, suivi d'un temps de silence pour la méditation des fidèles.

Pour ta propre méditation, il est bon que tu te fixes un temps précis dans la semaine, par exemple le mercredi matin ou le samedi soir de chaque semaine. La veille, tu prépares le sujet afin de n'avoir pas à chercher d'abord quand tu voudras commencer. Le moment venu, demande à Dieu son aide, et commence. On ne peut pas apprendre en une seule fois à méditer et à prier profondément. Mais celui qui s'y exerce avec patience et fidélité y arrivera de mieux en mieux. Celui qui y réussit déjà doit penser qu'il est seulement sur la première cime d'un contrefort. Par derrière se dressent encore les splendides sommets de la vie contemplative: « L'oeil n'a pas vu, l'oreille n'a pas entendu, le coeur de l'homme n'a pas senti ce que Dieu a préparé à ceux qui l'aiment. » (CoR., II, 9.)

Au cours du temps, Dieu guide de plus en plus ceux qui le prient fidèlement. Il nous suffit d'être fidèles, d'avoir faim, de vouloir avancer. Jésus a fait des promesses merveilleuses à celui qui l'aime: « Je me manifesterai à lui. » (JEAN, XIV, 21.) Mais nous n'avons pas besoin de parler maintenant de ce qui viendra plus tard. Tu as appris à faire le premier pas. Il importe maintenant que tu le fasses.

Références

( i ) Lectures Bibliques, réunies par Mgr ELCHINGER (Alsatia). Ainsi parle le Seigneur, préfacé par Mgr ELCHINCER (Alsatia).
( 2 ) Dom Puis PARSCH, Apprenons à lire la Bible (Desclée de Brouwer). DANIEL-ROPS, Le peuple de la Bible. Jésus en son temps (Fayard).Introduction à l'Apocalypse, traduite et commentée par M. PLANQUE 8. j., illustrée par un groupe de jeunes (Alsatia).
(3)  Alsatia.
(4)  Alsatia.
( 5 ) Salvator.